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Le fluorure utilisé comme médicament
Un cadeau empoisonné du département de Santé Publique du Québec
Santé dentaire des enfants du Québec: fausse information, camouflage, usage abusif du mot scientifique

Faut-il verser des larmes sur le sort de l’équipe de santé dentaire de la Direction de la santé publique (DSP) atteinte par les coupures de postes? ( 01 )  J’aurais répondu oui, si le mandat d’information et de protection de la population en matière de santé bucco-dentaire avait été rempli convenablement.  Or, depuis plus de trois décennies les personnes en place véhiculent une idée fausse basée sur une hypothèse désuète et mise en doute dès 1950, celle que le fluorure protège les dents.  De plus, elles font la promotion de la fluoration de l’eau et de l’application de vernis fluorés sur les dents d’enfants d’une façon qui frôle de trop près la mauvaise publicité ou la parole sectaire.  Mes propos vous paraissent-il outranciers ?  Examinons les faits.

 

 

 
 

Texte par Mireille GUAY
Ph. D. en chimie organique

 

Une information tronquée ou fausse

 
 

2014-2015: le programme d’application de vernis fluoré sur les dents des enfants à risque de carie est en cours à Sherbrooke ( 02 ).  Les parents reçoivent une lettre d’information et doivent donner ou refuser leur accord pour le traitement.  En 2015-2016, le programme continue, mais les parents reçoivent une lettre dont le mot « fluoré » a disparu. 

Le produit appliqué a-t-il changé ?  Probablement pas.  Mais le fluorure n’a plus la cote en Estrie depuis que les citoyens de Richmond ( 03 ) ont accepté de payer 127 000 $ pour l’arrêt de la fluoration de leur eau : la DSP (santé publique) devient prudente.  Pour obtenir l’accord des parents, mieux vaut ne pas trop les informer;  ils pourraient se mettre à réfléchir, leur simple bon sens pourrait leur dire qu’un vernis ça s’use, ça s’écaille et que l’enfant va avaler tout ça. 

Surtout, en tapant « vernis fluoré » ( 04 ) dans internet ils verront que le fabricant ne donne pas beaucoup d’information sur la nature du polymère et du solvant de ce vernis.  Jusqu’à quel point résiste-t-il aux enzymes de la salive ou aux acides des aliments ?

2003-2015 : la DSP relance le programme de fluoration de l’eau, qui a du plomb dans l’aile depuis que Montréal s’est prononcée contre en 1988. ( 05 )

Collations saines, brossage de dents et soins gratuits ont éradiqué la carie dans une école du Brésil

Les directeurs régionaux affirment donc sans vergogne que la fluoration est le seul moyen efficace de lutter contre la carie et qu’il est sans risque pour qui que ce soit.

Rien n’est plus faux.  Une clinique dentaire installée en milieu défavorisé au Brésil a éradiqué la carie chez les enfants par un programme de collations saines, de brossage des dents et de soins gratuits.  De plus, partout dans le monde occidental la carie a décru même sans fluoration de l’eau.  Inoffensif le fluorure dans l’eau potable ?  Alors, pourquoi les médecins demandent-ils à leur clients diabétiques ou ayant des problèmes de thyroïde de ne pas boire d’eau fluorée?  Idem pour les malades rénaux.

 

Affirmations injustifiées, usage abusif du mot scientifique

 
 

Les dentistes et les médecins de la DSP, prônant l’usage du fluor pour protéger les dents, abusent également du mot scientifique sans toutefois respecter les règles de la science.  Des directeurs de santé publique peuvent déclarer que le fluorure est efficace et inoffensif sans même avoir lu complètement le texte original d’une seule des études, même facilement disponible, comme la comparaison entre Sherbrooke et Trois-Rivières.  Un scientifique n’affirme pas sans être certain.

Ils affirment aussi qu’il y a controverse scientifique sur la fluoration de l’eau.  En tant que scientifique rompue à la pratique de la science expérimentale en chimie organique et en biochimie, en tant que scientifique ayant mené une recherche bibliographique approfondie sur le fluor et la santé dentaire (1985-88, revue et complétée en 2012-15), j’affirme qu’il n’y a aucune controverse, aucun désaccord entre les chercheurs ayant examiné le dossier objectivement et en lui appliquant les critères de la méthode scientifique. 

Leurs conclusions sont unanimes :

- le fluorure dans l’eau potable ne protège pas les dents;

- le fluorure n’est pas un élément indispensable pour le corps humain;

- le fluorure n’est utile à aucune enzyme, mais il nuit fortement à des enzymes capitales;

- le fluorure est plus toxique pour les personnes mal nourries que pour les autres;

 
«

La médecine doit d'abord éviter de nuire, ou bien, pour la Terre et pour ceux et celles qui l'habitent évitons d'abord de nuire.

»
 

Interprétation scientifique des faits

 
 

Pour illustrer comment en science on applique une démarche objective aux faits, voici l’interprétation que j’ai élaborée récemment:

- La concentration de fluorure dans le sang est toujours inférieure à celle de l’eau bue, la concentration dans le lait maternel est inférieure à celle du sang de l’adulte et on ne connaît aucune enzyme ayant besoin de fluorure.  Donc, le corps humain n’a pas besoin de fluorure et l’hypothèse des années 1930-1940 est fausse : si le fluorure s’accumule dans les dents, ce n’est ni parce qu’il est nécessaire à leur structure, ni parce qu’il les protège.

- Le fluorure est un poison pour plusieurs enzymes et le fluorure s’accumule dans les os, les dents et aussi dans les cheveux et les ongles.

- Donc, j’émets l’hypothèse que le corps encapsule et immobilise le fluorure dans des organes secondaires pour l’empêcher de nuire aux organes principaux.  C’est ainsi que le corps humain traite d’autres poisons tel que le mercure.  Ce phénomène, l’intégration du fluorure aux os et aux dents, est comparable à l’encapsulation des déchets toxiques dans les lieux d’enfouissement techniques (LET).  Mais, comme les ongles s’usent et se cassent, que les cheveux tombent, l’intégration du fluorure à ces parties du corps est pour l’humain une façon d’éliminer le poison pour de bon.

Avec cette hypothèse, la fluoration de l’eau, en plus d’être inutile et sans bon sens, devient une mesure dangereuse et contre nature.  Elle surcharge un système de protection mis en place par l’évolution pour que l’être humain survive dans un milieu défavorable.

À défaut d’examiner les faits avec objectivité, les promoteurs du fluorure sous toutes ses formes devraient au moins se rappeler que le rôle de la médecine est d’abord de ne pas nuire.

 

Source: Mireille Guay Ph.D. en chimie organique;
M.Sc. en chimie organique U. de Montpellier; Diplômée de l'École nationale de Chimie de Montpellier (Ingénieur-chimiste); Assistante de recherche en biochimie de 1975 à 1986
Chargée de cours de biochimie (1984, 85 et 86) à l'Université de Sherbrooke; Professeure au Cégep de Sherbrooke  de janvier 1986 à janvier 2014;
Auteure de deux ouvrages d'enseignement de la chimie pour  les  techniques biologiques

Choix de photos, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Publication : 16 décembre 2015

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

 

 
 

Notes & Références encyclopédiques:

01

 

Santé publique: Le tiers des dentistes visés par des coupes - Le Devoir, le
3 décembre 2015

 

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02

 

Programmes communautaires de santé dentaire. Protocoles des programmes d’application de vernis fluoré, de brossage des dents et d’application de scellant en milieu scolaire. Rédigé par Alyssa Hayes pour le Bureau du dentiste en chef. 012 - Document en format pdf. 19 pages.

 

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03

 
 

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04

 

Les vernis fluorés : deux fois par an pour de belles dents ?  - Sur MagDentaire, le 22 août 2014 aussi voir la publicité de Duraflor® Halo - 5% fluorure de sodium Vernis unidose - Sur le site de la multinationale Medicom, consultation le 16 décembre 2015

 

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05

 

Fluoration de l'eau potable. Audiences publiques de la ville de Montréal. Février 1988 - Rapport présenté par Mirelle Guay, Ph.D

 

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