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L'arroseur arrosé: les États-Unis étaient impliqués dans l'élection en Russie de Boris Eltsine

Le 16 février 2018, malgré les apparences, le rapport d’enquête du procureur spécial Robert Mueller n’a révélé aucune « collusion » entre les dirigeants de la Russie et les dirigeants de la campagne électorale du président États-Unien Donald Trump.  À la lecture des documents d'accusation pas un mot sur le sujet. 

Toute la dite preuve de « l’ingérence russe » vient d’un malentendu sur les activités commerciales d’une société de marketing basée en Russie et utilisant les réseaux sociaux états-uniens.  Par contre en faisant les recherches pour ne pas se faire manipuler par ceux qui ont intérêt à maintenir cette saga dans les médias bi-partisans, le recherchiste-blogueur James Howard Kunstler a découvert que Bill Clinton l'ex-président des États-Unis a fait investir quelques millions$ par "le Pentagone" et a délégué une firme de communications de Californie auprès de l'équipe d'élection de Boris Eltsine, ex-président de la Russie lors de l'élection en 1996 et voici comment...                                  -      JosPublic

 

 

 
 
 

Treize Russes pris en sandwich

 
 

Vous rappelez-vous de l'affiche de 1996 ci-dessus ?   C’est drôle, c’était les médias traditionnels états-uniens qui se vantaient, après coup, de notre propre ingérence dans l’élection d’une autre nation.

 
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WASHINGTON – Une équipe de stratèges politiques américains qui ont aidé le gouverneur de Californie, Pete Wilson, dans sa tentative avortée à l’élection présidentielle en début d’année, ont déclaré cette semaine avoir servi d’arme de campagne secrète au président russe Boris N. Eltsine.  - Pour lire toute l'histoire dans ses multiples détails et péripéties c'est ici.

The Los Angeles Times, 9 juillet 1996

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La beauté de l’accusation du 16 février 2018 du procureur spécial Robert Mueller contre treize trolls russes ayant payé de la publicité sur Facebook et Twitter est qu’ils ne seront jamais jugés, donc M. Mueller n’aura jamais à prouver ce qu’il avance. 

Dans cette nouvelle configuration judiciaire rendue populaire par le mouvement #Me Too, les accusations suffisent à condamner la cible d’une enquête.  Un peu comme si on revenait au Moyen Âge, mais c’est comme ça que ça se passe maintenant sur la Terre des Libertés.

Les lecteurs savent, bien sûr, que je ne suis pas un partisan de Donald Trump, que je le considère comme un embarras national, mais je suis beaucoup plus troublé par l’hystérie aveugle encouragée par la bureaucratie permanente de Washington, en collusion avec une demi-douzaine de grands journaux et des réseaux d’information, qui ont mené une campagne de psy-ops pour pousser le pays à adopter une mentalité de guerre.

Le New York Times a publié le 17 février 2018 un article en première page, le lendemain de l’annonce des inculpations.  Le titre disait : Le silence ostentatoire de Trump laisse la lutte contre la Russie sans chef.

Dean Baquet et son comité de rédaction cherchent apparemment un Napoléon Bonaparte américain qui montera un cheval blanc et emmènera nos légions à Moscou pour donner une leçon à ces coquins – ou quelque chose comme ça.

Je ne suis sûrement pas le seul à remarquer comment cette hystérie est conçue pour détourner l’attention du public de l’inconduite documentée du FBI, de la CIA, de la NSA, des fonctionnaires du Département d’État et des leaders de la #Résistance nationale eux-mêmes : le comité du Parti démocrate, sa candidate lors des élections de 2016, Hillary R. Clinton, et le cercle restreint de la Maison Blanche autour de Barack Obama

On pourrait penser qu’au moins une partie de ce méfait aurait attiré l’attention de Robert Mueller, étant donné que la trace écrite de la preuve est aussi vaste et encombrée que le périphérique de Washington DC en personne. 

Cela ressemble en fait au plus grand acte de forfaiture bureaucratique de l’histoire américaine.

Bien sûr, le sous-procureur général Rod Rosenstein a rapidement qualifié les actes d’accusation annoncés en affirmant que le « trollage » russe sur Facebook n’avait eu aucun effet sur les élections de 2016, et que la campagne de Donald Trump n’y était pas impliquée. 

Peut-être que les inculpations étaient juste une mise en bouche pour quelque chose de plus puissant à sortir du bureau de Mueller. 

Mais si ça ne l’est pas, et si c’est tout ce qu’il a à montrer après un an et demi de la plus scrupuleuse plongée dans cette « narration » ?

Pendant ce temps, les dommages causés par l’ancienne classe pensante de l’Amérique laissent cette classe politique comme l’Épouvantail dans Le Magicien d’Oz : sans cerveau.  Je doute qu’ils soient satisfaits de l’inculpation par Mueller des treize trolls russes. 

Au contraire, cela peut les inciter à des hystéries encore plus violentes et à de plus grands actes d’anarchie.

La seule chose qui arrêtera cette absurdité est un grand coup de froid sur le système financier – que les médias d’information et la plupart du public ignorent à leurs risques et périls. 

Il vient vers nous, fort et clair, et ce coup de massue sur le crâne national va bien se faire sentir quand il frappera.

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Disparition des valeurs de Justice

Malgré toutes ces colonnes de journaux qui se sont répandues sur les treize actes d’accusation que Robert Mueller a publiés le 23 février 2018 [contre des individus ou entités russes accusés d’avoir interféré dans les élections présidentielles états-uniennes de 2016, NdT], très peu d’entre elles ont mis le doigt sur la vraie révélation.

Elle ne concerne pas le visible excès de zèle des procureurs.  Ce n’est pas non plus à propos d’une nouvelle subversion du processus par des procureurs fédéraux menés par leurs préjugés personnels.  Ce n’est pas la révélation qu’aucun membre de l’équipe Trump n’a sciemment collaboré avec des agents russes pour influencer le résultat des élections de 2016.

Ce n’est même pas que l’ancien directeur du FBI Andrew McCabe ait falsifié des comptes rendus d’interrogatoires pour obtenir un acte d’accusation contre le général Michael Flynn.  Ce n’est pas l’évidente collusion entre son enquête et les médias dans le but de saquer un président élu devant le tribunal de l’opinion publique.

Non.

La véritable révélation des actes d’accusation de Mueller est qu’ils montrent jusqu’à quel point notre système a abandonné ses idéaux et ses principes sur lesquels il était fondé.  En tant que société, les États-Unis n’existent que pour permettre aux puissants de marquer des points politiques bon marché et s’en servir pour accroitre leur pouvoir.

Commentaire de Tom LUONGO
Le 20 février 2018 – Source Zero Hedge

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La soi-disant « ingérence russe » n’était qu’une opération de marketing commercial

Par Moon of Alabama – Le 17 février 2018

 
 

Au début des années 1990, un type de Saint-Pétersbourg a fait de bonnes affaires en vendant des hot-dogs.   Il a ouvert un restaurant pittoresque.   Il a invité des célébrités locales et des politiciens pour faire connaître le restaurant qui servait de la nourriture bon marché à des prix trop élevés.  Il a bien réussi.

Quelques années plus tard, il a déménagé à Moscou et obtenu des contrats dans des écoles et à l’armée.

Yevgeny Prigozhin

L'homme connaît le banc des accusés. Les juges de Saint-Pétersbourg (ex-Leningrad)  ont attendu que ce petit voyou ait la majorité pour le condamner à douze années de prison pour vols, fraudes et proxénétisme.

À sa libération, en 1990, l'Union soviétique s'effondre.
Il a 30 ans et flaire vite l'air plus libéral qui souffle sur Saint-Pétersbourg. 

Prigozhin ouvre un stand de hot-dog. «Les roubles s'accumulaient si vite que sa mère ne pouvait les compter», raconte Meduza, journal d'exilés russes installés en Lettonie.  Par la suite, il fait fortune avec une première chaîne d'épicerie, ouvre des restaurants, dont le chic New Island, sur un bateau retapé.

La nourriture qu’il servait était toujours de mauvaise qualité.   Mais vendre de la mauvaise nourriture pour les repas scolaires lui a donné, par hasard, l’idée d’une nouvelle entreprise :  Les parents étaient furieux.  Leurs enfants ne voulaient pas manger cette nourriture ; ils disaient qu’elle sentait mauvais.

Comme la mauvaise publicité s’intensifiait, l’entreprise de M. Prigojine, Concord Catering, a contre-attaqué, selon un ancien collègue.

Elle a embauché des jeunes pour inonder l’Internet de commentaires et de posts louant la nourriture et rejetant les protestations des parents.  « En cinq minutes, les pages ont été couvertes de commentaires » a déclaré Andrei Ilin, dont le site Web est un forum de discussion sur les écoles publiques.  « Et tous les posts soutenaient Concord. »   La manœuvre a fonctionné au-delà de toute attente.  Prigojine avait trouvé une nouvelle idée de business.  Il a embauché du personnel informatique et des intérimaires peu rémunérés pour remplir des forums de discussion, des réseaux sociaux et Internet en général de tout ce que ses clients voulaient.

Vous avez une mauvaise réputation en ligne ?  Prigojine peut vous aider.  Son entreprise Internet remplira le Net d’histoires et de commentaires positifs sur vous. 

Votre ancienne mauvaise réputation disparaîtra sous l’excellente nouvelle réputation. 

Vous voulez promouvoir un produit ou un service ? 

Les spécialistes du marketing en ligne de Prigojine savent à qui s’adresser.

Pour atteindre ces résultats, les quelques intérimaires devaient multiplier leurs pseudos.  Il est préférable d’avoir cinquante personnes qui se portent garantes pour vous en ligne plutôt que seulement cinq.  Personne ne se soucie de savoir si ce sont de vraies personnes ou seulement des personnes virtuelles, des marionnettes.

L’Internet facilite la création de marionnettes.  On peut alors fabriquer un afflux virtuel pour promouvoir des personnalités, des produits ou des opinions politiques.  Ces pratiques ne sont ni nouvelles, ni exceptionnelles. Toutes les entreprises de relations publiques et de marketing « occidentales » qui se respectent offrent des services similaires depuis longtemps.

Bien qu’il soit relativement facile aux marionnettes de submerger les forums ou les fils de commentaires de sites comme ce blog, il est plus difficile d’avoir un effet réel sur les réseaux sociaux.  Il faut y démultiplier les effets.  Pour gagner beaucoup de vrais « likes » ; « re-tweets » ou « followers » une personnalité virtuelle a besoin d’avoir une histoire et une réputation.  Il faut que de vraies personnes s’attachent à elle. Il faut du temps et des efforts pour construire une telle personnalité, qu’elle soit réelle ou virtuelle.

À un moment donné, Prigojine ou le propriétaire de l’époque de la société de marketing Internet, a décidé de se développer sur le lucratif marché anglophone.  Pour cela, il fallait construire en ligne de nombreuses personnalités fictives de langue anglaise et les étoffer en leur fabriquant une histoire ; il fallait du temps pour rassembler beaucoup de « followers » et construire une réputation crédible. 

L’entreprise a envoyé quelques employés aux États-Unis qui ont accumulé des impressions, des photos et des connaissances sur la société dans le but de se faire passer plus tard pour des états-uniens authentiques.  Il s’agissait d’un investissement à moyen et long termes d’une centaine de milliers de dollars sur deux ou trois ans.

 

 

L’élection américaine a fourni une  excellente occasion de construire une personnalité fictive en ligne digne de confiance avec un grand nombre de « followers » dont il était facile de distinguer les opinions.  La sensibilité politique n’avait pas d’importance.  Il fallait juste que les « followers » soient très engagés et fidèles – que ce soit envers la gauche ou la droite ou quoi que ce soit d’autre.  Le seul objectif était d’accumuler le plus grand nombre possible de « followers » qui seraient segmentés en fonction de critères socio-politiques pour être « vendus » aux clients.

Encore une fois, il n’y a rien là de nouveau.  C’est ce que des centaines, voire des milliers d’entreprises font quotidiennement.  La société russe espérait entrer sur le marché états-unien grâce à ses faibles coûts. Même ses cadres moyens ne gagnaient pas plus de 1 200 dollars par mois.  Les étudiants et autres travailleurs temporaires qui « créaient » les personnages virtuels gagnaient encore moins.  Toute entreprise américaine exerçant une activité similaire a des coûts bien plus élevés.

Parallèlement à la création d’une personnalité virtuelle en ligne, l’entreprise a également créé des sites Web et des sites et des groupes d’attrape-clics et en a fait la promotion par de mini publicités Facebook.  Voilà en quoi consistaient les « annonces d’ingérence russe » sur Facebook qui ont provoqué la fureur des médias états-uniens.  Cela incluait la promotion d’une page Facebook sur les chiots mignons.  En octobre 2017, nous avons expliqué que ces publicités d’« ingérence russe » (dont la plupart ont été diffusées après les élections ou n’ont pas été vues du tout) faisaient tout simplement partie d’une opération commerciale :

« Les pages décrites et les publicités qui y conduisent sont des attrape-clics typiques, qui n’ont rien à voir avec une opération d’influence politique. (…)

On construit des pages avec des éléments ‘chauds‘ qui, on l’espère, attireront beaucoup de clics. 

On crée de l’espace publicitaire sur ces pages et on le remplit avec des annonces Google. 

On attire les lecteurs et on fait la promotion des pages dopées en achetant des mini-annonces Facebook à 3 dollars.  Les mini-annonces sont destinées aux groupes les plus susceptibles de se laisser séduire.

Quelques milliers d’utilisateurs viendront voir ces pages.  Certains vont  ‘liker‘ les photos de chiots ou les diatribes pour ou contre les LGBT et les rediffuseront.  Certains vont cliquer sur les annonces Google.  À chaque fois de l’argent arrive dans les poches de celui qui a créé la page.  On peut répéter l’opération à l’infini.  Chacune de ces pages demande un petit effort et rapporte un petit peu.  Mais l’opération est facile à graduer et on peut en automatiser une partie.

En raison de la myriade de sanctions états-uniennes contre la Russie, la monétisation de ces opérations commerciales nécessite un peu de créativité.  On peut facilement trouver le nom d’une vraie personne américaine avec son numéro de sécurité sociale et sa date de naissance. 

Ces données sont suffisantes pour ouvrir, par exemple, un compte Paypal sous un nom américain.  Un client américain de la compagnie Internet russe cachée sous ce nom pourrait alors utiliser le compte Paypal et l’argent serait transféré à Moscou.   Ces comptes pourraient également être utilisés pour acheter de la publicité sur Facebook.  La personne dont les données ont été utilisées pour créer le compte n’en a jamais connaissance et n’a subi aucune perte ou autre dommage.  Un autre stratagème consiste simplement à payer un États-unien, à qui on donne ensuite les « clés » du compte, pour ouvrir un compte bancaire états-unien.

L’acte d’accusation du ministère de la Justice est assez long et détaillé.  Il a dû coûter cher.  Si vous le lisez, faites-le en gardant à l’esprit ce que je viens de vous expliquer.  Sautez les hypothèses et les allégations d’ingérence politique et ne regardez que les faits.  Il ne reste alors qu’une opération de marketing commercial, comme nous l’avons expliqué.

 

Analyse de l'Acte d'accusation

 

Je n’entrerai pas dans tous les détails de l’acte d’accusation, mais voici quelques points qui vont dans le même sens que ce que je viens de vous dire.

Point 4 :

Des accusés, qui se faisaient passer pour des États-uniens et créaient de fausses personnalités états-uniennes, exploitaient des pages et des groupes de médias sociaux conçus pour attirer les internautes.  Ces groupes et ces pages, qui portaient sur des questions politiques et sociales états-uniennes conflictuelles, prétendaient faussement être contrôlés par les États-Unis, alors qu’en fait, ils étaient contrôlés par les accusés.  Les accusés ont également utilisé des identités volées à des personnes étasuniennes réelles pour ouvrir des comptes sur des médias sociaux.  Au fil du temps, ces comptes de médias sociaux sont devenus le moyen pour les accusés d’atteindre un nombre important d’États-uniens…

Point 10d :

Vers le mois d’avril 2014, l’ORGANISATION a créé une section qui portait divers noms mais qui était parfois appelée l’‘opération traduction‘. 

Ce projet était axé sur les États-Unis, et des opérations sur des plateformes de médias sociaux comme YouTube, Facebook, Instagram et Twitter ont été menées.

Vers juillet 2016, plus de quatre-vingt employés de l’ORGANISATION ont été affectés à l’opération traduction.

Certains médias américains prétendent aujourd’hui faussement que l’entreprise a dépensé 1,25 million de dollars par mois pour son opération états-unienne. Mais le point 11 de l’acte d’accusation dit que la firme a mené un certain nombre d’opérations similaires en direction des Russes et que seule celle décrite en 10d ci-dessus était destinée à un auditoire américain. Toutes ces opérations représentaient au total un budget mensuel de 1,25 million de dollars.

Les points 17,18 et 19 inculpent des personnes individuelles qui ont travaillé pour l’« opération traduction, au moins pendant et autour de [un mois] 2014 ».  On ne comprend pas bien comment ces personnes, qui semblent avoir quitté l’entreprise deux ans avant les élections américaines, peuvent avoir quoi que ce soit à voir avec la prétendue « influence russe » sur les élections américaines et l’acte d’accusation.

Point 32 :

« Les accusés et leurs co-conspirateurs, en utilisant la fraude et la tromperie, ont créé des centaines de comptes sur les médias sociaux et s’en sont servis pour transformer des personnages américains fictifs en ‘Leader[s] de l’opinion publique‘ aux États-Unis

L’acte d’accusation décrit ensuite les « activités politiques » des marionnettes. 

Certaines ont affiché des slogans pro-Hillary, d’autres des slogans anti-Hillary ; certaines étaient pro-Trump, d’autres contre tout le monde ; certaines conseillaient de ne pas voter, d’autres de voter pour des candidats du troisième parti. Les marionnettes n’ont pas créé ou posté de fausses nouvelles. 

Elles ont posté des articles grand public.

Certaines marionnettes conseillaient d’aller à des rassemblements anti-islamiques et d’autres d’aller à des rassemblements pro-islamiques.  L’acte d’accusation de Mueller fait état de huit rassemblements.  La plupart d’entre eux n’ont pas eu lieu du tout.  

  • Personne n’a participé aux rassemblements  des « Mineurs pour Trump » à Philadelphie et Pittsburgh.

  • La marche « Charlotte contre Trump » s’est déroulée le 19 novembre 2016 – après les élections – en présence d’une centaine de personnes.

  • Huit personnes sont venues à un rassemblement pro-Trump à Fort Myers.

Les marionnettes ont appelé à des rassemblements pour se faire passer pour des « activistes » et des « leaders » et générer plus de trafic en ligne et de « followers ».

En fait, il n’y avait pas de ligne politique générale dans ce que faisaient les marionnettes. Le seul but de toutes ces activités était de créer un grand nombre de « followers » grâce à de multiples fausses personnalités qui, à elles toutes, couvraient toutes les couches sociopolitiques.

Point 86 :

l’acte d’accusation porte sur le chef d’accusation 2 – « Conspiration pour commettre une fraude en ligne et une fraude bancaire ». Les marionnettistes ont ouvert, comme expliqué ci-dessus, différents comptes Paypal en utilisant des données « empruntées ».

Vient ensuite le point qui confirme l’histoire du marketing commercial tel qu’exposé ci-dessus.

Point 95 :

« Les accusés et leurs co-conspirateurs ont également utilisé les comptes pour recevoir de l’argent de personnes américaines réelles en échange de l’affichage de promotions et de publicités sur les pages des médias sociaux contrôlés par l’ORGANISATION.  Les accusés et leurs co-conspirateurs ont facturé à certains marchands américains et sites de médias sociaux américains entre 25 et 50 dollars américains par message pour du contenu promotionnel sur leurs faux comptes personnels américains, y compris Being Patriotic, Defend the 2nd et Blacktivist. »

Et voilà ! Il n’y avait rien de politique dans ce que l’entreprise russe faisait.  Quels que soient les slogans politiques que les marionnettes de la firme ont postés, ils n’avaient tous qu’un seul but : augmenter le nombre de « followers » de ces marionnettes.  La création d’une armée diversifiée de marionnettes suivies par une foule nombreuse de « followers » n’avait qu’un seul but : vendre leurs « visites » aux clients de la société de marketing.

 

 

Selon l’acte d’accusation, il y avait quatre-vingts personnes qui travaillaient sur l’« opération traduction ». Elles géraient des « centaines » de comptes en ligne de marionnettes ayant chacun une personnalité « politique » distincte.  Chacune de ces marionnettes avait un grand nombre de « followers » – au total plusieurs centaines de milliers.

Supposons maintenant qu’un à cinq "posts" promotionnels puissent être vendus par jour sur chaque flux de contenu des marionnettes.  L’opération génère plusieurs milliers de dollars par jour (25 dollars$ par promo, des centaines de marionnettes, 1 à 5 promos par jour par marionnette).

Les coûts de l’opération se limitaient aux salaires de quatre-vingts personnes maximum, à Moscou, dont beaucoup étaient des intérimaires ; les plus hauts salaires ne dépassaient pas 1 000 dollars par mois. Bien que l’investissement initial de plusieurs années pour créer et installer les personnages virtuels ait probablement été important, il s’agissait sans doute, dans l’ensemble, d’une entreprise rentable.

Encore une fois, cela n’avait rien à voir avec une quelconque ingérence politique dans les élections.  Le seul objectif des "posts" politiques était de créer un « engagement » et un plus grand nombre de « followers » dans chaque segment sociopolitique potentiel.

Les personnes qui achètent des "posts" promotionnels veulent qu’ils ciblent un public spécifique. L’entreprise russe pouvait offrir à ses clients le public de leur choix.  Il y avait des marionnettes pro-LGBT avec beaucoup de « followers », et anti-LGBT avec tout autant de « followers »

Elle pouvait fournir une foule de partisans du 2e amendement et une foule de partisans de Jill Stein.   Chacune des marionnettes avait au fil du temps généré un groupe de « followers » qui avait les mêmes idées qu’elle.  L’entité qui achetait la promotion n’avait qu’à choisir le groupe auquel elle préférait s’adresser.

La panique de l’establishment états-unien devant la perte de son candidat préféré a créé une tempête artificielle sur une « ingérence russe » et une soi-disant « collusion » avec la campagne de Donald Trump.  (D’ailleurs, certains démocrates, comme Adam Schiff, tirent profit de l’émergence d’une nouvelle guerre froide car ils sont sponsorisés par des entreprises d’armement).

L’enquête Mueller n’a révélé aucune « collusion » entre la Russie et la campagne de Trump.  L’acte d’accusation n’en mentionne pas.  Toute la tempête sur « l’ingérence russe » vient d’un malentendu sur les activités commerciales d’une société de marketing russe sur les réseaux sociaux américains.

Mais il y a tout de même un grand danger à tout cela.  L’acte d’accusation institue une nouvelle manière d’évaluer l’ingérence étrangère dont même mon blog pourrait faire les frais.  Comme l’explique l'avocat Robert Barns:

« La seule chose qui fait vraiment peur dans cet acte d’accusation est le précédent dangereux et idiot qu’il pourrait créer : à savoir que les ressortissants étrangers soient interdits pénalement d’expression publique aux États-Unis pendant les élections, à moins d’être enregistrés comme agents étrangers et de déclarer leurs dépenses au FEC.

Le nouveau crime que Mueller a créé n’a besoin que de trois éléments pour être qualifié :

1) être un ressortissant étranger ; 2) s’exprimer sur les médias sociaux américains pendant les élections américaines ; et 3) ne pas s’enregistrer en tant qu’agent étranger ou ne pas déclarer les recettes/dépenses liées au fait de s’exprimer. 

On pourrait inculper des millions de personnes à partir de cette théorie. (…)

La base juridique de l’acte d’accusation pour la plupart des accusés et la plupart des chefs d’accusation serait alors que la "fraude" a consisté simplement dans le fait de ne pas s’être enregistré en tant qu’agent étranger ou de ne pas avoir déclaré au FEC des dépenses liées au fait qu’un ressortissant étranger a exprimé son opinion sur une élection américaine. »

L’auteur Leonid Bershidsky, qui est un éminent contributeur de l'agence de presse Bloomberg, remarque :

« Je suis surpris de ne pas avoir été inculpé. Je suis russe, j’étais aux États-Unis en 2016 et j’ai publié des articles critiques sur Clinton et Trump sans m’enregistrer en tant qu’agent étranger. »

Comme la plupart d’entre vous le savez, celui qui écrit ces lignes est allemand.  J’écris anonymement en utilisant un pseudo pour un public majoritairement états-unien.   Mes posts sont politiques et, pendant la campagne électorale américaine, j’ai exprimé des opinions anti-Hillary.  Le blog est hébergé sur un serveur états-unien que je paie moi-même.  Je ne suis pas inscrit en tant qu’agent étranger, ni à la Commission électorale fédérale.

En vertu des critères qui président à l’acte d’accusation, je pourrais moi aussi être accusé de « complot visant à tromper les États-Unis ».

(Et ceux d’entre vous qui font des dons à ce blog sont-ils des co-conspirateurs ?)

Lorsque Evgeni Prigojine, le vendeur de hot-dogs, qui est peut-être le propriétaire de l’entreprise de promotion sur Internet, a été interrogé sur l’acte d’accusation, il a répondu au New York Time:

« Les Américains sont vraiment impressionnables, ils voient ce qu’ils veulent voir. S’ils veulent voir le diable, qu’ils le voient. »

Source: James Howard Kunstler, sur kunstler.com
traduit par Le Saker
; Éditorial de Moon of Alabama; Tom Luongo sur Source Zero Hedge

Choix de photos, collecte de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Mise à jour le 1 mars 2018

Si je vous disais que cet homme ne fait que défendre son peuple, est-ce que vous liriez ce texte ?

Comment les États-Unis fabriquent des opposants à la direction des pays dont ils convoitent les richesses: en exemple "l’opposant russe Alexei Navalny"

  Fiche: Guerre, révolution, espionnage et crimes contre l'humanité

Notes & Références encyclopédiques:

Pour lire toute l'histoire dans ses multiples détails et péripéties...

 

Une revanche de la Russie!From Russia with Revenge
Comment l'administration de Bill Clinton s'est impliquée dans la campagne électorale russe de la réélection de Boris Eltsine en 1996.

Comment les politiques économiques implantées par les États-Unis à travers leur marionnette Eltsine ont détruit l'économie de la Russie, sa naissante démocratie, pavé le chemin pour les politiques de Vladimir Poutine et ultimement fait perdre l'élection à la présidentielle états-unienne à Hillary Clinton mettant ainsi la table à Donald Trump.  Le texte ici est en anglais «From Russia with Revenge»

 

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l'idée d'une nouvelle entreprise...

 

Yevgeny Prigozhin

Kremlin Caterer Accused in U.S. Election Meddling Has History of Dishing Dark Arts - 16 février 2018 - Sur Wall Street Journal

 

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Il faut y démultiplier les effets pour gagner beaucoup de vrais likes.....

 

Piège à clics ou attrape-clics (en anglais, clickbait : « appât à clic ») appelé vulgairement putaclic ou pute à clics, c’est un néologisme péjoratif désignant un contenu Web qui vise à attirer le maximum de passages d’internautes afin de générer des revenus publicitaires en ligne.

Dans cette optique il s’appuie en premier lieu sur un titre racoleur, voire mensonger et sur des éléments sensationnels, émotionnels au détriment de la qualité ou de l’exactitude. Le but du clickbait est d’attirer les clics à peu de frais et d’encourager le transfert d’un contenu sur les réseaux sociaux

 

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nous avons expliqué que ces publicités d'ingérences russe....

 
 

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Les marionnettes n'ont pas créé ou posté de fausses nouvelles. Elles ont posté des articles grand public....

Russia used mainstream media to manipulate American voters - Washington Post, le 15 février 2018

 

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L'acte d'accusation de Mueller fait état de huit rassemblements. La plupart d'entre eux n'ont pas eu lieu du tout...

 

The Mueller indictment listed eight marches promoted by Internet Research Agency, but didnt report attendance, which was zero or negligible for all events during election campaign. Thread on evidence on attendance. - Sur le compte Twitter de Stephen McIntyre, le 17 février 2018

 

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certains démocrates, comme Adam Schiff, tirent profit de l'émergence d'une nouvelle guerre froide car ils sont sponsorisés par des entreprises d'armement...

 
 

Who Is Adam Schiff?
Chef de résistance? Pas vraiment. Le représentant au congrès pour le parti  Démocrates représente le lien entre les politiciens soutenant une politique extérieure des États-Unis agressive et les sous-traitants en armements qui ont accès à beaucoup d'argent.  -  Par Branko Marcetic sur Jacobin en anglais.

 

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