«Les Anglais sont réveillent (sic)»:
Meurtre à saveur politique au Québec: Richard Henry Bain déclaré coupable
20 ans de prison ferme pour Richard Henry Bain le tueur de séparatistes
il tue une personne et en blesse une autre pour arrêter les séparatistes

Préméditant de poser un geste terroriste, Bain avait fait du repérage autour de la salle Le Métropolis où se tiendrait la soirée des élections pour les militants du Parti Québécois.   «Mon plan était de tuer le plus de séparatistes possible.   La chef, les députés, les leaders, leur structure», avait-il écrit à la Dre Marie-Frédérique Allard, refusant de répondre oralement à la psy, de peur que leur conversation ne soit enregistrée.   Bain expliquait aussi être prêt à tuer des policiers et à faire feu sur Pauline Marois s’il l’avait croisée.  

Un fou?  Eh que non, même pas de médicament dans son sang explique le Dr toxicologue judiciaire.  Tout simplement une haine débordante comme celle de tous ces anglophones qui demande à tuer du francophone sur les sites médiatiques.   Au point que certains journaux ont fermé leur section des commentaires des lecteurs.  On a voulu tuer ma première ministre et le Bloc Québécois demande à Tit-Pet Trudeau de nous protéger.... Ça c'est de la colonne... Pathétique!  Au moins, la sentence du 18 novembre 2016 reconnaît la gravité du geste.  Par contre. il aurait dû être jugé selon la loi anti-terrorisme du Canada.                                                                               - JosPublic

 

 
 
 

20 ans de prison ferme pour Richard Henry Bain le tueur de séparatistes

 
 

L'auteur de l'attentat du Métropolis en 2012 ne pourra demander de libération conditionnelle avant l'an 2032.   C'est le juge Guy Cournoyer qui a déterminé cette peine. Ce dernier a insisté sur l'aspect «politique des gestes», qui étaient «motivés par la haine basée sur les opinions et croyances des membres du Parti Québécois.»  Le juge a estimé que le crime commis par Bain était plus près du meurtre prémédité que de l'homicide involontaire.

Henri Bain lors de son arrestation le 4 septembre 2012

Trouvé coupable en août 2016 du meurtre non prémédité du technicien Denis Blanchette, en marge de l'élection de la chef du Parti québécois Pauline Marois, Richard Henry Bain, 66 ans, à automatiquement été condamné à la prison à vie.   Il restait à déterminer combien de temps il devra passer derrière les barreaux avant de pouvoir demander une libération conditionnelle. La Couronne demandait 25 ans, tandis que la défense demandait 10 ans.

Le juge a décidé qu'une période de 20 ans serait la plus adéquate avant que M. Bain puisse être éligible à la libération conditionnelle.  

 
 

«Coupable», a lancé le président du jury, après 11 jours de délibérations.

 
 

Le 23 août 2016 Richard Henry Bain a été déclaré coupable à la fin d'un procès avec jury.


Quelques déclarations de l'intimé:

Après qu'il soit allé voir le Métropolis «par curiosité», sachant que le Parti québécois y tiendrait son rassemblement en soirée.   Il en avait fait le tour trois fois et avait même demandé à un préposé à l'arrière si c'était bien là l'entrée du club.   C'est après cette reconnaissance des lieux qu'il est retourné à sa pourvoirie de La Conception, dans les Laurentides, pour prendre ses armes à feu, des munitions et des bidons d'essence et laisser une grande quantité de nourriture à son chat. (source)


«J’aurais été capable de tirer sur les policiers à l’entrée et pénétrer dans le club avec quatre gallons d’essence. J’aurais continué à tirer et tout le monde se serait étendu au sol ou aurait couru vers l’entrée principale. J’aurais alors pu mettre le feu là aussi, avec mes 4 gallons d’essence»
, peut-on lire dans le document déposé en Cour.

Bain dit: «Ça ne me ressemble tellement pas [de dire ça], avait-il témoigné. Pour moi, c’est à cause des médicaments tel que le Cymbalta.»  Or, une toxicologue judiciaire a dit en Cour qu’aucune trace de Cymbalta n’a été retrouvée dans le sang de l’accusé.

Dennis Galiatsatos, procureur de la Couronne, a aussi rappelé qu'après son arrestation, l'accusé avait écrit qu'il souhaitait «tuer le plus de séparatistes possible» et que si son arme ne s'était pas enrayée, il aurait continué à tirer - jusqu'à atteindre Mme Marois, s'il en avait eu l'occasion.

L'avocat de la Couronne a plaidé que Bain avait des opinions politiques bien arrêtées, même après son arrestation - il a même téléphoné de la prison à une station de radio anglophone montréalaise pour défendre sa thèse de la partition de Montréal ville bilingue dans un Québec séparatiste

Le verdict est finalement tombé, après 11 jours de délibérations.   Richard Henry Bain est reconnu coupable de meurtre non prémédité du technicien de scène Denis Blanchette.   L'homme de 65 ans est aussi déclaré coupable de trois tentatives de meurtre, notamment sur Dave Courage et le policier Stéphane Champagne de la Sûreté du Québec.

 
 

 
 

Juste avant minuit le 4 septembre 2012, Mme Pauline Marois parlait devant un parterre plein à craquer à la salle de concert Métropolis de Montréal.   Les militants du Parti Québécois célébraient leur victoire de justesse devant les Libéraux de Jean Charest, battu dans sa propre circonscription de Sherbrooke.   À l'arrière Messieurs Blanchette et Courage sortaient pour permettre à monsieur Blanchette machiniste de scène de griller une cigarette avant de défaire la scène de la soirée.

Richard Henry Bain est sorti de sa camionnette GMC Yukon stationnée à l'arrière du Métropolis.   Il était habillé d'une robe de chambre et d'un masque de ski noir.   Il était armé d'un fusil d'assaut semi-automatique CZ858 une copie d'un AK-47 produit en Russie.   Il portait aussi un fusil et d'autres étaient dans son véhicule avec des munitions.

Il transportait aussi de la gazoline.   Il avait planifié de piéger les participants à l'intérieur de la salle, copiant ainsi la version du Montreal's Blue Bird Café où 37 personnes avaient péri cette façon.

Lorsque Bain s'est approché de l'entrée il tira une seule rafale qui traversa le poumon et le coeur de Monsieur Blanchette avant de frapper monsieur Courage à la hanche et au coccyx.

Son fusil s'est enrayé et deux cycles de feu sont restés coincés dans le chargeur.  

Un policier la vu et lui a ordonné de ne plus bouger.  

Alors Bain a essayé d'allumer une canisse de pétrole tout en fuyant se protégeant avec l'aide d'un fusil à main de 9mm.   Un deuxième officier de police s'est joint à la chasse et sa fuite se termina à quelques mètres de là.

À l'intérieur Madame Marois fut bousculée et projetée hors de la scène par des agents de sécurité. Quelques minutes plus tard elle y est revenue, malgré les avertissements de ses gardes du corps et a demandé à la foule de rester calme, puis elle a terminé son discours.

À l'extérieur c'était toute une scène différente.   « Les anglais se réveilles c'est le moment de payer » criait Bain pendant que la police l'emmenait à l'auto-patrouille.   La caméra de Radio-Canada qui s'adonnait à être dans les parage capta clairement qu'il incitait les anglais à se réveiller.

Mme Marois et le Parti Québécois ont fait bien attention de ne pas en ajouter et ont tenté d'éviter d'enflammer la situation.

 

Le Bloc Québécois demande l'aide de Justin Trudeau

 
 

Xavier Basalou-Duval, député du Bloc québécois, estime que le «phénomène de la haine envers les Québécois, les francophones et, plus particulièrement, les indépendantistes est de plus en plus présent» dans les médias anglophones et il demande donc à la ministre du Patrimoine canadien Mélanie Joly d’intervenir.

Le député raconte avoir été particulièrement interpellé en lisant des commentaires d’internautes au bas d’un article publié le 6 août 2016 dans le quotidien montréalais «The Gazette».

«Certains commentateurs exprimaient un désir de tuer des Québécois. Ça va trop loin et c'est inacceptable. Ces phénomènes sont trop récurrents. Il faut briser le tabou», a-t-il affirmé.   Le député bloquiste souligne que ce type de discours aurait motivé Richard Henry Bain, auteur de l'attentat du Métropolis en 2012

Il mentionne que «l'absence de sensibilisation crée une forme d'acceptation».   Il somme donc la ministre Mélanie Joly d’agir, puisqu’elle est selon lui, «la mieux placée pour traiter le problème».

 
 

Chronique de Patrick Lagacé
Neuf observations sur la saga Bain

 
 

1

Voici un homme qui est allé rôder autour du Métropolis pour faire du repérage avant le soir fatidique, qui est arrivé au Métropolis tard le 4 septembre 2012 armé d'un lourd arsenal et qui a admis après les faits s'être présenté à la soirée de victoire du Parti québécois pour tuer le plus de souverainistes possible...

Tout, dans les gestes et dans les mots de Bain, montrait une préméditation.

Et Bain est reconnu coupable de meurtre non prémédité, pas de meurtre prémédité ?

Étonnant.

2

La loi canadienne est ainsi faite : les délibérations d'un jury sont secrètes. Aux États-Unis, une fois le procès terminé, les jurés sont libres de parler.

La décision ahurissante des jurés, au terme de 11 jours de délibérations marqués par un schisme, ne sera donc jamais expliquée.

Question : est-ce que la justice est bien servie quand un jury tranche sans l'ombre d'une explication, ne serait-ce que sommaire ?

Ici, non.

3

Au terme du premier procès de Guy Turcotte pour le meurtre de ses deux enfants, un jury a décrété que le cardiologue n'était pas criminellement responsable de ses actes (il a été reconnu coupable au terme d'un deuxième procès)...

A suivi une vague d'indignation publique et la naissance d'une légende urbaine : suffit de se dire en proie à une crise de folie pour être déclaré non criminellement responsable d'avoir tué quelqu'un. Nombre d'experts ont démenti cette légende urbaine, qui a la couenne dure.

L'avocat de Bain a plaidé la non-responsabilité criminelle. Le jury n'a pas retenu cette défense, une autre preuve que, non, ça ne « marche » pas toujours.

4

Bain recevra sa peine le 6 septembre, quatre ans et deux jours après l'attaque du Métropolis, qui a coûté la vie à Denis Blanchette et bousillé celle de Dave Courage.

Il est inacceptable qu'un procès prenne quatre ans à accoucher : c'est injuste pour les victimes, c'est injuste pour les familles des victimes et c'est même injuste pour les accusés.

On dira que Bain a multiplié les singeries en cours de route, et c'est vrai. Reste que les procès criminels au Québec sont à l'image de celui de Bain : inutilement longs.

5

L'arme de Richard Henry Bain s'est enrayée providentiellement et c'est ce qui a permis aux policiers de l'appréhender avant qu'il ne tue - comme il l'a confessé après son arrestation - le plus de souverainistes possibles

N'oublions pas que c'est la chance qui a permis d'éviter un massacre, le soir du 4 septembre 2012.

6

N'oublions pas un autre fait : la Sûreté du Québec a agi comme une police amateur, ce soir-là.

Jamais, jamais, jamais Richard Henry Bain n'aurait dû agir avec autant d'impunité, de sa voiture à son entrée dans le Métropolis, pendant le discours de Pauline Marois.

Jamais, jamais, jamais la porte arrière du Métropolis n'aurait dû être laissée sans la surveillance de policiers armés.

L'attaque du Métropolis est un échec de la SQ.

7

Mais personne à la SQ n'a été blâmé pour cette débâcle.

L'enquête interne est restée secrète, dans la plus pure tradition d'opacité du gouvernement québécois.

Pensez seulement que la directrice du Secret Service américain a dû démissionner après une série de ratés entourant la protection du président Obama, il y a deux ans.

Elle avait dû s'expliquer au Congrès, pour ces ratés.

Aucune transparence, aucune responsabilité de ce type pour la SQ.

Ahurissant.

8

 

Richard Henry Bain est-il un terroriste ?

Plusieurs militants souverainistes ont pesté contre les médias, qui ne l'ont généralement pas identifié comme tel. Personnellement, je considère que Bain est davantage dans la lignée d'assassins motivés par des considérations politiques, dans la lignée de l'assassin qui a tué le sénateur et candidat à la présidence américaine Robert F. Kennedy : la politique était bel et bien au coeur de ses motivations, une haine des souverainistes désinhibée.

9

Le 6 septembre, les plaidoiries sur la peine auront lieu. Bain risque de 10 à 25 ans de prison avant d'être admissible à une libération conditionnelle.

Bain n'a jamais eu un mot de regret à l'égard de ses victimes, un mépris bien incarné par ce sourire baveux qu'il affichait quand sa victime a témoigné, à la mi-juin...

Et c'est à ce sourire que je pense, quand je dis à Bain, dans sa langue maternelle : 

May you rot in jail for a long, long time.

C'était en 2012 et l'on a voulu tuer ma première ministre élue démocratiquement, est-ce du terrorisme ?

Sources: Journal de Québec/Montréal pour Québecor Inc.; The Globe & Mail pour The Woodbridge Co.; La Presse pour Power Corporation du Canada.

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Publication initial : 24 août 2016
La plus récente mise à jour le 27 août 2016

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