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Thierry Vandal: l'homme du gaz démissionne
Thierry Vandal démissionne avant la fin de son contrat pour obtenir une prime de 500 00 $
Les abuseurs d'indemnités de départ comme Thierry Vandal
L'homme de main de André Caillé démission d'Hydro-Québec
 

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On se souviendra de Thierry Vandal, comme étant l'homme de main d'André Caillé, celui qui voulait transformer Hydro-Québec en un producteur de gaz pour le plus grand bénéfice de la famille Desmarais qui possédait les actifs de Gaz Métropolitain.

L'ex-PDG d'Hydro-Québec n'est pas un inconnu dans les cercles libéraux. Il fait partie de la famille du Parti Libéral du Québec et n'a rien ménagé pour contribuer à l'enrichissement des bonzes d'affaires de sa famille politique. Déjà à la fin des années 1980, il était une recrue vedette chez l'aile jeunesse du parti, promis déjà à un brillant avenir, il deviendra vite président de la Commission politique du PLQ.

Ci-dessous quelques éléments de sa contribution à l'affaiblissement de la société d'État moteur de l'économie et de la richesse québécoise. Pour bien se mettre dans le contexte de l'époque il faut revenir à l'aventure d'Hydro-Québec qui en 2000 devient actionnaire de Noverco (Gaz Métropolitain de la famille Desmarais).                                                                                    - JosPublic

   Éditoriaux

Thierry Vandal: l'homme du gaz démissionne
Thierry Vandal démissionne avant la fin de son contrat pour obtenir une prime de 500 00 $
Les abuseurs d'indemnités de départ comme Thierry Vandal
L'homme de main de André Caillé démission d'Hydro-Québec
 
Thierry Vandal: l'homme du gaz démissionne
Thierry Vandal démissionne avant la fin de son contrat pour obtenir une prime de 500 00 $
Les abuseurs d'indemnités de départ comme Thierry Vandal
L'homme de main de André Caillé démission d'Hydro-Québec
 
 
 

Démission de Thierry Vandal

 
 

Après dix ans à la barre d'Hydro-Québec, Thierry Vandal lance la serviette. Le patron de la plus importante société d'État quittera le navire, en mai 2015.

Il s'est contenté d'un coup de fil au cabinet du premier ministre Philippe Couillard ( 01 ) pour faire connaître ses intentions. Jamais il ne les avait évoquées jusqu'ici.

Dans un courriel envoyé aux employés le 30 janvier 2015, il expliquait «après plus de 18 années d'engagement au sein de l'équipe de direction de l'entreprise, dont les 10 dernières comme président-directeur général, le temps est venu pour moi de passer à une autre étape de ma carrière».

«Le moment m'apparaît approprié alors que nous sommes à lancer nos travaux de planification stratégique et que notre actionnaire, le gouvernement du Québec, prévoit également mettre en oeuvre une nouvelle stratégie énergétique de long terme vers la fin de 2015».

M. Vandal avait été renommé en avril 2012, pour cinq ans. Son salaire est de 452 000$. Sous le gouvernement Marois, des rumeurs avaient circulé sur son départ éventuel; on lui avait nommé Pierre Karl Péladeau ( 02 ) comme président du conseil d'administration. Il avait épousé les priorités du gouvernement péquiste, l'électrification des transports.

Biographie

Il avait terminé ses études en génie civil de l'École polytechnique de Montréal en 1982. En 1995, il décrocha un MBA des HEC.

Après un séjour dans l'industrie pétrolière, on le retrouve à Gaz Métro de 1992 à 1996. À ce moment André Caillé, le patron de Gaz Métro l'amène avec lui comme vice-président quand Lucien Bouchard lui confie les commandes d'Hydro Québec.

Il devient vice-président à la planification stratégique et au développement des affaires jusqu'en 2001 où il prend la direction de la division production de la société d'État. Un ami de Stéphane Bertrand, aussi ancien chez Gaz Métro, il sera promu quand André Caillé sera envoyé sur une voie de garage et entreprendra sa croisade pour le développement du gaz et du pétrole de schiste.

 
 

Du gaz partout....

 
 

Si le contrôle de Gaz Métropolitain par Noverco ( 03 ) s’inscrivait, dans les années 1980, dans une stratégie visant à donner à l’État québécois la maîtrise de cette infrastructure énergétique pour son propre développement, il en était devenu autrement. Caillé opérait, de l’intérieur d’Hydro-Québec, un virage destiné à faire de cette institution centrale du « modèle québécois » le dispositif architectonique pour intégrer l’économie québécoise au marché continentalisé de l’énergie.

Comptant sur les actifs stratégiques de Gaz Métropolitain, la conversion « gazière » et pétrolière d’Hydro-Québec s’accélère dès le début des années 2000 : en 2002, la division Hydro-Québec Pétrole et gaz est créée avec un budget de 330 millions $.  Sa mission est de jeter les bases d’une exploitation industrielle d’hydrocarbures au Québec à travers des partenariats d’affaires. La société d'État SOQUIP, devenue moribonde pour cause d'intervention politique, transfère alors ses permis d’exploration à la nouvelle division d’Hydro-Québec.

Pour mettre Hydro-Québec à sa main, André Caillé recrute en plus de Thierry Vandal d'autres cadres de GazMétro et les place dans des postes stratégiques dans la structure d’Hydro-Québec, tel André Boulanger qui, après une carrière de plus de 20 ans à la Société en commandite Gaz Métropolitain, et actionnaire dans une entreprise de construction de petit barrage privé à Trois-Pistoles, devient en 2003 président d’Hydro-Québec Distribution.

Une fois en place, son équipe planifie la construction de 12 projets de centrales au gaz naturel et le projet de port méthanier Rabaska. Depuis 2011, il est président d'Hydro-Québec TransÉnergie

André Boulanger

« Ici commence la dilapidation du bien commun ou bien public

»

Mars 2003, le très conservateur Jean Charest ( 04 ) est élu premier ministre du Québec à la tête du Parti Libéral du Québec et neuf mois plus tard, Stéphane Bertrand, ancien vice-président de Gaz Métro et, soit dit en passant, chef de cabinet du premier ministre Jean Charest, pilote le dossier de la construction de la centrale de production de l’électricité au gaz, le Suroît.

Cette centrale, dont la gestion était accordée à General Electric, aurait fonctionné au gaz naturel fourni par GazMétro. N’eut été la mobilisation de la population, nous serions pris aujourd’hui avec un éléphant inutile.

Stéphane Bertrand

Néanmoins, si des 12 projets 11 sont morts, celui qui a survécu n’est pas le moindre : la centrale au gaz de Bécancour. 

La passe de Bécancour toujours inactive en 2015


Grâce à André Caillé et à son partenaire Thierry Vandal, un autre ancien cadre de GazMétro, les citoyens québécois devront payer cher leur ignorance et les stratégies perfides de ces messieurs qui ont choisi de passer outre à la transformation de la centrale publique TAG (Turbine à gaz) de Bécancour au coût de 120 millions $, pour favoriser la construction juste à côté d’une centrale privée au gaz naturel, propriété de TransCanada Energy, une compagnie albertaine.

Centrale au gaz de la compagnie Trans-Canada Energy dans le parc industriel de Bécancour

La centrale à TAG, construite en 1993 avec des fonds publics, n’opère que de 30 à 40 heures par an. La centrale privée de Bécancour est fermée à cause des surplus d’électricité. Qu'à cela ne tienne, nous, les citoyens.nes, devrons payer au moins 1 milliard $ en compensation à TransCanada Energy pour qu’elle N’EN PRODUISE PAS ! ( 05 )

Erreur de jugement? Profits versés à qui?

Cou’donc! Cette fameuse compétence des cadres provenant de l’entreprise privée serait-elle un mythe? Curieusement, cinq jours avant que SNC-Lavalin ne débute la construction de la centrale de Bécancour, laquelle sera approvisionnée par GazMétro, Hydro-Québec vend ses parts de GazMétro à SNC-Lavalin, à la Caisse de Dépôt et placement du Québec et au Fonds de solidarité de la FTQ.

Robert Tessier

Événement anodin diront certains, mais qui prépare la chaise pour qu'un autre personnage de Gaz Métro se retrouve aux commandes d'une société d'État. 6 mars 2009, M. Robert Tessier, ancien président de Gaz Métropolitain, est nommé par Monique Jérôme-Forget en tant que président du Conseil d'administration de la Caisse de dépôt ( 06 ), laquelle détient des parts dans des entreprises gazières et annonce, en septembre 2010, qu’elle investira d’avantage dans l’énergie. Ben tiens!!!! et voilà qu'en 2011 c'est fait) ( 07 ).

La grande passe
du Gaz

Ayant échoué à imposer sa stratégie, André Caillé quitte la direction d’Hydro-Québec en 2005, tout en demeurant président du conseil d’administration. Son successeur est Thierry Vandal, dont la feuille de route confirme le maintien des orientations prises par la société d’État depuis 1996. À l’annonce de sa nomination, le vice-président de la Fédération québécoise de l’entreprise indépendante (FCEI), Richard Fahey, s’est réjoui de la nouvelle, Vandal ayant été selon lui «le précurseur dans l’utilisation des barrages» pour faire du courtage aux États-Unis. ( 08 )

En 2004, M. Thierry Vandal est président d’Hydro-Québec Production et défend bec et ongles le gaz, clamant haut et fort que l’énergie éolienne ne fonctionnerait pas dans notre climat.

Par la suite, alors qu’il accède au trône d’Hydro-Québec, il affirme, tout aussi haut et fort, croire en l’éolien depuis des années...

Thierry Vandal

D’abord ingénieur travaillant chez Shell Canada, Vandal rejoint Gaz Métropolitain en 1992, où il est directeur du développement des affaires durant quatre ans. En 1996, il accompagne André Caillé chez Hydro-Québec et prend le siège du vice-président à la planification stratégique et au développement des affaires.

Avec Caillé, il restructure de l’intérieur la société d’État afin de lui faire prendre le tournant gazier, ce qui se confirme avec sa nomination, en 2001, au poste de président d’Hydro-Québec Production. Ainsi, dès l’année 2003-2004, les anciens de Gaz Métro sont bien en selle à la tête de l’un des plus puissants acteurs de l’énergie en Amérique du Nord : Caillé, Vandal et Boulanger, appuyés de Stéphane Bertrand au cabinet du premier ministre Charest, mettent tout en oeuvre pour transformer les stratégies de développement d’Hydro-Québec et rompre avec la mission originelle qui était la sienne, soit soutenir la souveraineté énergétique du Québec.

De manière plus générale, la nomination de Vandal à la tête de la société d’État correspond à une réorientation de la stratégie énergétique du Québec. Malgré que l’opposition populaire aux projets gaziers du Suroît a été claire, l’arrimage de la base énergétique québécoise au modèle canadien de développement des énergies fossiles se fera désormais par le truchement du secteur gazier et pétrolier lui-même.

La vente des parts d’Hydro-Québec dans la société Noverco, et donc dans Gaz Métro, avait déjà inauguré ce changement de cap en 2004. Une politique de soutien actif de la société d’État aux compagnies gazières et pétrolières s’amorce donc dès l’arrivée de Vandal.

E
n 2005, Monsieur Caillé est le président du Conseil d’administration d’Hydro-Québec, Monsieur Thierry Vandal est le président des Opérations et Jean Charest est le Premier Ministre affairé à asseoir ses politiques conservatrices.

Le triumvirat, solidairement, refuse l’offre de partenariat de développement éolien avec la firme Siemens, laquelle proposait d’investir un minimum de 4 milliards $, de créer au moins 2 500 emplois permanents et d’apporter une expertise québécoise à l’IREQ. Nous apprendrons plus tard, grâce à une fuite dans les médias, la véritable teneur de cette offre que le gouvernement et Hydro-Québec s’étaient bien gardés de rendre publique. ( 09 )

Thierry Vandal - Claude Béchard - Jean Charest

Comme l’expertise éolienne d’Hydro-Québec est nulle, son président, M. Thierry Vandal, n’en étant pas à une contradiction près, accorde près de 1 000 MW d’éolien à Électricité de France (EDF), une entreprise en voie de privatisation et convoitée par Paul Desmarais sr., l’Ontarien tireur de ficelles, par le biais de Gaz de France/Suez.

Il faut retenir qu’EDF ne possède AUCUNE compétence éolienne. Cette société va donc venir développer son expertise chez nous, en nous revendant notre propre vent...

Tout aussi grotesque est la décision de Monsieur Vandal, cet ancien vice-président de Gaz Métro d’accorder une partie d’un contrat de 275 MW d’éolien à Gaz Métro, laquelle est tout aussi dépourvue d’expertise en système éolien.

 

 
 

Des commandites aux frais d'Hydro-Québec au profit de la notoriété de Thierry Vandal
Opinion du président de la FAE Pierre St-Germain

 
 

La décision d'Hydro-Québec d'octroyer 250 000 $ en cinq ans au Collège Notre-Dame, une institution d'enseignement secondaire privée de Montréal a fait l'unanimité contre elle. En dénonçant avec vigueur ce geste, la Fédération autonome de l'enseignement (FAE), a réaffirmé l'importance de ne pas détourner des fonds publics au profit d'entreprises privées.

On apprend que le Collège Jean-de-Brébeuf, un établissement secondaire et collégial privé de Montréal, a décidé lui aussi de renoncer à une contribution de 200 000 $ d'Hydro-Québec. Car faut-il le dire de nouveau, le Collège Notre-Dame et le Collège Jean-de-Brébeuf sont des entreprises privées, des PME du secteur de l'éducation, comme le sont tous les collèges privés. Ceux-ci profitent déjà largement des subventions de l'État et donc de l'argent de tous les contribuables même si leur accessibilité demeure réservée à un nombre restreint d'élèves.

Certains commentaires tendent à banaliser le geste posé par le président d'Hydro-Québec, Thierry Vandal, en évoquant un faux pas qui n'a rien de répréhensible et soulignant le rôle prétendument essentiel joué par les écoles privées. Nous savons tous que la qualité qu'on leur attribue généralement repose davantage sur les critères de sélection et d'encadrement familial de leurs élèves.

L'école publique n'a rien à envier sur le plan de la qualité de son corps professoral et sa mission demeure universelle et accessible à tous. C'est là qu'une société juste et préoccupée par la réussite scolaire de tous doit placer sa priorité en matière d'éducation. Serions-nous aussi tolérants si le président d'Hydro-Québec avait accordé une subvention à une entreprise privée en compétition avec une société d'État?

Nathalie Normandeau, ministre des Ressources naturelles du Québec ( 10 )

Au contraire, à titre de président d'Hydro-Québec, M. Vandal se doit d'être le gardien de l'intérêt public. Il est étonnant que le conseil d'administration d'Hydro-Québec ait contribué à une telle décision, et plus outrageant encore, ne réalise toujours pas l'ampleur des gestes posés. Cette attitude devrait inquiéter au plus haut point la ministre Nathalie Normandeau. Faut-il rappeler qu'Hydro-Québec, un des joyaux de nos institutions publiques, est née de l'étatisation de nombreuses sociétés d'électricité privées afin d'assurer l'équité au plan des tarifs d'électricité et le respect du principe de la redistribution de la richesse collective. 

Il revient au gouvernement du Québec d'assurer l'équité dans la redistribution de l'argent des Québécoises et Québécois. Il appartient au MELS d'assurer le financement de l'éducation publique. L'argent des contribuables ne doit aucunement être détourné au profit des institutions privées.

La décision du Collège Notre-Dame et du Collège Jean-de-Brébeuf de renoncer à ces sommes démontre la pertinence d'avoir dénoncé cette situation qui ne respecte pas les règles de préservation de l'intérêt public dans l'utilisation  de fonds publics.

La FAE exhorte le gouvernement à adopter des règles de transparence afin que les politiques de dons des sociétés d'État soient publiques et répondent au principe de la préservation du bien commun. C'est une question d'éthique et d'éducation collective!

La FAE continuera de rester vigilante. Pierre St-Germain, président

 

Un autre don controversé
Le don à l’Université d’Ottawa n’est pas la seule commandite controversée qu’Hydro-Québec maintiendra.

29 août 2009 - Malgré la polémique soulevée par ses dons à des écoles privées, Hydro-Québec a décidé de maintenir une autre subvention controversée, celle octroyée à l’Université d’Ottawa.

Selon ce qu’a appris l'agence QMI, la société d’État versera la dernière tranche d’une commandite de 150 000 $ à l’Université d’Ottawa cette année, au moment où les établissements québécois d’enseignement supérieur se disent sous-financés.

Depuis 2005, Hydro-Québec verse 30 000 $ par an à cette université ontarienne, dans le cadre de la campagne de financement de la faculté de droit civil.

La société d’État s’était engagée à contribuer à cette activité de financement jusqu’en 2009, pour un total de 150 000 $.

Un don « inapproprié »

Ce don avait suscité la controverse, il y a trois ans, notamment parce que la campagne de financement était dirigée par la vice-présidente exécutive d’Hydro-Québec, Marie-José Nadeau, une diplômée de l’Université d’Ottawa.

Estimant que les universités québécoises « manquent cruellement de financement », le Parti Québécois avait exigé que le ministre des Ressources naturelles de l’époque, Pierre Corbeil, « intervienne auprès d’Hydro-Québec pour récupérer ce don inapproprié ». Le ministre Corbeil avait alors demandé des « explications » à la société d’État. Mais cela n’a pas empêché Hydro-Québec de continuer à financer l’Université d’Ottawa, a constaté QMI.

Les bilans des dons et des commandites de la société d’État pour les années 2006, 2007 et 2008 révèlent que la commandite a été maintenue à chacune de ces années.

Le directeur de la propagande d’Hydro-Québec, François Taschereau, a confirmé que la dernière tranche de cette subvention sera versée à l’Université d’Ottawa cette année, malgré la nouvelle controverse qui secoue la société d’État. « C’est la dernière année de notre engagement. On n’a pas d’autre projet avec l’Université d’Ottawa », a-t-il assuré.

M. Taschereau souligne que la faculté de droit civil de l’institution ontarienne est fréquentée par un grand nombre d’étudiants québécois.

Vandal dans l’embarras

Le don à l’Université d’Ottawa n’est pas la seule commandite controversée qu’Hydro-Québec maintiendra.

L'Agence QMI a révélé, il y a quelques jours, que la société d’État continuera de verser 15 000 $ par an au Séminaire de Sherbrooke jusqu’en 2017, pour un total de 180 000 $. Le premier ministre du Québec, Jean Charest, est un diplômé de cet établissement privé.

Deux autres dons totalisant 450 000 $ et qu’Hydro-Québec s’était engagée à verser aux collèges privés Jean-de-Brébeuf et Notre-Dame ont plongé dans l’embarras le PDG de la société d’État, Thierry Vandal.

M. Vandal a étudié dans ces deux écoles privées, en plus d’agir en tant que président du conseil d’administration du Collège Notre-Dame. Face à la controverse, les deux institutions ont renoncé aux dons d’Hydro-Québec.

 

Une nouvelle commandite vient hanter Hydro

21 août 2009 - Autre chapitre dans la saga des dons et commandites controversés d’Hydro-Québec : la société d’État s’est engagée à verser 50 000 dollars au Conference Board du Canada. Le hic, c’est que le président-directeur général d’Hydro-Québec, Thierry Vandal, siégeait aussi au conseil d’administration du groupe de réflexion et d’analyse économique du Conference Board lorsque la commandite a été accordée en 2006.

Hydro-Québec a promis de verser 50 000 dollars au Conference Board du Canada où M. Vandal a notamment accepté un mandat de deux ans à titre de président du conseil d’administration en novembre 2008, a appris la Presse canadienne.

Le porte-parole de l’opposition officielle en matière d’énergie, Sylvain Gaudreault, estime qu’il y a là apparence de conflit d’intérêts. « Cette histoire de dons et commandites dans laquelle Thierry Vandal est impliqué personnellement, ça fait penser aux poupées russes : quand on en enlève une, il y en a une autre en dessous », a affirmé le député péquiste de Jonquière à la Presse canadienne.

Selon Sylvain Gaudreault, il s’agit d’un élément supplémentaire qui suffira à convaincre la ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau, d’exiger qu’Hydro-Québec rende des comptes sur ses choix en matière de contributions financières.

La société d’État s’est engagée à verser 50 000 $ en commandite au Conference Board du Canada, entre 2006 et 2010, pour appuyer la réalisation de l’étude annuelle How Canada performs, qui compare différentes données socio-économiques du Canada avec celles d’autres pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

« Trois créneaux nous intéressent, soit l’économie, l’innovation et l’environnement. Le document contient des instruments de mesure qui servent à notre planification stratégique. Les gens ont considéré chez nous que c’était intéressant pour Hydro-Québec de contribuer à la publication de cette étude », a expliqué la porte-parole d’Hydro-Québec. Cette dernière ignorait toutefois que M. Vandal siégeait au conseil d’administration du Conference Board, lorsqu’elle a été interrogée par la Presse canadienne.

La chef de l’opposition officielle, Pauline Marois, a égratigné le « jugement » du gouvernement de Jean Charest.

 « Le gouvernement réitère sa confiance en Thierry Vandal. Je crois que monsieur Charest fait une erreur de jugement, comme celle qu’a faite monsieur Vandal », a affirmé Pauline Marois, en marge d’une réunion de ses députés à Trois-Rivières.

Le candidat à la chefferie de l’Action démocratique du Québec Éric Caire s’est montré plus insistant et a pressé le premier ministre Jean Charest à démettre de ses fonctions Thierry Vandal.  « Plusieurs articles ont été enfreints par la conduite de M. Vandal dans ce dossier-là. Il nous a montré que, non seulement il n’a pas de jugement, mais il n’a pas d’éthique. Il est incapable de respecter les règles de la société pour laquelle il travaille, dont il est le grand patron, le premier à donner l’exemple, a-t-il déclaré. À mon avis, il y a juste une chose à faire à partir de maintenant : le premier ministre doit limoger Thierry Vandal. »

Pauline Marois chef du Parti Québécois

Éric Caire de l'ADQ

Des contributions qui soulèvent l’ire

Hydro-Québec versera 15 000 dollars par année jusqu’en 2017 au Séminaire de Sherbrooke, dans le cadre de la campagne de financement régionale « Ensemble ». De 2006 à 2017, Hydro-Québec aura donné 180 000 $ à l’établissement d’enseignement secondaire et collégial qu’a fréquenté le premier ministre du Québec Jean Charest au cours de ses études collégiales. Le directeur général de l’établissement, André Métras, a indiqué qu’il n’avait pas l’intention de renoncer à la subvention.

De son côté le collège Notre-Dame et le collège Jean-de-Brébeuf ont respectivement fait une croix sur des dons de 250 000 $ et de 200 000 $ sur cinq ans d’Hydro-Québec en raison de la controverse qu’ils ont suscitée. Thierry Vandal a fréquenté les deux établissements et est à la tête du conseil d’administration du collège Notre-Dame.

Hydro-Québec a offert 31 500 $ en dons et commandites à des collèges privés l’année dernière, mais pas un sou à des écoles secondaires publiques. En plus d’avoir octroyé 15 000 $ au Séminaire de Sherbrooke, la société d’État a versé 10 000 $ à la Loyola High School, 5000 $ à la Fondation de l’école Saint-Joseph de Saint-Hyacinthe ainsi que  1000 $ à la Fondation de l’école Jean-Paul II de Baie-Comeau et 500 $ à la Fondation Villa Sainte-Marceline de Westmount.

Hydro-Québec dit s’affairer à réviser ses orientations en matière de dons et commandites, mais a déjà annoncé qu’elle ne prendrait plus d’engagements envers des écoles privées.

Denis McCready
Chroniqueur, cinéaste

Le président d'Hydro-Québec Thierry Vandal dilapide notre argent ?

Le 23 octobre 2012, nous apprenions qu’Hydro-Québec a dépensé 900+ millions de dollars pour acquérir des équipements de pointe en vue de la réfection de Gentilly-2 et ce AVANT que le projet ne soit confirmé. Ces équipements ne sont plus nécessaires après l’annonce par le gouvernement Marois que la centrale nucléaire serait fermée. Qui a acheté, pourquoi et pour qui ?

 

Sources: MétéoPolitique, Agence La Presse Canadienne, Le journal de Québec pour Québecor, La Presse/Gesca pour Power corporation du Canada, Le Devoir pour SPEQ le Devoir Inc. Ici Radio-Canada pour la Société CBC/Radio-Canada

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Publication :31 janvier 2015

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Notes & Références encyclopédiques:

01

 

À propos du Dr Philippe Couillard, premier ministre du Québec en 2015 - Sur MétéoPolitique

 
 

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02

À propos de Pierre-Karl Péladeau propriétaire de Québecor - Sur MétéoPolitique

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03

 

À propos de Gaz Métro : liens avec Noverco, Valener Mise à jour 3 juillet 2012 - Sur MétéoPolitique

 

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04

À propos de Jean Charest ex-premier ministre du Québec - Sur MétéoPolitique

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05

 

Des mégawatts virtuels à gros prix par Michel Corbeil du journal Le Soleil - novembre 2009

 

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06

 

Robert Tessier à la tête du Conseil d'Administration de la Caisse de dépôt et placement du Québec - Sur Radio-Canada, le 6 mars 2009.

 

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07

 

03 février 2011. Comme l'avait annoncé Mickael Sabia et c’était prévisible depuis l'arrivée de Monsieur Robert Tessier, un ancien président de Gaz Métro, aujourd'hui président du Conseil d'administration de la Caisse, siège aussi Jean-Pierre Ouellet, un membre du Comité consultatif de Talisman Energy.

La Caisse augmente significativement son investissement dans Gaz Métro. Elle a annoncé une entente en ce sens avec Laurentides Investissements, une filiale de GDF Suez, une importante société française du secteur de l'énergie, propriété de la famille Desmarais. La Caisse, de concert avec son partenaire Enbridge, a fait l'acquisition de la totalité de la part de 17,56% de Laurentides Investissements dans Noverco, une société d'investissement qui détient 100% de Gaz Métro. À la suite de cette transaction, la Caisse détiendra jusqu'à 10,7% de plus dans Noverco, ce qui pourrait représenter un investissement de 227 millions de dollars. Cette transaction fait suite à une transaction similaire intervenue en novembre 2010 par laquelle la Caisse a acheté la participation de SNC-Lavalin.

 

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08

« Thierry Vandal succède à André Caillé », Le Devoir, 7 avril 2005.

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09

 

Éolienne: Québec dit non à Siemens. Par Pierre Couture pour le journal Le Soleil. Publié le 04 août 2006 et par Louis-Gilles Francoeur pour le journal Le Devoir publié le 24 mars 2007

 

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10

 

À propos de Nathalie Normandeau, ex-Vice-première ministre du Québec et ex-détentrice de différents postes de ministre dans le gouvernement Charest pour le Parti Libéral du Québec - Sur Wikipédia

 

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