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Kinder Morgan Canada:  "Un déversement de pétrole peut être bon pour l'économie"
Un Canada sans tête: délire pétrolier d'une mer à l'autre

 Les commissaires à l'environnement ont beau sonner l'alarme, au Québec, les libéraux, péquistes et caquistes chantent désormais en choeur les vertus de l'exploitation de l'or noir. Le refrain parle d'économie et l'environnement n'est qu'un couplet seriné sans conviction. Ceci est bien imagé par la déclaration du nouveau Premier ministre du Québec qui a déclaré aux médias que l'Environnement pour lui n'était pas une priorité ( 01 ). Je parle ici d'un médecin, le Dr Couillard qui en fait nous dit que la santé de ses concitoyens et concitoyennes n'est pas une priorité pour lui. Voilà une déclaration qui nous aide à comprendre à qui l'on veut confier notre santé autant physique qu'économique.
 
 Sur la côte ouest du Canada, il y a de l'élucubration dans l'air; lorsqu'on entend le constructeur d'oléoduc pétrolier Kinder Morgan Canada nous dire qu'il voient du développement économique lorsque l'on pollue l'eau. Sur la côte est, comment prendre au sérieux un rapport d'une firme de consultant en conflit d'intérêts dès le départ. La multinationale AMEC Americas Limited ( 12 ) trempe dans tout ce qui est pétrole au Canada et minimise, au nom de la province de Terre-Neuve, les impacts des déversements de pétrole sur la vie des résidents côtiers du golfe Saint-Laurent.
 
 Par chance, une lumière dans la nuit des marées noires, un chercheur du Québec et son équipe arrivent à la rescousse de l'intelligence, en ses temps de délire économique, avec le résultat d'une recherche qui devrait faire appliquer certains freins aux promoteurs-prometteurs. Question aux gouvernements "avez-vous en stock des capteurs de lumière?"
                                                                -JosPublic

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 
 

Exploitation pétrolière: les moteurs!

 
 

Élizabeth Fleury, éditorialiste au journal Le Soleil, attire notre attention sur le dernier rapport annuel du Commissaire canadien à l'environnement, Scott Vaughan ( 02 ) qui sonne l'alarme sur les risques environnementaux liés à l'exploitation pétrolière. Le commissaire s'inquiète notamment du fait que les autorités fédérales et provinciales sont mal préparées à faire face à une éventuelle marée noire dans l'est du pays, dont les répercussions seraient «dévastatrices».

Rappelant que près de cinq millions de barils de pétrole se sont retrouvés dans le golfe du Mexique en 2010 ( 03 ), M. Vaughan souligne que les entreprises actives au large des côtes atlantiques du Canada doivent composer avec un environnement encore plus difficile (risques techniques et géologiques, icebergs, brouillard, mauvaises conditions météorologiques, etc.).

Plans d'intervention mal coordonnés, outils d'intervention insuffisants, politiques visant à encadrer les évaluations environnementales, des projets extracôtiers, absentes ou pas mises à jour : les lacunes identifiées par le commissaire ne sont pas très rassurantes. Et elles sont aggravées par les compressions touchant des programmes d'Environnement Canada et de Pêches et Océans Canada, note au passage M. Vaughan.
                                Tiens, tiens...

Scott Vaughan l'ex-commissaire fédéral à l'environnement

Le commissaire déplore par ailleurs qu'Ottawa n'exige pas suffisamment de garanties financières des exploitants de pétrole et de gaz pour couvrir les risques environnementaux. En raison du plafond de responsabilité trop peu élevé actuellement imposé aux exploitants de pétrole et de gaz extracôtiers en cas de catastrophe, les contribuables canadiens pourraient devoir payer pour les dommages environnementaux, explique-t-il.

De façon générale, le commissaire Vaughan estime qu'Ottawa en fait trop peu pour protéger l'environnement devant la multiplication des projets d'exploitation de ressources naturelles. «Étant donné le rôle central des ressources naturelles dans l'économie canadienne, la protection environnementale doit évoluer avec le développement économique», tranche-t-il. M. Vaughan regrette que l'exploitation des ressources extracôtières continue de progresser alors même que le gouvernement tarde à établir des aires marines protégées.

Bref, le rapport du commissaire à l'environnement confirme ce que plusieurs, dont nous sommes, pensent déjà : l'exploitation pétrolière dans l'est du pays exige une approche de précaution.

Une approche qui fait malheureusement défaut à Terre-Neuve-et-Labrador et à la Nouvelle-Écosse, qui multiplient les projets pétroliers et gaziers malgré plusieurs lacunes qui limitent leur capacité à intervenir efficacement en cas de catastrophe environnementale.

Imaginez : six autorisations de production pétrolière ont été accordées à des compagnies actives au large des côtes de Terre-Neuve-et-Labrador alors que l'examen des plans d'urgence desdites compagnies, entrepris en 2008, n'est toujours pas terminé!

Est-il besoin de rappeler à Québec l'importance de mener toutes les études pertinentes avant de lancer avec Terre-Neuve la production du gisement Old Harry, dans le golfe du Saint-Laurent?

Le gouvernement de Stephen Harper, on le sait, défend l'industrie pétrolière envers et contre tous, la protection de l'environnement étant le cadet de ses soucis. On s'attend des provinces qu'elles fassent preuve de plus de diligence.

 La conclusion de l'éditorialiste comprenait une mention pour le gouvernement Marois, mais il n'est plus là pour appliquer le côté prudent de la démarche. Alors en mai 2014 le fantasme pétrolier lui semble installé à la demeure.  Bien qu'avec Mme Fleury, JosPublic souhaite que toute démarche dans le développement du pétrole ne puisse être concrétisée au détriment de l'environnement.

Ce voeu ne doit pas nous faire oublier les forces de l'argent et de l'inconscience des automobilistes qui, selon la revue Protégez-vous, prévoient en 2014 de s'acheter des automobiles qui consommes encore plus de pétrole ( 04 )


Commentaire de
JosPublic

 
 

Vancouver: déclaration folichonne du constructeur d'oléoduc Kinder Morgan:
«Un déversement de pétrole peut être bon pour l'économie»

 
 

Kinder Morgan souhaite dépenser 5,4 milliards$ triplant ainsi la capacité d'un oléoduc entre les sables bitumineux de l'Alberta et la région de Vancouver en Colombie-Britannique.

Oui, la compagnie reconnait qu'il y a toujours le risque de grands déversements de pétrole. «Mais, dit-elle, les probabilités sont infimes.

Et si cela devait advenir, cela pourrait représenter un "boom" économique localement».

Le pétrolier Shanghai FLS amarré au Terminal maritime de Westridge, terminus de l'oléoduc de Kinder Morgan à Burnaby en Colombie-Britannique

La compagnie écrit aussi : «Les travaux d'urgence suite au déversement et au nettoyage de pétrole suite à une rupture d'oléoduc près de Kalamazoo au Michigan en 2010 ( 05 ) et dans la communauté de Mayflower en Arkansas en 2014 ( 06 ), a créé des occasions d'affaires et des opportunités d'emploi par les firmes de nettoyage dans les communautés ou région touchées» argumente la firme Kinder Morgan.

Ce genre d'affirmation ne provient pas d'un membre de la direction de la compagnie qui babillait avec ses acolytes et qu'un méchant journaliste entendit par hasard. Il s'agit bien d'extraits de documents fournis par la compagnie au gouvernement canadien afin de justifier l'agrandissement de leur oléoduc et de la présentation de leur mode d'intervention en cas de déversement de pétrole.

  Ce genre d'affirmation même s'il est exploratoire démontre une pensée économique avilie et déformée par la cupidité. Imaginons entendre un oncologiste affirmer que la pollution qui donne le cancer à des personnes est une bonne chose, car cela fait travailler des médecins, des infirmières, des réparateurs de scanner et, pourquoi pas, des thanatologues lorsque l'on ne les guérit pas. Du cynisme pur                                                                                                      - JosPublic

Évidemment, après que des courtiers en placement éthique à la bourse eurent dévoilé les écrits de Kinder Morgan et recommandé à leurs clients d'investir ailleurs, la direction de la compagnie est revenue sur la place publique en disant qu'aucune pollution n'est bonne. Ah bon! ( 07 )

Kennedy Stewart, député fédéral de la circonscription de Burnaby-Douglas

Le député du Nouveau Parti Démocratique, Kennedy Stewart a accusé la compagnie d'être insensible. Il représente la circonscription électorale de Burnaby, incluant le Terminal maritime de Westridge où de larges bateaux-citernes arriveront pour chercher le pétrole bitumineux dilué pour le livrer outre-mer. «Nous savons que Kinder Morgan se sert de tous les tours de passe-passe connu pour construire son oléoduc qui traverserait notre communauté. Mais, de suggérer qu'un déversement pourrait être bon pour l'économie locale, ceci fait déborder le vase - » dit Kennedy Stewart.

La compagnie argumente que l'effet économique dépendra de plusieurs facteurs, dont la durée et la grosseur du déversement, les demandes de nettoyage, la capacité régionale de répondre à ces besoins, la volonté de résident de faire des affaires.

La compagnie écrit aussi des choses évidentes qui font sourire...enfin disons grimacer tel que: «les faits analysés d'incidents passés démontrent que l'activité économique serait de beaucoup ralentie s'il était question de polluer un lac ou une rivière où il y a de l'approvisionnement pour produire de l'eau potable. Dans un petit déversement, il y aurait moins d'impact».

Simulation demandée par le gouvernement

Un des scénarios de la simulation exigés de Kinder Morgan demandait qu'il analyse les impacts d'une rupture majeure d'un oléoduc durant l'été. Le déversement se ferait dans la rivière Fraser adjacente le port Mann Bridge.

Le scénario couvrirait la surface de la rivière par du pétrole de Port Mann Bridge jusqu'après le George Massey Tunnel demandait le cahier de charge.

En réponse la compagnie prévoyait « qu'il y aurait du pétrole sur 60 à 80% de l'entrée de la rivière. Il y a 40% de probabilité que le pétrole en surface de l'eau entre dans les canaux et marais près de Ladner et Port Guichon...le pétrole qui se rendrait à l'embouchure de la rivière serait dispersé avec un important impact dans le Strait de Georgia. Alors il n'y a pas de grande probabilité que les esturgeons et la côte de Roberts Bank soient touchés.»

Sauf ce que la compagnie ne dévoile pas, c'est que ce n'est pas du pétrole brut ordinaire. Il s'agit de bitumineux avec des solvants chimiques qui le diluent pour qu'il puisse voyager dans les tuyaux. En fait, sans diluant ce serait visqueux comme du beurre d'arachides.

Lorsque ce genre de pétrole arrive à l'eau, comme il a été constaté dans le cas de la rivière Kalamazoo au Michigan, il calle au fond faisant des boulettes qui vogue au gré des courants. Les compagnies spécialisées dans la dépollution ont crié forfait à plusieurs reprise face au bitumineux dans l'eau. 

D'autres séances d'interprétation de la soumission sont prévues durant la fin du printemps et l'été 2014.

 
 

Forages dans le golfe du Saint-Laurent:
Un feu vert aux forages pétroliers c'est incompréhensible

 
 

Le 6 mai 2014, après avoir étudié une analyse de plus de 700 pages, la Coalition Saint-Laurent ( 08 ) présente ses conclusions. Plus de deux ans après le début du processus de mise à jour de l’évaluation environnementale stratégique (ÉES) portant sur la portion terre-neuvienne du golfe du Saint-Laurent, voilà que l’Office Canada-Terre-Neuve et Labrador des hydrocarbures extracôtiers (l’Office) dévoile le rapport final de l’ÉES. ( 09 )

La Coalition Saint-Laurent dénonce la conclusion principale du rapport, rédigé par la firme AMEC pour le compte de l’Office, à savoir que « ...des activités d’exploration pétrolière peuvent généralement être entreprises dans la zone extracôtière de Terre-Neuve, avec la mise en place de mesures d’atténuation ».

Cette ouverture de principe à l’exploration pétrolière est incompréhensible et fort décevante compte tenu de plusieurs points majeurs soulevés dans le rapport :

• La présence de très nombreuses zones d’importance biologique très sensibles;

• La présence de plusieurs espèces en péril;

• Les nombreuses lacunes dans les connaissances scientifiques sur le golfe;

• Le grand nombre de facteurs de stress déjà subis par le golfe du Saint-Laurent, diminuant sa capacité d’absorber de nouveaux stress;

• L’importance des activités humaines (pêche, tourisme, etc.) dans l’ensemble de la zone extracôtière.

Tout au long du processus de consultation, de nombreuses craintes ont été exprimées par les communautés côtières tout autour du golfe quant au développement potentiel de la filière pétrolière. Malheureusement, le rapport d’ÉES de Terre-Neuve minimise ces craintes des communautés côtières qui dépendent du golfe pour leur prospérité socioéconomique.

De plus, malgré les nombreuses zones sensibles répertoriées dans le rapport, aucune zone d’exclusion n’est recommandée. Au contraire, toute la zone extracôtière de Terre-Neuve pourrait être ouverte aux activités d’exploration pétrolière.

« Considérant les sensibilités du golfe établies dans le rapport de l’ÉES de Terre-Neuve, les importantes lacunes de connaissances dénotées et la faible acceptabilité sociale, il est aberrant de constater à quel point ces constats ne sont pas pris en considération, au bout du compte, et il est décevant que la conclusion finale suggère plutôt le statu quo » d’affirmer Jean-Patrick Toussaint, chef des projets scientifiques à la Fondation David Suzuki.

« Pire encore, plutôt que de confronter l’Office face à ses responsabilités, les conclusions du rapport renvoient carrément la balle aux sphères politiques quant aux décisions importantes qui devront être prises pour l’avenir du golfe, tout en proposant une approche de « cas par cas » pour les futurs projets d’exploration ou d’exploitation, ce qui va à l’encontre du but recherché de l’ÉES », de conclure M. Toussaint.

En septembre 2013, le ministère des Ressources naturelles du Québec a rendu publique l’ÉES réalisée par la firme Genivar dans la partie québécoise du golfe. Ce rapport mettait la barre très haute et indiquait clairement au gouvernement du Québec que la faible acceptabilité sociale, les lacunes de connaissances et le manque de capacité à répondre à un déversement devaient clairement être considérés avant d’ouvrir le golfe du Saint-Laurent aux activités pétrolières. Il est déplorable que le rapport terre-neuvien ne fasse pas mention de ces importants constats du rapport québécois et ne s’en inspire pas.

 

Pour Sylvain Archambault, porte-parole de la Coalition Saint-Laurent:

« Ce rapport très décevant ne fait que réaffirmer ce que nous demandons depuis la création de notre Coalition, soit un processus d’examen indépendant fédéral et multiprovincial, ce qui permettrait de réaliser une étude et des consultations publiques pour l’ensemble du golfe.

Entre temps, il importe qu’un moratoire sur les activités pétrolières soit instauré pour l’ensemble du golfe du Saint-Laurent compte tenu des grandes sensibilités de cet écosystème et des inquiétudes sans cesse grandissantes des communautés qui le bordent ».

 
 

Une marée noire dans le Golfe risquerait de frapper les Îles-de-la-Madeleine

 
 

Un déversement provoqué par l’exploitation pétrolière maritime dans le secteur d’Old Harry menacerait tout l’est du Golfe Saint-Laurent, mais aussi les Îles-de-la-Madeleine, conclut la première étude scientifique indépendante sur le sujet. 

L’étude dirigée par l’océanographe Daniel Bourgault démontre ainsi qu’une marée noire poserait de sérieux risques environnementaux pour le golfe. Corridor Resources ( 10 ), qui détient les droits d’exploration sur le secteur d’Old Harry, a pourtant déjà affirmé qu’un déversement ne menacerait pas les côtes et serait limité à une zone de quelques dizaines de kilomètres carrés. M. Bourgault et son équipe ont quant à eux évalué comment un « liquide » non dégradable serait dispersé dans le golfe du Saint-Laurent. Pour réaliser leurs simulations, ils se sont basés sur les données de courants de Pêches et Océans Canada pour l’année 2012.

Attention, tient à nuancer M. Bourgault, il ne s'agit pas de simulations de déversement d'hydrocarbures à proprement parler. L'exercice indique plutôt ce qui arriverait à un colorant que l'on répandrait à Old Harry - colorant qui ne se comporterait pas comme le pétrole, ne serait pas dégradé par les bactéries, ne s'évaporerait pas, ne s'oxyderait pas, etc. «L'idée est de comprendre les courants autour de Old Harry. [...] À la limite, si le pétrole était très peu dégradé, on pourrait considérer notre article comme un scénario du pire», explique le chercheur.

Et les résultats montrent que, selon la journée ou le moment de l'année, une nappe de colorant/pétrole peut prendre une direction et des formes très différentes.

«Les côtes les plus probablement touchées sont la côte française de Terre-Neuve, en particulier la région de cap Anguille et la péninsule de Port-au-Port, ainsi que le cap Breton en Nouvelle-Écosse, lit-on dans l'article. Pour des déversements limités (une journée) et intermédiaires (10 jours), le risque que les Îles-de-la-Madeleine soient affectées se situe entre 5 et 10 %, selon le scénario et les critères retenus. Pour un déversement majeur (100 jours), toute la partie est du golfe est hautement susceptible d'être touchée, incluant une forte probabilité (plus de 50 %) pour les Îles-de-la-Madeleine.»

L'océanographe de l'UQÀR Daniel Bourgault et son équipe ont simulé des déversements proches de Old Harry, dans le golfe du Saint-Laurent. Les cartes ci-haut montrent la dispersion du fluide 30 jours après la fin d'un déversement de 10 jours. Bourgault et al., Environ. Res. Lett., 2014 ( 11 )

Connaissances manquantes

Fait intéressant, l'étude passe également en revue le processus d'évaluation environnementale du projet de Corridor Resources et conclut qu'«il a eu lieu malgré l'absence totale de recherche océanographique indépendante».

Rappelons que l'an dernier, le doctorant de l'UQÀR Frédéric Cyr, avait examiné dans le détail les simulations de Corridor et y avait décelé des failles énormes.

Le consultant embauché par l'entreprise, SL Ross, avait en effet tenu pour acquis que le pétrole se mélangerait uniformément sur les 30 premiers mètres de la colonne d'eau, alors que les hydrocarbures sont plus légers que l'eau et ont tendance à flotter.

Pire encore, avait trouvé M. Cyr, le promoteur prétendait avoir «roulé» ses simulations pour des déversements sur 30 jours, mais il avait dans les faits remis les compteurs à zéro toutes les six heures.

«Ce qu'on dit, c'est : commençons par comprendre la circulation de l'eau autour d'Old Harry. Et maintenant qu'on a une meilleure compréhension de la courantologie, on espère que d'autres chercheurs en environnement ou en toxicologie pourront s'en servir pour pousser plus loin», dit M. Bourgault.

Incapacité d’agir

Qui plus est, l’évaluation environnementale stratégique (EES) commandée par le gouvernement du Québec conclut à notre incapacité d’agir en cas de marée noire. « La capacité d’intervention en cas de déversement accidentel en mer est actuellement déficiente pour répondre à d’éventuels accidents majeurs, même ceux qui pourraient impliquer le transport maritime existant », souligne ce document publié en septembre 2013. La chose est d’autant plus problématique que le gouvernement Harper a réalisé d’« importantes coupes » dans son service d’urgence environnemental, mais aussi en recherche sur le Saint-Laurent.

Le rapport de l’EES souligne par ailleurs qu’il demeure « plusieurs lacunes » dans l’état actuel des connaissances sur le golfe, une mer intérieure sept fois plus petite que le golfe du Mexique. Les carences concernent les technologies d’exploration et d’exploitation, les composantes des milieux physique, biologique et humain, ainsi que les « effets environnementaux potentiels des activités d’exploration et d’exploitation, ainsi que des déversements accidentels ».

On ignore par exemple comment récupérer du pétrole « lorsqu’il y a présence de glace ». On connaît relativement peu de chose des « courants et de l’évolution de ceux-ci en fonction des changements climatiques ». 

 
 

Notes & Références encyclopédiques:

01

 
 
 

Environnement : pas une priorité pour le PLQ - Sur Le Devoir, le 4 avril 2014

 
 
 
 
 

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02

 
 
 
 

Rapport du commissaire à l’environnement et au développement durable. Déposés à la Chambre des communes le 5 février 2013, les cinq chapitres du rapport automnal du commissaire à l’environnement et au développement durable, Scott Vaughan, font état de lacunes « inquiétantes » en ce qui concerne la protection de l’environnement par le gouvernement fédéral.

 
 
 
 

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03

 
 
 
 
 
 

Cinq millions de barils de pétrole se sont retrouvés dans le golfe du Mexique en 2010. Marée noire: dans le Golfe du Mexique. Et si c'était dans le Golfe Saint-Laurent?

 
 
 
 
 
 
 
 
 

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04

 
 
 
 

Le VUS, futur chouchou des Québécois  -  Sur Protégez-vous, le 25 avril 2014

 
 
 

 
 
 
 

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05

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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06

 
 
 
 

Rupture de l'oléoduc Pegasus propriété de Exxon Mobil à Mayflower en Arkansas, États-Unis. En mars 2013

 
 
 
 
 
 

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07

 
 
 

La suite de l'histoire : Kinder Morgan pipeline application says oil spills can have both negative and positive effects.  Accused of ‘insensitivity,’ company says study was to fulfil a legal requirement and no spill is acceptable -  Sur le Vancouver Sun, le 30 avril 2014

 
 
 

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08

 
 
 
 

La Coalition Saint-Laurent regroupe des Premières Nations et des non-autochtones, provenant de 85 organismes et associations et plus de 5 000 individus issus de secteurs économiques variés et des 5 provinces côtières du golfe. Les membres de la Coalition demandent que soit décrété un moratoire sur l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures dans l'ensemble du golfe du Saint-Laurent.

 
 
 
 

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09

 

Western Newfoundland & Labrador Offshore area Strategic Environmental Assessment Update - final Report  Avril 2014

PDF 713 pages
 

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10

 

À propos de Corridor Ressources - Sur MétéoPolitique

 

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11

 

Pour lire le rapport scientifique sur le scénario de déversement dans le golfe du Saint-Laurent (en anglais)

 

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12

 
 
 
 
 
 

AMEC Americas est la filiale de AMEC Angleterre, une firme d'ingénierie. La compagnie offre des services de génie, gestion de projet et de consultation à ses clients du secteur privé ou public dans le domaine du pétrole, du gaz, des mines, du nucléaire et du marché industriel. Au Canada, elle assure le service à ses clients à partir de 150 bureaux. La compagnie est impliquée dans le pétrole des sables bitumineux de l'Alberta, de mines d'or en Colombie-Britannique et de la reconstruction de projet en IRAQ en partenariat avec Fluor. 

 
 
 
 
 
 

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