La capitale du pétrole bitumeux mondial
La ville de Fort McMurray d'Alberta au Canada: le trou du cul du monde

Je m’excuse à l’avance, il est possible que la poussière ne soit pas encore retombée.   Avant de lire ces quelques lignes, il faut mettre de coté la sensibilité et la compassion pour les gens qui ont perdu leur maison.   Sans coeur, aussi immonde que ça puisse paraître, il faut faire abstraction de ces vies chamboulées.   Il y a parfois des événements ironiques dans la vie.   Des situations qui nous permettent de penser autrement, en perspective, à quelque chose de plus grand.

L'ensemble du territoire de Fort McMurray, Alberta

 
   

Texte par
Jean-François HOTTE

 

Un court séjour chez Maurice

 
 

J’ai déménagé à Fort McMurray en 2009.   Comme plusieurs autres canadiens, je cherchais un moyen facile de faire de l’argent.   Un salaire de 100,000$ par année, c’était attrayant pour un jeune de 19 ans tout juste gradué du Cégep.   « Je vais placer de l’argent de côté, payer mes dettes d’études, et je reviendrai au Québec avec un gros char ».   C’est la même pensée qui traverse l’esprit de milliers de jeunes canadiens à chaque année.   Il n’en fallait pas plus pour nous attirer!   Mon ami et moi étions déjà en route pour le trou du cul du monde: Fort McMurray.

Jamais auparavant je n’avais vu autant de pick-ups!   Que ce soit dans les rues, les entrées de maisons ou le stationnement du Walmart, il y en avait partout.   À Fort McMurray, il y a plus de concessionnaires que d’organismes communautaires, de bibliothèques et d’écoles mis ensemble.

On se le répétait, bientôt, nous allions être riches!   Quelques nuits difficiles à dormir dans notre vieille caravan, le temps de trouver un emploi… et le tour est joué!

Quelques jours plus tard, nous avions trouvé une chambre à louer chez une famille de Québécois.   Le visage de Fort McMurray, c’était cette famille de la Beauce.   Ils avaient déclaré faillite, ils étaient sans ressources et sans moyens.   Pour eux, avec leurs deux adolescents, « Le Mac » c’était leur dernier espoir.

Ces Beaucerons n’avaient aucune éducation, toute la famille était obèse, à chaque soir ils commandaient du poulet frit ou de la pizza.   Les caisses de Coca-Cola et de Molson Canadian faisaient partie intégrante de la décoration.   Bref, une famille colonisée, des truckers de Fort. Mc.

Maurice nous demandait 1 000$ pour une petite chambre avec deux lits simples.   Un pied séparait les deux lits, on s’entendait péter.   Ça allait faire la job!   Une maison fièrement achetée 500 000$ par les propriétaires, payée par les chambreurs, nous étions 8!   Maurice nous l’avait bien dit: « Le Québec c’est de la marde, jamais j’aurais pu m’acheter une grosse cabane là-bas ».

Même après une faillite, c’est très facile de trouver un prêteur dans le Mac, surtout avec un revenu de 100,000$ pour chauffer un camion ou ramasser les ordures.

Maurice allait faire fortune, il était en train de construire 4 nouvelles petites chambres au sous-sol pour les prochains arrivants, il planifiait s’acheter une deuxième maison.   Maurice avait des rêves.

Ça ne faisait même pas un mois que nous étions là qu’il augmenta notre loyer à 1,200$ par mois.   Si l’on refusait, nous devions quitter le lendemain matin.   C’est ce qu’on a fait, salut mon cher Maurice!   J’ai quitté la maison de Maurice aux petites heures du matin avec un sac à vidange rempli de vêtements, mon ordinateur fabriqué avec du pétrole et quelques bouquins.  

 

« Good Morning Frog »

 
 

Comme agent de sécurité, je passais mes journées et mes nuits seul dans une petite cabane.   Construite temporairement, elle aussi.   J’étais le gardien du Silence.   Seul à écrire quelques mots dans mes cahiers, je sortais fumer à l’occasion pour oublier l’ennui.   Moi aussi, j’étais triste.

Pendant que les gens faisaient la fête dans les bars du centre-ville et au « Boomtown Casino », moi je travaillais de nuit à la mine.   Seul, terriblement seul au beau milieu de la forêt boréale.   Le ciel et les étoiles étaient magnifiques, la grogne et les murmures des animaux me glaçaient le sang.   Aller pisser, c’était une mission périlleuse.   Il m’est arrivé de courir les fesses à l’air vers mon shack pour fuir les grognements qui venaient du bois.   Au moins, si un carcajou voulait ma peau, j’étais armé d’une grosse sirène au bout d’une cannette d’air compressé.

Je me suis souvent demandé c’était comment ici avant.   Quelques arbres encore vivants offraient généreusement de l’ombrage aux forêts rasées à perte de vue.   Les oiseaux venaient mourir dans les lacs empoissonnés.

J’adorais travailler de nuit, les pick-ups aux puissants moteurs retournaient chez eux, je n’avais plus à fouiller l’intérieur des camions.   Saisir de la drogue ou de l’alcool, c’était mon quotidien.   Les travailleurs savaient comment dissimuler leur dépendance dans les moteurs, dans le compartiment à lave-vitre.   Ils poussaient l’audace jusqu'à se coller ça sur les parties intimes ou dans le trou du cul.   J’ai du guts, mais pas tant que ça.

À la barrière, je me faisais insulter à cause de mon accent : « Good morning Frog, it’s you again, will you search my truck? - Salut! La grenouille va tu encore fouiller mon truck?»   Sinon le classique: « I can’t believe you guys are stealing our jobs, go back to your fucking Kwebec - J'peux pas croire que vous autres les gars allez voler nos jobs, retourne donc dans ton Kwebec de cul ».   Je me contentais de sourire.

Pourquoi me payait-on aussi cher la nuit, à ne rien faire?   Principalement pour éloigner les journalistes et les écologistes venus prendre des photos de cette déchéance.   Sinon, pour expulser les plus téméraires, ceux qui passaient illégalement les barrières.

 

Une grosse Mustang flambette

 
 

À Fort McMurray, il fait toujours gris, les gens boivent beaucoup d’alcool.   Cette ville connaît un grave problème de prostitution, de jeu et de drogue.   Pour la plupart, des gens peu éduqués qui veulent s’enrichir rapidement, c’est un mélange toxique pour n’importe quelle société.   En investissant dans cette ville éloignée, le Canada participe au génocide intellectuel d’une nation.  

Comme au Far West, les hommes se promènent en pick up neuf, le menton bien haut, c’est ça la vie.

Au Showgirls un club de stiptease de Fort McMurray ou Fort McMoney de son surnom

Il y a souvent des bagarres, les gens consomment beaucoup de drogue pour oublier l’ennui, beaucoup de drogue.

Lorsque j’ai commencé à travailler comme agent de sécurité sur une mine, tout le monde avait un seul but: faire fortune sans études en se renseignant le moins possible sur le monde autour.   La sélection naturelle renversée.   Fort McMurray, c’est le paradis de l’individualisme et de la bêtise.  

Jean Chrétien nous l’a dit, c’est ça le plus meilleur pays au monde.   Je me sentais comme dans un livre de Orwell, une société sans culture, sans personnalité, un objectif commun: dépenser son argent dans les bars, les voitures et sur les tables de Blackjack du Boomtown.

C’est là-bas que j’ai rencontré Ashley, une trentenaire de l’Ontario venue habiter à Fort McMurray pour payer ses dettes exubérantes.   Elle était là depuis seulement 4 mois, sa première décision fut d’emprunter 50 000$ pour s’acheter une Mustang de l’année.   Flambette!   Comment vas-tu payer tes dettes Ashley?  Pas grave, avec mon gros salaire, je vais finir par tout payer ».
 

Kokanee

 
 

Après mon court séjour chez Maurice, un ami de la mine me proposa d’aller vivre avec lui, chez Miranda, une veuve dans la soixantaine.   Son mari avait travaillé toute sa vie dans le « Mac ».

Miranda était alcoolique et extrêmement désagréable.   Je partageais sa peine, je comprenais son malheur.   Les caisses de Kokanee étaient plus présentes dans son garage que la nourriture des quatre chambreurs.

Quatre garçons de mon âge.   Cette pauvre femme buvait une douze par soir, elle me donnait souvent un billet de 50$ pour aller chercher de la bière au dépanneur avec son vieux Ford Ranger.   Quelques années auparavant, le mari de Miranda était mort du cancer.   Elle en voulait profondément à cette ville. « Why do you think he died from cancer? - Pourquoi penses-tu penses qu'ié mort du cancer ?», « I’ll tell you, this fucking city killed him - J'te-l'dis, cette merdeuse de ville l'a tué», «This shithole will have me too - Cette troul d'cul va m'avoir aussi ».

Ce jeune couple d’ingénieurs était venu de l’Ontario pour faire fortune.  Une femme intelligente, mais profondément blessée.   Miranda avait travaillé toute sa vie dans les mines.   Très jeune, son fils du même âge que nous, l’abandonna pour faire sa vie loin d’elle, loin de Fort McMurray.   Il ne voulait plus lui parler. Elle en parlait à chaque jour.   Je lui ressemblais, me disait-elle en pleurant sur mon épaule.

Millionnaire, ça oui, elle l’était !   Elle avait inventé un système d’extraction du bitume au début des années 80.   Désormais, elle vivait seule dans son sous-sol ou bien elle se couchait dans le salon près du garage. Plus près du réfrigérateur à bières…

Lorsqu’elle avait trop bu, elle gémissait ou venait cogner à notre porte pour nous parler.   On pouvait souvent l’entendre pleurer avec son Husky dans les bras.

Miranda est morte récemment. Cancer du foie.

 

Une cigarette en français

 
 

Un soir de congé, j’ai décidé de me changer les idées et d’aller aux danseuses, convaincu par quelques amis.  Il y avait plusieurs prostituées, de jeunes femmes autochtones dans les rues avoisinantes.   Une fois à l’intérieur, il fallait laisser toute sorte de respect à la porte.  

Les femmes ne se contentaient pas de danser.   Elles s’assoyaient par terre, s’ouvrant les jambes et plaçaient un pot en plastique ou en vitre devant leur vagin... pour y recevoir du change.   Toutes venues travailler à Fort McMurray, c’est plus payant là-bas.   Les travailleurs aux gros bras et les hommes d’affaires se bidonnaient en lançant des 25 cents dans le pot et sur les corps nus des jeunes femmes.

Après deux heures, j’en avais assez.   Nous sommes allés fumer une cigarette à l’extérieur.   On parlait français.   Un homme trop saoul s’est approché de moi.   Il m’a poussé au torse sans aucune raison, je ne le regardais même pas.   Je suis tombé au sol et je me suis relevé.

« Why did you do that? »

Au même moment, un autre homme m’a frappé au visage et un autre m’a poussé dans le dos.   Rué de coups de pieds, je me suis relevé à nouveau.   Un autre homme s’approcha de moi : Why didn’t you fight them, you’re a big guy man. »

–  It’s not worth it.

Un policier qui attendait dans le stationnement s’est approché de moi : « Go home man, you’re drunk, those things happen here ».   Puis, ils se sont tous marrés fièrement en me regardant partir au loin. Lorsque je suis arrivé chez moi, comme Miranda, j’ai pleuré en silence dans ma chambre.

J’ai continué à travailler pendant quelques mois sur la mine.   J’étais très bien payé pour écrire au beau milieu d’une forêt.   À ce moment de ma vie, c’était parfait pour moi.   Et puis, un soir, trop écoeuré par cet endroit, j’ai réservé un vol de retour.

 

Selon le magazine Vice:  Un bar de danseuses nues offre gratuitement, une danse sur vos genoux, à toute personne ayant été touchée par le feu de forêt à Fort McMurray

 

Le trou du cul du monde

 
 

Ces rencontres et constatations furent des événements catalyseurs pour moi.   Quant à ma perception de l’économie et de la société canadienne.  

Je ne me suis jamais senti autant différent, autant Québécois.

Dernièrement, j’ai entendu des politiciens dire à quel point nous devrions être fiers de Fort McMurray. 

L'enfer boueux et toxique de l'exploitation
des sables bitumineux de l'Alberta

Non, il y a aucune raison d’être fier de Fort McMurray.   Il m’est arrivé souvent de penser que cet endroit allait exploser, être abandonné ou même brûler avec tout ce pétrole qui lui sortait par les oreilles.

Non seulement, c’est une tragédie environnementale, mais c’est aussi un poison pour le progrès humain.   Lorsqu’on investit dans le pétrole, on détruit des milliers d’âmes créatives.   Au lieu d’étudier et participer au progrès, des milliers de jeunes vont mourir là-bas; pour quelques dollars additionnels.   Le coût de renonciation pour le Canada est énorme.   Ça prend de l’imagination et du cran pour faire autrement.

Nous l’aurions peut-être notre grande innovation, notre grand succès commercial, notre voiture électrique, si ce n’était pas du pétrole.   Nous l’aurions peut-être notre indépendance énergétique, notre belle utopie scandinave.

Lorsqu’on fait le choix facile du pétrole, au nom de la productivité, au nom du développement économique, on enterre des futurs scientifiques, on intensifie notre déclin.   L’ère des hydrocarbures est révolue au moment où nous devrions investir dans l’économie du 21ième siècle.

Après ce feu, pourquoi reconstruire?   Pourquoi réinvestir des milliards de dollars à Fort McMurray.   Selon plusieurs études dont celle de l' Office national de l'énergie, les ressources pétrolières seront totalement épuisées en 2050 et le baril de pétrole restera sous la barre de 100$ jusqu’en 2040.   C’est un pari trop risqué.

Fort McMurray n’amène aucune innovation, aucun progrès social, aucune matière grise.   Fort McMurray enrichit les concessionnaires et les compagnies de construction, tout cet argent est jeté à la poubelle.

Ce feu remet les choses en perspectives. Je vais vous le dire franchement, Fort McMurray, c’est le trou du cul du monde.

 

Reconstruire, pourquoi?

 
 

Aussi cru que ça puisse paraître, je ne reconstruirais rien, je laisserais le courant naturel des choses faire son oeuvre, le feu de Fort McMurray, c’est l’opportunité de nous sortir des hydrocarbures.   Pourquoi dépenser plusieurs milliards, encore, dans une industrie destinée à mourir?   Pour stimuler la productivité et le PIB par la dette?   Pour créer des emplois dans la construction?   Pour épuiser une ressource de moins en moins rentable dans un endroit qui n’existera plus dans 40 ans?

Dans un monde idéal ce serait le moment de recommencer sur de nouvelles bases, dans un monde meilleur il serait temps de relocaliser et former ces gens dans l’économie du 21ième siècle.   Ce feu est une grande ironie.

Monsieur Trudeau, vous avez tout un défi devant vous.   Faire le choix facile de l’économie du pétrole et perpétuer cette tradition toxique.  Ou alors faire le choix du progrès humain.   La balle est dans votre camp.

 

Trop tôt pour parler de cet enjeu ? 

 
 

Je l’admets le timing est controversé.    J’ai longuement réfléchi avant de publier mon papier.   Suite à plusieurs réflexions, j’ai décidé qu’il n’y avait pas de meilleur moment.   Nous sommes à une époque où nous ne pouvons plus regarder la parade passer.   Des gens veulent agir, des activistes veulent changer les choses et on leur ferme la gueule de toutes les façons imaginables.  

Des maisons en rangées avec des garages doubles, c’est du bois qui brûle, les assurances vont payer.   Ce drame est moins important que les dommages collatéraux, les drames humains, l’environnement et l’avenir de notre société.

Je ne peux plus tolérer la grande hypocrisie de nos leaders politiques.

Leur statut quo, les paroles en l’air, les sommets sur l’environnement, lorsque concrètement, rien n’est fait. 

On ne regarde que les chiffriers, les résultats sur l’emploi, le produit intérieur brut. 

Artère principale du centre-ville de Fort McMurray

Évidemment, il y a aussi des gens confortables, des gens intelligents, des familles heureuses là-bas.   Je ne croyais pas avoir besoin de l’évoquer, il me semble que c’est trop évident.   Enfin, le trou du cul du monde se retrouve aussi ailleurs, sous une forme différente, mais avec la même essence.

Ne pas reconstruire n’est pas synonyme de ne pas venir en aide.

Je propose des solutions.   Le gouvernement Trudeau pourrait-il investir tous les milliards qu’il a promis dans son déficit budgétaire et bâtir des nouveaux programmes d’emplois, financer des entrepreneurs dans les énergies du futur ?   Pourrions-nous utiliser les nombreuses maisons déjà en place, les camps de travailleurs pour la suite des choses?   Pourrions-nous réduire progressivement le nombre de travailleurs, ralentir progressivement la production de pétrole?   Pourrions-nous relocaliser une partie de ces travailleurs dans d’autres industries moins toxiques, financées par le gouvernement?   Je suis de ceux qui croient que sortir du pétrole serait, à long terme, l’investissement le plus rentable de notre génération.

Ce qui m’effraie, c’est que pour quelques décennies, d’immenses maisons soient reconstruites à cet endroit. Encore plus grosses et plus coûteuses qu’avant.   J’ai peur de voir ce futur village fantôme s’agrandir. Pourrions-nous cesser toute forme de croissance dans cette ville destinée à mourir?   Elle n’est pas la seule dans cette situation, cela ne veut pas dire que nous ne devons pas en parler.

 

Le trou du cul du monde?

 
 

Je l’avoue, je savais bien que ce titre allait susciter des réactions. Pour un instant, j’ai fait un Gendron-Martineau-Fillion-Duhaime de moi-même. Coupable, mais pas pour les mêmes raisons, pas pour les mêmes intentions.

Le trou du cul du monde, ce n’est pas le magnifique territoire autochtone qui bordait la rivière Athabasca. Le trou du cul du monde, ce ne sont pas les habitants.   Le trou du cul du monde, c’est un endroit où l’on s’enfonce, où l’on est illusoirement confortable.

Savez-vous ce qu’il se passe réellement à travers la fenêtre d’une maison?   Ressentez-vous les malheurs, la détresse de certaines personnes souriantes?   On m’accuse d’avoir généralisé ; là-bas, ce que j’ai vu c’est une société sans culture, américanisée à l’extrême.  

J’ai vu des barbares racistes envers non seulement des québécois, mais aussi envers des immigrants qui viennent de partout sur la planète.  

J’ai vu des gens prêts à tout pour défendre leur butin.

Un trou du cul, ça rejette: les eaux contaminées accumulées dans des bassins de décantation couvrent déjà une superficie de 50 km2. On rejette 1,8 milliard de litres d'eau contaminée dans ces bassins chaque jour, soit plus que la consommation d'eau de toute la ville de Toronto. Pour le moment personne ne sait comment rendre non toxiques ces eaux accumulées. (Note de JosPublic - source Pembina Institute)

Merci à ceux qui ont compris les nuances du billet.

Vulgaire inconnu sans audience, le trou du cul du monde c’est surtout pour permettre au texte d’être lu.   Ce que je dénonce est plus grand que mes ambitions personnelles.   Je ressens de la compassion pour les gens que j’ai connus là-bas, je suis profondément blessé par ce qui ce passe à Fort McMurray.

J’écris seulement pour éveiller des consciences, sur un enjeu plus grand que nature.   Ce n’est pas de l’Alberta-Bashing, au contraire, je désire voir ces gens moins dépendants au pétrole, plus progressistes, plus heureux.

La Beauce

En passant, Maurice, c’est un nom fictif, pour des raisons évidentes. Je n’ai absolument rien contre la Beauce, vous êtes du monde incroyable.   Maurice aurait pu venir de Montréal, Québec, Normétal, Terre-Neuve ou Halifax, ce n’est pas important.

 

Résultat d'un feu de forêt de mai 2016 - Un quartier de Fort McMurray