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On exige la langue de bois à Pierre-Karl Péladeau

Durant un débat organisé par le Comité national des jeunes du PQ (CNJPQ) le 18 mars 2015 à l’Université Laval, un militant a demandé à Pierre-Karl Péladeau si: « les immigrants, c’est un problème pour le Québec ? ».

M. Péladeau a rétorqué que le « Parti québécois a toujours été un parti ouvert » et que ça serait toujours le cas sous sa gouverne. Il dit avoir l’« intention » de « rassembler le plus large possible » pour réaliser l’indépendance du Québec.

Face à l’afflux de milliers de nouveaux arrivants chaque année, les indépendantistes « n’ont pas 25 ans devant eux» pour faire le projet de pays. « Avec la démographie, avec l’immigration, c’est certain qu’on perd un comté chaque année », avait-il laissé tomber devant un parterre de quelques centaines de personnes. Le candidat à la direction du Parti québécois a précisé qu'il souhaite faire «contrepoids à l'énorme machine de propagande fédérale», qui a la mainmise sur l'immigration.

Voilà les faits, c'est-à-dire ce que Pierre-Karl Péladeau a dit et aussi cette réalité faisant partie de toute analyse politique. Il n'aurait jamais dû s'excuser. Pierre Allard, blogueur érudit, ex-éditorialiste au journal Le Droit rétorque ci-dessous aux hypocrites fervents du langage politiquement correct et de la langue de bois.
                                                                                                                        - JosPublic

 

Texte par Pierre Allard

 
 

PKP et l'immigration: ça va faire!

 
 

Hé, ça va faire!

On se plaint constamment des excès de rectitude politique, de ces politiciens formatés par des experts en marketing, qui disent toujours les choses les moins offensantes, les plus rassembleuses, et aussi à la longue, les plus plates, les plus fades et les plus insignifiantes!

Pour une fois qu'on a un type qui semble dire ce qu'il pense sans filtrer toutes les impuretés de langage, on l'attaque sans répit et à force de marteler, on l'accule à s'excuser quand il n'a aucune raison de le faire…

Ce qui est arrivé le 18 mars 2015 à Pierre-Karl Péladeau ( 01 ) est typique de notre culture politique de coups bas orchestrés par des machines, politiques et médiatiques, expertes en la matière. Ces pharisiens sans péché qui se déchirent la chemise sur la place publique parce que PKP a osé dire tout haut ce que tout le monde sait mais que personne ne dit par crainte de paraître xénophobe aux yeux des bien-pensants, mais surtout aux yeux des non-francophones (anglos, allophones, francophones anglicisés)…

Affirmer que l'immigration accroît le poids du vote fédéraliste à une élection ou à un éventuel référendum? Personne ne peut le nier. Les fédéralistes s'en réjouissent. Les indépendantistes s'en exaspèrent. Mais c'est un fait, démontré statistiquement. Et il ne faudrait pas le dire? Ou le dire avec tellement de douceur et de dentelles pour qu'on ne nous le reproche pas? 

Ceux qui ont à faire des reproches le feront, peu importe la façon dont on aborde la question! Cela ne signifie pas qu'on soit contre l'apport de l'immigration. On ne fait qu'un diagnostic de la situation actuelle.

Le premier ministre Couillard ne s'est pas privé d'y aller avec sa référence vénéneuse au nationalisme ethnique, tout en sachant fort bien qu'il n'en est rien dans une formation comme le Parti québécois. ( 02 )

Certains pourraient dire que c'est de bonne guerre, mais ce ne l'est pas! Le temps est venu de mettre fin à toute cette fabrication d'images et à ce salissage orchestré.

Pierre-Karl Péladeau                             
                   & Dr Philippe Couillard ( 04 )

Veut-on ou pas d'hommes et de femmes politiques crédibles? De personnes qui vont dire ce qu'elles pensent sans arrière-pensée et qu'on pourra croire quand elles le disent?

Cela fait 45 ans que je suis journaliste et je sais reconnaître (la plupart du temps) les discours fabriqués, polis, révisés jusqu'à l'usure pour éviter d'être exposés aux vitupérations des grands prêtres et prêtresses de la rectitude politique.

Ciel, je ne suis pas un fan ultra de PKP mais c'est rafraîchissant de l'entendre. Il jure dans le décor et c'est tant mieux! Qu'il continue d'en faire, des déclarations sans filtre, des fautes au besoin, pour lesquelles il pourra s'expliquer par la suite.

Mais de grâce, pas d'excuses inutiles!

 
«

Soyez à l'aise dans vos mots
Nous sommes un peuple rancunier
mais ne reprochons à personne
d'avoir le monopole
de la correction de langage

                     - Michèle Lalonde,
                               extrait de Speak White, 1968

»
 

Sources: Le Devoir pour SPEQ Le Devoir Inc.; Le blogue de Pierre Allard.

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Publication : 20 mars 2015

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Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notes & Références encyclopédiques:

01

Portrait de Pierre-Karl Péladeau - Sur MétéoPolitique

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À cet égard, M. Péladeau n'a pas tort, estime M. Rachad Antonius, de la Chaire de recherche en immigration, ethnicité et citoyenneté de l'UQAM.

«On instrumentalise les immigrants du côté fédéral pour qu'ils jouent un rôle dans ce sens, a-t-il dit. Le gouvernement fédéral en a toujours été conscient. À preuve, au référendum de 1995, le taux d'octroi de la citoyenneté a augmenté.»

Mais si le mouvement indépendantiste bat de l'aile, les immigrants n'y sont pour rien, poursuit le chercheur. C'est plutôt «l'ouverture sociale réelle» qui a été faite aux francophones au cours des dernières décennies qui explique le déclin de l'option.

«On peut être francophone et s'exprimer, résume M. Antonius. On n'est plus discriminé en tant que francophone comme on l'était il y a 40 ans. C'est pour ça que le projet a moins d'appuis.»

«Si 70% des Québécois dits «de souche» étaient pour l'indépendance, a-t-il ajouté, le fait que les immigrants ne soient pas sympathiques à la cause ne la ferait pas échouer.»

Selon les données du ministère de l'Immigration, de la Diversité et de l'Inclusion, plus de 470 000 immigrants se sont installés au Québec de 2003 à 2012. Québec estime que du nombre, plus de 350 000 habitaient toujours dans la province, en 2014.

Les trois quarts des immigrants se sont installés dans l'île de Montréal (59,6%), à Laval (8,2%) ou à Longueuil (7,2%). Québec (5%) et l'Outaouais (2,9%) sont les principaux pôles à l'extérieur de la région métropolitain.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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À propos du Dr Philippe Couillard - Sur MétéoPolitique

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