Retour à : Plan du site - Entrée de MétéoPolitique - Environnement - Fiche gaz schistePalmarès 2011

Aperçu du développement du gaz de schiste au Québec
Ou gaz de
shale

Présentation chronologique par

JosPublic

 

Historique: le dossier des gaz de schiste en quelques dates

  • 2007. Découverte d’un gisement de gaz de schiste (GDS) par la compagnie Forest Oil.

  • 2007, après le départ de Caillé d'Hydro-Québec, lors du démantèlement des secteurs gaz et pétrole de la société d'État, le gouvernement Charest dissout définitivement la Société québécoise d’initiatives pétrolières (SOQUIP).  Pour faciliter la tâche aux entreprises gazières/pétrolières du Québec, le ministre de l'Environnement de l'époque Claude Béchard a dézoné la vaste majorité du territoire de l'Île-d'Anticosti, et cède tous ses droits d’exploration d’Hydro-Québec sur le territoire québécois à trois entreprises:

  • 2007-2010. Le gouvernement Charest octroie des permis d’exploration, plus de 30 puits forés.

  • 31 août 2010 Le ministre libéral du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Pierre Arcand, suspend tous les projets, demande au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) d'enquêter sur le développement durable de l'industrie du gaz de schiste au Québec.

  • Mars 2011. Le BAPE recommande un encadrement strict de l’industrie du schiste et la tenue d’une évaluation environnementale stratégique avant d’aller plus loin. «Pour certaines questions fondamentales, les réponses sont partielles ou inexistantes. Pour répondre à ce besoin d'acquisition de connaissances scientifiques et en l'absence de faits probants permettant de déterminer les risques, il est proposé de procéder à une évaluation environnementale stratégique.» Le ministre Pierre Arcand annonce qu'il donnera suite à cette recommandation. Des inspecteurs découvrent des fuites inquiétantes dans 19 puits.

  • Mai 2011 L'EES sur le gaz de schiste se met en branle. Son budget: 7 millions.

  • 2012. Élection du Parti québécois, qui promet de prolonger le moratoire.

  • 6 février 2013 Le ministre péquiste Yves-François Blanchet annonce que l'EES sur les gaz de schiste servira de base à une nouvelle enquête du BAPE sur les «enjeux liés à l'exploration et l'exploitation du gaz de schiste dans le shale d'Utica des basses terres du Saint-Laurent». Ce mandat du BAPE est en cours et le rapport est attendu le 28 novembre 2014.

  • 17 février 2014. Publication de l'EES sur le gaz de schiste. «La filière du gaz de schiste est sujette à un manque d'acceptabilité sociale qu'illustre la forte opposition de la part de diverses parties prenantes. Du côté économique, le prix très bas du gaz naturel sur les marchés nord-américains compromet la pertinence économique du développement de la filière du gaz de schiste. Le principe de précaution de la Loi sur le développement durable milite en faveur de la mise en veille temporaire de cette industrie pendant que la société québécoise cherche à répondre aux nombreuses questions qui demeurent en suspens.»

  • 18 février 2014. Début des audiences publiques du projet de loi 37, en vue d’un moratoire de 5 ans.

  • 17 décembre 2014. Suite à deux études du BAPE dont les conclusions ont remis en question les impacts de ce type d'exploitation au Québec, le premier ministre Philippe Couillard annonce qu' «il ne voit pas l'intérêt de développer» le gaz de schiste. Sauf que son ministre des Ressources naturelles laisse la porte entre-ouverte.

  • 14 février 2016. À l'international la débandade du gaz et pétrole de schiste est éminente avec son taux de 379% de faillites. Les compagnies s'écroulent sous leurs dettes

Accès aux années

1968

1969

1980

1981

1985

1986

1996

1997

1998

1999

2002

2003

2005

2006

2007

2008

2009

2010

2011

2012

2013

2014

2015 2016 à venir

   Wo!

1968

Création de la Société d'initiative pétroliére (SOQUIP) par le Gouvernement de Daniel Johnson père ; la vocation de la SOQUIP est de prendre le leadership de l'exploration des hydrocarbures au Québec ; elle rachètera les droits d'exploration de la multinationale Shell dans les basses-terres du Saint-Laurent et le contrefort des Appalaches ; les permis d'exploration détenus par Hydro-Québec sont cédés à SOQUIP.

1969-1980

La SOQUIP réalise des études géophysiques, constitue une banque de données et accumule de l'expertise.

1980

Le Gouvernement du Québec accorde à SOQUIP le pouvoir d'exploiter les hydrocarbures.

1981

SOQUIP s'allie avec la Caisse de dépôt et placement pour acquérir une partie importante des actions de Gaz Métropolitain, filiale de la compagnie ontarienne Northern & Central Gaz Company, et la compagnie Gaz Inter-Cité et regroupe les deux entreprises de distribution de gaz sous le nom de Gaz Métropolitain. SOQUIP s'allie avec la Caisse de dépôt et placement pour fonder la compagnie Noverco en vue de l'acquisition complète de Gaz Métropolitain. André Caillé est nommé président de Noverco.

1981

Premier forage réussi dans le schiste, dans le gisement Barnett, au Texas. Mais il faut attendre l'augmentation des prix du gaz à la fin des années 1990 pour que l'exploitation devienne rentable.

1985

La SOQUIP, une société d'État, conclut qu'il n'y a pas de ressources gazières exploitables au Québec.

1986

SOQUIP participe (50 %) au consortium Soligaz composé de Gaz Métropolitain, Alberta Natural Gaz et la société d'ingénierie SNC.

1996

André Caillé est nommé président de Hydro-Québec. Lucien Bouchard devient premier ministre du Québec. Hydro-Québec se lance dans l'exploration des hydrocarbures. Le gouvernement oblige SOQUIP à vendre une partie importante de sa participation dans Noverco et de Gaz Métropolitain.

1997

(Janvier) En achetant le bloc d'action de contrôle (50,38 %) au prix de 197 M$, Hydro-Québec devient le plus important actionnaire de Noverco, le holding qui chapeaute la société en commandite Gaz Métropolitain qui transporte et distribue le gaz naturel et vend et distribue des biens et services complémentaires au Québec et dans le nord-ouest du continent nord-américain.

1998

SOQUIP devient l'une des 12 filiales de la Société générale de financement-SGF et sera dissoute avant 2004.

1999

Fondation de Junex par Jean-Yves Lavoie, un ancien employé de la SOQUIP.

2002

Hydro-Québec crée sa division Hydro-Québec Pétrole et gaz avec un programme de 330 M $ en exploration entre 2002 et 2010.

2003

Hydro-Québec verse 500 000 $ à Corridor Resources de Halifax pour une option en vue d'acquérir entre 18,75 % et 40 % du projet Old Harry dans le golfe du Saint-Laurent et de celui de Cape Ray ; pour exercer son option, Hydro-Québec devrait investir de 25 % à 50 % des frais de forage, un investissement graduel de plusieurs centaines de millions.

2005

La société Talisman acquiert un nombre important de permis d'exploration au Québec, à la recherche de gaz conventionnel. Elle fore son premier puits l'année suivante à Bécancour, en partenariat avec Questerre, et trouve du gaz.

Décembre 2005

Le prix du gaz atteint un record de 15,38$ le millier de pieds cubes.

2006

La compagnie Talisman Energy Inc. en partenariat avec la compagnie Questerre fore un premier puits à Bécancour et trouve du gaz.

2007

Avec le prix du gaz oscillant entre 6$ et 8$ le millier de pieds cubes, les compagnies gazières présentes au Québec commencent à envisager l'essai de la fracturation hydraulique et des forages horizontaux dans le shale d'Utica. Le géant Forest Oil s'associe aux compagnies Junex et Gastem pour un essai à Bécancour.

2007

André Caillé quitte Hydro-Québec et est remplacé par Thierry Vandal qui aurait ordonné au nom de Jean Charest alors premier ministre du Québec, que Hydro-Québec Pétrole et gaz se départisse des parts qu'elle détenait dans Gaz Métropolitain (devenu Gaz Métro) et les cède à 3 sociétés privées : Junex, Gastem et Petrolia. Le prix du gaz se situant entre 6 $ et 8 $ / 1 000 pi3 incite les entrepreneurs à expérimenter la fracturation hydraulique et les forages horizontaux dans le shale d'Utica. La compagnie Canadian Forest Oil s'associe avec la compagnie Junex et Gastem pour financer un essai de fractionnement à Bécancour.

1er avril 2008

Forest Oil annonce qu'il y a bien un gisement gazier dans le shale d'Utica. Il y aurait assez de gaz pour combler toute la demande locale, et même plus. Une frénésie boursière s'empare des titres de Gastem, Junex et Questerre.

9 avril 2008

(Avril) Une expérience menée au Texas révèle qu'il est désormais possible d'exploiter les gaz de schiste de façon rentable. (1 avril) Canadian Forest Oil annonce qu'il y a un gisement gazier dans le shale d'Utica ; selon la compagnie, il y aurait assez de gaz pour combler la demande locale et même plus. Les titres de Gastem, Junex et Questerre gagnent plusieurs points à la bourse. (9 avril) André Caillé, ancien président d'Hydro-Québec, se joint à Junex et obtient 600 000 options d'achat d'actions dont 75 000 immédiatement, le reste au cours des trois prochaines années ; il deviendra président de l'Association pétrolière et gazière du Québec. (Juillet) Le prix du gaz passe au-dessus de 13 $ / 1 000 pi3.

Juillet 2008

Le prix du gaz atteint un autre pic de plus de 13$ le millier de pieds cubes. Il vaut aujourd'hui moins de 4$.

Septembre 2009

L'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) demande un moratoire sur l'exploration et l'exploitation du gaz de schiste. Elle affirme que le procédé de fragmentation peut contaminer les eaux souterraines et injecter du gaz dans l'eau potable

Hiver 2010

Le ministère des Ressources naturelles et de la Faune et la ministre Nathalie Normandeau rencontrent les responsables municipaux dans les régions visées, alors que plusieurs MRC exigent un moratoire à leur tour.

18 mars 2010

L'Agence de protection de l'environnement des États-Unis (EPA) annonce qu'elle lance une étude sur les impacts possibles de l'exploitation du gaz de schiste sur les réserves d'eau souterraine et la santé humaine

Printemps 2010

Un groupe de citoyens se mobilise à Saint-Marc-sur-Richelieu, après l'annonce d'un forage gazier. Plusieurs autres groupes se formeront ailleurs dans la région. La ministre Nathalie Normandeau refuse tout moratoire. «Les entreprises ont des décisions d'affaires à prendre, dit-elle. C'est un rendez-vous que le Québec ne peut pas manquer

5 juin 2010

Premiers grands dossiers sur le gaz de schiste, publiés par hasard le même jour, dans La Presse et Le Devoir.

31 août 2010

Le ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP), Pierre Arcand, mandate le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) pour proposer un cadre de développement de l'industrie et non un mandat de découvrir les effets durables sur l'environnement de cette filière énergétique

Septembre 2010

Un sondage indique que 37 % des Québécois sont défavorables à l'exploitation des gaz de schiste

8 septembre 2010

Selon madame Sophie Brochu, présidente de Gaz Métro, les promoteurs du gaz de schiste n’ont pas su écouter les citoyens 

Bilan de gouvernance Charest : Les permis ont été donnés sans exiger des redevances suffisantes, les fouilles sont déjà commencées, plusieurs autorisations de transport sont conclues, les données scientifiques nécessaires à l'étude de la question ne sont pas disponibles, la crédibilité de l'industrie qui monte au créneau pour «informer» tardivement la population est fragile et ses réponses manquent de clarté. De plus, les audiences du BAPE ont été obtenues comme réponse à la montée de l'insatisfaction du public et on peut se demander à quoi elles serviront. On ne peut pas dire que la transparence et la reddition de comptes sont au rendez-vous!

11 septembre 2010

Selon monsieur Denis L’Homme, ancien sous-ministre et expert en énergie, si on avait une vision à long terme, on ne serait pas pris à payer de 150 à 200 millions de dollars par année pour garder une centrale thermique sans qu'elle soit en service! On ne se précipiterait pas non plus dans le dossier des gaz de schiste, il n'y pas de panique à avoir! On ne manquera pas de gaz naturel, même si on ne met pas les gaz de schiste à contribution aujourd'hui!

15 septembre 2010

Pour Steven Guilbeault, d’Équiterre «la question qui se pose est : doit-on exploiter ce gaz? et non pas comment exploiter ce gaz?». Les inquiétudes scientifiques relatives à ce dossier justifient la demande d’un moratoire.

15 septembre 2010

Chantage de la ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau : si on veut garder nos garderies à 7 $, il faut aller chercher des revenus ailleurs que dans les poches des contribuables.

16 septembre 2010

«Le véritable choix des Québécois, c'est entre des gaz de schiste provenant de l'Ouest et des gaz de schiste d'ici», dit monsieur Michael Binnion le patron de Questerre (autrefois Terrenex).  Il n’y aurait que des avantages pour le Québec même s’il reconnaît qu’il y a plusieurs produits toxiques utilisés pour fracturer le sol. Plus du tiers de ces produits sont volatils et peuvent donc contaminer les eaux.

16 septembre 2010

Le gouvernement fédéral offre ses services au BAPE pour aider le Québec par l’entremise de la Commission géologique du Canada. Monsieur Christian Paradis, ministre des Ressources naturelles, faisait cette offre pour faire avancer le débat même si, dit-il, «le risque zéro n’existe pas

16 septembre 2010

Selon Alain Brunel, cofondateur de l’association québécoise contre la pollution atmosphérique, la précipitation avec laquelle le gouvernement québécois veut «développer» l'industrie du gaz de schiste est suspecte. Les conséquences de son exploitation sur l'environnement et la santé de la population, dans le cœur agricole, historique et démographique du Québec ont manifestement peu de poids pour le gouvernement Charest.

Le mandat étriqué de cinq mois du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) en constitue une preuve flagrante. Et comme Le Devoir l'évoquait récemment, la proximité avec l'industrie du gaz de nombreux libéraux ayant gravité autour du pouvoir a toutes les apparences d'une détestable collusion d'intérêts privés faite dans le dos de l'intérêt public. Une de plus?

16 septembre 2010

Message percutant de madame Sophie Brochu aux promoteurs de gaz de schiste: « Ne fais pas qu’investir, investis-toi !» Elle leur impute l’échec de l’information auprès des citoyens.

18 septembre 2010

Mathématiques 101 ? Une journaliste demande à monsieur Raymond Bachand, ministre des Finances, si c’était encore pour avantager des amis libéraux que le budget 2009-2010 prévoyait la mise en place d'un congé de redevances de cinq ans pouvant atteindre 800 000 $ pour chaque puits de gaz naturel mis en production avant la fin de 2010 ?  Les garderies vont attendre ?

22 septembre 2010

Colère dans Lotbinière. Il y a trop de questions, il y a trop d'incertitude, a lancé sous les applaudissements Dominic Champagne, un metteur en scène qui possède une résidence secondaire à Deschaillons. On vous voit venir et on n'a pas confiance en vous. Je vous en passe un papier, vous ne passerez pas.»

28 septembre 2010

Le scepticisme persiste chez les Québécois au sujet du gaz de schiste. À peine un sur cinq est favorable à cette très probable éventualité, alors que plus de la moitié jugent que le gouvernement fait passer les intérêts de l'industrie gazière avant ceux de la population. La ministre des Ressources naturelles reconnaît d'ailleurs qu'il existe un «défi» d'information sur les enjeux liés à cette nouvelle filière.

28 septembre 2010 

Junex détient des permis pour forer sur les terrains de l’aéroport de Québec mais ne l’a pas fait encore. Junex a toutefois amplement le temps de revenir sur sa décision puisqu'elle a obtenu des droits pour dix ans sur le terrain près de l'aéroport, et ce, il y a «au maximum trois ans».     

29 septembre 2010

Visite sous tension à Saint-Hyacinthe. André Caillé reçoit de Christian Vanasse, conseiller municipal de Saint-Jude, une brillante leçon de respect des gens ordinaires.

30 septembre 2010

La grogne sur le terrain de Jean Charest : on ne veut pas d’un autre Orford. Les citoyens exigent un vrai débat Mais, pour que ce débat soit véritablement productif, il faudrait que le gouvernement Charest accepte que soient mises sur la table toutes les options. Or, son lit est déjà fait. Et deux fois plutôt qu'une. Il a non seulement rejeté les demandes de moratoire sur les opérations d'exploration en cours, mais a aussi décrété que peu importe ce qui serait dit et fait, l'exploitation de ce gaz irait de l'avant.

30 septembre 2010

Le président de SNC-Lavalin, estime que le débat sur les gaz de schiste doit se faire au Québec mais qu’on doit relever la hauteur de ce débat, faisant allusion aux réunions tumultueuses avec André Caillé.

30 septembre 2010

Menace : s’il y a moratoire, les industries subiraient une baisse de rendement sur leurs investissements et poursuivraient le gouvernement pour dommage ou seraient rachetées par de plus gros investisseurs. Junex pourrait perdre ses permis estime Monsieur Caillé administrateur de cette firme.

Début octobre 2010

La compagnie Talisman Energy Inc. reçoit deux avis d'infraction pour son puits de Gentilly 2 en face de Trois-Rivières ; la compagnie n'avait pas acheminé comme prévu des eaux de fracturation à l'usine d'épuration de Drummondville, mais les avait envoyée dans ses autres bassins de Sainte-Gertrude qui ne sont pas autorisés à recevoir des eaux venant d'ailleurs.

1er octobre 2010

Selon Louis-Gilles Francoeur du Devoir un moratoire est possible sans verser d’indemnités. Contrairement aux prétentions de l’industrie des gaz de schistes, Québec pourrait facilement décréter un moratoire législatif par l’adoption rapide d’un projet de loi qui aurait également pour effet de le soustraire à toute demande d’indemnité financière.

2 octobre 2010

De toute l’histoire du Québec, l’exploitation gazière est la première qui sera faite en zone habitée et sans connaître les impacts sur l’environnement. La mise à jour de ce dossier inquiète maintenant, mais se préparait depuis quelques années. Gaz de schiste : poule aux œufs d’or ?  Les redevances semblent passer aux oubliettes. La ministre des ressources naturelles veut une conversion du pétrole vers le gaz naturel d’ici 10 ans mais aucun plan d’action. Le monde municipal découvre un moyen de pression : ne pas traiter les eaux de forage des puits de gaz de schiste.

5 octobre 2010

 

André Beauchamp, ex-président du BAPE estime qu’il faut donner à cet organisme les moyens de faire sa tâche, sauf que le mandat donné par le gouvernement risque d'entacher la réputation du BAPE et sa crédibilité

7 octobre 2010

Les ressources de gaz de schiste du Québec pourraient valoir plusieurs dizaines de milliards de dollars, mais leur exploitation ne devrait pas permettre de créer autant d’emplois que ce que l’Association pétrolière et gazière du Québec affirme depuis des mois.

13 octobre 2010

Il ne peut y avoir de feu vert sur l’exploitation gazière sans que tous les acteurs municipaux ne soient sur un pied d’égalité avec cette industrie.  Il faudra pouvoir surveiller les impacts avant, pendant et après l’exploitation, mais la réglementation sur l’évaluation indépendante des impacts attend depuis 20 ans la publication dans la Gazette officielle avant de devenir obligatoire.

14 octobre 2010

Le principe des compensations pour les coûts reliés à l’exploitation des gaz de schiste est acquis, mais on ne sait pas encore qui dédommagera les municipalités : Québec ou l’industrie gazière ? Molopo Canada, filiale d’une multinationale australienne, possède près de 9 000 kilomètres carrés de permis d’exploration gazière au Québec mais veut se concentrer pour le moment à Saint-Marc-sur-Richelieu.

16 octobre 2010

Deux sociétés albertaines Talisman et Questerre choisissent de reporter de plusieurs mois les opérations de fracturation de deux puits : manque d’effectifs ou dépréciation du prix du gaz ?

22 octobre 2010

L’opposition au gaz de schiste grandit. 78 % des personnes qui se disent informées réclament un moratoire complet sur la filière. Ce groupe représente 57 % de la population totale du Québec.

27 octobre 2010

Des spécialistes des questions énergétiques croient que l’industrie des gaz de schiste attendra plusieurs années avant d’exploiter le shale de l’Utica : les revenus ne seront pas assez substantiels pour l’État.

Début novembre 2010

La Environment Protection Agency des USA revoit sa méthode de calcul du volume des fuites des puits de gaz de schiste aux USA ; en vertu de sa nouvelle méthode, les le volume des émissions de l'année 2006 liées à tout le secteur de la production pétrolière et gazière doublent passant de 90 à 198 millions de tonnes.

9 novembre 2010

Une voix de plus pour aider la population à comprendre et à accepter l’exploitation du gaz de schiste :

Le lobby MAGS (Mouvement d’appui au gaz de schiste) administré par des sous-traitants des compagnies gazières et présidé par Michel Landry aussi président de Foraction Énergie, se présente comme un «organisme sans but lucratif» et dont la mission est «d’appuyer, de promouvoir et de démystifier l’industrie du gaz de shale tout en regroupant les individus et gens d’affaires favorables à cette filière énergétique québécoise».

Ces gens ont à cœur le «développement économique du Québec». Ils s’offrent pour éduquer la population et nous aider à aller de l’avant car de gros joueurs développent ailleurs parce que nous ne sommes pas prêts ici.

10 novembre 2010

Magasinage du temps des fêtes : Chevron dont le siège social est en Californie achète Atlas Energy pour environ 4,3 milliards US. Ce groupe pétrolier américain possède aussi des actifs dans les shales de l’Utica au Québec.  Il a magasiné aussi en Pologne, en Roumanie et en Alberta.

12 novembre 2010

Québec au-dessus de la loi ?

Le Centre québécois de droit de l’environnement, la Ligue des droits et libertés, la Chaire de recherche en droit de l’environnement de l’Université Laval déposent leurs études au BAPE dénonçant les multiples accrocs aux droits reconnus par les chartes.

Alors que le rapport du BAPE n’est même pas écrit, la ministre Normandeau affirme que le projet de loi était en rédaction.

13 novembre 2010

Attente confiante de Questerre Energy. Cette importante entreprise gazière a hâte d’exploiter le sous-sol des basses-terres du Saint-Laurent et estime que l’extraction du gaz sera facilitée par la réglementation à venir. «On va vous permettre de déployer vos ailes et, dans ce sens, on souhaite une loi qui nous permette d’être plus efficaces» déclare la ministre Nathalie Normandeau. En attendant, les travaux de forage seront menés sans cadre législatif.

15 novembre 2010

 

Talisman Energy défie le gouvernement en entreposant de l’eau contaminée  à Bécancour, eau provenant des travaux de fracturation hydraulique à son puits horizontal Gentilly.  Deux avis : deux amendes ? 

Pour les trois plus importants groupes environnementaux du Québec : Nature-Québec, Greenpeace et Équiterre, le feu vert consenti par Québec exécute un mauvais virage à rebours d’un réel développement durable.

Par contre, selon le mémoire du Conseil du patronat du Québec, le risque de contamination des eaux souterraines peut se gérer adéquatement sans l’imposition d’un moratoire.

16 novembre 2010

Grogne populaire à Longueuil au rendez-vous du BAPE.

La compagnie Talisman qui vient de recruter un ancien chef de cabinet de Jean Charest : collusion entre l’industrie et le gouvernement selon l’opposition.

17 novembre 2010

Un important article de Georges-Hébert Germain dans Le Devoir du 17 novembre 2010 fait état du dilemme entre les exigences des compagnies essentiellement étrangères qui empêcheraient les autorités locales d’organiser leur territoire et la position de l’AEMQ (Association de l’exploration minière du Québec) qui demande que la vieille loi des mines demeure inchangée.

18 novembre 2010

 

Le Québec veut recevoir du BAPE des recommandations sur la manière de développer l’industrie des gaz de schiste. Il reçoit plutôt la vraie question soustraite du mandat du BAPE et que pose Françoise David: A-t-on besoin de ça maintenant ?

18 novembre 2010

 

La Norvège de l’Amérique du Nord serait le Québec selon la ministre Normandeau.

Trop tard, selon le professeur Jean-Thomas Bernard. On ne peut pas attendre des redevances de 50 % car les droits d’exploration du gaz de schiste ont été vendus au secteur privé.

Gaz de schiste : urgence d’exploiter ?

Deux groupes questionnent la pertinence de développer maintenant cette industrie au Québec : Québec Solidaire et l’AQLPA (Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique).

D’autres organismes ouvrent davantage la porte moyennant certaines conditions : l’union des municipalités du Québec, l’Union des producteurs agricoles, Gaz Métro, le Réseau environnement et le Regroupement des conseils régionaux de l’environnement (RNCRE).

19 novembre 2010

 

Huntingdon veut tirer profit des gaz de schiste pourvu que l’exploitation soit faite dans le respect de l’environnement et des communautés concernées.

«Aller au-delà de l’hystérie collective et analyser la problématique de façon pragmatique» tel est le désir du maire Stéphane Gendron. Il propose la collaboration de sa ville et l’utilisation des équipements municipaux.

Le Vérificateur général invité à enquêter sur ce qui pourrait être un délit d’initié.

Les membres d’un comité citoyen maskoutain et le mouvement Maîtres chez nous au 21e siècle (MCN-21) qualifient la cession en douce des réserves gazières de la vallée du Saint-Laurent comme «vol du siècle». Le gaz et l’hydro-électricité ont été décrétés ressource collective en 1962.

24 novembre 2010

Le Parti vert s’inquiète de la contamination des eaux souterraines.

27 novembre 2010

 

Du gaz dans l’eau. L’Union des municipalités du Québec et la Communauté métropolitaine de Montréal soulignent dans leur mémoire conjoint présenté au BAPE que «la naissance et le développement d’une filière gazière aura des effets sur «l’environnement, la qualité de vie des citoyens, la sécurité publique, les infrastructures municipales et le revenu foncier.»

Les municipalités sont inaptes à gérer leur territoire si l’article 246 de la loi sur les mines laisse préséance aux droits miniers.

31 novembre 2010

Des artistes lancent un cri du cœur contre le développement des gaz de schiste dans la vallée du Saint-Laurent sans le consentement de la population.

Début décembre 2010

La compagnie Talisman Energy Inc. essaye de colmater une fuite d'un puits qui laisse s'échapper du gaz détecté par les inspecteurs du ministère des Ressources naturelles à Leclercville.

4 décembre 2010

Trois-Rivières traitera les eaux usées de Talisman car il y a là une bonne source de revenus. Drummondville qui traitait les résidus liquides de Talisman Energy a rompu son contrat. La Société de Calgary paiera 192 000$ à Trois-Rivières pour le traitement de 16 000 mètres cubes au cours de la prochaine année.

En 2008-2009 on y a traité les eaux provenant de sites détenus par l’albertaine Forest Oil, avant de retourner le tout dans le fleuve Saint-Laurent. Cette dernière a annulé son contrat.

8 décembre 2010

Un avis d'infraction est envoyé par le ministère du Développement durable de l'Environnement et des Parcs à la compagnie Gastem parce qu'elle a commencé à préparer sans autorisation un site d'exploration en plein marécage à Saint-Janvier-de-Joly ; le ministère exige la restauration du site à moins que permission lui soit accordée.

9 décembre 2010

Eau contaminée au Texas par l’extraction du gaz de schiste. L’Agence de protection de l’environnement des États-Unis somme l’entreprise Range Resources de Forth Worth de fournir l’eau potable aux résidants touchés et de prendre les mesures nécessaires pour régler le problème.  48 heures pour agir.

13 décembre 2010

 

Un comité «interrégional», formé de 25 comités de citoyens opposés à l’exploration et à l’exploitation du gaz de schiste dans la vallée du Saint-Laurent, a conflué hier à Drummondville afin de définir une stratégie visant à forcer le gouvernement du Québec à battre en retraite.

L’instigateur du projet, Serge Fortier, essaie de regrouper, de coordonner la mobilisation populaire dans Lotbinière-Bécancour

15 décembre 2010

Bernard Landry se prononce pour le gaz de schiste et pour un moratoire. Il juge que le Québec doit être partenaire des industries gazières. Il estime qu’il faut corriger le tir de façon à retirer des milliards de dollars de l’exploitation des hydrocarbures québécois. Un moratoire manifesterait de la prudence la plus élémentaire. Le prix actuellement très bas sur le marché aurait le temps de remonter.

Monsieur Landry exprime ses attentes en milliards de dollars en préconisant une prise de participation de 49% ou 50% des sociétés d’État

29 décembre 2010

Depuis le mi-octobre les chiffres n’ont pas changé. Québec n’a convaincu que 20% des québécois d’après le sondage  Senergis. Les craintes des effets de l’exploration et de l’exploitation des gaz de schiste sur l’environnement persistent au sein de la population.

Durant l'année 2010

Des études américaines ont démontré que le processus d'exploitation par fraction provoquée par l'introduction d'eau mélangée à un produit chimique sous pression a contaminé l'eau en Pennsylvanie, au Colorado et au Texas.

2011

 En janvier 2011

En, 29 puits d'exploration de gaz de schiste avaient été forés dans les basses terres de la rive sud du Saint-Laurent entre Montréal et Québec et sur la rive nord, entre Québec et Trois-Rivières

Début Janvier 2011

Une étude de l'Institut national de la santé publique du Québec conclue que la province devrait attendre le rapport de l'Environnement protection Agency des USA avant de permettre que se continuent l'exploration des gaz de shale. L'agence américaine qui étudie les effets de l'exploration et de l'exploitation sur l'air et la couche phréatique devrait compléter son rapport vers 2013, alors que le Bureau d'audience publique sur l'environnement-BAPE devrait produire le sien le 28 février 2011.

13 janvier 2011

La compagnie Canadian Forest Oil a reçu un avis d'infraction du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs parce que les inspecteurs ont constaté le déversement d'hydrocarbures légers sur son site de Saint-Louis-sur-Richelieu

17 janvier 2011

Talisman Energy éprouve des problèmes en Pennsylvanie où la mise sous pression d'un puits après une opération de fracturation à 2 km sous terre a provoqué une forte émission de gaz et de liquides de fracturation contenant des toxiques

20 janvier 2011

Le ministère des Ressources naturelles rapporte que des émanations de gaz s'échappent de 19 des 31 puits inspectés depuis 2006. Les émanations contenant entre 7 % et 65 % de méthane se dégageraient de 7 puits.

Des émanations persistantes de gaz venant d'un puits d'exploration de 2 000 p de profondeur à Leclercville incitent Pierre Arcand, le ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs du Québec, à modifier le ton jusque-là rassurant de Nathalie Normandeau, la ministre des Ressources naturelles et de la Faune, qui avait affirmé que les pets d'une vache contenaient plus de gaz à effet de serre qu'un puits de gaz de shale. Le prix du gaz est descendu à 4 $ / 1 000 pi3. Le premier ministre du Québec, Jean Charest déclare «Il y aura de l'exploration et de l'exploitation du gaz de shiste à condition que ça puisse être fait correctement. Sinon, il n'y en aura pas.»

25 janvier 2011

Lucien Bouchard est embauché par la compagnie Talisman Energy Inc. et remplace André Caillé à la présidence de l'Association pétrolière et gazière du Québec ; André Caillé demeure membre du conseil de l'association.

26 janvier 2011

L'économiste en chef de l'Agence internationale de l'énergie déclare que le bas prix du gaz de schiste retarde l'émergence d'énergies réellement propres et nuit à la lutte contre les changements climatiques.

Le ministère de l'Environnement de la Pennsylvanie invite la société Talisman Energy Inc. à mettre fin à toute activité de fracturation hydraulique dans cet État jusqu'à ce qu'elle ait élucidé les causes de la fuite de gaz et de liquides de fracturation survenue à son puits de Tioga le 17 janvier 2011 ; Talisman se conforme à cette demande pour la durée de l'enquête et elle cesse ses activités au Québec également.

27 janvier 2011

Le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs envoie un avis d'infraction à la compagnie Canbriam Energy pour une fuite de méthane considérée comme la plus importante de toutes constatées à 7 ou 10 m de la tête de son puits à La Présentation et oblige la compagnie à maintenir un gardien sur place en permanence ; le ministère estime que la fuite pourrait avoir contaminé les eaux souterraines alors que Paul Myers, président de la compagnie affirme qu'il n'y a qu'un débite 2,5 m3 par jour, ce qui, selon lui, n'est presque rien et que c'est 100 fois moins que ce qui est considéré comme sérieux ; pour le représentant du ministère, «il y a un problème de conception et un problème de fuite de gaz. Le puits n'est pas étanche et le gaz remonte à la surface»

28 janvier 2011

Le ministre Pierre Arcand affirme que «Les mathématiques sont faciles. Il faut améliorer la balance commerciale du Québec et réduire notre dépendance au mazout. Le Québec en importe pour 13 G $ et l'industrie gazière peut nous aider pour 2 G $. »

Février 2011

La ministre française de l'Écologie suspend les travaux de prospection du gaz de schistes en France. Il est révélé qu'aux USA 120 millions de litres de diesel ont été injectés dans le sous-sol pour stimuler la production de gaz ; cette substance est utilisée dans les formations rocheuses qui ne répondent pas bien à l'injection d'eau et de produits chimiques ; au Québec, l'industrie nie avoir utilisé le diésel.

7 février 2011

Une pétition de 128 000 noms (119 000 par internet et 10 000 sur papier) demande au Gouvernement d'imposer un moratoire sur l'exploration et l'exploitation des gaz de schiste au Québec. L'ingénieur-géologue Marc Durand, professeur à l'UQÀM pendant 25 ans croit que lorsque les problèmes causés par le fractionnement des schistes apparaîtront les industriels qui les auront effectués auront disparu de la carte depuis longtemps ; il affirme que la roche qui contient le gisement gazier, le shale d'Utica, sert actuellement de barrière contre les couches géologiques plus profondes qui contiennent de l'eau très saline et minéralisée, de 10 à 12 fois plus salée que l'eau de mer ; il affirme que l'injection à très haute pression des liquides de fracturation peut perturber la séparation naturelle des eaux douces près de la surface et des eaux qui deviennent de plus en plus salines à mesure qu'on pénètre en profondeur ; il blâme l'industrie pour appliquer de tout temps et partout une approche selon laquelle on préfère prendre le risque de payer après coup pour des dommages.

10 février 2011

Monsieur Michael Binnion, chef de l'exécutif de la compagnie Questerre Energy affirme au quotidien The Gazette que there is «no reponsible debate about the shale gaz development in Quebec». «We think it takes a four-year university degree ans 20 years of experience to figure it out, and now we are dealing with people who think they can figure it out after 10 minutes on the internet». «Public opposition to shale gas development, including calls by environmental groups for a moratorium on drilling until questions about water and air polution are answered, is scaring away investors and risk capital». La Gazette rappelle que des professeurs qui ont étudié le développement des gaz de schistes ont demandé au Gouvernement du Québec d'attendre le rapport de l'étude commandée par l'Environment Protection Agency des USA.

11 février 2011

The Gazette rapporte qu'une étude récente de la région du schiste de Haynesville, qui chevauche les États américains du Texas et de la Louisiane, a été publiée dans le Environmental Science & Technology Journal ; cette étude révèle que l'exploration de ces schistes a débuté en 2008 et elle prévoit une une augmentation importante de smog et de pollution non seulement dans les environs des forages, mais dans la région environnante jusqu'à l'année 2030 les matières polluantes sont les oxydes de nitrogène et des composés organiques volatile sont libérés lors du forage, la fracturation du roc, la production et la transmission du gaz et les fuites résiduelles des puits et des sections des pipelines ; selon cette étude, le développement du gaz de schiste présente des dangers pour l'avenir de la qualité de l'air dans les États de Louisiane et du Texas.

Le journal Le Devoir rapporte qu'après avoir effectué 3 forages, la compagnie Corridor Resources de Halifax a découvert un gisement de pétrole dans le schiste argileux de l'île
d'Anticosti (schistes Macasty). Chris Twigge Molecey, président de l'Institut canadien des mines, de la métallurgie et du pétrole affirme que l'exploitation du gaz de schiste présente des risques environnementaux certains de sorte qu'il convient de développer prudemment cette filière qui implique une grande utilisation d'eau sur des terres agricoles qui en consomment déjà de grandes quantités au Québec ; l'eau utilisée par les entreprises doit être recyclée

15 février 2011

Les résultats d'un sondage publiés dans Le Devoir indique que 55 % des Québécois sont défavorables à l'exploitation du gaz de schiste ; 4 Québécois sur 10 ne font pas confiance à l'Association pétrolière et gazière du Québec, ni aux entreprises gazières ; 75 % de ceux qui ont entendu parlé ou connaissent le dossier des gaz de schiste croient qu'un moratoire complet sur l'exploration est nécessaire.

16 février 2011

Un sondage publié dans La Presse révèle que le Réseau des ingénieurs du Québec (59 000 membres) est défavorable (59 %) à l'exploitation des gaz de schiste souhaite un moratoire (75 %) sur cette exploitation.

28 février 2011

Le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) a remis son rapport au gouvernement le

2 mars 2011

Gaz de schiste - Un «collectif scientifique» aura Québec à l'oeil

(En 2013 ils sont 169 ) Au moment où des citoyens parlent de passer à la «résistance citoyenne» dans le dossier des gaz de schiste, plus de 80 chercheurs et universitaires ont décidé de créer une «vigile» permanente pour surveiller les faits et gestes des industriels, du gouvernement et, pour commencer, pour radiographier le prochain rapport du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) afin d'en signaler au public les omissions et les faiblesses. Pour plus de texte


Pour rejoindre le site Internet du collectif scientifique cliquez ici

6 mars 2011

Les gaz de schisme

Une centaine de scientifiques et universitaires ont signé un appel au moratoire et à la vigile dans l'exploration du gaz de schiste au Québec, un temps de réflexion nécessaire, selon eux, pour saisir pleinement les enjeux de cette filière énergétique. 
 
Invités : 
- Luc-Alain Giraldeau, vice-doyen à la recherche de la Faculté des sciences, Université du Québec à Montréal 
- Emmanuel Raufflet, responsable du diplôme d'études supérieures spécialisées en gestion et développement durable de l'École des hautes études commerciales, Université de Montréal 
- Lucie Sauvé, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en éducation relative à l'environnement de l'Institut des sciences de l'environnement, Université du Québec à Montréal 

L'entrevue de Yanick Villedieu

8 mars 2011

Le gouvernement rend public le rapport du BAPE et dit accepter l'ensemble des recommandations

11 mars 2011

La plus grande mise en scène sur le théâtre politique québécois depuis des lustres: Schiste ! le BAPE répond à la commande Éditorial de JosPublic

Malgré que 128 000 personnes aient demandé au gouvernement du Québec un moratoire sur l'exploration et l'exploitation du gaz de schiste et que la pétition fut déposée à l'Assemblée nationale lors de la reprise des travaux parlementaires le 8 février 2011, malgré les sondages démontrant le désaccord de la population, le gouvernement continue non seulement d’ignorer la voix citoyenne, mais pousse tout le débat dans les bras des énergies sales et oblitère du même coup le souhait des Québécois d’avoir accès à de l’énergie propre.

11 mai 2011

La France et le gaz de schiste: l'Assemblée nationale interdit la fracturation hydraulique (Sur MétéoPolitique)

Les députés ont approuvé, mercredi le 11 mai, par 287 voix contre 186 l'interdiction de la technique de la fracturation hydraulique pour l'exploration et l'exploitation des gaz et huiles de schiste en France

16 mai 2011

À partir de Rimouski, "Les marcheurs du Moratoire pour une génération" arrêteront dans 33 municipalités pour faire des conférences sur les objectifs du groupe et des énergies renouvelables. Ils se sont joints aux marcheurs du 18 mars 2011

25 juin 2011

Le gaz de schiste - Arnaque boursière. Finance pyramidale et/ou pyramide de Ponzi ou bulle spéculative dans le gaz de schiste! (Sur MétéoPolitique)

Une série de courriels internes à l'industrie des gaz de schiste publiés par le New York Times révèle des méthodes pour masquer le manque de rentabilité d'un secteur décrit par ses acteurs comme « une pyramide de Ponzi »

18 juin 2011

Marche de protestation dans les rues de Montréal - «On ne se laissera pas forer» organisé par le «Moratoire pour une génération»

2012

27 Juillet 2012

Les gazières se fracturent en bourse

10 novembre 2012

10 raisons pour lesquelles la fracturation hydraulique ne durera pas: Le coût de production de l'électricité par éolienne et solaire baisse rapidement. À ce chapitre les grosses industries du pétrole et du Gaz sont condamnées à perdre, et ce à partir de 2016. 

11 décembre 2012

Une récente étude sur la fracturation hydraulique était fausse

2013

15 mai 2013

Exploration et exploitation du gaz de schiste. La vallée du Saint-Laurent pourrait être protégée pour une période de 5 ans... Si! : le gouvernement du Québec a présenté un projet de loi déterminant que la vallée du Saint-Laurent sera protégée pour un maximum de 5 ans. Il sera interdit de forer et de faire des opération de fracturation, des essais d'injectivités tant qu'il n'y aura pas une loi pour encadrer l'ensemble de l'industrie.

15 juillet 2013

La Rabobank refuse de prêter aux gazières et aux fermiers qui louent leur terre pour l'exploration et l'exploitation du gaz de schiste: les politiques bancaires de la Rabobank sont guidées par des principes liés au bien-être des humains, des animaux, au droit du travail et à l'industrie de l'armement dans laquelle l'institution financière n'investit pas. En tant que coopérative provenant du milieu agricole, elle fait un pied de nez au Mouvement Desjardins du Québec.

9 août 2013

Industrie du gaz de schiste: acheter le silence des familles éplorées: Le lobby exercé, par les promoteurs de l'industrie du forage de schiste, auprès des gouvernements cherche à obtenir des politiciens et politiciennes, une bonification des subventions à la recherche et à l'exploitation, une plus grande déréglementation possible et des tolérances de la part des inspecteurs qui doivent appliquer les lois. Sans être capables de vraiment contenir les fuites des produits toxiques qu'ils utilisent dans leur opération pour protéger les populations, ils tentent de contrôler les fuites dans les médias

Retour aux années

2014

18 février 2014

Début des audiences publiques du projet de loi 37, en vue d’un moratoire de 5 ans.

1er mars 2014

Les bouffons du gaz de schiste: Si vous suivez un tant soit peu le dossier de l'exploration et de l'exploitation du gaz de schiste, il vous est sûrement venu à l'esprit qu'il était surprenant d'entendre l'écart des discours entre les gens d'affaires, les gens de l'industrie et les scientifiques. Si je vous disais que pour compenser les inconvénients que je vous cause, ma solution serait de vous payer une pizza puis un coke! Ou si je vous disais que j'étais le PDG de la plus grande entreprise de gaz et pétrole et que je ne veux pas de gaz de schiste dans ma cour pour éviter à ma résidence cossue de perdre de sa valeur! Vous vous diriez que je suis un satané bouffon... et avec raison.

18 mai 2014

Nouvelle offensive de charme des gazières et des pétrolières: François Prévost, membre du Comité de vigilance Gaz de schiste de Roxton Falls, répond aux promoteurs/prometteurs en déploiement médiatique sous la direction de Michael Binnion, l'Albertain président de l'Association pétrolière et gazière du Québec

21 mai 2014

Faire fi des gazières!: Aimez-vous les tours de carrousel? Vous savez ces attractions foraines que l’on nomme joliment en anglais «Merry-go-round» ? C’est splendide, on a l’impression de chevaucher et de parcourir des kilomètres, jusqu’au moment où l’on comprend que l’on tourne en rond. Allez savoir pourquoi, mais la militance écologique a parfois l’air d’un tour de manège.

15 septembre 2014

Gaz de schiste: la mauvaise étanchéité des puits cause la contamination de l'eau: La construction défaillante des puits est la principale cause de la contamination de l'eau potable provenant des activités de fracturation hydraulique, selon une recherche menée au Texas et en Pennsylvanie, deux Etats grands producteurs de gaz de schiste

17 décembre 2014

Pas d'exploitation du gaz de schiste au Québec, affirme Philippe Couillard

Le premier ministre du Québec réagit ainsi au rapport du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE): « Je crois de toute façon qu'il n'y a pas grand intérêt à développer cette ressource, uniquement sur le plan économique et financier. De toute façon, l'acceptabilité sociale n'est pas là », a-t-il déclaré. « Actuellement, je ne vois pas l'intérêt de développer ça. »

Le rapport du BAPE sur la fracturation hydraulique, l'exploration et l'exploitation du gaz de schiste dans la vallée du Saint-Laurent conclut que rien ne permet d'avancer que le Québec tirerait profit des activités de cette industrie sur son territoire.

L'organisme estime que l'industrie ne sera pas rentable au cours des 25 premières années d'exploitation, puisque les coûts qu'elle entraînerait dépasseraient les redevances perçues par Québec. Il note aussi que la fracturation hydraulique entraîne des risques pour l'environnement et pour la sécurité publique.

Sauf.... Que le ministre des Ressources naturelles laisse la porte entre-ouverte...!

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet: