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Non élu par ses compatriotes, Juan Guaidó s'autoproclame président  du Venezuela
Un coup d'État est fomenté au Venezuela et on sait par qui

États-Unis, Canada, Angleterre, Australie et Nouvelle-Zélande sont les cinq yeux de l'espionnage électronique dans le monde et avec les membres de l'OTAN en Amérique (dont la France puisqu'elle possède Saint-Pierre et Miquelon dans le fleuve Saint-Laurent et le Groupe de Lima, un regroupement de gouvernements antisociaux d'Amérique) ont tout mis en place pour s'approprier les richesses naturelles du Venezuela.

Les États-Unis ont un projet pour le Bassin des Caraïbes que le Pentagone a énoncé en 2001.  Celui-ci étant destructeur et meurtrier, il est inavouable.  Aussi s’emploient-ils à fabriquer une narration acceptable. C’est ce que nous voyons au Venezuela.  Attention : les apparences masquent progressivement la réalité ; pendant les manifestations, la préparation de la guerre continue.   Depuis plus de 15 ans le gouvernement canadien fait le sale boulot souterrain pour permettre aux multinationales états-uniennes, qui sont aussi dans les sables bitumineux de l'Ouest canadien, de s'approprier le pétrole vénézuélien.

Chrystia Alexandra Freeland ministre des Affaires mondiales du Canada
et
Justin Trudeau
Premier ministre d'une monarchie constitutionnelle

Le coup d'État permet de réaliser un mandat états-unien à l'effet de renverser un gouvernement qui s'occupe de sa population pauvre contrairement à l'attitude des gouvernements états-uniens. 

Maintenant le premier ministre du Canada Justin Trudeau appuie une personne qui s'autoproclame président au nom des partis d'oppositions. Voilà donc un président par intérim, qui n'a jamais été candidat donc non élu aux élections présidentielles de 2018, qui devrait remplacer au dire du Parti Libéral du Canada (PLC) (et du silence des partis d'opposition canadiens) un président élu par plus de 5 millions de personnes.   Le Canada a sombré bien bas depuis Trudeau père.  Ci-dessous voici ce que les médias du Canada ne raconteront pas.           -  JosPublic

 
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Créer le conflit

 
 

Au cours des derniers mois, les États-Unis sont parvenus à convaincre un quart des États membres de l’Organisation des Nations Unies (ONU) —dont 19 situés en Amérique — de ne pas reconnaître le résultat de l’élection présidentielle vénézuélienne de mai 2018.  Par conséquent, ils ne reconnaissent pas non plus la légitimité du second mandat du président Nicolás Maduro Moros.

Le 21 décembre 2018:

Dans une interview au Sunday Telegraph, le ministre britannique de la Défense, Gavin Wiliamson, déclare que son pays négocie l’installation d’une base militaire permanente au Guyana afin de reprendre la politique [impériale] d’avant la crise de Suez.   Le même jour, un député guyanais fait chuter par surprise le gouvernement de son pays, puis se réfugie au Canada!  Le lendemain, Exxon Mobil affirme qu’un bateau affrété par ses soins pour mener une exploration pétrolière dans la zone contestée entre le Guyana et le Venezuela en a été chassé par la marine militaire vénézuélienne.

Cette expédition avait été autorisée par le gouvernement sortant du Guyana qui administre de facto la zone contestée.  Immédiatement, le département d’État des États-Unis, puis le Groupe de Lima, dénoncent le risque que le Venezuela fait courir à la sécurité régionale.

Le 9 janvier 2019:

Cependant et à la surprise des observateurs politiques, le président Nicolas Maduro révèle des enregistrements audio et vidéo attestant qu’Exxon Mobil et le département d’État ont délibérément menti pour créer une situation conflictuelle et pousser les États latino-américains à se faire la guerre entre eux. Les membres du Groupe de Lima admettent la manipulation sauf le Paraguay et le Canada.

Le 5 janvier 2019:

N'ayant même pas été candidat aux élections présidentielles Juan Guaidó s’est autoproclamé président  du Venezuela contestant l'élection de 2018 d'un président qui l'a emporté contre deux candidats de l'opposition. Plus de 5 millions de personnes ( 67 % des électeurs et électrices ) ont appuyé Nicolás Maduro

L’Assemblée nationale du Venezuela élit son nouveau président, Juan Guaidó, et refuse de reconnaître la légalité du second mandat du président Nicolas Maduro.   L’idée est alors énoncée que la situation est comparable à celle de l’empêchement du président pour maladie, telle que prévue par l’article 233 de la Constitution.  Dans ce cas (mais pas dans celui actuel), le président de l’Assemblée nationale assure l’intérim.  Quant à la présidence, il a occupé le poste de président de l'Assemblée nationale du Venezuela sans être élu, mais plutôt dans le cadre d'une entente d'une rotation des chefs des partis d'opposition.  Son parti représente 14% des députés.es de l'Assemblée nationale
Source: Cohen and Blumenthal

Le 23 janvier 2019:

Les anti et les pro Maduro organisent deux manifestations simultanées à Caracas.  À cette occasion, Juan Guaidó se proclame président par intérim et prête serment pour cette fonction.Les États-Unis, le Canada, le Royaume-Uni et Israël reconnaissent sans attendre le nouveau président du Venezuela.  L’Espagne, qui avait participé aux tentatives de coup d’État contre Hugo Chávez, pousse l’Union européenne à suivre le mouvement.

La logique des événements a conduit le Venezuela à rompre ses relations diplomatiques avec les États-Unis et à fermer son ambassade à Washington.  Mais, soutenant le coup d’État de Juan Guaidó, les États-Unis n’ont pas reconnu cette rupture et maintiennent leur ambassade à Caracas d’où ils continuent à verser de l’huile sur le feu.

 
 

Appliquer un schéma déjà expérimenté

 
 

Le 24 janvier 2019, le ministre de la Défense, le général Vladimir Padrino, est apparu à la télévision entouré de l’ensemble du haut commandement pour réaffirmer l’engagement de l’armée à servir la Nation et le président constitutionnel élu, Nicolas Maduro.  Ceci posé, il lui a demandé de poursuivre le dialogue avec l’opposition pro-US. L’armée est la seule administration efficace, celle sur laquelle repose le pays.

Dans la situation actuelle, le Venezuela se retrouve avec un président constitutionnel élu par plus de 5 millions de citoyens et citoyennes et un président par intérim autoproclamé.

Contrairement à ce qu’imaginent les Vénézuéliens dans leur ensemble, le but des États-Unis n’est pas de renverser Nicolas Maduro, mais d’appliquer au bassin des Caraïbes la doctrine Rumsfeld-Cebrowski de destruction des structures étatiques.  Ceci suppose certes à terme l’élimination de Nicolas Maduro, mais aussi celle de Juan Guaidó. 

Le schéma actuel a déjà été expérimenté pour faire passer la Syrie d’une situation de troubles intérieurs (2011) à une agression par une armée de mercenaires (2014).

 Le rôle de la Ligue arabe est tenu par l’Organisation des États américains (OEA) dont le secrétaire général a déjà reconnu le président Juan Guaidó. Celui des Amis de la Syrie est tenu par le Groupe de Lima, qui coordonne les positions diplomatiques des alliés de Washington.  Le rôle du chef de l’opposition, Burhan Ghalioun, est tenu par Juan Guaidó.

En Syrie, le collaborateur de longue date de la NED, Burhan Ghalioun, a été remplacé par d’autres, puis par d’autres encore au point que tout le monde a oublié son nom. Il est probable que Juan Guaidó sera identiquement sacrifié.

Cependant, le modèle syrien n’a que partiellement fonctionné, en premier lieu parce que la Russie et la Chine s’y sont de nombreuses fois opposées au Conseil de sécurité des Nations unies.  En second lieu parce que le Peuple syrien s’est progressivement rallié à la République arabe syrienne et a fait preuve d’une exceptionnelle résilience.

Enfin, parce que l’armée russe est venue équiper et soutenir l’armée syrienne face aux mercenaires étrangers et à l’OTAN qui les supervisait.  Sachant que le Pentagone ne pourra plus utiliser les jihadistes pour affaiblir l’État syrien, il va laisser la suite des événements aux mains du Département du Trésor états-unien.  Celui-ci va tout faire pour empêcher la reconstruction du pays et de l’État.

Dans les prochains mois, le président par intérim auto-proclamé Juan Guaidó va créer une administration parallèle

  • pour encaisser l’argent du pétrole dans les litiges en cours ;

  • pour résoudre le différent territorial avec le Guyana ;

  • pour négocier la situation des réfugiés ;

  • pour coopérer avec Washington et faire emprisonner aux États-Unis les dirigeants vénézuéliens sous divers prétextes juridiques.

Si nous tenons compte de l’expérience acquise au Moyen-Orient élargi durant les huit dernières années, nous ne devons pas interpréter les événements actuels au Venezuela comme ceux du Chili de 1973.  Le monde d’après la dissolution de l’URSS n’est plus celui de la Guerre froide.

À l’époque, les États-Unis entendaient contrôler l’ensemble des Amériques et en exclure toute influence soviétique.  Ils souhaitaient exploiter les richesses naturelles de cette zone avec le moins de contrôle national possible et au coût le plus bas.

Au contraire aujourd’hui, les États-Unis persistent à penser le monde comme unipolaire.  Ils n’ont donc plus d’alliés et plus d’ennemis.  Pour eux, soit une population est intégrée dans l’économie globalisée, soit elle vit sur des territoires dotés de ressources naturelles qu’ils ne doivent pas nécessairement exploiter, mais qu’ils doivent toujours contrôler.  Or, ces ressources naturelles ne pouvant être contrôlées à la fois par des États-nations et par le Pentagone, les structures étatiques de ces régions doivent être rendues inopérantes.

 
 

Aveugler les acteurs

 
 

À supposer que Juan Guaidó croie résoudre la crise et servir son pays en s’autoproclamant président par intérim, c’est le contraire qu’il fait en réalité.  Son action va provoquer une situation que l’on assimilera à une guerre civile.  Lui ou ses successeurs appelleront au secours leurs frères latino-américains.

Le Brésil, le Guyana et la Colombie déploieront des forces de paix soutenues par Israël, le Royaume-Uni et les États-Unis.  Les troubles continueront jusqu’à ce que des villes entières soient réduites en ruines. 

Peu importe que le gouvernement vénézuélien soit bolivarien ou libéral, qu’il soit anti ou pro US.  Le but n’est pas de le remplacer, mais d’affaiblir durablement l’État.

Cette carte est extraite d’un Powerpoint de Thomas P. M. Barnett, l’assistant de l’amiral Arthur Cebrowski, lors d’une conférence au Pentagone en 2003.  Elle montre tous les États (zone rosée) qui doivent être détruits. Ce projet n’a rien à voir ni avec la Guerre froide, ni avec l’exploitation des ressources naturelles.  Après le « Moyen-Orient élargi », les stratèges US se préparent à réduire en ruines le « Bassin des Caraïbes ».

Ce processus commence au Venezuela et se poursuivra dans d’autres pays du Bassin des Caraïbes, à commencer par le Nicaragua, jusqu’à ce qu’il ne reste plus de véritable pouvoir politique dans l’ensemble de la région.

Cette situation est limpide pour de nombreux Arabes, qui sont tombés dans le même piège et y ont tous, à un moment ou un autre, succombé.  Elle ne l’est pas pour le moment pour les Latino-américains.

Bien sûr, il est toujours possible que les Vénézuéliens, malgré leur orgueil, prennent conscience de la manipulation dont ils font l’objet, surmontent leurs divisions, et sauvent leur pays.

 

Le stratège militaire américain ne tolère pas de résistance Le chanteur de soul allemand Xavier Naidoo a exprimé l’essentiel dans une interview : « J’aime les Américains !  Les Américains sont des gens aimables et bons. Mais ce gouvernement qu’ils ont élu ou bien malheureusement qu’on leur impose, est d’une folie incroyable. »    Une folie qui se voit aussi dans le choix du conseiller du gouvernement, le professeur en géostratégie Thomas Barnett.

Qui sont ces chefs d'État qui se permettent
d'intervenir dans les affaires internes du Venezuela ? 

Qui représentent-ils ?  Leur représentativité élective dans chacun de leur pays leur donne-t-elle la crédibilité pour parler au nom de l'ensemble des citoyens et citoyennes, sans mandats de leur parlement respectif surtout lorsqu'ils souhaitent intervenir dans les affaires internes d'un autre pays?  Si l'ONU pouvait jouer le rôle pour lequel elle a été instituée, les gros bras du commerce états-unien ne pourraient plus jouer à la guerre lorsque les affaires qui leur seraient profitables leur échappent.  Énoncer cette possibilité nous place déjà dans le coin des conspirationnistes utopistes. 

Suivre leurs gestes et les dénoncer dans la mesure du possible reste une voie dont il ne faut surtout pas se priver.  Des pays mentionnés ci-dessous, un seul développe des outils démocratiques pour que les gens qui ne sont pas imbriqués dans le système économique (politique-commerce-armée-religion) puissent se donner et recevoir des services publics de qualité. Voilà probablement pourquoi cette vision est intolérable aux yeux des oligarques et leurs marionnettes à la tête des États.


Édito JosPublic

 À leurs yeux, le partage entre humains est un crime à la liberté de commerce.  Abattre toutes les solidarités pour faire de chacun de nous des unités atomisées de consommation malléables à toutes les offres peu importe la demande. Tel est leur programme politique!

Candidats

% de personnes ayant voté pour :

Électeurs et électrices potentiels

Pays

Nicolás Maduro
Président de la République bolivarienne du Venezuela

Réélection le
20 mai 2018

66,55 %

Nombre de personnes ayant voté pour Maduro
6 244 016

Population
32 316 162
Inscrits
20 527 571
Votants
9 381 218
source: wikipédia.fr

Donald Trump
Président des États-Unis-d'Amérique

Élu le
8 novembre 2016

45,79 %

Nombre de personnes ayant voté pour Trump
62 984 828

Population
224 059 000
Inscrits
157 596 000
Votants
137 537 000
Source USA Census

Theresa May
Première ministre du
Royaume-Uni

Élue le
8 juin 2017


42,37 %
 

Nombre de personnes ayant voté pour May
13,636,684

Population
66 040 229
Inscrits
46 843,896
votants
32 181 757
source Wikipédia England

Justin Trudeau
Premier ministre du Canada

Élu le
19 octobre 2015


39,00 %

Nombre de personnes ayant voté pour Trudeau
6 908 032

 Population
33 476 688
Inscrits
25 939 742
Votants
17 711 983
source Wikipédia Canada

Emmanuel Macron
Président de la France

Élu le
14 mai 2017


24,41  %

Nombre de personnes ayant voté pour Macron

1er tour

8 656 346

2e tour

20 743 128

 Population
66 990 826

Inscrits
47 582 183
Votants
35 467 327
Source Wikipédia France
 

Pedro Sánchez
Président de l'Espagne

Élu le
2 juin 2018

22,42 %

Nombre de personnes ayant voté pour Sánchez
5 443 846

 Population
46 624 382
Inscrits
36 520 913
Votants
24 279 259
Source Wikipédia France

Juan Guaidó
S'est autoproclamé président du Venezuela.  Il a occupé le poste de président de l'Assemblée nationale du Venezuela sans être élu, mais plutôt dans le cadre d'une rotation des chefs des partis d'opposition.  Son parti représente 14% des députés.es de l'Assemblée nationale
Source: Cohen and Blumenthal

Ne participait pas à l'élection présidentielle du
 20 mai 2018


0%


Nombre de personnes ayant voté pour Guaidó
0


Mais reconnu comme président légitime par des personnes ayant des résultats électoraux bien en dessous de ceux de Maduro

Population
32 316 162
Inscrits
20 527 571
Votants
9 381 218
source: wikipédia.fr

Source: Analyste Thierry Meyssan pour le Réseau Voltaire

Choix de photos, collection de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Mise à jour le 28 janvier 2019

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

  Venezuela: d'éminentes personnalités publiques états-uniennes et canadiennes soutiennent la médiation et s'opposent aux sanctions états-uniennes

Délégué de l'ONU: il n'y a pas de crise humanitaire au Venezuela.  Par contre, il y a un médiamensonge car la démocratie se porte bien
voir le rapport des élections municipales du 10 décembre 2017

  Fiche: Guerre, révolution, espionnage et crimes contre l'humanité

Notes & Références encyclopédiques:

 
 

Notes & Références encyclopédiques:

puis le Groupe de Lima dénonce le risque que le Venezuela fait courir...

 

Les incohérences du “Groupe de Lima” sur le Venezuela - Sur ALAI, le 19 février 2018

 
 

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Les membres du Groupe de Lima admettent la manipulation sauf le Paraguay et le Canada...

 

 

Le Groupe de Lima reconnaît la manipulation belliqueuse états-unienne

Suite à la révélation des preuves de l’affaire ExxonMobil par le président vénézuélien Nicolas Maduro, les États membres du Groupe de Lima ont retiré l’article 9 de leur communiqué commun.

Ce texte dénonçait une provocation du Venezuela mettant en danger la sécurité collective.

Cependant, deux États n’ont pas apporté leur correction : le Canada et le Paraguay. Pour eux la version d’ExxonMobil et du département d’État US est toujours valide : malgré les preuves qui la démentissent, l’armée vénézuélienne aurait chassé un bateau de prospection pétrolière (photo) des eaux contestées avec le Guyana.

Au contraire, les enregistrements attestent que l’incident a eu lieu à l’embouchure de l’Orénoque, donc dans les eaux internationalement reconnues du Venezuela.

Il n’échappe à personne que le gouvernement du Guyana avait été renversé la veille de l’incident par un député de son propre parti, Charrandas Persaud, qui s’est enfui de son pays pour se réfugier au Canada.

Cette polémique illustre de manière indubitable qu’ExxonMobil et le département d’État US ont eu recours au mensonge pour fomenter une guerre entre Latino-américains.

Par ailleurs, alors que le Groupe de Lima n’a pas reconnu le second mandat du président élu Nicolas Maduro, le Guyana et Santa Lucia ont accepté les lettres de créance des nouveaux ambassadeurs vénézuéliens. Source : Réseau Voltaire, le 14 janvier 2019.

 

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Le schéma actuel a déjà été expérimenté pour faire passer la Syrie d'une situation de troubles intérieurs à une agression par une armée de mercenaires...

 

John KERRY
ex-secrétaire d’État des États-Unis-d'Amérique

 

Dans un enregistrement audio complet, on entend le secrétaire d’État:
- confirmer que le but stratégique de la guerre menée depuis 2011 par l’administration Obama contre la République arabe syrienne est de renverser le régime;
- confirmer que l’administration Obama espérait que Daesh serait en mesure de renverser à sa place la République arabe syrienne;
- confirmer que l’administration Obama a approvisionné Daesh en armes pour qu’il renverse la République arabe syrienne.

Cet enregistrement met fin au mythe de la prétendue révolution syrienne aussi bien qu’à celui de la lutte de l’Occident contre Daesh.

Il permet de mieux comprendre les tensions au sein de l’administration Obama et la démission du général Michael Flynn.

En droit international, le soutien à Daesh viole plusieurs résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies et constitue un crime contre l’Humanité.    Source (en anglais) Leaked audio of John Kerry's meeting with Syrian revolutionaries/UN (improved audio) (The Conservative Tree House), January 1, 2017.

 

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Celui des Amis de la Syrie est tenu par le Groupe de Lima...

 

Qui sont vraiment les «Amis de la Syrie» ?  Constitués d’organisations régionales et internationales, et d’une soixantaine de pays, ils n’ont jamais tenu aucune de leurs promesses ni apporté aucun soutien….

Si les prétendus Amis de la Syrie ont abandonné les Syriens, c’est qu’ils n’avaient pas vraiment intérêt à les secourir, ou, plus précisément, parce qu’ils n’avaient pas un intérêt vital à se débarrasser d’un régime qui, dans l’ensemble, jusqu’à mars 2011, les arrangeait tous. Et pour leur malheur, les Syriens, qui sont révoltés contre ce régime, ne connaissaient pas ce principe politique majeur, repris par Diderot : «Tenir constamment pour ennemi celui qu’on ne peut compter pour ami, et ne compter pour ami que celui qui a intérêt à l’être.»
Par Farouk Mardam-Bey, Éditeur et écrivain — 10 mars 2016

 

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les événements actuels au Venezuela comme ceux du Chili de 1973

 

Salvador Allende et ses gardes du corps tentant de sortir de La Moneda attaqué par l'armée de Pinochet.

Le renversement et le meurtre de l'ex-président du Chili Salvador Allende - Sur Wikipedia

 

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d’appliquer au bassin des Caraïbes la doctrine Rumsfeld-Cebrowski de destruction

 

Diriger dans le chaos
Dans ce genre de guerre, il n'est même pas nécessaire que l'empire gagne.  Pour l'industrie militaire, la guerre en continue est un concept commercial bien meilleur.

Vous produisez des «États défaillants» et régnez dans le chaos.  De cette façon, vous vous assurez d’éliminer les rivaux et d’empêcher les concurrents de la superpuissance de prendre pied - lisez: Russie et Chine.  De cette façon, l'empire peut utiliser beaucoup moins ses propres forces militaires - vous pouvez sous-traiter la guerre à des entreprises privées et à des armées de mercenaires islamistes et vous assurer que vous aurez toujours accès aux matières premières.  Faire fuir des millions de personnes n’est pas simplement une conséquence de la guerre, mais un objectif en soi.  Cela contribue au chaos sur lequel l’empire peut gouverner et en tirer parti, soit pour détruire les modèles de société européens, soit pour empêcher des pays comme la Syrie de se remettre sur pied.  C’est aussi pourquoi l’empire s’accroche à la Syrie.  L'Occident a perdu la guerre mais refuse de céder parce que les puissances de l'empire ne veulent pas d'une Syrie reconstruite et bien gérée.

Par Pål Steigan blogue Allemagne, le 11 mai 2016

 

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