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Jean Charest à la solde de TransCanada.
Enfin la preuve qu'il fait du lobbyisme secret !

Lors d’une rencontre voulue secrète, Jean Charest a donné des conseils politiques à des membres de l’Office national de l’énergie du Canada (ONÉ) qui ont le mandat de faire la révision du projet d'oléoduc d’exportation Énergie Est.   À risque d'exposer un conflit d'intérêts, Monsieur Charest était sous contrat avec la multinationale albertaine TransCanada lors de cette rencontre.   Manque d'éthique évident diront certains, mais lorsque que l'on connaît la carrière politique de l'homme qui a fait sa réputation en tant que prêt à tout pour gagner sa croûte, ce comportement ne déroute pas.  Ci-dessous l'histoire d'un mensonge rattrapé au vol par le porte-parole propagandiste de Jean Charest et un journaliste qui tente de le remercier par retour d'ascenseur. C'était une belle histoire.         - JosPublic

 
 

Jean Charest à la solde de TransCanada fait du lobbyisme secrètement. Une preuve de manque d'éthique dans le dossier du pétrole au Canada

Jean Charest donnant des conseils politiques ou stratégiques aux membres d'un groupe d'étude fédéral du gouvernement canadien qui a le mandat d’examiner un important projet du promoteur d'oléoduc TransCanada, voilà qui n'est pas surprenant lorsque l'on connaît les jeux d'influences dans lesquels l'homme politique aime bien s'impliquer dans les deux positions: le club gagnant et l'arbitre.  
 
Le tout s’est déroulé le 15 janvier 2015 lors d’une séance privée alors qu'il était sous contrat avec l'entreprise albertaine, avoue
Grégory Larroque, le porte-parole et avocat de l'ancien premier ministre du Québec.   La réunion s’est tenue au bureau de Jean Charest, au cabinet d’avocats McCarthy Tétrault au centre-ville de Montréal.   La rencontre aurait été demandée par les membres de l'Office national de l'énergie (ONÉ) qui cherchaient à obtenir des conseils sur la façon d’approcher les Québécois, a expliqué Larroque.

L'ONÉ a pour président et chef de la direction Peter Watson qui a assisté à la réunion avec deux membres du jury, Mme Lyne Mercier et M. Jacques Gauthier, tous deux commissaires sur le comité de trois membres qui examine le projet de transport de pétrole de TransCanada.
 
Le principal dossier qu’affronte l’ONÉ est l’oléoduc Énergie Est auquel s’oppose virulemment le public québécois.

De gauche à droite Roland George, Lyne Mercier et Jacques Gauthier sont les trois membres de l’ONÉ nommés pour siéger sur l’étude du projet Énergie-Est.

Plusieurs analystes du monde des affaires et de la gouvernance contactés par le National Observer évaluent que la rencontre était éthiquement inappropriée et que si elle était portée à la connaissance du grand public elle augmenterait encore davantage le capital de méfiance qu’entretiennent les Québécois envers le processus d’analyse du passage de l’oléoduc à travers le Québec et traversant plus de 830 cours d'eau. ( 01 )

Les négociations tenues secrètes ont été révélées grâce aux dossiers fédéraux rendus publics suite aux requêtes des médias auprès des responsables de l'application de la loi d’accès à l’information fédérale.  Larroque a confirmé la véracité des faits et il participait à la rencontre tenue le 15 janvier 2015.  

Dès le début de la rencontre, Watson aurait dit à Charest qu’ils ne pouvaient pas parler directement d’Énergie Est et ils ont évité d’en parler durant toute la rencontre explique Larroque.   C’était une discussion informelle qui ne dura pas longtemps, explique Larroque au National Observer.   «Mais de leur perspective c’était une façon de prendre avis sur comment approcher le Québec.» (sic)

Infiltration par l’industrie

S’il était approuvé, l’oléoduc Énergie Est permettrait à TransCanada d’expédier 1.1 million de barils de pétrole brut par jour de l’Alberta, de la Saskatchewan et du centre des États-Unis vers les 2 raffineries au Québec et vers la raffinerie et terminal d’Irving Oil au Nouveau-Brunswick. ( 02 )

Les producteurs canadiens de pétrole bitumineux argumentent que le projet est nécessaire pour maintenir des emplois et la croissance dans leur secteur, pendant que les environnementalistes disent que le projet doit être bloqué pour faire ralentir la plus grande source canadienne de production de gaz à effet de serre.  Du côté des citoyens, il s’agit d’éviter de subir de l’expropriation, la diminution de la valeur de leur propriété, les risques inhérents à l’activité sur les eaux souterraines qui les abreuvent. ( 03 )

«Voici un autre exemple de l’apparente proximité et de confort entre l’industrie du pétrole, du gaz, les principaux partis politiques fédéraux, provinciaux et l’Office national de l’énergie (ONÉ).», d’expliquer Carole Dupuis « Que cela prenne la forme de rencontres derrière des portes closes, de partis politiques utilisant les services d’organisateurs politiques provenant de l’industrie ou les portes tournantes entre les commissaires ou hauts cadres de l’Office national de l’Énergie et l’industrie du gaz et du pétrole, tout cela devient une sorte d’infiltration par l’industrie dans le monde de la réglementation politique.»

TransCanada a confirmé qu’il payait Jean Charest, qui a été premier ministre du Québec de 2003 à 2012, pour du travail de consultant jusqu’en septembre 2015  mais a refusé de dire s’ils étaient au courant de la rencontre de Jean Charest avec les représentants de l'ONÉ dans les bureaux de McCarthy Tétrault.  

À savoir si Jean Charest a informé TransCanada de la tenue de la rencontre, Larroque dit : « Non pas à ce que je sache, ni avant ni après ».   L’Office National de l’Énergie a confirmé que les membres de l’ONÉ avaient explicitement avisé l’ex-premier ministre qu’ils ne pouvaient pas discuter du cas du Projet Énergie-Est, mais les commissaires n’étaient pas au courant «de contrat de sous-traitance ou lobbyisme qui aurait pu exister entre Charest et TransCanada».  

Selon le porte parole de Jean Charest, la rencontre fut organisée… avec l’objectif de demander à l'ex-premier ministre Charest ce qu’il pensait être la meilleure façon pour l’ONÉ d’approcher les Québécois.

Peter Watson: PC/PDG de l’Office national de l’Énergie

Quels seraient les groupes ou personnes influents que l’ONÉ devrait rencontrer,»…

   «L’ONÉ n’a pas subi de lobby d’aucune façon durant cette rencontre et les propositions d’Énergie Est ne furent pas discutées.   Pas plus que le processus d’auditions des parties ne fut discuté.» explique le porte-parole de l’ONÉ Craig Loewen dans une déclaration écrite, envoyée au National Observer.

Il faut savoir que l’ONÉ a des pouvoirs extraordinaires en vertu du droit canadien qui sont équivalents à une cour fédérale, ce qui lui permet d'examiner et d'enquêter sur toutes les questions relevant de son mandat qui consiste à surveiller le secteur de l'énergie.

À l’époque de la rencontre secrète en 2015, l’ONÉ venait de lancer une nouvelle campagne de mise en marché (marketing) pour polir son image et rétablir la confiance du public dans les oléoducs et l’industrie du pétrole et du gaz.   Le projet Énergie Est faisait face à une fronde des québécois.ses à propos d’un plan pour construire un terminal maritime sur les lieux d’un site de reproduction pour les bélugas, une espèce en voie de disparition dans le fleuve Saint-Laurent – un plan plus tard abandonné par TransCanada. ( 04 )

Selon des mémos internes de la compagnie qui ont été obtenus en passant par la loi d’accès à l’information, le chef de l’ONÉ a aussi rencontré d’autres intervenants représentant les municipalités du Québec, l’organisme provincial de réglementation de l’énergie, et des membres de la communauté d’affaires durant ce voyage.   Plus tard il rencontra Denis Coderre le maire de Montréal.   C’est durant ce voyage qu’il annonça que l’ONÉ ouvrait un nouveau bureau régional à Montréal pour améliorer ses communications avec la population.

Lors d’une entrevue Karine Péloffy , directrice du Centre québécois du droit en environnement a expliqué au National Observer qu’il était important que l’ONÉ soit et paraisse impartial.  

Mais le Centre s’inquiète du fait que l’ONÉ programme beaucoup de rencontres avant les audiences avec des intervenants en faveur du projet Énergie Est.   Ces intervenants avaient postulé ou étaient en train de préparer leur demande de participation, mais l’ONÉ n’a pas fait la même invitation à beaucoup de groupes qui s’opposent au projet.   «Même le concept d’une tournée est un comportement rare pour un tribunal», dit-elle.

Lobbying légal ou illégal

Gerald Butt, un des conseillers avait reçu un appel téléphonique de Jean Charest au début de l’année 2016 afin d'arranger une rencontre entre les dirigeants de TransCanada et le bureau du premier ministre.   Jean Charest invoqua qu’il donnait des avis stratégiques à TransCanada et ne faisait pas de lobbying.   Une information dévoilée en mars 2016  par le reporter du Globe and Mail Daniel Leblanc.  

En mai 2016, à la suite d'une demande d'investigation provenant du bureau du premier ministre Justin Trudeau, la Commissaire au lobbyisme fédéral, Karen E. Shepherd déclara que Jean Charest n'aurait pas fait de lobbying illégal.   La décision était basée sur le fait qu'il n'était pas payé par TransCanada à cette époque et ne faisait aucun travail de lobbying.  La nuance est importante.  Dès lors on peut imaginer qu'il téléphonait à Butt pour l'inviter à un bal masqué pour danser avec le président de TransCanada! ( 05 )

Si le sujet du projet d’Énergie Est avait été abordé lors de la rencontre, Jean Charest aurait dit aux participants de la rencontre de janvier 2015 qu’il travaillait avec TransCanada, expliqua le porte-parole de l’ex-premier ministre.

Larroque a ajouté que durant la rencontre, Charest avait dit à Watson et aux autres membres du Comité que l’ONÉ avait besoin de rejoindre une grande variété d’intervenants pour bâtir la confiance du public, incluant des membres de la société civile, les groupes environnementaux, les meneurs municipaux et certains représentants de l’industrie et les chefs du secteur de l’agriculture. 

Charest leur dit aussi que si l’ONÉ voulait tenir un dialogue transparent, il avait une obligation morale de rencontrer tous les intervenants.   Larroque ajouta que l’ex-premier ministre avait souligné la capacité hydroélectrique de la province, tout en notant que la production d’hydrocarbures et de l’industrie du pétrole et du gaz ne tenait pas une haute place dans la tête des Québécois.

La réputation verte de Charest

Jean Charest a développé une réputation de politicien vert, lorsqu’il dirigeait la délégation canadienne au Sommet de la Terre au Brésil en 1992, où il fut encensé pour son discours à propos de la biodiversité et des changements climatiques.   Plus récemment, son gouvernement  fut considéré comme un chef de file dans le domaine des changements climatiques.

Mais il a été fortement critiqué pour son appui public au projet Énergie Est de TransCanada.

La cheffe du Parti Vert du Canada, Elizabeth May, raconte qu’elle a travaillé avec Charest à la conférence de Rio en 1992, et le considère toujours comme une personne amicale pour son travail à la conférence, mais ajoute qu’elle fut désappointée de constater son appui à de nouveaux oléoducs. 

Commentaire de JosPublic

Voyez comment ce reportage essaie de transformer un geste non éthique posé par Jean Charest. Voyez le contenu de la rencontre raconté par une seule source: l’agent de propagande de Jean Charest. 

Le journaliste finit son texte dans une apologie de verdissement de quelqu’un qui a fait de l’environnement au Québec une monstrueuse farce.   En effet notre "John-Jean national" a dit en 2005 et appliqué de 2003 à aujourd'hui par le Parti Libéral du Québec « Nous allons tout faire pour que l’industrie de la motoneige soit durable pour les générations futures».   Évidemment pas un mot sur l'environnement, la nature ou le développement soutenable ( 06 )

C’est une déclaration monstrueuse lorsque l’on sait que le concept de Gro Harlem Brundtland, instigatrice du concept de Développement durable pour l’ONU, était de s’assurer que la planète soit capable de supporter nos interventions industrielles et agroalimentaires sans faire disparaître la biodiversité de la vie dont a besoin la race humaine pour ne pas disparaître.

Quant aux changements climatiques, Charest autant que Couillard ont opté pour le pire des systèmes pour inciter les entreprises à réduire leur émissions de gaz à effet de serre.   Choisir de participer à une bourse du carbone est un affront à l’intelligence.   Cela signifie qu’une entreprise qui en a les moyens pourra se payer des droits de polluer et vous rendre malade, d’autres s’enrichiront à vendre des droits qu’ils n’ont pas.   Les gouvernements leur donne l’air gratuitement pour qu’ils en fassent commerce.  C’est complètement dément. ( 07 )

Paradoxalement, en 2008, l'Association canadienne du gaz évoque un malaise par la bouche de son président Michael Cleland : « Je rejette l'idée qu’une bourse soit plus équitable que la taxe.   Au contraire, si vous avez amélioré votre efficacité dans le passé, alors vous consommez moins d'énergie, et vous serez moins soumis à une éventuelle taxe.»   Ce raisonnement démontre que le gouvernement Charest, en choisissant la bourse du carbone, renonce à revendiquer auprès du fédéral la reconnaissance des efforts de production énergétique moins polluante par le Québec. ( 08 )

Il faut se souvenir que ces politiciens québécois et leurs acolytes environnementalistes ont soutenu l’arnaque de Al Gore et de Rajendra Kumar Pachauri qui avaient instauré une bourse du carbone à Chicago, laquelle a fermé ses portes avant même d’avoir mis sur pied celle promise à Montréal et ainsi arnaquer des milliers d’individus qui sont pris avec des permis de polluer qui ne valent plus rien. ( 09 )

Il n’y avait et n’y a toujours qu’une seule solution pour inciter les industries à réduire leurs gaz… la taxe sur la production du carbone, appuyée par l’industrie du gaz canadien et des centaines d’économistes. ( 10 )

Jean Charest et le Dr Philippe Couillard sont des charlatans de l’environnement.

 

Source: à partir d'un texte de du National Observer

Choix de photos, fusion de texte et commentaires, mise en page, références, titrage et traduction par : JosPublic
Publication : 16 juillet 2016

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

  Jean Charest, un lobbyiste pour TransCanada Pipelines et de connivence avec l'ONÉ

  Al Gore et le prix Nobel de l'affairisme!

  Fiche : Le pétrole

  Notes & Références encyclopédiques: 

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En fond d'écran: les belles terres bitumineuses de l'Alberta

 
 
 

Notes & Références encyclopédiques:

01

 

Le pipeline Énergie Est traverserait quelque 830 cours d'eau au Québec - Sur Radio-Canada, le

 

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02

 

 

La fermeture de la raffinerie de Shell, à Montréal-Est, a fait en sorte que le Québec s’est retrouvé avec deux installations seulement.   À Pointe-aux-Trembles, celle de Suncor raffine 137 000 barils de brut par jour.   À Lévis, Ultramar en traite 265 000.   Donc, le transport de 1.1 million de baril de pétrole brut ira où ?   Source des données: Le journal Le Devoir : Secrets sur les arrivages de pétrole au Québec, le 15 octobre 2014

 

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03

 

Documents portant sur les impacts potentiels sur la qualité de l'eau de surface et souterraine ainsi que sur l'approvisionnement en eau potable - Sur Site du BAPE

 

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04

 

TransCanada passe à l’action: Des travaux préparatoires débutent avant même le lancement de l’évaluation du projet Énergie Est - Sur Le Devoir, le 18 avril 2014

 

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05

 

Selon la Commissaire au lobbyisme fédéral, Karen Shepherd Jean Charest n’aurait pas fait de lobbying illégal - Journal de Montréal, le 26 mai 2016. Note de JosPublic: Ce n'était pas illégal mais c'était du lobbying. Voici donc une nuance importante.

 
 

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06

 

Chirurgie cosmétique en environnement - Par André Bouthillier sur l'Aut'Journal, no 238 page 16, avril 2015

 
 

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07

 

Médiamensonge et la bourse du carbone pour ne pas dépolluer l'air À partir d'un texte de Daniel Breton et JosPublic - Sur MétéoPolitique, le 18 avril 2015

 

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08

 

La solution empoisonnée de la bourse du carbone - Par André Bouthillier sur l'Aut'Journal, le 17 janvier 2012

 
 

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09

 

Québec se réjouit de l'établissement d'une bourse du carbone à Montréal - Communiqué du ministère de l'Environnement du Québec, le 14 mars 2008

 

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10

 

Plus de 230 économistes canadiens appuient la taxe sur le carbone! - Sur MétéoPolitique

 
 

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