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Monsieur le premier ministre du Canada,
veuillez recevoir mon appui indéfectible à toute initiative de paix

André Bouthillier
alias
JosPublic
Webmestre de MétéoPolitique

(Missive au bureau du premier ministre du Canada, le 16 novembre 2015)

Respectueuses salutations monsieur le Premier ministre

C'est avec fierté que je vous ai entendu dire (en mes mots) que ce ne sont pas les événements de Paris qui dicteront la politique étrangère du Canada. ( 01 ) Il me semble évident qu'on ne règle pas une guerre sans penser à faire la paix. Parmi les belligérants certains doivent se tenir à distance pour agir en tant que médiateurs (Casques bleus) ou pacificateurs.  Je ne suis pas de votre parti politique, mais vous m'avez impressionné.

Veuillez recevoir, monsieur le Premier ministre, l'expression de ce sentiment qui me manquait depuis longtemps.

C'est d'avoir un premier ministre humaniste, sans être dogmatique qui respecte la population de son pays.  Vous me voyez ému.

Haro sur ceux qui en ont profité pour faire les manchettes quant à des frappes par l'aviation canadienne lorsqu'était déjà bien connue la position de votre parti politique sur notre implication dans des guerres que l'on ne nous a pas déclarées.  J'espère que vous sévirez chez ces fonctionnaires galonnés de l'État qui n'ont pas eu la délicatesse d'écouter ce que vous aviez dit, tout en prétextant qu'un ordre formel n'était pas encore arrivé.

Soyez assuré de mon soutien à la pacification de nos relations étrangères autant qu'intérieures

André Bouthillier
Conseiller en gestion participative
Circonscription de Lévis/Bellechasse

 

 
 

Où est passé le pacifisme?

 
 

Mais pourquoi ne pas se lancer tête baissée dans la vengeance et la guerre de religion?  C'est que je suis un pacifique qui cherche en toute situation le déclencheur qui mettra fin aux hostilités, quelles qu’elles soient.  

Il est évident que je sais me défendre et le ferais si j'étais attaqué.

Mais moi ici au Canada personne ne m'a déclaré la guerre avant que le Parti Conservateur du Canada (PCC) nous lance dans le merdier des alliances avec des prédateurs économiques qui ont développé la spécialité de détruire les économies de pays autonomes pour ensuite les reconstruire sur les bases et intérêts des multinationales.  

 Mais pour apprendre tout ça et ne pas délirer, il faut lire plus loin que le catalogue de Wal-Mart, écouter plus sérieux que les radios poubelles et consulter les informations visuelles autres que celles transformées en propagande par les protagonistes à un conflit.  Je me dis qu'il faut toujours suivre la piste de l'argent et comme les polars nous l'ont si bien appris, se poser la question "à qui profite le crime?".

Il me semble qu'après des années d'exemples vécus il est temps de faire l'addition de la facture à payer si le petit pays de 30 millions d'habitants que nous sommes pense jouer des bras et teinter d'une vision impérialiste nos relations avec le monde.

Résumons: après 10 ans de participation à des guerres contre des pays qui ne nous avaient rien fait, au contraire, ils faisaient travailler nos entreprises d'ici.  Nous nous sommes enlisés dans une aventure où le Canada était en guerre sans que la population le sache vraiment.

Y-a-t-il eu un mouvement d'indignation lorsque le Canada à coordonné une opération d'assassinats sélectifs en Libye, ciblant femmes et enfants des fonctionnaires et familles des élus.es libyens? ( 02 ) Nos représentants élus ont tenu un discours guerrier osant dire à la population russe qu'elle doit changer de président! ( 07 ) Que font nos soldats canadiens à entraîner des commandos nazis en Ukraine?  À ce chapitre le programme du Parti Libéral du Canada ne fait aucun changement et c'est regrettable

Comme l'explique Glenn Greenwald, il n'est pas étonnant que le Canada devienne lui aussi une cible des extrémistes religieux. ( 03 )  Il est cependant à retenir que les cas de terrorisme au Canada l'ont été par deux bons Canadiens qui n'avaient même pas besoin d'un passeport

La vision du Parti Libéral du Canada ne me satisfait pas complètement, mais voilà le seul parti au Canada qui n'est pas un va-t-en-guerre à tout prix.

Glenn GREENWALD
Journaliste indépendant

Même Gilles Duceppe et son Bloc s'étaient rangés avec les faucons lors de la campagne électorale de l'automne 2015 ( 08 ) et Pierre-Karl Péladeau, du Parti Québécois, a pédalé dans la gadoue nationaliste du "nous le Québec en tant que pays! Il y a des guerres et..."

Pas un mot de pacifisme là-dedans.

 

Ce que tout citoyen et citoyenne un peu attentif à la géopolitique sait:

Que les attentats de Paris ont été revendiqués par Daech (en arabe داعش, Dāʿiš, en anglais Daesh)

Que DAECH est un groupe terroriste créé par les États-Unis-d'Amérique, pour faire tomber le gouvernement de la Syrie, comme ils l'ont fait en Libye et en Irak;
( 09 )

Nous savons aussi que Daech est financé par le Qatar et l'Arabie Saoudite; ( 10 )

Nous savons aussi que pour financer ses activités Daech vend du pétrole à 30$ le baril (au lieu de 60$) et que les compagnies européennes et états-uniennes en achètent en passant par la frontière ouverte et autorisé par la Turquie; ( 11 )

Nous savons qu'il y a présentement une guerre subdivisée en 8 guerres sur le terrain de l'Afrique.
(voir le texte d'Olivier Roy ci-dessous)

 

 

Les États-Unis sont à la tête d'une coalition internationale de 62 pays dont le Canada.  Ces derniers frappent des cibles en Syrie depuis le mois de septembre 2014, et ce sans avoir obtenu l'aval de l'Onu ni l'invitation du gouvernement Syrien.  Si le président américain a récemment estimé que cette stratégie était couronnée de succès «malgré quelques revers», son analyse n'est pas partagée par l'ancien patron de la puissante Agence du renseignement de la Défense (DIA) états-unienne.

En effet, Michael Flynn a déclaré que la stratégie américaine pour le démantèlement de Daesh en Syrie manquait de cohérence, et a exhorté Washington à coopérer avec d'autres pays de la région contre le groupe terroriste.

Tout pays qui participe s'engouffre dans une absence de rationnel et risque un enlisement qui drainera les ressources du pays et ne fera que retarder le jour où cette guerre comme toutes les autres finira.

À moins que certains, comme les adventistes qui sont des protestants chrétiens, dont plusieurs candidats à la présidence des États-Unis en 2015 ( 12 ), souhaitent une guerre nucléaire mondiale et la fin du monde pour retrouver plus rapidement leur Dieu.

Ceci dit, tentons de comprendre les enjeux de cette guerre débutée par le président états-unien Georges H-W Bush (père) pour détruire les derniers pays socialistes d'Afrique et s'approprier leur pétrole, si utile au mode de vie européen et américain. Ci-dessous Olivier Roy, spécialiste de l'Islam et professeur à l’Institut Universitaire Européen de Florence,

 
 

Les attentats à Paris révèlent les limites de Daech

 
 

Texte par Olivier ROY
Professeur à l’Institut Universitaire Européen de Florence et l’auteur de “La Sainte Ignorance.”

 

Comme l’a déclaré le Président François Hollande, la France est bien en guerre contre Daech.

La France considère le groupe Islamiste comme son ennemi numéro un.  Elle le combat en première ligne avec les états-uniens au Moyen-Orient, et comme seule nation occidentale dans le Sahel

Elle a engagé dans cette lutte, commencée au Mali en 2013, un pourcentage de son armée bien supérieur à celui des troupes américaines.

Vendredi soir, le 13 novembre 2015, la France en a payé le prix. 

Depuis, les messages de solidarité pleuvent de tout le monde occidental

Et pourtant elle est curieusement seule. 

Jusqu’à maintenant, aucun autre état ne traitait Daech comme la principale menace stratégique dans le monde aujourd’hui.

13 novembre 2015, Paris    Des citoyens.nes se réconfortent

Au Moyen-Orient, les principaux acteurs ont d’autres adversaires qui leur semblent plus importants.  Pour Bachar al-Assad, le président de la Syrie, il s’agit de l’opposition syrienne — maintenant aussi la cible principale de l’intervention militaire russe qui le soutient.  M. Assad gagnerait en effet à ce qu’il n’y ait rien entre lui et Daech. 

Cela lui permettrait de se poser en ultime rempart contre le terrorisme islamique, et de regagner aux yeux de l’Occident la légitimité qu’il a perdue en réprimant la population syrienne aussi violemment que son régime l’a fait.

Le gouvernement turc est très clair : son ennemi principal c’est l’irrédentisme kurde.  Et une victoire des Kurdes de Syrie sur Daech pourrait permettre au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) de se créer un sanctuaire et de reprendre la lutte armée en Turquie.

Les Kurdes, qu’ils soient syriens ou irakiens, ne cherchent pas à écraser Daech, seulement à défendre leurs nouvelles frontières.  Ils espèrent que le monde arabe sera plus divisé que jamais.  Reprendre Sinjar, oui, car c’est une zone kurde ; attaquer Mossoul, non, car ce serait faire le jeu de l'Irak.

Pour les Kurdes d’Irak, la menace principale c’est la reconstitution d’un état central fort à Bagdad, qui pourrait contester l’indépendance de fait dont jouit le Kurdistan irakien aujourd’hui.  Daech en empêche la création.

 

 

Les Chiites irakiens, malgré les pressions américaines, ne semblent pas prêts à mourir pour reprendre Fallouja.  Ils défendent leur frontière confessionnelle, et ne laisseront jamais Bagdad tomber.  Mais ils ne semblent pas pressés de ramener la minorité arabe sunnite dans le jeu politique irakien : il leur faudrait alors partager le pouvoir.

Pour les Saoudiens l’ennemi principal n’est pas Daech — qui est, après tout, l’expression d’un radicalisme sunnite qu’ils ont toujours soutenu idéologiquement.  Ils ne font donc rien contre, leur ennemi avant tout étant l’Iran.

Les Iraniens, quant à eux, veulent contenir Daech, mais pas forcément l’anéantir, puisque son existence même empêche le retour d’une coalition sunnite arabe du type qui leur a fait tant de mal lors de leur guerre avec l’Irak de Saddam Hussein.

Enfin il y a Israël, qui ne peut que se réjouir de voir le Hezbollah se battre contre des Arabes, la Syrie s’effondrer, l’Iran s’engluer dans une guerre incertaine, et tout le monde oublier la cause palestinienne.

En un mot, aucun acteur régional n’est prêt à lancer ses troupes, baïonnettes au canon, pour reprendre les terres de Daech.

  Et à la différence de l’après 11 septembre 2001, les États-Unis non plus.  La stratégie états-unienne aujourd’hui consiste à mener une guerre à distance centrée sur les bombardements aériens.  Washington n’a pas la volonté politique d’envoyer des troupes au sol, et se contente de faire de les contenir, mettant à mort les terroristes à coups de bombes et de drones.

Et pourtant, une guerre ne se gagne pas sans infanterie au sol.

La France, peut-être elle seule, voudrait éradiquer Daech.  Et elle essaye.  Seulement elle n’a pas de quoi mener une telle guerre sur deux fronts, et dans le Sahel et au Moyen-Orient.

Mais si elle n’a pas les moyens de ses ambitions, heureusement pour elle, Daech non plus.  Après de remarquables et rapides gains territoriaux, les succès de Daech résident de plus en plus, comme ceux d’Al Qaeda naguère, dans la manière que le groupe a de faire la une des journaux et d’occuper les réseaux sociaux. 

Le système Daech a déjà atteint ses limites.

Il était fondé sur deux éléments : une expansion territoriale fulgurante et un effet de terreur qui visait à sidérer l’ennemi.  Daech n’est pas un « état » islamique ; contrairement aux Talibans, il ne revendique pas de frontières ou de territoire précis.  Il s’agit plutôt d’un califat dans une logique de conquête permanente — occupant de nouvelles terres, ralliant les musulmans du monde — à l’image de l’expansion musulmane au premier siècle de l’islam.  Ceci aura valu à Daech des milliers de volontaires, séduits par l’idée de se battre pour un Islam global plutôt qu’un morceau de Moyen-Orient.

Mais l’expansion de Daech est bornée, parce que le mouvement a atteint la limite des zones où les populations arabes sunnites voient en lui un défenseur.  Les Kurdes au nord, les Chiites irakiens à l’est, les Alaouites, maintenant sanctuarisés par les Russes, à l’ouest — tous résistent.  Au sud, ni les Libanais, inquiets de la présence des réfugiés syriens, ni les Jordaniens, scandalisés par l’horrible exécution d’un de leurs pilotes ( 04 ), ni les Palestiniens ne sont tombés dans la fascination de Daech. 

Bloqué au Moyen-Orient, Daesh se lance dans une fuite en avant : le terrorisme globalisé.

L’attentat de Beyrouth contre le Hezbollah (40 morts);

l’attentat de Charm El-Cheikh contre un avion de touristes russes (224 morts) ( 06 );

et les attentats de Paris (122 morts 450 blessés dont 42 aux soins intensifs), ont le même objectif : maintenir l’effet de terreur. 

12 novembre 2015: attentat de Beyrouth contre le Hezbollah  ( 05 )

Mais de même que l’exécution du pilote jordanien a suscité le patriotisme au sein d’un peuple jordanien pourtant peu homogène, de même les attentats de Paris transforment la lutte contre Daech en cause nationale.  Daech va tomber dans la même impasse que Al Qaeda : le terrorisme globalisé n’est pas plus efficace, en termes stratégiques, que des bombardements aériens sans support terrestre.  Comme Al Qaeda, Daesh n’a aucun soutien populaire dans les populations musulmanes vivant en Europe ; il n’y recrute qu’à la marge.

Reste maintenant à traduire sur le terrain l’indignation suscitée par les attentats.  Une opération occidentale terrestre massive comme celle conduite en Afghanistan en 2001 est sans doute à exclure ; toute intervention de ce type s’enliserait dans d’interminables conflits locaux.  Une offensive terrestre coordonnée des acteurs locaux reste improbable tant sont diverses leurs motivations et leurs arrière-pensées.  Pour cela il faudrait d’abord trouver un accord politique entre les acteurs régionaux, à commencer par l’Arabie saoudite et l’Iran.

La route est donc encore longue, à moins d’un effondrement soudain de Daech du simple fait de la vanité de son projet d’expansion permanente ou des tensions entre ses volontaires étrangers et les populations arabes locales.

En tout cas, Daech est son propre pire ennemi.

 
 

En conclusion par André Bouthillier

 
 

Le portrait du professeur Roy devrait nous inviter à la prudence et éviter de pousser dans le dos de nos politiciens.nes à guerroyer sur l'émotion.  La participation canadienne aux activités géopolitiques mondiales doit être empreinte d'un pacifisme, loin du scoutisme, loin du gandhisme qui n'a d'utilité que lorsque Gandhi et les médias sont là à son service.

Nous devons revenir à la défense de nos intérêts tout en se plaçant en disponibilité pour jouer tout rôle de médiation utile, qui n'éradiquera pas la violence et les guerres si promptement déclarées par les humains, mais qui apportera notre contribution à l'apaisement d'un monde qui a besoin d'un tantinet moins de violence.

Et pour cela non seulement il faut appuyer un premier ministre qui se tient debout et cherche à recentrer le Canada vers un certain pacifisme qui lui a déjà fait une réputation enviable.

Mais pour le moment, chacun de nous devrait commencer par appliquer ce principe d'apaisement dans notre vie, lors des discussions et échanges avec nos semblables. Impossible d'instaurer une paix durable dans le monde, si nous sommes des promoteurs de guerre dans nos communications virtuelles ou dans l'ensemble de nos gestes personnels.

 
 

Source: Texte de Olivier Roy provenant de Florence Italie publié par le New York Times et André Bouthillier, conseiller en gestion participative, région de Bellechasse au Québec.

Choix de photos, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Publication : 17 novembre 2015

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

Notes & Références encyclopédiques:

01

 

Le gouvernement Trudeau maintient sa position sur les frappes aériennes en Irak et en Syrie - Sur Ici Radio-Canada, le 15 novembre 2015

Trudeau dit que le Canada enverra plus de soldats pour la formation en Irak - Sur Ici Radio-Canada, le 17 novembre 2015

 

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02

 

Libye: on assassine en notre nom. Le commandant Bouchard un bon bleuet du Saguenay, en tant que responsable des opérations de l'Otan fait assassiner une famille en notre nom!  La résolution du Conseil de sécurité de l'ONU qui permet d’intervenir en Libye ne parle pas de déloger Kadhafi ni de passer d’un régime socialiste à un régime capitaliste, il s'agit de protéger la population libyenne qui manifestait pacifiquement et sans armes, comme en Égypte, en Tunisie et en Syrie.

Les gestes des dirigeants Syriens et Libyens sont inexcusables et ceux du Canada aussi en approuvant des assassinats ciblés de femmes et d'enfants

 

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03

 

Glenn GREENWALD
Journaliste indépendant

 

Le Canada est en guerre depuis 13 ans et se surprend d'être la cible de terroristes!

Le journaliste indépendant Glenn Greenwald, auteur de "Nulle Part où se cacher" et principal révélateur des documents produits par Edward Snowden à propos de l'espionnage des populations par les "cinq yeux" (Angleterre, États-Unis, Canada, Australie, Nouvelle-Zélande) se penche sur l'attentat contre des soldats canadiens dans un stationnement à Saint-Jean-sur-Richelieu. Le texte est extrait de son blogue et traduit par JosPublic.

 

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04

 

La Jordanie confirme l'exécution par l'EI d'un pilote militaire qu'il détenait en otage - Sur Ici Radio-Canada, le 3 février 2015

 

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05

 

Attentats du 12 novembre 2015, contre le Hezbollah à Beyrouth : pourquoi cette attaque semble marquer un changement de stratégie de l'Etat islamique - Sur Atlantico

 

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06

 

La Russie qualifie la catastrophe de Metrojet d’acte terroriste. La Russie confirme que l'accident de l'A321 de Metrojet a été provoqué par l'explosion d'une bombe à bord, reconnaissant un acte terroriste - Sur le Journal de l'Aviation le 17 novembre 2015

 

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07

 
 

La Russie ne devrait pas être réadmise dans le G7 tant et aussi longtemps que Vladimir Poutine en sera président, a affirmé le premier ministre Stephen Harper. - Sur Ici Radio-Canada, le 4 juin 2015

 
 

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08

 

Résumé des positions des partis politiques canadiens oeuvrant au niveau fédéral - Sur MétéoPolitique

 

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09

 
 

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10

 

Argent de l'État islamique : Comment Daech empoche 3 millions de dollars par jour - Sur Huffington Post/Le Monde, le 25 septembre 2014

 

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11

 

1,5 M$ de recettes quotidiennes pour Daech :  Selon un reportage du Financial Times, Daech réussit à générer une recette quotidienne de 1,5 M$ grâce à un système d'extraction et de vente de pétrole. En effet, Daech emploierait des compétences capables de gérer les ressources pétrolières vendues à des traders à des prix compris entre 25 et 30$ par baril. Aussi, Daech se fait payer en partie par du fuel et du gasoil, pour approvisionner son marché local et en revendre une partie même à des groupes concurrents. Enfin, Daech ferait travailler les populations civiles, ce qui rend difficile toute intervention militaire contre les installations pétrolières. - Sur FLM activité financière

 

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12

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Chiites

Représentant environ 10 % des musulmans, les chiites se distinguent des sunnites par des caractéristiques plus politiques que religieuses. En effet, chez les chiites, on refuse de reconnaître la légitimité de trois des quatre califes reconnus par les sunnites comme successeurs de Mahomet. Pour les chiites, la succession du Prophète à la tête de l'Église musulmane ne pouvait être confiée qu'aux descendants du calife Ali, époux de Fatima, fille de Mahomet.

Suivant cette ligne de pensée, tout principe d'élection ou d'investiture visant à désigner un successeur autre qu'un descendant de la fille du Prophète est rejeté. Plus mystiques que les sunnites, les chiites vouent un culte très fort à Fatima; l'image de sa main constitue un objet de protection divine. Les chiites croient également en la venue de « l'imam caché », rédempteur de la fin des temps.

Sunnites

Constituant la grande majorité de la communauté musulmane (près de 90 %), les sunnites sont considérés comme des orthodoxes par rapport aux autres branches de l'islam, notamment les chiites. Chez les sunnites, on estime qu'il était légitime que les successeurs de Mahomet (fondateur de l'église musulmane) émanent de la descendance des quatre premiers califes de l'islam (Abou Bark, Omar, Othman et Ali). Les successeurs du prophète Mahomet sont désignés par investiture ou élection, et non selon les règles de la descendance.

Pour les sunnites, il est possible, donc, d'obéir à un chef religieux institué, en autant que ce dernier ne commande rien de contraire aux lois du Coran. En outre, le sunnisme ne tolère aucun mysticisme et ne possède aucun sacrement ni aucune organisation rappelant un quelconque clergé.