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Plus d'une centaine de plaintes contre le vaccin Gardasil

En 2010, 180 000 jeunes Québécoises ont reçu au moins une dose de ce vaccin, ce qui représente une couverture de 80 % des jeunes ciblés.es. «Aucune autre province ne fait mieux », se réjouit le Dr Marc Steben, chercheur pour le compte de Merck et président du comité sur les infections transmises sexuellement à l’Institut national de santé publique du Québec.

Déjà, à première vue, il y a matière à s'interroger sur la présence d'un chercheur privé, d'une compagnie multinationale qui vend des vaccins, à la présidence du comité sur les infections. N'avons-nous pas appris à la Commission Charbonneau que des ingénieurs de bureaux d'ingénierie conseil étaient imbriqués dans les comités de Transport Québec et que c'était de la collusion systémique?

Où est l'indépendance de ce comité, qui ne peut contredire celui qui fabrique le médicament car le ministère n'a pas de laboratoire de contre-expertise pour valider les affirmations de la multinationale. Voilà des pratiques de mauvaise gouvernance au ministère de la Santé!


Présentation par
JosPublic

Aux États-Unis il y a eu déjà 81 cas en analyses et 63 cas reconnus et dédommagés pour les effets secondaires permanents ou temporaires du fameux vaccin. En France, et ce n'est pas la première, une nouvelle affaire sanitaire pourrait faire l'objet d'une enquête pénale avec le dépôt d'une plainte par une jeune femme de 18 ans visant le Gardasil (Sanofi Pasteur MSD) et l'Agence nationale du médicament ( 01 ), accusant ce vaccin contre le cancer du col de l'utérus de graves effets secondaires sur le système nerveux central. Plus de détails ci-dessous.

 
 

États-Unis au Wisconsin, deux soeurs accusent le vaccin HPV
d'avoir rendu leurs ovaires infertiles

 
 

Madelyne Meylor, 20, et Olivia Meylor, 19 ans, ont déposé un recours au gouvernement fédéral, expliquant qu'elles croient que le vaccin Gardasil contre le papillomavirus ou HPV ( 02 ) en est responsable. Les Meylor expliquent qu'elles vivent une ménopause prématurée marquée par de l'insomnie, des maux de tête et des attaques de sueurs nocturnes et que probablement elles ne pourront jamais devenir enceintes.

Madelyne Meylor, 20 ans (à gauche), et sa soeur Olivia, 19 ans,
à leur résidence de Mount Horeb, Wisconsin.

Les responsables de la santé états-unienne recommandent trois doses du vaccin aux filles et garçons âgés.es entre 11 et 12 ans pour prévenir certains cancers dont ceux du cerveau, de la gorge, des parties génitales.

Deux marques sont disponibles: Gardasil, approuvé en 2006 et Cervarix, approuvé en 2009.

Le fabriquant du vaccin, Merck and Co., soutient que les preuves ne supportent pas une relation entre la condition des soeurs et le vaccin.

L'avocat de Merck, Mark Krueger, a expliqué aux journalistes que c'est la première fois qu'il y a une réclamation du genre à se rendre au Programme de compensation des blessures par vaccin, une cour spéciale pour établir et évaluer les réclamations provenant d'effets des vaccins.

Le Center for Disease Control and the Food and Drug Administration soutient que le vaccin est sécuritaire et devrait aider à prévenir 18 000 cancers chez les femmes et 8 000 cancers chez les hommes provenant du HPV annuellement.

Le Programme "vaccine injury program/ programme de compensation pour les effets néfastes des vaccins" a autorisé des réclamations dans 68 cas pour un montant de 5,9 millions $ de compensation. Selon le Judicial Watch, une fondation non partisane, le programme a refusé 63 cas et 81 autres sont en entente d'analyse.

«J'espérais avoir une grosse famille, mais je ne sais plus si cela pourra être possible» affirme Madelyne Meylor"

 
 

En France, le cancer du col de l'utérus: le vaccin Gardasil visé par une plainte

 
 

Marie-Océane Bourguignon (c), qui a déposé plainte
contre les graves effets secondaires qu'elle impute au vaccin Gardasil,
entourée de ses parents, le 22 novembre 2013 à Bordeaux

 

Marie-Océane Bourguignon a été vaccinée au Gardasil à 15 ans, comme quelque 2,3 millions d'adolescentes françaises ainsi traitées préventivement contre ce cancer touchant près de 3 000 personnes annuellement.

Elle a juste 18 ans et, selon ses propres dires, « a peur du futur ». Avant, elle était très active, toujours souriante, pratiquait la danse et se préparait à entrer dans un lycée hôtelier pour suivre la voie familiale. Aujourd’hui, Marie-Océane Bourguignon est toujours fatiguée, ne peut plus se mettre au soleil, a beaucoup de mal à finir une semaine entière de scolarité dans son lycée bayonnais et est plus accro aux informations judiciaires qu’aux lectures de son âge. Entre-temps, elle aura passé un an entre hospitalisations et déplacements en fauteuil roulant.

Le 11 octobre 2010 - à 15 ans - Océane reçoit une première dose de vaccin Gardasil, préconisé dans le cadre de la prévention du cancer du col de l’utérus. C’est l’époque où la pub du labo bat son plein sur les écrans de télé, poussant les mères à « protéger » leurs filles. C’est aussi l’époque où le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, prend fait et cause pour cette vaccination. D’ailleurs, note Me Jean-Christophe Coubris, l’avocat bordelais qui a pris en main la défense de Marie-Océane, « l’autorisation de mise sur le marché du Gardasil avait été accordée en septembre 2006, avant la fin de l’étude rendue publique en mai 2007 par le laboratoire ».

Une vaccination intervenue, selon l'avocat, après un véritable «tapage médiatique», visant parfois à «culpabiliser» les parents pour qu'ils choisissent ce traitement.

Le 13 décembre 2010, la jeune fille subit une deuxième injection du vaccin. Alors qu’après la première, Marie-Océane avait souffert d’une faiblesse motrice de quelques secondes pendant quelques jours, elle est cette fois victime à la mi-février 2011 d’épisodes de vertiges avec vomissements, d’une faiblesse généralisée et d’une instabilité à la marche.

Elle est hospitalisée en mars à l’hôpital de Dax, les médecins suspectant soit une encéphalomyélite aiguë dissimulée (Emad), soit une sclérose en plaques (SEP). Elle suit un traitement par corticoïdes, mais en avril ne peut plus marcher. Réhospitalisée au CHU de Bordeaux, elle bénéficie d’échanges plasmiques. Mais, en août, une nouvelle poussée inflammatoire avec perte de la vue, de la marche et paralysie faciale la fait admettre en urgence au CHU de Bordeaux. Son état ne se stabilisera qu’en août 2012.

La commission d’indemnisation des accidents médicaux d’Aquitaine ordonne une double expertise qui amène la même conclusion : « Il existe un lien de causalité entre la première injection de Gardasil et la survenue d’une réaction inflammatoire aiguë du système nerveux central qui, dans un deuxième temps, après la seconde injection, a décompensé un processus immunitaire. » Et ajoute : « La cascade inflammatoire démyélinisante post-vaccinale ayant atteint l’intéressée présente tous les caractères objectifs d’imputabilité médico-légale. »

Risque absent de la notice

Me Coubris a donc déposé une plainte auprès du tribunal de Bobigny contre le laboratoire Sanofi Pasteur et contre le directeur général de l’Agence nationale de sécurité du médicament pour « atteinte involontaire à l’intégrité de la personne humaine ».

L'avocat fait remarquer que la notice d’information du vaccin ne mentionne à aucun moment le risque inflammatoire pour le système nerveux central, alors que le député Gérard Bapt assure : « Les chiffres de la pharmacovigilance montrent que les effets indésirables graves liés à la vaccination sont supérieurs au bénéfice hypothétique escompté en termes de réduction du cancer du col utérin. » Le Gardasil ne protège en fait que contre quatre souches de papillomavirus, mais il en existe huit autres.

Le Gardasil a aussi été le premier vaccin pour lequel on a utilisé de la L-histidine sans expliquer pourquoi. La L-histidine est un acide aminé présent dans l’organisme et nécessaire à son bon fonctionnement. Mais son injection peut le faire considérer par le système immunitaire comme un ennemi.

Coïncidence ou lien de causalité?

Sanofi Pasteur MSD a confirmé la conclusion, mais la conteste. Selon le laboratoire, elle s'appuie «uniquement sur la constatation d'une coïncidence temporelle entre les symptômes de la maladie et de la vaccination», sans prouver le lien de causalité.

Pour mettre en cause le vaccin, «il faut regarder si la maladie est plus fréquente chez un groupe de jeunes filles vaccinées que chez un groupe de jeunes filles non vaccinées», a déclaré André Dahlab, directeur adjoint des affaires médicales chez Sanofi Pasteur MSD, or aucune étude n'a jamais établi «d'incidence supérieure», assure-t-il en défendant la thèse de la «coïncidence».

L'utilité du vaccin contre le cancer du col de l'utérus fait débat en France, où des patientes ont déjà saisi des commissions régionales d'indemnisation des accidents médicaux, pour des effets secondaires liés selon elles au Gardasil, lancé en 2006.

Au-delà du Gardasil, note l'avocat, «il y a de plus en plus conscience au sein du corps médical de la dangerosité d'un adjuvant (booster) présent dans presque tous les vaccins (y compris le Gardasil), le sel d'aluminium».

«Ce que Marie-Océane recherche par ce dépôt de plainte c'est une information: que chaque patient qui veut se faire vacciner ait conscience des risques», dit-il.

De son côté Sanofi Pasteur MSD a regretté dimanche «le discrédit» ainsi jeté sur le vaccin et la «perte de chance» que cela pourrait supposer pour les jeunes filles.

Selon l'InVS (Institut national de veille sanitaire), moins d'un tiers des adolescentes françaises étaient en 2011 vaccinées contre le cancer du col de l'utérus, le 12e cancer le plus fréquent chez les femmes.
( 03 )

 
 

 "Contre le cancer du col de l'utérus, préférez le frottis"
                                     - 
Dr. Philippe de Chazournes

 
 

Pour le chef de file des médecins opposés au vaccin Gardasil contre le cancer du col de l'utérus, Philippe de Chazournes, généraliste à l'île de la Réunion, ni son efficacité ni son innocuité ne sont prouvés.

 

Êtes-vous surpris de la plainte déposée au pénal par Marie-Océane Bourguignon, une patiente de 18 ans, contre le fabricant du Gardasil?

 

Non. C'est la suite logique pour un dossier qui a d'abord été déposé devant la commission régionale de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux (CRCI) d'Aquitaine. Marie-Océane et sa famille se battent déjà depuis trois ans. Pour ma part, j'avais commencé à dénoncer le scandale dès 2008.  

Pourquoi vous êtes-vous intéressé à cette question?

 

La vaccination contre le cancer du col de l'utérus a fait l'objet d'une campagne très intense de communication. Les publicités dans les pharmacies, les tracts distribués dans les salles de cinéma, le spot télévisé, tous ces supports incitaient les jeunes filles à se rendre chez leur généraliste pour se faire vacciner. Alors je me suis penché sur ce dossier. J'y ai passé des milliers d'heures. Attention, je ne fais pas partie d'un mouvement anti-vaccinal ! Je suis un militant des données validées en médecine et, avec le Gardasil, je n'y ai pas trouvé mon compte.  

Que reprochez-vous à ce vaccin ?

 

C'est simple : ni son efficacité, ni son innocuité ne sont prouvés à ce jour. On a d'autant plus de mal à y voir clair que les intérêts financiers en jeu sont importants. Il s'agit d'un marché mondial, ce qui n'était pas le cas dans le scandale du Mediator, qui est resté un problème franco-français.  

Quelle attitude recommandez-vous aux jeunes filles en âge d'être vaccinées?

 

Je suis pour le bon sens. Dans le cancer du col de l'utérus, il existe un moyen de dépistage, le frottis, et un traitement. Il n'y a donc pas péril en la demeure. Pourquoi se précipiter sur le vaccin, alors que les données ne sont pas claires ? Préférez le frottis.  

Celles qui ont déjà été vaccinées doivent-elles s'inquiéter?

 

Je n'ai pas la réponse. Ce qui est sûr, en revanche, c'est qu'elles doivent réaliser régulièrement un frottis à partir de l'âge de 20 ans, seul moyen prouvé d'éviter le cancer du col de l'utérus.  

En 2011, vous aviez réussi à organiser une réunion-débat à l'Assemblée nationale sur le Gardasil. A-t-il eu des suites?

 

Aucune. Il a seulement permis d'identifier clairement, parmi les interlocuteurs sur ce dossier, ceux qui étaient de bonne volonté et les autres. La Haute Autorité de santé (HAS) a été la seule à accepter de participer à cette réunion. D'ailleurs, la HAS n'a pas fait de promotion pour le vaccin. Elle défend l'alternative du dépistage, le frottis.  

Rien n'a changé, depuis deux ans?

 

Sur le Gardasil, non. Mais sur la question, plus générale, des conflits d'intérêt au sein des autorités sanitaires, si ! Le président de la HAS et celui de l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) ont compris le problème et se sont attelés à y remédier. Ce n'est pas le cas, en revanche, du Comité technique de vaccination et du Haut comité de santé publique (HCSP). Ce sont ces deux instances qui ont donné leur avis sur le Gardasil. Elles sont moins sous les feux de la rampe, mais elles mériteraient d'être elles aussi recomposées de manière à éviter les conflits d'intérêt chez leurs experts.  

On s'attendrait à trouver la revue médicale Prescrire à vos côtés, dans le combat pour une information plus transparente sur le Gardasil. Or ce n'est pas le cas...

 

Prescrire reste une référence en matière d'information médicale indépendante. Sa force, c'est de prendre le temps de la réflexion. Mais sur ce dossier, la rédaction se montre trop frileuse. Son avis, c'est que les données disponibles ne permettent pas de mettre en doute le vaccin. Elle ne tranche pas. Peut-être que l'avenir montrera que le Gardasil est un vaccin génial, c'est possible ! Ce qui est sûr, c'est que les études scientifiques ne l'ont pas prouvé. Et que ce vaccin n'est pas indispensable.  

Que va changer la plainte déposée par Marie-Océane Bourguignon?

 

Je regrette qu'il faille attendre qu'une personne malade se retrouve ainsi sous les feux de l'actualité pour que le problème soit examiné sérieusement. Ce n'était peut-être pas le choix de cette jeune femme, au départ, de médiatiser ainsi son histoire... J'imagine que son cas va encourager d'autres patients et leurs médecins à déclarer les effets secondaires observés après la vaccination et qu'on aura bientôt une meilleure perception de la situation en France. J'espère surtout qu'une mission parlementaire d'enquête va voir le jour, comme pour le Mediator ou la vaccination contre la grippe H1N1. ( 04 ) Celle-ci permettrait de connaître les raisons pour lesquelles ce vaccin a été mis sur le marché de manière précipitée, alors que son efficacité et son innocuité n'étaient pas démontrées.  

Et vous, dans votre cabinet, que dîtes-vous à vos patientes?

 

Avec mon associé, nous n'avons jamais vacciné avec le Gardasil. Nous proposons des frottis de dépistage. Je rappelle que si l'ensemble des femmes réalisait des frottis réguliers, le cancer du col de l'utérus pourrait disparaître.

 
 

Québec: programme d'indemnisation des victimes d'une vaccination

 
 

Question de protéger les fabriquants de vaccin, en 1985, le Québec s’est doté d’un programme d’indemnisation des victimes d'une vaccination sans égard à la faute. Un citoyen ou une citoyenne ne peut pas poursuivre une compagnie pharmaceutique. Ce genre de loi existe partout où les compagnies fabriquent et vendent des vaccins. La Loi sur la santé publique, adoptée en décembre 2001, a reconduit le programme.

Information sur le programme

 

Sources: La Presse/Gesca pour Power corporation of Canada, Le Sud-Ouest pour la famille Lemoîne et alliés, Agence de presse Associated Press The Daily

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Publication : 24 novembre 2013

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Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notes & Références encyclopédiques:

01
 

À propos de Gardasil (Sanofi Pasteur MSD) et de l'Agence nationale du médicament de France

 

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02
 

Sisters claim heads to federal court Wisconsin State Journal - Sur Wisconsin State Journal

 

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03
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Au Japon, on ne recommande pas aux jeunes filles d'avoir recours à la vaccination HPV

Rappelons qu’en juin 2013, le ministère japonais de la santé avait décidé de suspendre ses recommandations au sujet de la vaccination HPV, estimant que la population ne disposait pas d’informations suffisantes sur les possibles effets secondaires sur les deux vaccins HPV autorisés, en l’occurrence celui de Merck (Gardasil, contre HPC 16, 18 et 6 et 11) et de GlaxoSmithKline (Cervarix, contre HVP 16 et 18).

BÉNÉFICE-RISQUE. Il convient de souligner que depuis plusieurs années le rapport bénéfice-risque de la vaccination HPV chez les jeunes filles (comme chez les jeunes garçons qui peuvent transmettre le virus HPV) est l’objet de polémiques, parfois vives, au sein de la communauté des infectiologues, experts en santé publique et immunologistes.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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04

À propos de la vaccination contre la grippe A H1N1 - Sur MétéoPolitique

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