Retour à : Plan du site - Entrée de MétéoPolitique - Santé - Médicaments - Regard sur les médicaments

Papillome humain et cancer de l'utérus
Colombie, France et Québec
Il faut  arrêter de vacciner pour contrer le cancer du col de l'utérus

Des jeunes filles frappées par un mal étrange en Colombie. En France la famille de Lucie a porté plainte suite à une maladie neurobiologique. Au Québec, après le décès d'Annabelle Morin et l'important débat dans la communauté scientifique, la Santé publique décide de ne pas donner la troisième dose prévue à son programme de vaccination. Voilà la preuve que l'évaluation initiale du vaccin a été bâclée de A à Z ! Finalement bonne nouvelle au Québec la médecine semble prendre le dessus sur les actuaires de la santé publique. Bien sûr le vaccin a causé d'énormes souffrances chez les jeunes filles, mais la cause première ne serait-elle pas les conflits d'intérêts chez les médecins, les scientifiques et les compagnies pharmaceutiques?

                                                                                                   - JosPublic

 
 

 

 

Colombie
Des jeunes filles frappées par un mal étrange

 
 

Des jeunes filles qui tremblent et s'évanouissent avec des convulsions. Un mal étrange frappe une petite localité dans le nord de la Colombie, où les habitants mettent en cause une campagne de vaccination contre le virus du papillome humain (VPH).

À El Carmen de Bolivar, près du port caribéen de Carthagène, des dizaines d'adolescentes ont vécu les mêmes symptômes: les mains glacées, le visage blême et la perte de connaissance.

«Ils m'ont vaccinée en mai et les premiers évanouissements ont commencé en août.

Mes jambes sont devenues lourdes, je ne sentais plus mes mains. Quand je me suis réveillée, j'étais à l'hôpital», raconte à l'AFP Eva Mercado, 15 ans, après sept pertes de connaissance en un mois.

Pour la plupart des familles touchées dans cette ville de 67 000 habitants, cela ne fait aucun doute. C'est le résultat de la campagne nationale de vaccination contre le VPH, une des infections sexuelles les plus courantes, qui peut déboucher sur des cancers de l'utérus.

Le modeste hôpital Notre-Dame est submergé par l'arrivée d'adolescentes inconscientes. Il n'est pas rare de voir des pères paniqués, venant y transporter leur fille inanimée en moto, sur les routes en terre de Carmen de Bolivar. Les médecins cherchent à constater une hypoglycémie ou une éventuelle trace de consommation de drogue. En vain.

Selon un des responsables de l'hôpital, Augusto Agamez, quelque 370 mineures ont été prises en charge. Parmi les patients, il y a aussi eu un garçon.

«Il n'y a pas de diagnostic, ni de traitement spécifique», explique-t-il à l'AFP, en soulignant que l'établissement aide aussi «les familles à gérer ces crises».

À leur réveil, les jeunes patientes se voient enseigner par les infirmières des techniques de respiration à travers un gant de latex. Elles reçoivent aussi du sérum physiologique et de l'oxygène. Une fois rétablies, elles repartent en attendant la prochaine rechute.

«Ils m'ont déjà emmenée seize fois à l'hôpital le mois dernier», témoigne Beatriz Martinez, 15 ans elle aussi. Pour elle, tout a commencé par des maux de tête et de dos, avant que ses membres ne soient atteints. Sa mère doit l'aider à prendre son bain, car ses jambes ne la portent plus.

Les jeunes filles atteintes ne sortent plus s'amuser dans les rues, certaines restant même cloîtrées.

«Ma fille n'est plus la même», confie Jhon Jairo Mercaco, un vendeur ambulant. Il assure qu'il ne l'avait jamais conduite à l'hôpital depuis sa naissance.

«Je suis désespéré», renchérit William Montes, un paysan qui a dû descendre de la montagne avec ses deux filles dans un hamac pour les faire soigner en ville.

Cette épidémie inexpliquée a soulevé un émoi dans tout le pays et le président Juan Manuel Santos est lui-même monté au créneau. Affirmant que la campagne de vaccination était sûre, le chef de l'État a évoqué un «phénomène de suggestion collective».

Une réaction qui a provoqué une immense colère à Carmen de Bolivar, une région déjà très éprouvée par le conflit armé secouant la Colombie depuis un demi-siècle. Dans les années 80, des affrontements entre guérilleros et paramilitaires y ont fait une centaine de victimes.

Le ministre de la Santé Alejandro Gaviria y a récemment été accueilli sous les huées et des incendies de pneus.

S'il a promis une série de mesures - recensement des patientes, nouveaux examens, aide psychosociale - , le ministre a toutefois écarté l'idée de suspendre les vaccinations. «Nous n'avons pour le moment aucune raison d'arrêter», a fait valoir M. Gaviria.  Un discours qui est loin d'avoir convaincu les parents dont la vie familiale, mais aussi professionnelle se retrouve bouleversée.

Alejandro Gaviria

«Ce n'est pas une hystérie collective, une manipulation. Si tu vois ta fille avec ces symptômes après la vaccination, à quoi d'autre s'en prendre?», lance Maria Veronica Romera, la mère d'une adolescente de 13 ans bien amaigrie.

Une campagne de vaccination agressive en France

Médicament, vaccin, Gardasil, col de l'utérus, cancer, Colombie, France Québec, Dangereux vaccins, décès suite au vaccin
 

France
Lucie est victime du Gardasil

 
Médicament, vaccin, Gardasil, col de l'utérus, cancer, Colombie, France Québec, Dangereux vaccins, décès suite au vaccin

« Le papillomavirus humain » HPV est accusé de provoquer des cancers de l'utérus. Un vaccin existe, le Gardasil. Mais il a des effets secondaires dévastateurs chez certaines adolescentes, comme Lucie, de Paimpol, dont la famille a porté plainte.

Lucie avant ? Un vrai garçon manqué ! Casse-cou et multisportive : athlétisme, danse, basket, foot, lutte russe, judo, canoë, voile, vélo...

Mais ça, c'était avant. Avant de se faire injecter le vaccin Gardasil, préconisé par la médecine, qu'elle soit scolaire ou familiale. Un vaccin d'autant plus préconisé pour Lucie, que sa maman, Tania, a lutté elle-même contre un cancer de la thyroïde, du sein et de l'utérus en 2000.

L'adolescente recevra trois injections, en mars, en mai et en août 2011. « C'est lors de la dernière que tout a commencé », raconte-t-elle. « Mon bras est devenu bleu de partout et s'est engourdi, j'avais de la fièvre et nous étions à quelques jours de mon entrée en seconde au lycée. Début septembre, en cours de sports, il a fallu appeler les ambulanciers, car j'avais l'impression que mon coeur s'arrachait de ma poitrine ».

Transportée au centre hospitalier de Saint-Brieuc, avant d'être transférée à Rennes pour des examens ou encore à Paris, dans les hôpitaux Necker et de la Salpêtrière, Lucie, comme sa famille, s'entendra tout dire. « Elle est épileptique, elle se drogue, elle est enceinte, elle a été piquée par une tique... ».

Narcolepsie, douleurs... Lucie passe alors d'un état à un autre, entre colère et hilarité. La clinique du sommeil de Rennes décèle chez elle une narcolepsie (trouble d'origine neurobiologique du sommeil qui provoque un endormissement involontaire et soudain et qui peut durer plusieurs jours). En parallèle, elle souffre de violentes douleurs dans les membres inférieurs, réduisant vite son quotidien à l'usage d'un fauteuil roulant.

Grâce à la solidarité rencontrée au lycée Notre-Dame de Guingamp, aux Bouchons d'Espoir et au Rotary de Paimpol, Lucie passe son bac S avec brio en juin 2014 et s'apprête à intégrer l'IUT de Lannion en production informatique, avant de réaliser un autre rêve, celui de devenir journaliste.

La paralysie progresse vers ses membres supérieurs. Sa peau se couvre de plaies. Son quotidien laisse pantois : traitement lourd pour réguler son sommeil, douze médicaments différents, soins kiné, balnéothérapie, psychothérapie. La jeune fille s'accroche malgré tout et elle a des amis précieux.

« Je ne suis pas un pourcentage de perte ». Ce qui force le respect chez elle, c'est son sourire.

« En vouloir à quelqu'un ? Mais à qui ? Je vis ça comme une épreuve que l'on m'a envoyée. J'étais hyperactive? Ben maintenant, je suis super-calme et je lis ».

«

Le laboratoire Sanofi me compte dans son pourcentage de dégâts, je suis un chiffre pour eux et ça, c'est juste insupportable

»

Pour cette raison, ses parents ont porté plainte contre le laboratoire et l'Agence nationale du médicament.

Pourtant, selon le président du comité technique des vaccinations cité par le journal Le Point, « aucune preuve scientifique n'établit de lien entre le vaccin et une quelconque maladie auto-immune. « C'est en effet ce qui nous est dit », souligne Tania, sa maman.

« Pour eux, l'aluminium contenu dans le Gardasil aurait révélé un état latent ». La jeune fille a le mot de la fin. « J'aurais peut-être une vie en fauteuil, mais j'aurais une belle vie. Je rêve de voyage en Corée du Sud, au Japon, en Égypte pour faire des fouilles. Des fois, c'est dur moralement, mais on tient ».

Médicament, vaccin, Gardasil, col de l'utérus, cancer, Colombie, France Québec, dangereux vaccins, décès suite au vaccin
 

Au Québec : la 3e dose du vaccin est annulé
Québec continuera tout de même de mener des tests durant cinq ans

 
Médicament, vaccin, Gardasil, col de l'utérus, cancer, Colombie, France Québec, Dangereux vaccins, décès suite au vaccin

Le ministère de la Santé n’administrera pas la troisième dose du vaccin contre le virus du papillome humain (VPH), prévue au calendrier vaccinal en troisième secondaire, compte tenu des données scientifiques actuelles, qui indiquent que deux doses assurent une protection similaire à un coût optimal, et des limites de l’« acceptabilité » d’une troisième dose dans la population.

Malgré cette décision, basée sur la recommandation claire du Comité d’immunisation du Québec (CIQ) faite en 2013, le ministère de la Santé et des Services sociaux financera, au cours des cinq prochaines années, une étude pour continuer de tester l’efficacité d’une troisième dose auprès de 4000 jeunes filles faisant partie des trois premières cohortes vaccinées lors du lancement du programme, en 2008. Cette vaste recherche sera menée de façon conjointe par le Centre de recherche du CHUM et celui du CHUQ à Québec. 

Cette position surprenante, qui semble nier la nécessité d’une troisième dose tout en continuant à tester son efficacité, découle aussi de recommandations du CIQ, qui estime qu’un suivi scientifique s’avère plus sécuritaire, compte tenu du faible recul dont dispose la communauté scientifique à l’égard de ce vaccin relativement récent. Plus encore, l’étude vise à vérifier concrètement si le taux d’infection et de lésions vaginales sera différent chez les filles ayant reçu deux ou trois doses, une fois que celles-ci seront sexuellement actives. 

« Le but de l’étude est de s’assurer que les deux doses vont donner la protection attendue. On sait, grâce au niveau des anticorps, que la réponse immunitaire au vaccin est très bonne chez les plus jeunes de 9-10 ans, même meilleure que chez les filles de plus de 16 ans. Mais la question qui reste en suspens, c’est la durée de la protection.

On va avoir la seule étude qui pourra apporter une réponse à cette question », indique la Dre Marie-Hélène Mayrand, cochercheuse principale de l’étude, affiliée au CR-CHUM.

Depuis six mois, des centaines de lettres ont ainsi été envoyées dans la région de Québec et de Montréal pour recruter des élèves des trois premières cohortes qui ont aujourd’hui 14 ou 15 ans, afin de comparer les taux d’infection et de lésions vaginales qui seront observés entre 15 ans et 20 ans chez un groupe contrôle, ayant reçu deux doses du vaccin, et l’autre groupe, qui recevra la troisième dose.

Des jeunes filles se sont déjà portées volontaires et ont été associées au hasard à l’un ou l’autre des deux groupes. Toutes les participantes devront se soumettre à des prélèvements sanguins et fournir des autoprélèvements de sécrétions vaginales tous les six mois pendant cinq ans.

Comme les jeunes de 9 à 10 ans n’ont pas encore d’activités sexuelles, les études produites jusqu’ici ne démontraient que l’efficacité du vaccin à produire des anticorps contre le VPH. En 2013, une étude canadienne a d’ailleurs établi que le taux d’anticorps chez les préadolescentes vaccinées était aussi bon, qu’elles aient reçu deux ou trois doses. La Suisse a adopté depuis une politique d’immunisation préconisant seulement deux doses. Trois doses sont toujours données dans les autres provinces canadiennes, sauf en Colombie-Britannique.

Réduction sécuritaire ou budgétaire: 8,5 millions $ de moins

 Interrogé sur les raisons de l’abandon de la troisième dose, le ministère de la Santé a répondu que l’administration de celle-ci avait toujours été hypothétique et qu’il s’est rangé l’an dernier à l’avis du comité d’immunisation lui recommandant de ne pas aller de l’avant avec son projet initial. Alors que, en 2012-2013, le coût du programme était de 18,5 millions $, il plafonnera à 10 millions $ en 2013-2014, compte tenu de l’abandon de la troisième dose.

Dans une réponse livrée par courriel, l’attachée de propagande du ministère de la Santé, Stéphanie Ménard, précise que cette décision « n’est aucunement liée à une question de coûts ». « L’objectif [du ministère de la Santé] est d’offrir la meilleure protection contre le VPH et, selon les données scientifiques disponibles, l’administration de deux doses est suffisante », a-t-elle répondu. Québec dit en sus qu’il se conforme ainsi aux récentes recommandations en ce sens de l’Organisation mondiale de la santé.

Par conséquent, cette diminution du nombre de doses n'est pas une décision scientifiquement fondée (puisque les essais cliniques de ces vaccins ont été méthodologiquement biaisés dès le départ) mais commercialement réfléchie.

Il est évident qu'en réduisant de 3 à 2 le nombre de doses chez un groupe d'âge, cela va mathématiquement conduire à un moins grand nombre d'effets secondaires graves.

Donc, tout ceci va contribuer à noyer le poisson.


Commentaire de
JosPublic

Cette différence de "traitement" entre le groupe des 9-13 ans et des 14 ans et plus ne se justifie pas médicalement, il n'y a pas de différence à ce point significative à 3 ou 4 ans près en termes immunologiques pour justifier cette modification de schéma.

La réalité, c'est qu'il serait à juste titre très mal accepté par les trop nombreuses jeunes filles déjà rendues malades par ces vaccins d'apprendre que finalement, la troisième dose de trop qui a parfois fait basculer leur vie à jamais était finalement superflue et qu'elle a été reçue inutilement. Voilà la recette la plus vraisemblable de la stratégie de communication et du "soin de l'image" de ces vaccins.

Un vaccin toujours controversé

Linda Morin

Alors que Québec suspend l’administration de la troisième et ultime dose du vaccin contre le virus du papillome humain (VPH), Linda Morin, qui demeure persuadée que ce vaccin a joué un rôle dans le décès de sa fille Annabelle, croit qu’on aurait avantage à miser sur le dépistage préventif.

Le 9 juin 2014, le journal Le Devoir indiquait que le ministère de la Santé avait pris la décision de ne pas administrer la troisième dose du vaccin contre le VPH prévue à la campagne de vaccination chez les adolescentes de troisième secondaire.

La raison évoquée : les données scientifiques actuelles indiqueraient que deux doses assureraient une protection similaire à un coût optimal. L’économie se chiffrerait à 8,5 M$ pour le Québec.

«Cette décision est purement politique et économique, selon moi. Si au moins l’argent économisé pouvait être réinvesti dans la prévention du cancer du col de l’utérus [provoqué par les différentes souches de VPH], en incitant les filles actives sexuellement à passer régulièrement un test Pap», souhaite Linda Morin.

Depuis le décès de sa fille Annabelle, en décembre 2008, cette Lavalloise mène une croisade contre le vaccin Gardasil, persuadée que ce dernier est en cause dans le décès de sa fille qu’elle a retrouvée morte dans sa baignoire. «Cesser d’administrer la troisième dose ne règlera pas la situation. Le problème, c’est la première dose», croit Mme Morin.

Vaccin accusé

Dans son rapport sur la mort d’Annabelle Morin, déposé en décembre 2010, le coroner Michel Ferland conclut que la noyade est la cause de la mort. Il précise qu'il s'agit d'une mort naturelle qu'on ne peut expliquer, mais n'écarte pas la possibilité que le vaccin puisse être en cause.  Il soulève aussi des questions sur le programme de vaccination contre le VPH et recommande à Santé Canada et au ministère de la Santé de mieux informer la population sur les effets secondaires que peut produire le vaccin.

Annabelle Morin

Il mentionnait qu’aux États-Unis, la National Vaccine Information Center répertoriait, à l’époque, 78 décès liés à ce vaccin et suggérait qu’une étude de la sorte soit menée au Canada.

Le vaccin continue aussi de faire couler beaucoup d’encre un peu partout, dont en Europe où des causes judiciaires contre l’entreprise pharmaceutique qui commercialise le produit sur le vieux continent, JV Sanofi Pasteur MSD, ont été entamées.

«En France, il y a 52 cas judiciaires contre le Gardasil. Un des dossiers est même devant une Cour criminelle», soutient Mme Morin qui est en contact avec des filles et leurs parents qui ont connu différentes formes de manifestation d’effets secondaires après avoir reçu ce vaccin.

Au Canada, la Colombie-Britannique a déjà emboîté le pas, tout comme le Québec, et n’administre que deux doses, comme la Suisse également.

De son côté, l’entreprise pharmaceutique qui a créé le vaccin, Merck, maintient qu’il faut trois doses pour que l’efficacité du produit soit optimale.

Le débat sur son utilité réelle divise toujours médecins et scientifiques, les études actuelles montrent que le vaccin contre le VPH protège à 100 % contre les condylomes et à 90 % contre deux types de virus du papillome humain, à l’origine de 70 % des cas de cancer du col de l’utérus. Seulement 10 % des infections au VPH sont susceptibles de dégénérer en lésions cancéreuses. 

Source: Le Télégramme; Agence France Presse; Le Devoir pour SPEQ Le Devoir Inc. L'Echo de Laval pour Transcontinental Inc.; Initiative citoyenne.

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, et titrage par : JosPublic
Publication : 8 septembre 2014

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

Retour à : Plan du site - MétéoPolitique - Santé - Médicaments - Regard sur les médicaments - Haut de page

Photo de fond d'écran: au microscope Le papillomavirus humain