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Le gouvernement canadien complice de terrorisme envers la Syrie

Une semaine après l’attaque contre la Syrie par les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne et appuyée par certains membres de l'OTAN, de très nombreuses questions restent en suspens sur les objectifs de cette opération et sur sa réalisation. 

Les quelques faits établis contredisent les déclarations officielles des politiciens et politiciennes des pays membres de l'OTAN.  Par la bouche même de leur premier ministre, les Canadiens et Canadiennes auraient approuvé le lancement de missiles sur les Syriens et Syriennes ce qui est faux.  Aucune consultation démocratique n’a été entrevue au Canada, aucune situation d'urgence ne prévalait à ce moment.  Le gouvernement canadien a donc approuvé un geste qui n'a pas été avalisé par son parlement, par l'ONU et qui plus est, correspond parfaitement à la définition de terrorisme.

N'aurions-nous pas une petite honte de la dérive de notre pays?  Individuellement sommes-nous rendus à nous sentir tellement impuissant que la dénonciation de la situation à notre député et ensuite premier ministre ne mérite pas d'être entreprise?  Ci-dessous les faits et certaines hypothèses pour nous aider à y voir plus clair. (Plusieurs informations proviennent de chancelleries et de canaux diplomatiques. Certaines sont impossibles à faire confirmer et nous devrons retenir qu'elles ne se qualifient pas hors de tout doute).

  - JosPublic

Aux yeux du Code criminel canadien, un acte terroriste doit être commis «au nom d'un but, d'un objectif ou d'une cause de nature politique, religieuse ou idéologique» .  Un acte qui doit aussi viser à «intimider» la population quant à sa sécurité.  Un acte qui peut viser à «contraindre une personne, un gouvernement ou une organisation nationale ou internationale» à accomplir un acte - ou à s'en abstenir.

Un acte qui cause des blessures graves ou la mort, qui met en danger, qui compromet la santé, ou qui cause des dommages matériels importants

Yves Boisvert chroniqueur
à La Presse

 
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Canada: ce qui fut écrit et ce qui aurait dû l'être,
 si l'on avait un gouvernement qui représente des valeurs démocratiques

 
 

Tel que rapporté par l'Agence de presse QMI, le 13 avril 2018:

« Le Canada condamne avec la plus grande fermeté l’usage d’armes chimiques dans l’attaque perpétrée la semaine dernière dans la Ghouta orientale, en Syrie », a déclaré le premier ministre Justin Trudeau dans un communiqué transmis tard vendredi soir.

« Le Canada appuie la décision des États-Unis, du Royaume-Uni et de la France de prendre des mesures pour diminuer la capacité du régime Assad de lancer des attaques par armes chimiques contre ses propres citoyens. »

 

« Nous continuerons de travailler avec nos partenaires internationaux pour mener des enquêtes plus approfondies sur l’emploi d’armes chimiques en Syrie. Il faut traduire en justice les responsables de ces gestes.»

 
 

Ce que le Premier ministre aurait dû écrire le 13 avril 2018:

« Le Canada condamne avec la plus grande fermeté l'usage d'armes chimiquesde toute partie à un conflit que ce soit pour attaquer ou se défendre » , a déclaré le premier ministre Justin Trudeau dans un communiqué transmis tard vendredi soir.

« Le Canada ne peut appuyer la décision des États-Unis, du Royaume-Uni et de la France d'attaquer un pays qui n'a déclaré la guerre à personne et qui ne menace aucune partie prenante de l'OTAN.  Les attaquants n'ont pas consulté les pays membres du Conseil de l'Atlantique, ni le Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations-Unies.  La démarche est illégale en droit international tel que le spécifient les juristes du Parlement Allemand. Au Canada la démarche rencontre la définition de terrorisme que l'on retrouve dans le Code criminel Canadien. »

« Nous continuerons de travailler avec les 192 pays membres de L’Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) et exigerons des enquêtes plus approfondies sur l'emploi d'armes chimiques en Syrie. Si le droit international le rend possible il faudra traduire en justice les responsables de ces gestes, incluant les entreprises fabricant et distribuant de telles armes. »

Un petit questionnement à propos de la déclaration du premier ministre du Canada. 

Y a-t-il quelqu'un qui a pensé sérieusement que de tuer des personnes innocentes qui s'adonnent simplement à être nées à Damas, et trop pauvres pour immigrer au Canada ferait arrêter l'utilisation de produits chimiques par les uns ou les autres? 

Si après l'enquête il est prouvé que les produits chimiques n'étaient pas utilisés par l'Armée syrienne, ou s'il est prouvé que ce sont les terroristes qui les ont utilisés, qui traduira en cour les terroristes armés et soutenus sur le terrain par des équipes techniques des armées de France, des États-Unis et de la logistique fournie par l'OTAN à laquelle le Canada participe à part entière?

Commentaire de
JosPublic

Avec les 107 missiles envoyés sur les Syriens et Syriennes, sur le parlement syrien et sur plusieurs endroits dans la ville très peuplée de Damas pour punir, alors s'ils sont innocents, comment le Canada s'était-il préparé pour redonner vie aux personnes ayant succombé aux bombardements.  Au moment du lancement, personne ne pouvait prédire le nombre de morts et de blessés.  Je comprends que le Canada est un pays chrétien, mais aurait-on trouvé une application pour la résurrection des corps sans nous en faire bénéficier dans les hôpitaux de par ici ?

Missiles dans le ciel de la ville de Damas en Syrie

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Les objectifs des bombardements

 
 

Selon la narration occidentale, ces bombardements ne visaient pas à renverser la République arabe syrienne (dite le « régime de Bachar »), mais à sanctionner l’usage d’armes chimiques.

Cependant, aucune preuve de l’usage de ces armes par la Syrie n’a été publiée.  À la place, les trois alliés ont chacun diffusé des évaluations fondées sur la vidéo originelle des Casques blancs ; vidéo elle-même contredite par la suite par plusieurs des personnes qui y apparaissent et par le personnel de l’hôpital dans lequel elle fut tournée.

A contrario, on peut donc se demander si l’objectif réel n’était pas de renverser la République.  C’est ce que semble confirmer le fait que des missiles ont été tirés sur le Palais présidentiel à Damas.  C’est également l’interprétation de la Russie pour qui le véritable objectif des alliés était de contrer « les succès des forces armées syriennes dans la lutte pour libérer leur territoire du terrorisme international ».

Bill Clinton
ex-président des États-Unis

Donald Rumsfeld
ex-secrétaire à la Défense

George P. Schultz
ex-secrétaire d'État

La destruction du centre de recherche pharmaceutique de Barzeh reste un mystère. Cette installation n’avait rien de secrète.  Elle avait été créée avec l’aide de la France. 

L’Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) l’avait inspectée 5 fois et n’y avait rien trouvé qui puisse être lié à des recherches sur des armes chimiques.

Selon ses responsables, dans le contexte des sanctions internationales, ce laboratoire menait des recherches sur des produits anticancéreux. 

Il n’était pas gardé et il n’y a eu aucune victime dans l’effondrement des bâtiments.  Celui-ci n’a pas provoqué de dispersion d’agents chimiques dans l’atmosphère

Cette situation n’est pas sans rappeler la destruction par les États-Unis de l’usine d’Al-Shifa au Soudan.

En 1998, le président Bill Clinton ordonna sa destruction par le tir de quatre Tomahawk, faisant un mort et dix blessés. 

Ses services de renseignement assuraient qu’elle fabriquait des gaz innervant pour le compte d’Oussama Ben Laden

Il s’avéra par la suite qu’elle était la principale unité de production de médicaments génériques dans le pays

Elle fabriquait notamment des médicaments contre le sida sans payer la licence de Gilead Science, une société dirigée par Donald Rumsfeld et George Schultz.

Missiles dans le ciel de la ville de Damas en Syrie

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La réalisation de l’opération

 
 

Les Alliés disent avoir tiré 105 missiles, tandis que les Russes en ont compté 103. La coordination entre les différentes armées a été assurée par l’Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN), bien que celle-ci n’ait rien revendiqué

Conformément à ses statuts, l’Organisation a agi avec l’aval du Conseil de l’Atlantique-Nord, mais ce n’est pas certain.  En effet, celui-ci n’avait pas été consulté avant le bombardement de Tripoli (Libye), en 2011, et nul n’avait protesté.  Cette coordination visait à ce que tous les missiles tirés, aussi bien depuis la Méditerranée, la mer Rouge et les airs, atteignent leur impact au même moment.  Cependant les choses ne se sont pas passées comme planifiées : alors que l’opération alliée aurait dû être effectuée en une demi-heure, 1 heure 46 s’est écoulée entre le premier et le dernier tir.

La Russie avait annoncé préalablement qu’elle riposterait si ses soldats étaient tués.  Les Alliés ont donc donné comme mission à leurs armées de veiller à les épargner.

Cependant, l’armée russe a observé les tirs et a transmis en temps réel les coordonnées des missiles alliés à l’armée arabe syrienne pour qu’elle puisse les détruire.  En outre, lorsque les Syriens ont été débordés par l’ampleur des tirs alliés, l’armée russe a déployé son système d’inhibition des commandes et contrôles de l’OTAN, paralysant ainsi la plupart de ses lanceurs.  C’était la première fois que les Français étaient confrontés à ce système, qui avait déjà perturbé les États-Uniens et les Britanniques en Méditerranée, dans le mer Noire et à Kaliningrad.

En outre, deux navires russes ont quitté le port de Tartous pour jouer au chat et à la souris avec un sous-marin nucléaire d’attaque britannique

Selon les états-majors russe et syrien, 73 missiles ont été détruits en vol, ce que contestent avec dédain les états-majors alliés contre la Syrie.  Or, sur place, chacun a pu constater, moi compris, l’activité de la défense anti-aérienne et personne n’a vu les impacts des 105 missiles alliés annoncés.

Les Alliés ont immédiatement rappelé que toute information plus précise était classifiée.  Toutefois, les forums spécialisés ont donné lieu à toutes sortes de révélations invérifiables sur l’échec massif de cette opération.  Tout au plus sait-on avec certitude qu’un avion français n’a pas été en mesure de tirer un de ses missiles et a été contraint de le larguer en mer sans le mettre à feu, et que deux frégates multi-missions françaises sont tombées en panne informatique et n’ont pas pu tirer leurs missiles de croisière navals (MdCN); des symptômes bien connus de tous ceux qui ont affronté l’arme inhibitrice russe.

La défense syrienne a été dépassée par le nombre de missiles tirés de toutes parts.  Elle a donc choisi de défendre prioritairement certaines cibles comme le Palais présidentiel et d’en sacrifier d’autres comme le centre de recherche de Bazeh.  Depuis, la Russie a annoncé qu’elle livrait de nouvelles batteries anti-missiles à la Syrie.

Quoi qu’il en soit, cette opération est clairement le plus grand fiasco militaire depuis la Seconde Guerre mondiale.

Ville de Damas le lendemain de la pluie de missiles. Une gracieuseté des États-Unis-d'Amérique
et de l'industrie de l'armement

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La rhétorique de la Coalition illégale contre la Syrie

 
 

L’illégalité de ces bombardements est certaine en droit international : aucun des trois agresseurs n’a été attaqué par la République arabe syrienne et leur action n’a pas été autorisée par le Conseil de sécurité des Nations unies l'ONU.

Les Alliés contre la Syrie ont donc communiqué sur la légitimité de leur initiative.  Celle-ci a été démentie par le service juridique du Bundestag allemand.  En effet, mis à part le caractère fantasmatique de l’attaque chimique supposée de la Ghouta, ce type de bombardement ne permet aucunement d’assurer que les souffrances des civils prennent fin.

La France, quant à elle, n’a cessé de souligner qu’elle n’était pas entrée en guerre contre le « régime de Bachar » ; propos immédiatement contredits par la Syrie qui a retourné la grand-croix de l'Ordre national de la Légion d’honneur du président el-Assad à l’ambassadeur de Roumanie représentant les intérêts français à Damas.   « Il n’est point d’honneur pour le président Assad de porter une décoration attribuée par un régime esclave des États-Unis qui soutient les terroristes », a précisé le porte-parole de la présidence.

Certains auteurs, proches de l’Otan, ont évoqué la « responsabilité de protéger » (R2P) proclamée par l’ONU.  Là encore, c’est hors de propos.  En effet, la R2P ne s’applique que pour suppléer à des États faillis, ce qui n’est évidemment pas le cas de la République arabe syrienne dont les services publics fonctionnent toujours après 7 ans de guerre.

En définitive, si les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ont montré avec cette opération qu’ils se situaient en dehors du Droit international, ils ont aussi montré que leurs armées ne sont plus ce qu’elles étaient.

Sources: Thierry Meyssan pour Réseau Voltaire et JosPublic pour MétéoPolitique.

Choix de photos, collection de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Mise à jour le 26 avril 2018

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

  L’affaire Skripal : le mensonge de trop ? par Michael Jabara Carley, historien canadien

Syrie: manigances de pays qui ne respectent plus le droit international.

Canada: Guerre, révolution, espionnage et crimes contre l'humanité

Notes & Références encyclopédiques:

 
 

Notes & Références encyclopédiques:

Les trois alliés ont chacun diffusé des évaluations..

 
 

 

 

Texte états-unien: Évaluation par les États-Unis de l’utilisation d’armes chimiques par le régime Assad - Publié sur Réseau Voltaire Network, le 13 avril 2018. Pour ceux et celles qui liront ce texte, vous y découvrirez qu'il n'y a pas de preuve seulement des ouï-dire, des il semble que, probablement etc...

« Évaluation nationale du ministère français de la Défense sur l’attaque chimique du 7 avril 2018 » , Réseau Voltaire, 14 avril 2018.

“Syria action – UK government legal position”, Voltaire Network, 14 April 2018. Ce dernier texte est discuté dans “The legal basis for air strikes against Syrian government targets”, Commons Library Briefing, 16 April 2018.

 

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L'organisation des casques blancs en Syrie...

 

Casques blancs: organisation d'ambulanciers n'existant qu'en Syrie, imbriqués avec les terroristes. L'organisme est financé principalement par des entités de Grande-Bretagne, des États-Unis et d'autres membres de l'OTAN.

Un des dirigeants est un opérateur pour l'OTAN, l'autre a déjà été expulsé des États-Unis à cause de ses liens avec des terroristes. Au Canada le Parti Libéral du Canada et le Nouveau Parti Démocratique ont appuyé l'organisme.  Ici pour un portrait complet de l'organisation et qui la finance.

 

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témoignages contredits par les mêmes personnes...

Par exemple : « Les témoignages qui infirment l’accusation des Casques blancs », Réseau Voltaire, 13 avril 2018.

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lié à des recherches sur des armes chimiques...

 

Dernière inspection de OIAC l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques  : Progress in the elimination of the Syrian chemical weapons programme, by Ahmet Üzümcü, directeur général (OIAC)- Sur Voltaire Network Austria, 23 March 2018.

 

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destruction par les États-Unis de l'usine d'Al-Shifa au Soudan...

 

Le 20 août 1998, Bill Clinton fit détruire l'usine de production de médicaments Al-Shifa (Health) Company, à Khartoum au Soudan.

L'attaque a complètement détruit l'usine et a tué le gardien de nuit et sa famille. Ce geste a entraîné des conséquences sanitaires désastreuses. Voir le texte en anglais de l’ambassadeur allemand de l’époque, Werner Daum : “Universalism and the West. An Agenda for Understanding”, in « The Future of War », Harvard International Review, Vol. 23 (2) - Summer 2001.

 

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une société dirigée par Donald Rumsfeld et George Schultz...

 

« La guerre, comme stratégie industrielle ». Le contrôle des ressources énergétiques de l’Irak représente un enjeu stratégique primordial pour les États-Unis. L’enjeu économique se situe, lui, sur le marché de l’armement et, surtout, sur celui de la reconstruction.

Si on ajoute la guerre états-unienne en Afghanistan à celle d'Irak, huit grandes sociétés se partagent d’ores et déjà le plus grand marché public depuis la dernière guerre mondiale.  Derrière elles, on retrouve des dirigeants liés au clan George W. Bush et presque tous politiquement impliqués dans le déclenchement de ces guerres.  Les compagnies ont chacune bénéficié de contrats publics de plus de 500 millions de dollars. La part du lion revient à Halliburton/KRB, la société du vice-président Dick Cheney.  Parmi les autres on retrouve celles de George Schultz et de Donald Rumsfeld.- Sur Réseau Voltaire, 19 mars 2003.

 

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Les Alliés contre la Syrie disent avoir tiré 105 missiles...

 

« Conférence de presse du colonel-général Sergueï Roudskoï sur l’attaque occidentale de la Syrie » - Sur Réseau Voltaire, 14 avril 2018

 

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bien que l'OTAN n'ai rien revendiqué...

 

par Manlio Dinucci du Centro Studi Sereno Regis à Rome (Italie).

« Faux « made in USA » et mensonges « made in Italy », Bien que présentée par la Coalition, illégale face à l'ONU, comme une opération tripartite, l’attaque de la Syrie par les États-Unis, le Royaume-Uni et la France, était entièrement coordonnée par l’OTAN.

Comme celle de l’Iraq, il y a quatorze ans, elle était fondée sur un mensonge officiellement démenti à l’avance par les inspecteurs en désarmement de l’OIAC.  Texte par Manlio Dinucci, Traduction Marie-Ange Patrizio, Il Manifesto (Italie) - Sur Réseau Voltaire, 17 avril 2018.

 

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jouer au chat et à la souris avec un sous-marin nucléaire d'attaque britannique...

“British submarine in duel with Kremlin’s ‘Black Hole’ hunter-killer”, par Mark Hookham & Tim Ripley, Journal The Times, 16 avril 2018.

 

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avion français n'a pas été en mesure de tirer...

 

« Frappes en Syrie : un des missiles Scalp « n’est pas parti » du Rafale », par Guerric Poncet, Le Point, 18 avril 2018.

 

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deux frégates multi-mission sont tombées en panne informatique...

 

« Couacs inexpliqués pour les missiles de MBDA au large des côtes syriennes », La Lettre A, 17 avril 2018.

« Frappes en Syrie : un couac dans la marine a empêché le tir de plusieurs missiles », Pierre Julien, RTL, 19 avril 2018.

 

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Celle-ci a été démentie par le service juridique du parlement allemand...

 

Des juristes du Bundestag (le Parlement fédéral allemand) ont publié un mémoire juridique sur les frappes menées par les USA en Syrie.

Le rapport juridique avait été requis par le parti de gauche Die Linke, en réponse aux frappes de la coalition menée par les États-Unis-d'Amérique qui ont ciblé le parlement Syrien et d'autres bâtiments dans les environs de la ville de Damas.

« Le déploiement de forces militaires contre un État pour le punir d’avoir violé les termes d’une convention est une infraction au droit international, qui prohibe la violence, » déclare le mémoire tel que cité par l’agence de presse allemande DPA.  Le mémoire juridique conclut que l’attaque menée par les USA en Syrie – qui s’est passée de l’accord de l’ONU – mais qui était soutenue par le gouvernement allemand (toutefois sans participation militaire allemande) était fondée sur des allégations d’attaques chimiques que l’équipe juridique n’a « pas jugées convaincantes ».

“Völkerrechtliche Implikationen des amerikanisch-britischfranzösischen Militärschlags vom 14. April 2018 gegen Chemiewaffeneinrichtungen in Syrien", Bundestag, 18. April 2018.

 

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