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Gaz de schiste: pourquoi dire non à son exploitation sur nos terres

Les propriétaires de terres agricoles et de boisés s'interrogent avec raison au sujet de l’exploitation éventuelle du gaz de schiste sur leurs terres. Ne détenant pas de droits souterrains, ces propriétaires, contrairement à ceux de la Pennsylvanie, ne reçoivent pas de redevances qui portent sur l’extraction du gaz de schiste.

Texte par: Luc Marcouiller, Michel Falstreault, Albert Geuzaine, Lise Houle. Membres du Regroupement citoyen gaz de schiste Verchères

 

Choix de photo et mise en page : JosPublic
Publication ici le :
23 septembre 2011

Cependant, ils peuvent négocier des compensations pour l’accès et l’utilisation d’une partie de leurs terres à des fins d'exploitation. Les ententes contractuelles étant confidentielles, il est essentiel de posséder une solide expertise de ce type d'exploitation et une très bonne connaissance des enjeux et risques qui s'y rattachent pour estimer à sa meilleure valeur la location d’une parcelle de terre dont on est propriétaire. Ces risques sont multiples et variés. En voici quelques-uns:

  • L'imputation des responsabilités et les compensations des dommages dus aux fuites, déversements, pollutions de l'air, des eaux et des terres pendant et après les travaux;
     

  • Les restrictions liées aux installations du gazoduc;
     

  • La diminution de la valeur foncière et de la garantie hypothécaire de la propriété;
     

  • Les hausses des primes d'assurance;
     

  • La perte de certifications biologiques en raison d'altérations aux conditions environnementales;
     

  • Les pertes de revenus en produits maraîchers, céréaliers, laitiers;
     

  • Les mises en quarantaine d'animaux d'élevage;
     

  • La restauration inappropriée des terres et des boisés;
     

  • Les poursuites pour cause de désagréments tels que les bruits, les émanations des camions et des machineries ainsi que les fuites de gaz et les déversements de fluides pollués.

Des 31 puits creusés au Québec, 19 ont eu des fuites dont certaines ne sont toujours pas maîtrisées. Considérant que le rapport du BAPE avance l'hypothèse de 20 000 puits à venir, soit environ 1 puits à tous les 2 km, les probabilités sont très élevées que les fuites et les autres risques énoncés ci-dessus surviennent de nombreuses fois.

Il existe heureusement une stratégie pour se protéger contre la campagne de forages et de fracturations qui se profile à l'horizon. En quoi consiste cette stratégie ?

Signifier sans délai à la compagnie gazière l'interdiction de faire des travaux d’exploration du gaz de schiste sur ses terres en lui adressant une lettre conçue à cet effet. Les renseignements au sujet de cette lettre sont sur le site web de la municipalité de Verchères. Informer la municipalité de toute approche ou proposition faite par l’industrie.

Les citoyens ont tout avantage à se tenir très informés du dossier du gaz de schiste au Québec et dans leur milieu et à prendre sans tarder les actions qui s'imposent. Pour tous et chacun, il en va de la protection de la santé, de l’environnement et de la préservation des ressources.

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