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Apothicaire et Pharmacie
On trouve de tout... même un ami, qui vous fait avaler une pi
lule amère

L'assurance-médicaments a beau être universelle,
les Québécois ne paient pas tous le même prix pour leurs pilules

Sous-titres

Résumé du dossier: une opinion d'Ariane Krol: pilule amère      

Exemples de prix de détail divers pour les mêmes médicaments

Magaziner ses médicaments?

La déontologie des pharmaciens.nes

Cadeaux reçus de la part de fabricants: un pharmacien déclaré coupable

La déontologie des médecins

Honte au Collège des méd
ecins! par Valérie Borde

Contrôle de la qualité des médicaments par les gouvernements

Pas de travaux de laboratoires seulement de l'analyse de la documentation fournie par les compagnies

La RAMQ contrôle ses coûts et augmente les primes

Plaidoyer pour l'instauration d'un système public pour tous les Québécois

par Marc-André Gagnon des universités de Carlton et d'Harvard

Extrait d'un éditorial

de Jean-Robert Sansfaçon et réponse de Françoise David du parti politique Québec solidaire

En format    PDF 94 pages

Résumé éditorial du dossier par Ariane Krol
Pilule amère

 

 

Empocher des millions de dollars de ristournes sur des médicaments génériques, comme de nombreux propriétaires de pharmacies l'ont fait au début des années 2000, est une faute déontologique, a jugé récemment le conseil de discipline de l'Ordre des pharmaciens du Québec.Une belle victoire pour le syndic, qui a porté cette affaire à bout de bras durant plus de sept ans.

Prochain défi?: les pratiques des pharmaciens envers les patients dont les médicaments ne sont pas couverts par le régime public.

L'assurance-médicaments a beau être universelle, les Québécois ne paient pas tous le même prix pour leurs pilules. Loin de là. La facture du pharmacien diffère selon que le client est assuré au public, la RAMQ (Régime d'Assurance Médicament du Québec) ou auprès d'un régime privé. Et d'un établissement à l'autre pour les assurés au privé. Les écarts sont spectaculaires.De 9 % à 80 % pour une même prescription, a constaté le magazine Protégez-Vous au printemps.

Peu de gens en sont conscients. D'abord parce qu'on n'a pas le réflexe de magasiner ses médicaments. Et aussi parce que l'effet immédiat est limité. Que vous soyez couvert par la RAMQ ou par une compagnie privée, l'assureur ne peut pas exiger plus de 963 $ de franchise et de coassurance par an. Une fois ce seuil atteint, il doit tout payer.

Grâce à ce plafond, tous les citoyens semblent aussi bien protégés. Mais pour ceux qui sont couverts par le privé, c'est là que ça se gâte. Car si les prix que les pharmaciens peuvent réclamer à la RAMQ sont sévèrement encadrés, ceux qu'ils facturent aux autres assureurs sont laissés à leur discrétion. Et ils sont souvent plus élevés.

Organisations intervenantes

Agence canadienne des médicaments et des technologies de la santé

American Sociological Association

Association canadienne des compagnies d'assurance des personnes (ACCAP)

Association québécoise des pharmaciens propriétaires (AQPP).

Ordre des pharmaciens du Québec

Régime d'assurance maladie du Québec

Sources

Magazine l'Actualité
18 juin 2010

Daily Telegraph
Grande Bretagne
13 août 2010

Sciencedaily.com
août 2010

Agence QMI
20 septembre 2010

Journal Le Devoir
14 septembre 2010

Journal La Presse
16, 17, 19  février 2008, 13,
15 septembre 2010


Journal Les Affaires
28 août 2010

Magazine Protégez-vous
16 septembre 2010

Société Radio-Canada Information
14 avril, 13 septembre 2010

Fusion de textes et commentaires par JosPublic Pour MétéoPolitique En ligne le 23 septembre 2010  

L’instauration d’un régime public universel permettrait de différencier les nouveaux médicaments afin de ne rembourser que ceux qui représentent une réelle avancée thérapeutique.

Parce qu’aujourd’hui, beaucoup de nouvelles molécules coûtent très cher alors qu’elles n’apportent rien de mieux que ce qui existe déjà, ce qui alourdit beaucoup le fardeau des finances publiques : ainsi, depuis 1985, le coût des médicaments a augmenté de plus de 10 % par an.

Un régime public universel serait aussi l’occasion de revoir les politiques industrielles actuelles, qui cherchent à soutenir le secteur pharmaceutique en gonflant artificiellement le prix des médicaments brevetés. Il est louable de vouloir soutenir cette industrie sur le plan national, mais encore faut-il que le jeu en vaille la chandelle. Or, actuellement, le coût de ces politiques est tout à fait disproportionné par rapport aux retombées économiques générées au Canada.

Le rapport étudie différents scénarios. En résumé, si on mettait en place un régime universel uniquement en éliminant le gaspillage lié aux assurances privées et en améliorant les choix thérapeutiques, on pourrait économiser 2,9 milliards de dollars, soit 12 % de l’ensemble des coûts.

Et si on éliminait les politiques industrielles actuelles, il y aurait moyen d’épargner jusqu’à 10,7 milliards, soit 43 % de l’ensemble des dépenses effectuées au pays.

Comment cela ?

Le Canada est le deuxième pays « le plus cher » au monde en matière de prix de détail des médicaments de prescription, et le troisième pour le prix des médicaments brevetés. Si on veut repenser de manière plus rationnelle les politiques industrielles et qu’on cherche à faire baisser le prix des médicaments brevetés, la première chose à faire est d’instaurer un système de prix de référence.

Autrement dit de s’assurer que, pour chaque catégorie thérapeutique, l’État rembourse le médicament le moins cher ayant un effet thérapeutique comparable à celui des autres. Ce système existe déjà en Nouvelle-Zélande et en Colombie-Britannique, par exemple, et on pourrait le généraliser à l’ensemble du Canada.

On pourrait mettre sur pied un régime public universel à partir du premier dollar dépensé. Ce régime couvrirait l’ensemble des frais et il n’y aurait ni franchise ni quote-part à payer. L’ensemble de la population aurait alors accès à des médicaments sans puiser directement dans ses poches.

Bien sûr, cela entraînerait une certaine croissance de la consommation – 10 % au maximum – et des frais au niveau public. Mais en bout de ligne, le problème d’accès aux médicaments serait réglé et les contribuables réaliseraient d’importantes économies, ne serait-ce qu’en éliminant le gaspillage lié à l’assurance privée et en améliorant les choix thérapeutiques.

Que devraient faire les gouvernements pour améliorer l’efficacité du système ?

Pour commencer, admettre que leurs politiques industrielles n’ont pas eu les retombées escomptées, ni en termes économiques ni en termes thérapeutiques. Au départ, elles visaient à encourager les investissements en recherche et développement (R&D).

Aujourd’hui, force est de constater qu’elles ont créé un modèle d’affaires qui fait que les firmes pharmaceutiques n’ont pas intérêt à effectuer une véritable R&D novatrice en matière thérapeutique. Au contraire, il aboutit à produire uniquement des versions à peine modifiées de molécules déjà présentes sur le marché. Ce qui permet d’allonger la durée de vie des brevets de ces me too drugs et de les transformer en blockbusters grâce au marketing.

À l’époque, les pharmas s’étaient engagées à maintenir un ratio de 10 % entre leurs investissements en R&D et leurs ventes. Cet engagement n’a pas été respecté et on est aujourd’hui rendu à 7,5 %. Cela prouve que les politiques excessivement coûteuses menées par nos gouvernements n’ont donné aucun résultat.

Plutôt que soutenir le secteur pharmaceutique privé dans l’espoir d’obtenir des innovations thérapeutiques, il vaudrait beaucoup mieux investir davantage dans le financement public de la recherche.

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Médicaments - Assurance essentielle
Extraits
Éditorialiste au journal Le Devoir, M. Jean-Robert Sansfaçon
Porte-parole du parti politique Québec Solidaire, Mme Françoise David

 

Le coût des médicaments prend une place grandissante dans le budget de la Santé, mais nos gouvernements ne savent plus comment traiter le malade. Alors que le Québec s'imagine à l'avant-garde avec son régime mixte d'assurance médicaments, il est encore loin d'offrir une couverture optimale au meilleur coût possible.

Il y a longtemps qu'on ne s'était pas donné la peine de faire une présentation détaillée du patchwork que constitue l'accès aux médicaments d'un bout à l'autre du Canada. Les chercheurs Marc-André Gagnon et Guillaume Hébert en arrivent à la conclusion qu'un régime d'assurance médicaments universel améliorerait l'accès pour tous, tout en faisant économiser entre 10 % et 42 % des coûts, selon l'hypothèse envisagée.

Les arguments ne sont pas vraiment nouveaux, mais la démonstration est à la fois cohérente et bien documentée. Ceux qui s'opposent à toute forme d'intrusion des gouvernements dans les affaires des compagnies pharmaceutiques et des financières de l'assurance y trouveront à redire, mais, au rythme où vont les choses en matière de coûts de la santé, il est devenu irresponsable de ne pas s'attaquer au problème de façon globale.

Y a-t-il un parti politique, au Québec, prêt à attraper la balle au bond?

La balle au bond... par Françoise David - Présidente, Québec solidaire

À votre question: «Y a-t-il un parti politique, au Québec, prêt à attraper la balle au bond?», nous répondons que Québec solidaire plaide depuis 2008 pour un régime universel et public d'assurance médicaments. Nous faisons le même constat que vous: le système hybride où cohabitent privé et public est beaucoup trop coûteux et demande un changement en profondeur.

Québec solidaire propose aussi la création de Pharma-Québec, un pôle public d'acquisition, de recherche et de production de produits pharmaceutiques. Ce projet aurait l'avantage de freiner substantiellement la croissance des coûts en santé, d'enrichir les capacités scientifiques du Québec et d'innover dans le domaine du médicament. La Nouvelle-Zélande, qui a adopté un modèle semblable, a réussi à faire diminuer les coûts d'acquisition de médicaments par l'État de 60 %, ce qui, dans le contexte actuel, n'est pas négligeable. Enfin, l'argent économisé permettrait d'être réinvesti dans d'autres pans du domaine de la santé comme l'augmentation du nombre de lits dans les hôpitaux ou l'embauche de davantage d'infirmières.

Pour en savoir plus

En format    PDF 94 pages

Publié le 13 septembre 2010

par Guillaume Hébert et Marc-André Gagnon

Dans ce rapport, nous montrerons qu’un régime d’assurance-médicaments, public, universel, pour l’ensemble des dépenses en médicaments prescrits, à partir du premier dollar dépensé, est économiquement possible et socialement souhaitable en termes d’équité et d’innocuité  des médicaments. De plus, nous montrerons que, dans un environnement institutionnel approprié, il serait le régime d’assurance-médicaments le plus efficace économiquement pour l’ensemble des citoyens du pays.

Centre canadien de politiques alternatives et l'Institut de recherche et d’informations socio-économiques

Sous-titres

Aon Consulting/Aon Conseil prend position
Les médicaments génériques à 25 %: des économies illusoires pour les régimes privés?

Pfizer et son médicament Lipitor sèment la pagaille

Résumé du dossier: une opinion d'Ariane Krol

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par Marc-André Gagnon des universités de Carlton et d'Harvard

Extrait d'un éditorial
de Jean-Robert Sansfaçon et réponse de Françoise David du parti politique Québec solidaire

 

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