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Le Canada en attente d'une catastrophe à la Fukushima

À l’approche du 5e anniversaire du désastre de Fukushima, plus d’une dizaine de groupes environnementalistes canadiens demandent au premier ministre Justin Trudeau de renforcer la loi sur la sûreté nucléaire au Canada, en vue d’exposer les failles ayant mené à cette tragédie et les préoccupations d’intérêt public quant à l’indépendance de la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN).  

Soixante dix ans après Hiroshima et Nagasaki, l'écrivain prix Nobel de littérature de 1994 Kenzaburô Oé parle ici de la situation de son pays, de la résistance au gouvernement, de ses hantises et de ses espoirs.   « Il y a eu Hiroshima, il y a Fukushima, une troisième tragédie est envisageable » et pas nécessairement au Japon, ajoute JosPublic.

 
 

« Alors que d’autres pays ont accru l’indépendance et la transparence de leur organisme de réglementation nucléaire dans le sillage de Fukushima, le Canada, sous Harper, est allé dans le sens contraire. Il est temps que le Canada se ravise et affermisse sa législation en matière de sûreté nucléaire »

Shawn-Patrick Stensil, analyste principal des questions énergétiques chez Greenpeace Canada

 
 
 

Lettre au Premier ministre du Canada

 
 

Premier ministre du Canada:
Justin Trudeau

Dans une lettre ouverte ( 01 ) au premier ministre Justin Trudeau, 14 organismes ont exigé un examen parlementaire de la Loi sur la sûreté et la réglementation nucléaires.  

La missive a pour but de rappeler au premier ministre que les enquêtes sur l’accident nucléaire de Fukushima conclurent qu’il s’agit d’une catastrophe de cause humaine, attribuable à une réglementation déficiente de la part des instances gouvernementales qui ont ignoré le potentiel connu pour des séismes et tsunamis dans la région.

Les groupes ajoutent que le renvoi de l’ex-présidente de la (CCSN), Linda Keen ( 02 ), par le gouvernement de Stephen Harper a ébranlé la confiance du public dans l’organisme, et a exposé les conflits dans le mandat de la présidente.   Depuis, l’impartialité de la CCSN est publiquement contestée.   À titre d’exemple, les groupes citent la critique de l’actuel président de la CCSN, Michael Binder, à l’endroit du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) en 2015 lorsque celui-ci s’est prononcé contre l’exploitation minière de l’uranium. ( 03 )

Au-delà de renforcer l’indépendance et la transparence de la Commission et d’augmenter la participation du public, les groupes environnementalistes ont identifié cinq dossiers cruciaux auxquels la législation devrait s’attaquer : la mise à niveau de l’approche législative de la CCSN vis-à-vis des évaluations environnementales; le soutien à l’engagement des communautés autochtones; l’éclaircissement du rôle de la CCSN en cas de situation d’urgence nucléaire; la fixation des limites de terme des permis; et l’affectation de la Commission à un ministère sans mandat de promouvoir l’énergie nucléaire.

 

Devrions-nous faire confiance à la règlementation de l'industrie nucléaire ?
Hiroshima, Nagasaki et Fukushima n'est-ce pas déjà assez ?
Entretien avec l'écrivain japonais

 
 

Depuis cinquante ans, vous êtes un opposant déterminé au nucléaire militaire et civil.   En juin 2012, vous avez présenté au Premier ministre une pétition pour l’abandon du nucléaire ayant recueilli plus de 7 millions de signatures.   Cinq ans après la catastrophe de Fukushima (du 11 mars 2011), quelle est la situation?

 
 

Kenzaburô Oé :   Rien n’est résolu.    Le danger menace toujours.   Eau contaminée, fuites radioactives, déchets radioactifs, environnement dévasté, milliers d’habitants encore déplacés...   Fukushima est un accident énorme.   L’avenir du Japon est très sombre.  Il y a peu d’espoir si une mobilisation importante n’oblige pas le gouvernement à agir.

Un grand nombre de Japonais ont pris conscience qu’il faut prendre des mesures drastiques.   Un rassemblement a encore eu lieu à Tokyo il y a quelques temps.   Nous pensions que si nous étions 2 000, ce serait déjà bien.   Mais plus de 30 000 personnes se sont réunies.   Des intellectuels, des familles de victimes, des agriculteurs...  Des gens qui n’avaient sans doute jamais, avant cela, participé à des manifestations, et qui essaient de créer quelque chose de nouveau et d’essaimer à travers tout le Japon.

Je fais partie des organisateurs.   Les gens comme moi qui ont lancé ce mouvement sont déjà des personnes âgées.   Mais c’est la première fois que je vois autant d’intellectuels qui s’engagent, pour reprendre le mot de Jean-Paul Sartre, le premier écrivain sur lequel j’ai beaucoup travaillé [le sujet de son mémoire à l’université était «L’imagination chez Sartre», NDLR].   J’ai maintenant 80 ans, je n’en ai plus pour très longtemps à vivre.   Mais pour nous, Fukushima est un point de départ pour des mouvements citoyens qui doivent s’amplifier.

 

Centrale de Daiichi de Fukushima: il faudra faire une enceinte de confinement sur ce bâtiment pour qu'il cesse de répandre la mort. Ce déchet à vie longue (VL) émet pendant plusieurs siècles et plusieurs millions d'années des rayonnements ionisants.

 

Vous avez dit que Fukushima était le deuxième événement le plus tragique de votre vie après 1945. Comment une telle catastrophe a-t-elle été possible dans un pays qui a connu le traumatisme de Hiroshima et de Nagasaki, le seul pays au monde à avoir été brûlé par le feu atomique?

 
 

C’est exactement la question.   Ce qui est très étrange, c’est que les intellectuels qui parlent de Fukushima actuellement ne mettent pas en relation Hiroshima et Fukushima.   J’ai vraiment du mal à comprendre comment ils peuvent ne pas le faire.   Tous les intellectuels, mais pas seulement eux, tout Japonais devrait être en train de réfléchir à cette tragédie en cours et la relier à Hiroshima.   Quand Fukushima s’est produit, j’ai eu l’impression que s’abattaient sur nous, sous une forme concentrée, tous les problèmes que nous traînions depuis Hiroshima.   Fukushima me semble radicalement lié à Hiroshima et doit être pensé avec lui.

Enfant – j’avais 10 ans à la fin de la guerre –, j’ai pu prendre conscience de l’horreur de Hiroshima et de Nagasaki.   C’est ce qui m’a conduit plus tard à aller voir ce qui se passait dans les hôpitaux de Hiroshima.   Il y a eu des milliers de morts sous la bombe à Hiroshima et à Nagasaki, mais pendant des années les irradiés ont continué à souffrir.
 

La ville de Hiroshima photographié en 1946
Hiroshima et Nagasaki : il y a 70 ans, la bombe A faisait 210 000 morts

À Fukushima, nous sommes devant le même processus.   Ses répercussions ne sont pas encore connues, et les enfants de Fukushima en sont déjà les victimes.   Il est de notre devoir absolu de nous battre contre les effets qui vont se développer pour les enfants, pour les générations suivantes.   Les victimes de Hiroshima et de Nagasaki et le sens que la vie revêt à l’ère nucléaire ont conduit mes actions et dicté mon travail d’écrivain.

J’ai un fils handicapé, et mon travail a évolué vers l’idée que, par l’écriture et mes engagements, je pourrai transmettre ce que vivait et pensait mon fils Hiraki.   En me faisant le porte-parole de Hiraki, il est devenu pour moi essentiel de poser sur ces problèmes le regard d’un homme qui vit avec un enfant handicapé.   Je souhaite ardemment que la guérison de toute notre société ou plutôt de la planète entière soit l’oeuvre des victimes de la bombe atomique.

J’ai essayé de traiter par la littérature le cauchemar de Hiroshima, et Fukushima nous met face à un nouveau drame.   Mais de même que le gouvernement n’a rien appris de Hiroshima, rien n’est fait pour tirer les conséquences de ce que peut nous apprendre Fukushima.   Il est tout à fait possible que surgisse une troisième tragédie qui ne toucherait pas seulement le Japon mais toute l’Asie.   Toute l’Asie est en danger.   Il y a eu Hiroshima, il y a Fukushima, un autre accident est envisageable.   Et la question est de savoir si je mourrai avant ou après.

 
 

Dès son arrivée au pouvoir, le Premier ministre, Shinzo Abe, a annoncé qu’il envisageait de construire de nouveaux réacteurs au Japon et qu’il soutiendrait le redémarrage des anciens.   Il a défini l’exportation de la technologie nucléaire comme un axe de sa stratégie de croissance et a obtenu des contrats pour la construction de centrales nucléaires aux Emirats arabes unis, en Arabie saoudite, en Turquie, au Vietnam.   Est-ce criminel?

 
 

Oui, et c’est ce que j’ai dit d’ailleurs.   C’est évidemment un criminel.   L’Allemagne a connu une tragédie terrible sous les nazis, mais un travail de mémoire a été mené.   L’Allemagne mais aussi la France et l’Europe ont tenté par tous les moyens d’éviter qu’une telle chose puisse se reproduire.   Il me semble que c’est une façon de faire absolument naturelle, normale.   Les drames de Hiroshima et de Fukushima sont directement liés, et un banal accident peut entraîner quelque chose d’épouvantable.

Je pense et je vis avec cette hantise, cette frayeur que cela pourrait même être la dernière tragédie.   Notre culture pourrait disparaître, nos enfants ne pourraient plus vivre, simplement par un accident !   C’est possible.   Et Abe ne fait même pas l’effort d’imaginer une telle éventualité.   Mais Abe, ça n’est rien.   Comment voulez-vous donner le moindre sens de sa responsabilité à un tout-petit ?

 

 

Vous êtes à la fois pourfendeur du nucléaire et militant pacifiste.   En 1960, vous êtes entré dans le groupe de jeunes écrivains qui s’opposait à la révision du traité de sécurité nippo-américain.   Vous avez fondé en 2004, avec des intellectuels, le Comité pour l’article 9 (qui retire au Japon le «droit de belligérance»), une association de défense de la Constitution pacifique.   Aujourd’hui Shinzo Abe souhaite réviser celle-ci.   Or il est l’héritier d’une vieille famille politique : ( 04 ) son modèle, c’est son grand-père, Nobusuke Kishi, qui était un ancien criminel de guerre, l’artisan du traité de coopération et de sécurité entre les États-Unis et le Japon.   Avec Abe au pouvoir, le Japon n’a rien appris de l’histoire?

 
 

Vous avez raison.   Abe n’est qu’un tout-petit, mais terrible : il peut être celui qui mettra fin à l’histoire du Japon.   C’est pour cela qu’il faut absolument s’opposer à lui de toutes nos forces.   Notre gouvernement est en fait notre ennemi.   La question de savoir si nous pourrons maintenir la Constitution est cruciale.

Ce qui a permis aux Japonais de prendre un nouveau départ dans l’après-guerre, c’était la démocratie et le serment de non-belligérance.   C’est un fondement moral.   Si on enlevait de la Constitution japonaise ce serment, cela reviendrait à trahir les victimes de l’impérialisme japonais en Asie, de Hiroshima et de Nagasaki.   C’est dans ce combat que je vais approcher de l’âge de ma mort.   Je suis plutôt pessimiste mais la seule chose que je puisse faire, c’est participer à ce genre de mouvement et le soutenir de mon mieux.   Alors je garde un espoir.

En parlant d’optimisme, deux personnes me viennent immédiatement à l’esprit.   Edward Saïd, un ami de longue date – dont je me sentais si proche dans sa définition même de l’«exilé» palestinien.  

À sa mort, sa fille m’a envoyé une lettre pour me dire que son père était vraiment désolé, au moment où il sentait qu’il allait mourir, de ne pas pouvoir terminer le travail entamé. Mais, jusqu’à la fin, j’ai eu l’impression inverse. 

Saïd savait qu’il était en train de mourir de sa leucémie mais avait décidé de continuer son travail concernant le problème palestinien jusqu’à son dernier souffle.   Il le dit, il l’écrit.   Nous avions le même âge avec Saïd.   Alors, comme Saïd, mettre toutes ses forces dans ce que l’on fait rend optimiste.  

La seconde personne, c’est Milan Kundera qui, dans « le Rideau », écrit quelque chose de très clair : la  « morale de l’essentiel » doit être l’axe de notre vie.  

Et pour moi, actuellement, la forme que prend cette morale, c’est de laisser aux enfants un monde dans lequel ils puissent vivre, de laisser aux descendants une terre vivable.

 

Une base militaire américaine Camp Schwab à Okinawa

 

Une autre question vous préoccupe, celle des bases américaines d’Okinawa...

 
 

Il y a des gens qui essaient de porter la « morale de l’essentiel » en s’engageant dans leur vie.   S’il y avait un conflit, les premières bombes pourraient tomber sur Okinawa.   Les habitants d’Okinawa seraient les premiers à perdre leur lieu de vie.   Tout est lié. ( 05 )

C’est parce que les États-Unis ont lancé des bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki qu’il demeure des bases américaines au Japon et particulièrement à Okinawa.   Leur présence sur le sol du Japon entraîne sa dépendance à la politique américaine en Asie.   Tout comme Hiroshima se poursuit dans Fukushima, j’ai toujours pensé que le problème d’Okinawa venait de la promulgation de la nouvelle Constitution d’après-guerre et de la mise en place du «parapluie nucléaire».

C’est pour cela que toutes ces questions me semblent en fait une seule, et qu’elles doivent être examinées et affrontées ensemble.   La fin du monde est rendue possible par un ordre mondial fondé sur le nucléaire. C’est pour ça que je dois trouver l’énergie de me battre contre le nucléaire, sous toutes ses formes.

 

Votre pacifisme et votre défiance à l’égard de l’empereur ont fait de vous une cible récurrente de l’extrême droite japonaise.   Vous avez refusé des décorations accordées par le souverain à la suite du prix Nobel.   L’empereur, c’est le centre, et vous avez beaucoup écrit sur le centre et la périphérie.   Vous êtes né dans un village de Shikoku, une petite île de la périphérie.   Le Japon était dans une situation périphérique par rapport à l’Occident, et l’est aujourd’hui par rapport à la Chine.

 
 

La culture traditionnelle avait pour centre l’empereur.   La Constitution qui défend la démocratie et les droits individuels, c’est ce que les Japonais ont construit depuis soixante-dix ans.   Malgré les tentatives de revaloriser le système impérial avec cette image de l’empereur au-dessus de tout, je crois que ça ne marchera plus au Japon.   Il faut savoir résister au centre.

J’ai eu la chance de grandir dans une culture régionale et périphérique, distincte de la culture centrale de Tokyo.   Je pense que les Japonais ont dépassé la vision conservatrice de l’avant-guerre.   Et je ne crois pas que ce type de pensée pourra revivre.  

La culture de la périphérie devient celle du Japon.   Le Japon a tenté d’être le centre de l’Asie, il a perdu la guerre, et sa culture a beaucoup perdu elle aussi.  

Et si la Chine – l’empire du Milieu – a cette volonté de diriger au moins un tiers du monde, elle fait fausse route.

La ville de Kashiwa, de la préfecture de Chiba, restera fermée indéfiniment pour cause de radiation nucléaire.
Photo le 11 mars 2016

C’est très bien que le Japon soit à la périphérie, parce que c’est une force.   Si on revient à la «morale de l’essentiel», elle inclut la périphérie, et chacun alors devient essentiel et central.   Vouloir une puissance qui domine le monde est une pensée dépassée.   Au contraire, il faut imaginer une vie avec la Chine, et non pas la Chine au centre.   C’est capital pour le monde entier de trouver une nouvelle vision qui ne soit pas toujours fondée sur une puissance centrale, dominatrice, et des éléments périphériques faibles.

Le modèle de l’Europe me semble intéressant pour l’Asie.   On pourrait imaginer dans le futur une relation avec cette puissance énorme de la Chine, une grande forme, peut-être un peu à l’image de l’Europe, avec plusieurs périphéries qui s’assemblent pour composer une grande unité.   Mais où chaque périphérie se sente forte de sa périphérie et de ses liens avec les autres.

 

À la suite de la décision gouvernementale d'évacuer les 80 000 sinistrés de la centrale nucléaire Daiichi de Fukushima, la population a dû quitter en hâte le territoire contaminé tout en laissant des véhicules sur une route qui elle, disparaît de jour en jour au profit d'une nature radioactive.

 

Maintenant dans la quatre-vingtaine est-ce que vous considérez que l’âge vous a apporté une certaine sérénité ?

 
 

En fait, c’est un peu différent de la sérénité.   J’ai craint la mort longtemps mais depuis que la mort me semble légère, la vie s’allège.   L’âge apporte une certaine énergie.   C’est, comme Edward Saïd l’a dit, la possibilité d’une nouvelle prise de position.   Et c’est ce que j’ai envie de mener à bien.

 

Quels sont les trois livres que vous emporteriez sur une île déserte?

 
 

J’y pense de temps en temps.   Je prendrais le plus gros dictionnaire encyclopédique possible.   J’ai actuellement un dictionnaire électronique qui comprend une dizaine d’énormes encyclopédies.   C’est une réalisation magnifique.   J’aimerais avoir tous les livres dans un seul livre.   Après le Livre des livres, le livre électronique?   C’est tout petit à emporter, et son contenu, au lieu de se focaliser sur une culture unique au centre, permettrait de s’ouvrir au monde.

Si, un jour terrible, l’île déserte devait servir d’asile aux victimes de radiations ou aux réfugiés climatiques, ils devraient mettre en commun les trois livres qui les ont formés.  

Pour moi, Dante, Spinoza, Yeats, Sartre ou Rabelais que mon maître Kazuo Watanabe a traduit.   Je lis deux pages de «Pantagruel» avant de dormir.   Le texte d’origine puis sa traduction en français moderne.   Je lis la première page, la deuxième, et puis j’écris la troisième.   J’aime ce rapport triangulaire.

 

Sources: l'OBS pour Claude Perdriel;  Communiqué de presse des comités qui ont écrit une lettre au premier ministre du Canada.

Choix de photos, intégration de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Publication : 12 avril 2016

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

« Nous sommes préoccupés que la CCSN soit devenue la meneuse de claques pour l’industrie qu’elle est censée baliser. À la lumière des leçons de Fukushima, nous exhortons le premier ministre à restaurer l’indépendance nécessaire à la CCSN afin qu’elle regagne la confiance publique »

Theresa McClenaghan de l’Association canadienne du droit de l’environnement (ACDE)

 

« En considération des négociations en cours avec la CCSN et des leçons tirées de Fukushima, il y a besoin urgent de moderniser la loi canadienne sur la sûreté nucléaire »

Mark Mattson de Lake Ontario Waterkeeper

 

Champignon de la bombe atomique sur la ville de Nagasaki le 9 août 1945

 

Notes & Références encyclopédiques:

01

 

Les signataires de la lettre sont : l’Association canadienne du droit de l’environnement (ACDE), la Coalition pour que le Québec ait meilleure mine, Ecojustice Canada, le Regroupement pour la surveillance du nucléaire, Greenpeace, Lake Ontario Waterkeeper, Nature Québec, Mines Alerte Canada, Northwatch, Inter-Church Uranium Committee, Coalition for a Green Clean Saskatchewan, le Conseil de la conservation du Nouveau-Brunswick et New Clear Solutions. Ici pour lire la lettre ouverte:  http://ccnr.org/lettre_ouverte_2016.pdf

 

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02

 

Linda Keen, ex-présidente de la Commission de sécurité nucléaire du Canada congédiée pour favoriser SNC/Lavalin - Sur MétéoPolitique

 
 

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03

 

Michael Binder a multiplié les interventions depuis sa nomination en remplacement de l’ancienne présidente de la Commission canadienne de sûreté nucléaire.

Certains peuvent être surpris de voir le président d’un quasi-tribunal qui se dit indépendant se jeter dans une bataille médiatique contre le BAPE, conjointement avec les entrepreneurs et lobbyistes de l’industrie de l’uranium. - Sur Le Devoir

 

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04

 

La face cachée de Shinzo Abe - Sur l'OBS

 
 

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05

 

Les Américains auraient testé des armes biologiques au Japon - Sur Le Monde.fr, le 13 janvier 2014

 
 

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06

 

 

KENZABURÔ ÔÉ est né en 1935 dans un village de l’île de Shikoku. Son oeuvre, composée de romans, de nouvelles et d’essais, dont «Notes de Hiroshima», «Une affaire personnelle» ou «le Jeu du siècle», a été couronnée par le prix Nobel en 1994. Les Editions Philippe Picquier ont publié en 2014 «l'Écrivain par lui-même. Entretiens avec Ozaki Mariko»

 

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