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Donald Trump est une anomalie historique qui déboulonne un siècle de mensonges

par Sylvain LAFOREST
essayiste, journaliste

Le moment est venu pour tout le monde de comprendre ce que fait Donald Trump et d’essayer de décrypter l’ambiguïté de la façon dont il le fait.  Le président controversé a un ordre du jour beaucoup plus clair qu’on ne peut l’imaginer sur la politique étrangère et les affaires intérieures, mais puisqu’il doit rester au pouvoir ou même rester en vie pour atteindre ses objectifs, sa stratégie est si raffinée et subtile que presque personne ne peut la voir.

Son objectif global est si ambitieux qu’il doit suivre des parcours elliptiques aléatoires pour aller du point A au point B, en utilisant des schémas qui déconcertent les gens sur leur compréhension de l’homme. Cela inclut la plupart des journalistes indépendants et les analystes alternatifs, ainsi que les grands médias occidentaux de fausses nouvelles et une grande majorité de la population.
 

Note de JosPublic: il n'est question ici que de géopolitique et de vision de l'orientation des États-Unis d'Amérique. Dans l'histoire états-unienne il y a eu deux tendances: celle de Alexander Hamilton et les puritains et James Madison les wasp-non-puritains.  Le texte ci-dessous ne traite pas de la décence de Trump, des valeurs morales, de l'éthique ou d'un positionnement à droite ou à gauche de l'échiquier politique. Il y a et y aura sûrement d'autres textes pour en traiter. Le développement ci-dessous nous aide à réfléchir aux alternatives qui ne nous sont jamais présentées par les médias grands publics qui en général avale la propagande des groupes de réflexion à la solde des unes et des autres grandes mouvances politiques.

 

 
 

En ce qui concerne sa stratégie, je pourrais faire une analogie rapide et précise avec les médicaments : la plupart des pilules sont destinées à guérir un problème, mais elles sont accompagnées de toute une série d’effets secondaires.  Eh bien, Trump utilise les médicaments uniquement pour leurs effets secondaires, alors que la première intention de la pilule est ce qui le maintient au pouvoir et en vie.

À la fin de ce texte, vous verrez que cette métaphore s’applique à presque toutes les décisions, actions ou déclarations qu’il a faites. Une fois que vous comprendrez ce qu’est Trump, vous serez en mesure d’apprécier l’extraordinaire présidence qu’il dirige, comme aucun prédécesseur n’a même été proche de le faire.

Pour commencer, clarifions le seul aspect de sa mission qui est sans détour et terriblement direct : il est le premier et le seul président US à s’être jamais attaqué au pire défaut collectif de l’humanité, son ignorance totale de la réalité.

Parce que les médias et l’éducation sont tous deux contrôlés par la poignée de milliardaires qui dirigent la planète, nous ne savons rien de notre histoire qui a été déformée par les vainqueurs, et nous ne savons absolument rien sur notre monde actuel.

Lorsqu’il est entré dans l’arène politique, Donald a popularisé l’expression « fausses nouvelles » pour convaincre les citoyens US, et la population mondiale aussi, que les médias mentent toujours.  L’expression est maintenant devenue banale, mais savez-vous à quel point il est choquant de constater que presque tout ce que vous pensez savoir est totalement faux ?

Les mensonges des médias ne couvrent pas seulement l’histoire et la politique, mais ils ont façonné votre fausse perception sur des sujets comme l’économie, l’alimentation, le climat, la santé, sur tout.  Et si je vous disais que nous savons exactement qui a tiré sur John Fitzgerald Kennedy depuis le monticule herbeux, que la connaissance préalable de Pearl Harbor a été prouvée en cour, que l’effet de serre du CO2 est scientifiquement absurde, que notre argent est créé par des prêts de banques qui n’ont même pas les fonds, ou que la science démontre avec une certitude absolue que le 11 septembre 2001 était un travail interne ?

Avez-vous déjà entendu parler d’un journaliste mainstream (grand public), d’un documentaire du Public Broadcasting Service (PBS) ou d’un professeur d’université qui vous a parlé de tout cela ? 44 présidents se sont enchaînés sans même dire un mot sur cet énorme problème, avant que le 45ème ne vienne.  Trump sait que libérer les gens de cette ignorance insondable est le premier pas vers la liberté totale, alors il a commencé à nommer les journalistes grand public (mainstream) par ce qu’ils sont : des menteurs pathologiques.

 
« Des milliers de professionnels de la santé mentale sont d’accord avec Woodward et l’auteur de l’article d’opinion du New York Times : Trump est dangereux
         – Bandy X. Lee
                     The Conversation 2018
»

«  La question n’est pas de savoir si le Président est fou, mais s’il est fou comme un renard ou fou comme un fou
 
           – Masha Gessen
                       The New Yorker 2017
»
 

Soyons clairs : pour l’establishment, Trump n’est pas mentalement déficient, mais il est certainement considéré comme un ennemi potentiel de leur monde.  Depuis qu’il a emménagé à la Maison-Blanche, Trump a été dépeint comme un narcissique, un raciste, un sexiste et un sceptique climatique, chargé d’histoires passées louches et de problèmes mentaux.

Même si environ 60% des Américains ne font plus confiance aux médias, beaucoup ont avalé l’histoire que Trump pourrait être un peu fou ou inapte à diriger, et les statistiques sont encore plus élevées quand on sort des États-Unis. 

Bien sûr, Donald ne fait rien de spécial pour changer la perception profondément négative que tant de journalistes et de gens ont de lui.  Il est ouvertement scandaleux et provocateur sur Twitter, il semble impulsif et stupide la plupart du temps, agit de façon irrationnelle, ment tous les jours, et lance des sanctions et des menaces comme si c’était des bonbons dans la hotte d’un elfe dans un centre commercial, en décembre.

D’emblée, on peut détruire un mythe médiatique persistant : l’image que projette Trump est autodestructrice et c’est exactement le contraire de la façon dont les narcissiques pathologiques agissent, car ils s’efforcent d’être aimés et admirés par tous.  Donald ne se soucie tout simplement pas que vous l’aimiez ou non, ce qui fait de lui l’antinarcissique ultime, par sa définition psychologique.  Et ce n’est même pas une question d’opinion, c’est un fait très simple et indéniable.

 

 

Son plan général s’inspire d’une de ses devises préférées : " Nous redonnerons le pouvoir au peuple " , parce que les États-Unis et leur toile impérialiste tissée à travers le monde ont été aux mains de quelques banquiers mondialistes, industriels militaires et de multinationales pendant plus d’un siècle.

Pour réaliser son plan, il doit mettre fin aux guerres à l’étranger, ramener les soldats, démanteler l’OTAN et la CIA, prendre le contrôle de la Réserve Fédérale, couper tout lien avec les alliés étrangers, abolir le système financier Swift, démolir le pouvoir de propagande des médias, drainer le marais de l’État Profond qui dirige les agences d’espionnage et neutraliser le gouvernement parallèle qui se cache dans le Conseil des Relations Étrangères et les bureaux des Commissions Trilatérales.  Bref, il doit détruire le Nouvel Ordre Mondial et son idéologie mondialiste. La tâche est immense et dangereuse, c’est le moins qu’on puisse dire. Heureusement, il n’est pas seul.

Avant d’aborder ses techniques et tactiques, nous devons en savoir un peu plus sur ce qui se passe réellement dans le monde.

La puissante Russie

Depuis Pierre le Grand, toute l’histoire de la Russie est une démonstration permanente de sa volonté de maintenir son indépendance politique et économique vis-à-vis des banques internationales et de l’impérialisme, poussant cette grande nation à aider de nombreux petits pays à conserver leur propre indépendance.

Par deux fois, la Russie a aidé les États-Unis contre l’Empire britannique/Rothschild, d’abord en les soutenant ouvertement pendant la guerre d’indépendance, puis pendant la guerre civile, lorsque Rothschild finançait les Confédérés pour démanteler politiquement la nation et la ramener sous la coupe de l’Empire colonial Britannique.

La Russie a également détruit Napoléon Bonaparte et les nazis, qui ont tous deux été financés par des banques internationales comme outils pour écraser les nations économiquement indépendantes. L’indépendance est dans leur ADN. Après presque une décennie d’oligarchie occidentale qui a pris le contrôle de l’économie russe après la chute de l’URSS en 1991, Vladimir Poutine a pris le pouvoir et a drainé le marais russe.

Depuis lors, chaque geste qu’il a accompli vise à détruire l’Empire É.-U., ou l’entité qui a remplacé l’Empire Britannique en 1944, qui est le nom théorique de non-conspiration du Nouvel Ordre Mondial.  Le nouvel empire est fondamentalement le même modèle de banque centrale, avec juste un groupe légèrement différent de propriétaires qui ont changé l’Armée Britannique pour l’OTAN, comme Gestapo de leur monde.

Jusqu’à l’arrivée de Trump, Poutine luttait seul contre le Nouvel Ordre Mondial dont l’obsession séculaire est le contrôle du marché mondial du pétrole, puisque le pétrole est le sang qui coule dans les veines de l’économie mondiale. Le pétrole a mille fois plus de valeur que l’or. Les cargos, les avions et les armées ne fonctionnent pas avec des batteries.

Par conséquent, pour contrer les mondialistes, Poutine a mis au point les meilleurs systèmes de missiles offensifs et défensifs, de sorte que la Russie peut désormais protéger tous les producteurs de pétrole indépendants comme la Syrie, le Venezuela et l’Iran.

Les banquiers centraux et le gouvernement de l’ombre US s’accrochent toujours à leur plan mourant, car sans une victoire en Syrie, il n’y a pas d’élargissement d’Israël, mettant ainsi fin au fantasme séculaire d’unir la production pétrolière du Moyen-Orient aux mains du Nouvel Ordre Mondial.  Demandez à Lord Balfour si vous avez le moindre doute. C’est le véritable enjeu de la guerre de Syrie, il ne s’agit rien de moins que de faire ou de mourir.

 

Bachar el-Assad président de la Syrie - Vladimir Poutine président de la Fédération de Russie
et Sergueï Choïgou Ministre de la défense de la Russie

 

Un siècle de mensonges

Maintenant, parce qu’un gouvernement de l’ombre donne des ordres directs à la CIA et à l’OTAN au nom des banques et des industries, Trump n’a aucun contrôle sur les militaires.  L’État Profond est un chapelet de fonctionnaires permanents gouvernant Washington et le Pentagone, qui ne répondent qu’à leurs ordres.

Si vous croyez toujours que c’est le « Commandant en chef » qui commande, expliquez pourquoi chaque fois que Trump ordonne de se retirer de Syrie et d’Afghanistan, des troupes supplémentaires arrivent ?  Au moment où j’écris ce texte, les troupes des É.-U. et de l’OTAN se sont retirées des zones kurdes, se sont rendues en Irak et sont revenues avec du matériel plus lourd autour des réserves pétrolières de la Syrie. 

Donald doit encore drainer le marais avant que le Pentagone n’écoute ce qu’il dit.  Trump devrait être outré et dénoncer à haute voix que le commandement militaire ne se soucie pas de ce qu’il pense, mais cela déclencherait un chaos inimaginable, et peut-être même une guerre civile aux États-Unis, si les citoyens qui possèdent environ 393 millions d’armes dans leurs maisons apprenaient que des intérêts privés sont en charge de l’armée.  Cela soulèverait également une question très simple mais dramatique : « Quel est exactement le but de la démocratie ? »  Ces armes sont les barrières de titane qui protègent la population d’un Big Brother totalitaire.

Il faut se rendre compte à quel point l’armée des É.-U. et les agences d’espionnage ont eu du mal à créer des opérations de faux drapeaux pendant plus d’un siècle, de sorte que leurs interventions ont toujours semblé justes, au nom de la promotion de la démocratie, des droits humains et de la justice sur la planète.

- Ils ont fait sauter le navire du Maine en 1898 pour entrer dans la guerre hispano-étasunienne;
puis le Lusitania en 1915 pour entrer en guerre;

- Ils ont poussé le Japon à attaquer Pearl Harbor en 1941, étaient au courant de l’attaque 10 jours à l’avance et n’ont rien dit à la base hawaïenne;

- Ils ont inventé une agression de torpilles nord vietnamiennes sur leurs navires dans la baie du Tonkin pour justifier l’envoi de soldats sur le sol vietnamien:

- Ils ont inventé une histoire de soldats irakiens détruisant des pouponnières pour envahir le Koweït en 1991;

 

George W. Bush ex-président des États-Unis 20 janvier 2001 au 20 janvier 2009

 

- Ils ont inventé des armes de destruction massive pour attaquer de nouveau l’Irak en 2003;
et ont organisé le 11 septembre pour déchirer la Constitution de 1789, attaquer l’Afghanistan et lancer une guerre contre le terrorisme.

Ce masque de vertu totalement factice doit être préservé pour contrôler l’opinion des citoyens US et leur arsenal national, qui doivent croire qu’ils portent les chapeaux de cow-boy blancs de la démocratie.

Comment Trump a-t-il réagi quand il a appris que les troupes US revenaient en Syrie ?  Il a répété encore et encore dans chaque interview et déclaration que "nous avons sécurisé les champs pétroliers de Syrie " , et a même ajouté " je pense même envoyer Exxon dans la région pour s’occuper du pétrole syrien " .

Les néoconservateurs, les sionistes et les banques étaient ravis, mais tout le monde est outré, car la grande majorité ne comprend pas que Trump avale cette pilule uniquement pour ses effets secondaires.  Sur le flacon est écrit en petits caractères que « l’utilisation de cette drogue pourrait forcer les troupes US-OTAN à quitter la Syrie sous la pression de la communauté mondiale unie et de la population US ahurie ».  Trump a rendu la situation insoutenable pour que l’OTAN reste en Syrie, et la façon dont il a répété cette position profondément choquante et politiquement incorrecte montre clairement sa véritable intention.  Il a détruit plus d’un siècle de fausses vertus en une seule phrase.

Trump est une anomalie historique

Trump n’est que le quatrième président dans l’histoire des États-Unis à se battre pour le peuple, contrairement aux 41 autres, qui ont principalement canalisé l’argent du peuple dans un pipeline de dollars aboutissant dans des banques privées.    Il y a d’abord eu Andrew Jackson qui a été déchu après avoir fermé la Second Bank des États-Unis qu’il accusait ouvertement d’être contrôlée par les Rothschild et la City à Londres.

Abraham Lincoln a été assassiné après avoir imprimé ses « billets verts », monnaie nationale que l’État a émise pour payer les soldats parce que Lincoln avait refusé d’emprunter de l’argent à Rothschild à 24% d’intérêt.

Ensuite, il y a eu John F. Kennedy, qui a été tué pour une douzaine de raisons qui allaient surtout à l’encontre des profits des banques et de l’industrie militaire, et maintenant Donald Trump, qui a crié qu’il allait « rendre l’Amérique au peuple ».

Comme la plupart des hommes d’affaires, Trump déteste les banques, pour le pouvoir formidable qu’elles ont sur l’économie.  Il suffit de jeter un coup d’œil au seul livre d’Henry Ford,  " The International Jew , pour découvrir à quel point sa méfiance et sa haine envers les banques internationales étaient profondes. 

Les entreprises de Trump ont beaucoup souffert à cause de ces institutions qui vous vendent un parapluie, pour le reprendre dès qu’il pleut.  Le contrôle de la banque privée sur la création monétaire et les taux d’intérêt, à travers chaque banque centrale de presque tous les pays, est un pouvoir permanent sur les nations, bien au-delà du cycle éphémère des politiciens.

En l’an 2000, ces pillards de la nation n’étaient plus qu’à quelques pas de leur rêve totalitaire planétaire, mais quelques détails restaient : Vladimir Poutine et 393 millions d’armes US.  Puis est arrivé Donald au visage orange, la dernière pièce du puzzle dont nous, le peuple, avions besoin pour mettre fin à 250 ans de l’empire des banques.

Techniques et tactiques

Au début de son mandat, Trump a naïvement tenté l’approche directe, en s’entourant de rebelles de l’establishment comme Michael Flynn et Steve Bannon, puis en agaçant chacun de ses alliés étrangers, déchirant leurs traités de libre-échange, imposant des taxes sur les importations et les insultant au visage lors des rencontres du G7 de 2017 et de 2018.

La réaction a été forte et tout le monde s’est focalisé sur l’absurdité du Russiagate, car il semblait que c’était la seule option pour arrêter l’homme sur son chemin de destruction du mondialisme.  Comme on pouvait s’y attendre, l’approche directe n’a mené nulle part ; Flynn et Bannon ont dû partir, et Trump était pris dans une poignée d’enquêtes qui lui ont fait réaliser qu’il n’obtiendrait rien avec la transparence.  Il devait trouver un moyen d’anéantir les personnes les plus dangereuses de la planète, mais en même temps, rester au pouvoir et en vie.  Il fallait qu’il soit malin.

C’est là que son génie a explosé sur le monde.  Il a complètement changé sa stratégie et son approche, et a commencé à prendre des décisions absurdes et à tweeter des déclarations scandaleuses.  Aussi menaçants et dangereux que certains d’entre eux puissent paraître, Trump ne les a pas utilisés pour leur signification au premier degré, mais visait les véritables effets secondaires que ses coups pouvaient avoir.

Et il ne s’est pas soucié de ce que les gens pensaient de lui en le faisant, car seuls les résultats comptent à la fin.  Il a même joué au bouffon sur Twitter, avait l’air naïf, fou ou carrément idiot, peut-être dans l’espoir de faire croire qu’il ne savait pas ce qu’il faisait, et qu’il ne pouvait pas être si dangereux.  Trump est délibérément politiquement incorrect de montrer le visage laid que les États-Unis cachent derrière leur masque.

 

Kim Jung-Un président de la Corée du nord et Donald Trump président des États-Unis d'Amérique

 

Le premier test de sa nouvelle approche a été d’essayer d’arrêter le danger croissant d’une attaque et d’une invasion de la Corée du Nord par l’OTAN.  Trump a insulté Kim Jung-Un sur Twitter, l’a appelé Rocket Man et a menacé de faire exploser la Corée du Nord

Son incorrection politique déchaînée s’est poursuivie pendant des semaines jusqu’à ce que tout le monde s’aperçoive que ce n’étaient pas de bonnes raisons pour attaquer un pays.  Il a paralysé l’OTAN.  Trump a ensuite rencontré Rocket Man, et ils ont marché dans le parc débutant une belle amitié, riant ensemble, tout en n’accomplissant absolument rien dans leurs négociations, car ils n’ont rien à négocier.  Beaucoup parlaient du prix Nobel de la paix, parce que beaucoup ne savent pas qu’il est généralement remis à des criminels de guerre comme Barrack Obama ou Henry Kissinger.

Puis est arrivé le Venezuela. Trump a poussé sa tactique un peu plus loin, pour s’assurer que personne ne puisse soutenir une attaque contre le pays libre.  Il a mis les pires néo-conservateurs disponibles sur l’affaire : Elliott Abrams, anciennement condamné pour conspiration dans l’affaire Iran-Contras dans les années 80 et John Bolton, célèbre belliciste de premier ordre.  Trump a ensuite confirmé Juan Guaido comme son choix pour la présidence du Venezuela ; une marionnette vide si stupide qu’il ne peut même pas voir à quel point il est utilisé.

Une fois de plus, Trump a menacé de réduire le pays en cendres, tandis que la communauté mondiale regardait avec admiration le manque total de subtilité et de diplomatie dans le comportement de Trump, avec pour résultat le Brésil et la Colombie qui reculent et déclarent qu’ils ne veulent rien avoir à faire avec une attaque sur le Venezuela.

La médecine de Trump n’a laissé que 40 pays satellites dans le monde, avec des présidents et des premiers ministres en état de mort cérébrale soutenir timidement Guaido le bouffon.  Donald a coché la case à côté de Venezuela sur sa liste et a continué de défiler vers le bas.

Puis vinrent les deux cadeaux à Israël : Jérusalem en tant que capitale, et le plateau du Golan syrien en tant que possession confirmée.  Netanyahou qui n’est pas le crayon le plus pointu de la boîte a sauté de joie, et tout le monde a crié que Trump était un sioniste. 

Le véritable résultat a été que l’ensemble du Moyen-Orient s’est uni contre Israël, que plus personne ne peut soutenir.  Même leur complice historique, l’Arabie Saoudite, a dû désapprouver ouvertement cette énorme gifle à l’Islam.  Les deux cadeaux de Trump étaient en fait des coups de poignard dans le dos de l’État d’Israël, dont l’avenir ne semble pas très prometteur aujourd’hui, puisque l’OTAN va devoir quitter la région.  Case cochée à nouveau.

Alors que la réalité s’installe

Mais ce n’est pas tout !  Avec son manque de contrôle sur l’OTAN et l’armée, Trump est très limité dans ses actions.  À première vue, la multiplication des sanctions économiques contre des pays comme la Russie, la Turquie, la Chine, l’Iran, le Venezuela et d’autres pays semble dure et impitoyable, mais la réalité de ces sanctions a poussé ces pays hors du système financier Swift conçu pour maintenir les pays esclaves dans l’hégémonie du dollar, et ils échappent tous aux banques internationales.

Elle a forcé la Russie, la Chine et l’Inde à créer un système alternatif de paiements commerciaux basés sur les monnaies nationales, au lieu du dollar tout-puissant.  La réalité bipolaire du monde est maintenant officielle, et avec ses prochaines sanctions à venir, Trump poussera plus de pays du système Swift à rejoindre l’autre camp, alors que d’importantes banques commencent à tomber en Europe.

Même dans l’ouragan politique il y a Trump, il trouve toujours le temps d’afficher son humour arrogant presque enfantin.  Regardez ses moqueries grandioses d’Hillary Clinton et de Barrack Obama, alors qu’il était assis avec des généraux aux traits tendus, pour prendre une photo dans une « salle de situation » alors qu’ils simulaient la surveillance de la mort de Baghdadi quelque part où il ne pouvait pas être, exactement comme ses prédécesseurs criminels l’ont fait il y a longtemps avec le faux assassinat de Ben Laden.  Il a même poussé la mascarade à ajouter les détails d’un chien reconnaissant le faux calife de Daesh en reniflant ses sous-vêtements.  Maintenant que vous comprenez ce qu’est vraiment Trump, vous serez également en mesure d’apprécier le spectacle, dans toute sa splendeur et sa vraie signification.

« Nous avons sécurisé les champs de pétrole de Syrie ».  En effet, avec cette courte phrase, Trump joint sa voix à celle du Général Smedley Butler qui a fait vibrer le monde il y a 80 ans avec un petit livre intitulé « La Guerre est un racket ».  Piller et voler du pétrole n’est certainement pas aussi vertueux que promouvoir la démocratie et la justice.  Ce qui m’étonne, ce sont ces nombreux journalistes et analystes « alternatifs », qui connaissent sur le bout des doigts tous les problèmes techniques du 11 septembre, ou la réalité scientifique de l’absurde histoire du réchauffement climatique, mais qui n’ont toujours aucune idée de ce que fait Trump, après 3 ans de mandat, car ils ont acheté les grands médias qui ont convaincu tout le monde que Trump était un malade mental.

 

 

Pour ceux qui doutent encore du programme de Trump, croyez-vous vraiment que l’implosion évidente de l’impérialisme US sur la planète soit une coïncidence ?  Croyez-vous toujours que c’est à cause de l’influence russe sur les élections de 2016 que la CIA, le FBI, tous les médias, le Congrès US, la Réserve Fédérale, le Parti Démocrate et la moitié des républicains bellicistes travaillent contre lui et tentent même de le destituer ?  Comme la plupart des choses qui sortent des médias, la réalité est exactement le contraire de ce que l’on vous dit : Trump est peut-être l’homme le plus dévoué qui ait jamais mis les pieds dans le bureau ovale.  Et certainement le plus ambitieux et politiquement incorrect.

Conclusion

Le monde changera radicalement entre 2020 et 2024.  Le deuxième et dernier mandat de Trump coïncide avec le dernier mandat de Poutine en tant que Président de la Russie.  Il se peut qu’il n’y ait jamais une autre coïncidence comme celle-ci avant longtemps, et les deux savent que c’est maintenant ou peut-être jamais.

Ensemble, ils doivent mettre fin à l’OTAN, à Swift, et l’Union Européenne devrait s’effondrer.  Le terrorisme et le réchauffement climatique anthropique sauteront dans le tourbillon et disparaîtront avec leurs créateurs.  Trump devra drainer le marais de la CIA et du Pentagone et nationaliser la Réserve Fédérale.

Avec Xi et Modi, ils pourraient mettre un terme définitif aux banques privées dans les affaires publiques, en refusant de payer un seul sou de leurs dettes, et relancer l’économie mondiale en se tournant vers les monnaies nationales produites par les gouvernements, les banques privées tomberont comme des dominos, sans plus de serviteurs comme Obama pour les sauver à vos frais.

Une fois cela fait, la paix et la prospérité insupportables pourraient errer sur la planète, car nos impôts paieraient pour le développement de nos pays au lieu d’acheter du matériel militaire inutile et payer des intérêts sur les prêts des banquiers qui n’avaient même pas l’argent en premier lieu.

Si vous ne comprenez toujours pas Donald Trump après avoir lu ce qui précède, vous êtes sans espoir.  Ou vous êtes peut-être Justin Trudeau, Emmanuel Macron, Juan Guaido, ou tout autre idiot utile, ignorant que le tapis sous vos pieds a déjà glissé.

 

 

Notes & Références encyclopédiques:

Dans l'histoire états-unienne il y a deux tendances...
 

Les États-Unis ont été créés à la fois par les « Pères pèlerins », c’est-à-dire les puritains du navire Mayflower dont on fête l’arrivée lors de « l'action de grâce - Thanksgiving », et par une foule de migrants d’Europe du Nord.

Les premiers n’étaient qu’un groupuscule, mais ils avaient un projet religieux et politique. Il s’agissait pour eux d’établir une « Nouvelle Jérusalem », organisée selon la Loi de Moïse, et d’y tendre à la pureté.  Simultanément, ils entendaient poursuivre l’affrontement entre les empires anglais et espagnol aux Amériques.

Les seconds, quant à eux, cherchaient à faire fortune dans un pays qu’ils imaginaient vide, sans habitants, sans contrainte, ni gouvernement autre que local.  L’ensemble de ces deux groupes est désigné par les sociologues comme des White Anglo-Saxon and Protestant (WASP, Blancs, Anglo-Saxons et protestants).

Lors de la rédaction de la Constitution, les « Pères fondateurs » représentaient majoritairement les puritains. Sous l’impulsion d’Alexander Hamilton, ils imaginèrent un texte anti-démocratique, reproduisant le fonctionnement de la monarchie britannique, mais transférant le pouvoir de la gentry aux élites locales, les gouverneurs.

Ce texte suscita la fureur des migrants Nord-européens qui avaient donné leur vie durant la guerre d’indépendance. Plutôt que de réécrire la Constitution et de reconnaître la souveraineté populaire, une dizaine d’amendements lui furent ajoutés par James Madison, constituant le Bill of Rights.  Cet ajout leur garantit de pouvoir se défendre devant les tribunaux contre la « Raison d’État ».  L’ensemble de ces deux textes resta en vigueur durant deux siècles donnant satisfaction aux deux groupes.

Le 13 septembre 2001, le Congrès adopta dans la précipitation un très volumineux Code anti-terroriste, le USA Patriot Act. C e document, qui avait été secrètement préparé durant les années antérieures aux attentats de New York et de Washington, suspend la Bill of Rights dans toutes les circonstances liées au terrorisme.  Depuis lors, les États-Unis du Républicain George Bush Jr. (lui-même descendant direct d’un des puritains du Mayflower) et du Démocrate Barrack Obama furent exclusivement gouvernés selon les principes puritains modernes (qui incluent désormais le multiculturalisme, des droits distincts pour chaque communauté, et une hiérarchie implicite entre ces communautés).

Donald Trump s’est présenté comme le candidat des Nord-Européens, c’est-à-dire des WASP non-puritains. Il a basé sa campagne électorale sur la promesse de leur restituer leur pays confisqué par les puritains et envahi par des hispaniques qui refusent de s’intégrer à leur culture.  Son slogan, America First !, doit être compris comme la restauration du « rêve américain », celui de faire fortune, à la fois contre le projet impérialiste puritain et contre l’illusion du multiculturalisme.

La défense du Bill of Rights inclut le droit de manifestation y compris pour les groupes extrémistes (1er amendement) et celui des citoyens à porter des armes pour résister aux excès possibles de l’État fédéral (2ème amendement).  Il est donc parfaitement légitime que le président Trump ait soutenu le droit de manifester de groupes racistes à Charlottesville et ait affiché son soutien à la National Rifle Association (NRA).  Cette philosophie politique peut paraître absurde pour les non-États-uniens, elle ne correspond pas moins à l’Histoire et à la culture de ce pays.

Les deux principaux pouvoirs d’un président US sont :
- la nomination de milliers de hauts-fonctionnaires ;
- la détermination des objectifs militaires.

Or, il se trouve que Donald Trump ne dispose que de quelques dizaines de fidèles pour pourvoir des milliers de postes et que le Pentagone a déjà sa doctrine stratégique. Il doit donc discerner les décisions capables de faire basculer le système et se réserver pour elles.

Depuis son arrivée à la Maison-Blanche, il agit effectivement pour développer l’économie et inhiber la finance ;  démanteler « l’Empire américain » et restaurer la République, c’est-à-dire l’Intérêt général ;  défendre l’identité WASP et expulser ceux des hispaniques qui refusent de s’intégrer à la culture états-unienne.

En résumé: Donald Trump ne cessait de dénoncer l’Empire américain et d’annoncer le retour aux principes républicains. Il se réclamait d’Andrew Jackson (1829-37). Il synthétisait sa pensée en politique intérieure avec le slogan « Make America Great Again ! », c’est-à-dire non plus la poursuite de la chimère impériale, mais le retour au « rêve américain » d’enrichissement personnel. Et sa politique extérieure avec le slogan « America First ! », que nous interprétions non pas au sens qui lui fut donné durant la Seconde Guerre mondiale, mais à celui dont il disposait à l’origine. Nous ne voyions donc pas en lui un néo-nazi, mais un politicien qui refuse d’engager son pays au service des élites transnationales.  Extrait du Réseau Voltaire, le 5 décembre 2017

 

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nous savons exactement qui a tiré sur John Fitzgerald Kennedy...
 

Une nouvelle demande de réouverture de l'enquête en 2019 - Sur Wikipédia francophone  Who Killed President Kennedy And Why?Written by ORIENTAL REVIEW on 10/11/2017

 

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la connaissance préalable de Pearl Harbor a été prouvée en cour...
 

Pearl Harbor: Scapegoating Kimmel and Short Thursday, 04 December 2008 -Sur New American

 

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que l'effet de serre du Co2...
 

Ouverture

Acte 1

Acte 2

La lutte aux changements climatiques: La fabrication de Greta Thunberg et la fabrication du consentement

Acte 3

Acte 4

Acte 5

Acte 6

 

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qui n'ont même pas les fonds...
 

François DE SIEBENTHAL
Économiste et banquier

Un banquier explique en 3 minutes (vidéo) :
La création de la monnaie ou l'argent des banques
 

 

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la science démontre avec une certitude absolue...
 

 

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Les journalistes des menteurs pathologiques...
 

John Swinton

John Swinton et la liberté de presse pour les journalistes

Extrait d'une communication par le célèbre journaliste, le 25 septembre 1880, lors d’un banquet à New York quand on lui propose de porter un toast à la liberté de la presse. (Cité dans : Labor’s Untold Story, de Richard O. Boyer and Herbert M. Morais, NY, 1955/1979.)

« Il n’existe pas, à ce jour, en Amérique, de presse libre et indépendante. Vous le savez aussi bien que moi.  Pas un seul parmi vous n’ose écrire ses opinions honnêtes et vous savez très bien que si vous le faites, elles ne seront pas publiées.  On me paye un salaire pour que je ne publie pas mes opinions et nous savons tous que si nous nous aventurions à le faire, nous nous retrouverions à la rue illico.  Le travail du journaliste est la destruction de la vérité, le mensonge patent, la perversion des faits et la manipulation de l’opinion au service des Puissances de l’Argent.  Nous sommes les outils obéissants des Puissants et des Riches qui tirent les ficelles dans les coulisses.  Nos talents, nos facultés et nos vies appartiennent à ces hommes.  Nous sommes des prostituées de l’intellect. Tout cela, vous le savez aussi bien que moi ! »

 

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aux mains de quelques banquiers mondialistes, industriels militaires et de multinationales...
 

Franklin Delano ROOSEVELT

Roosevelt contre les « marchands du temple » (page 5). Discours d’investiture du 4 mars 1933.  « [...] Les pratiques de marchands du temple sans scrupules se trouvent incriminées devant le tribunal de l’opinion publique, et rejetées par les coeurs aussi bien que par l’esprit des hommes.

« Oui, [ces trafiquants] ont tenté de faire quelque chose, mais leurs efforts portent l’empreinte d’une tradition périmée. Face à l’échec de l’émission de crédit, ils n’ont su proposer que le prêt de davantage d’argent. N’étant plus en mesure de faire valoir la séduction du profit par laquelle ils induisent les gens à suivre leur ascendant frauduleux,
ils ont eu recours à des exhortations, plaidant avec des larmes dans les yeux pour un retour à la confiance. Ils ne connaissent que les règles d’une génération d’égoïstes. Ils n’ont aucune vision, et lorsqu’il n y a pas de vision, le peuple meurt.  « Les marchands du temple ont abandonné leurs sièges dans le temple de notre civilisation. Nous devons maintenant y faire revenir nos anciennes vérités. [...]

 

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les agences d'espionnage ont eu du mal à créer des opérations de faux drapeau...
 

 

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La réaction a été forte et tout le monde s'est focalisé sur le Russiagate...
 

Sauvetage de l'élection de Boris Eltsine par Bill Clinton en 1996

Le 16 février 2018, malgré les apparences, le rapport d’enquête du procureur spécial Robert Mueller n’a révélé aucune « collusion » entre les dirigeants de la Russie et les dirigeants de la campagne électorale du président États-Unien Donald Trump. 

À la lecture des documents d'accusation pas un mot sur le sujet.  Par contre en faisant les recherches pour ne pas se faire manipuler par ceux qui ont intérêt à maintenir cette saga dans les médias bi-partisans, le recherchiste-blogueur James Howard Kunstler a découvert que Bill Clinton l'ex-président des États-Unis a fait investir quelques millions$ par "le Pentagone" et a délégué une firme de communications de Californie auprès de l'équipe d'élection de Boris Eltsine, ex-président de la Russie lors de l'élection en 1996.

 

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Andrew Jackson qui a été déchu après avoir fermé...
 

Andrew Jackson ferme la Second Bank (banque fédéral des États-Unis en 1833)

 

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Source: par Sylvain LAFOREST
essayiste, journaliste
sur: Oriental Review; Réseau international.

Choix de photos, collection de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Mise à jour le 16 décembre 2019

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