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Venezuela: 22 scrutins depuis le 6 décembre 1998 - Bon score pour une supposée dictature
15 octobre 2017: élections régionales au Venezuela : large victoire du Bolivarisme
Nouvelle défaite de la droite et des propriétaires de médias

C’est le 22ème scrutin depuis 1998, et le deuxième de l’année 2017 (on peut y ajouter plusieurs consultations – organisées sans cadre légal par les partis de droite en 2017).  Cette élection des gouverneurs de régions sera suivie par celle des maires puis, en 2018, par les élections présidentielles.  Pas mal pour un pays qualifié de dictature et surtout un pays qui semble menacer les États-Unis d'Amérique du seul fait de sa démocratie, la volonté de la majorité des élus.es de répartir la richesse et de disposer de leurs ressources naturelles comme bon leur semble.                             - JosPublic

 
 
 

Texte par Thierry DERONNE
Chroniqueur politique

Ce dimanche 15 octobre 2017, plus de 18 millions de Vénézuéliens étaient invités à élire les 23 gouverneurs de 23 états parmi 226 candidats sauf à Caracas qui n’est pas un État.  À cet effet le Centre National Électoral avait installé dans tout le pays 13 559 centres de vote et 30 274 tables électorales.  Le taux de participation a été de 61,4 %, un taux très élevé pour un scrutin régional.

Les experts du Collège d’Experts Electoraux d’Amérique Latine (CEELA)  ont suivi l’ensemble du processus électoral

70 observateurs.trices internationaux superviseront les élections du 15 octobre 2017 au Venezuela - Texte disponible en anglais seulement

Les Bolivariens remportent une large victoire avec 17 états face à 5 pour l’opposition.  Celle-ci gagne notamment dans les états stratégiques de Mérida, Táchira, Zulia, proches de la Colombie, foyers de violence paramilitaire (Note du Webmestre: et par où le gouvernement colombien mène une guerre larvée au Venezuela au nom des États-Unis d'Amérique). 

Les Bolivariens récupèrent trois états historiquement gouvernés par la droite : les états d’ Amazonas, de Lara et – victoire hautement symbolique – celle du jeune candidat bolivarien Hector Rodriguez dans l’État de Miranda, longtemps gouverné par le milliardaire et ex-candidat à la présidentielle Henrique Capriles Radonsky.

Ces résultats qui donnent au chavisme 54 % des votes nationaux contre 45 % à la droite sont d’autant plus intéressants que ces élections ont lieu dans un contexte difficile.  

Il y a deux mois et demi encore, une insurrection armée dirigée par l’extrême droite cherchait à renverser le gouvernement élu, avec un bilan de près de 200 morts.  Cette déstabilisation prit fin le 30 juillet 2017, lorsque la population jusque-là restée en marge de ces violences s’est mobilisée pour élire une Assemblée Constituante.

«

... avec les facteurs politiques de la MUD (coalition vénézuélienne de l’opposition) nous avons mis au point un agenda commun qui comprend un scénario abrupt combinant des actions de rue et l’emploi dosifié de la violence armée sous l’angle de l’encerclement et de l’asphyxie

Kurt Tidd amiral États-Unis-d'Amérique

»

Désavouée, la droite s’est alors déchirée entre un secteur radical maintenant l’objectif de revenir au pouvoir sans passer par les urnes et un secteur acceptant de revenir à la voie électorale.  Pour tenter d’infléchir le scrutin en sa faveur, la droite, le secteur privé (80 % de l’économie) et les États-Unis ont remis toute la pression dans la guerre économique, avec l’envol astronomique des prix de certains de produits de base afin d’augmenter le mécontentement populaire. 

Comme d’habitude, soucieuse d’alimenter le storytelling international, la droite a contesté les résultats, évoquant une « fraude ».  Le président Maduro a répondu en demandant un recomptage de 100 % des votes.

Parmi les observateurs internationaux dont 50 experts électoraux, le colombien Guillermo Reyes, porte-parole du respecté Collège d’Experts Électoraux d’Amérique Latine CNE (formé d’ex-présidents de centres nationaux électoraux de nombreux pays) a rappelé que le système électronique du Venezuela est le plus moderne du continent et que plusieurs jours avant l’élection, l’ensemble des partis de droite et de gauche ont participé aux essais techniques du vote, signant le rapport concluant à sa fiabilité. 

En 2012 déjà, le système électoral automatisé du Venezuela a été qualifié par la Fondation Carter de « meilleur au monde ».

Avec 22 scrutins en 18 ans de processus bolivarien, le Venezuela continue donc à battre tous les records en nombre d’élections et même si les secteurs radicaux de la droite crient à la fraude quand les résultats ne les favorisent pas, celle-ci en a remporté plusieurs, comme les législatives de 2015.

Contrairement à ce que les médias veulent faire croire au monde entier, la droite vénézuélienne dispose de tous les moyens pour s’exprimer.

La majorité des médias, privés, et des réseaux sociaux (bots y compris…) lui est largement favorable sur les plans local, régional, national et international. 

On comprend le silence des médias internationaux sur ce scrutin qui contredit, une fois de plus, le plus grand fake news de l’histoire contemporaine : « la dictature au Venezuela ».

 

 
 

Notes & Références encyclopédiques:

où le gouvernement colombien mène une...

 

Conférence : clefs de la guerre non conventionnelle contre le Venezuela - Sur Mision Verdad, le 8 juillet 2016 par Gustavo Borges Revilla / Diego Sequera

 

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Qui est le nouveau gouverneur de la province de Miranda...

 

Hector Rodriguez
Élu au poste de gouverneur de l'État de Miranda le 15 octobre 2017. Bio: député à l'Assemblée nationale, élu par vote liste aux élections du 6 décembre 2015 par le Parti socialiste uni du Venezuela (Psuv) pour la période 2016-2021. 

Il a été ministre de l'éducation et à aussi conduit le Ministère des sports et de la jeunesse, Il a été un des membres du comité exécutif ayant les plus d'expérience en divers ministères.  Professeur d'université, Fondateur et coordonnateur national de la jeunesse du Psuv, il est l'une des figures les plus jeunes au sein du Gouvernement national.

 

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l'extrême droite cherchait à renverser le gouvernement élu...

 

Orlando Figuera (21 ans) ne faisant partie d'aucun parti politique poignardé et brûlé vivant les groupes d'extrème droite le 20 mai 2017, dans le quartier riche de Altamira, Caracas

Pour un graphique et un tableau précis et complet des victimes, des secteurs sociaux, des responsables et des personnes condamnées, voir In detail - the deaths so far - en anglais sur Venezuelian analyst, le 11 juillet 2017; Sur les assassinats racistes de la droite : Sous les Tropiques, les apprentis de l’Etat Islamique – 27 juillet 2017 ; Le Venezuela est attaqué parce que pour lui aussi « la vie des Noirs compte » Sur Truth Out, le 24 juillet 2017

 
 

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qualifié par la Fondation Carter...

 
 

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la droite vénézuélienne dispose de tous les moyens pour s'exprimer...

 

Au Venezuela la majorité des médias, comme l’économie en général, sont privés et s’opposent aux politiques sociales du gouvernement bolivarien. Voir Mensonges médiatiques contre France insoumise, partie I : « Maduro a fermé 49 médias ». – 4 septembre 2017. On peut lire aussi, sur ce thème : Thomas Cluzel ou l’interdiction d’informer sur France Culture

 

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Implication des États-Unis

 

 

Document officiel en anglais. Des extraits du rapport que l’amiral Kurt Tidd, chef du Southern Command, a envoyé au Sénat des États-Unis-d'Amérique - 6 avril 2017

 
 

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