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Andrew Stuart Fastow: un comptable crapuleux s'excuse
tout en continuant de jouir de ses frauduleux millions $
Il avoue ne jamais s’être posé de questions de nature éthique du temps où il était directeur financier

Sorti de prison après y avoir passé cinq des 10 ans qu'il devait purger, Andrew Stuart Fastow, l’ex-directeur financier d’Enron, après avoir trahi ses acolytes donne maintenant des conférences sur la bonne gouvernance.  Le 16 août 2015, il donnait une conférence par vidéo au congrès annuel de la Société canadienne des secrétaires corporatifs et des spécialistes de la gouvernance du Canada, qui se tenait à Montréal au Fairmount de l'hôtel Queen Elizabeth.

Voilà un comptable qui par cupidité et aveuglement volontaire a fait perdre les fonds de retraites et emplois de milliers de travailleurs, fait faire faillite à 7 entreprises.  Comment peut-on lui prêter encore un once de crédibilité?  En cela il ressemble à la majorité de sa confrérerie qui s'applique à fausser les bilans de leurs clients pour les faire mieux paraître et qui se dévouent corps et âme à cacher les revenus souvent des mêmes clients, aux yeux du gouvernement qui a tant besoin de cet argent pour entretenir et répartir le bien commun entre tous les citoyens et citoyennes. Nous avons compris durant les audiences de la commission Charbonneau qu'ils s'en sont tous tirés, à ce jour du moins, sans même une mention de blâme. Leur Ordre qui doit protéger les citoyens et citoyennes est d'une inefficacité légendaire.  Certains et certaines ont plus de rigueur que d'autres, en effet, ils s'appliquent à eux-mêmes le manque d'éthique qu'ils appliquent aux autres!  C'est le cas d'un grand nombre de comptables.      - JosPublic

 

 

Lynn Beauregard, présidente de la Société canadienne des secrétaires corporatifs, qui représente les professionnels de gouvernance d'entreprise, rappelait qu'il y avait eu certaines "réticences" lorsque l'idée fut lancée d'inviter M. Fastow à la conférence annuelle, qui portait le titre de "La gouvernance, les risques et l'éthique: une nouvelle ère de responsabilisation".

En fin de compte, il a été décidé que l'une des personnalités les plus notoires de la mauvais gouvernance pouvait donner des conseils sur quoi faire et ne pas faire pour un vérificateur. «Il a beaucoup à transmettre sur les leçons apprises, dit-elle. La Gouvernance ce n'est pas noir ni blanc.»  Le montant octroyé au conférencier repenti pour sa prestation n'a pas été rendu public.

La Conférence

Andrew Fastow, le directeur financier d'Enron congédié peu avant la déclaration de faillite de la société énergétique en 2001, a déclaré lors d'une conférence sur la gouvernance que la seule question posée par la plupart des conseils d'administration est de savoir si une mesure est légale et non si elle est correcte d'un point de vue éthique.

Par téléconférence sur vidéo, d'une durée d'une heure à partir d'Houston au Texas, M. Fastow qui n'a pas pu entrer au Canada en raison de son passé judiciaire, a expliqué comment il en était arrivé, en tant que chef des finances d'Enron, à manipuler les livres comptables en jouant avec les règles et en retenant systématiquement les hypothèses les plus favorables pour l'entreprise

L'objectif de ces opérations comptables est de sortir du bilan des éléments d'actif, et surtout les dettes qui leur sont rattachées, tout en continuant de comptabiliser les revenus et les dépenses. L'entreprise paraît moins endettée qu'elle ne l'est en réalité. Lorsque ces opérations se multiplient, le bilan comptable de l'entreprise ne donne plus une image juste de sa santé financière.

Fastow a dit croire que bon nombre d'entreprise misaient encore sur des pratiques comptables légales et des règles que la plupart des gens jugeraient contraires à l'éthique.

En s'appelant lui-même "chef officier des échappatoires" chez le géant de l'énergie, il explique que finalement il rationnalisait la situation en se disant qu'il suivait les règles, même s'il fonctionnait dans les zones grises de la comptabilité.

«Je n'étais pas assis dans une pièce sombre avec un tas de gars sinistres qui se disent "Comment pourrions-nous enfreindre la loi?". Je pensais plutôt que ce que je faisais était super. Nous étions comme des "savants fous" qui trouvaient toutes les passes comptables pour se lancer dans de nouveaux échappatoires.»

Il affirme n'avoir finalement compris qu'une fois en prison la gravité de ses gestes répréhensibles chez Enron. Surtout lorsque son fils de 15 ans lui a rendu visite et demandé comment « son père pouvait être derrière les barreaux s'il n'avait jamais eu l'intention d'enfreindre la loi? » 

   
 

Durant la conférence Fastow admit qu'il connaissait très bien les règles pour faire passer ses fraudes comptables en tant que Chef des finances 1) obtenir le mandat de gestion et l'approbation du conseil d'administration; 2) obtenir un avis juridique; 3) obtenir une opinion comptable et 4) avoir des informations appropriées à fournir. «J'ai fait tout cela et c'était quand même de la fraude.» dit-il.

Fastow n'a fait que 5 ans et quelques mois de prison après avoir plaidé coupable à des accusations de fraude réduites en échange de son témoignage, contre le Président général d'Enron, Jeffrey K. Skilling qui a occupé le poste de février à août 2001 et le fondateur et président du conseil d'administration Kenneth Lay, lors d'un procès en 2006. Les deux n'étaient pas accusés d'avoir causé la faillite d'Enron.  Ils étaient accusé de complot pour avoir caché l'état de la compagnie aux investisseurs et de fraude en valeurs mobilières donc, les affirmations de Fastow à savoir qui était responsable ou pas de la faillite n'ont pas été soulevées lors du procès.

Malgré certains commentaires conciliants de Fastow envers Skilling, ils ont été accueillis avec colère de la part de l'avocat Daniel Petrocelli.

«Peut-être que la principale raison de la condamnation à tort de Jeff Skilling et cette sentence de 24 ans d'emprisonnement (réduite à 14 ans par la cour d'appel) réside dans le fait que Fastow a accepté de mentir au sujet de Jeff pour réduire sa propre sentence», écrit Petrocelli dans un courriel à un journaliste.

Au procès, Fastow a témoigné à l'effet que lui et Skilling avaient conclu des ententes secondaires secrètes pour déplacer hors des livres comptables d'Enron des actifs en difficulté, ce que Skilling a démenti et ce malgré le fait que lors de sa démission il avait vendu pour 60 millions$ d'actions tout en refusant de dire que la compagnie était en train d'imploser.

Jeffrey K. Skilling

Il fut condamné pour 19 chefs d'inculpations sur les 35 initiaux. Quant à Lay il fut condamné pour 11 chefs, mais il est décédé avant de pouvoir interjeter appel, son dossier est fermé.

 

Durant l'enquête qui a mené au procès des dirigeants d'Enron, le gouvernement à pincé la firme comptable Arthur Anderson qui jouait le rôle de vérificateur d'Enron. En fait elle était imbriquée dans les finances d'Enron car elle jouait un rôle conseil. 

L'entreprise a été poursuivie et les responsables ont été condamnés pour avoir entre autres détruit des documents incriminant Enron. ( 03 )

Durant la conférence Fastow semblait à l'aise d'affirmer qu'il était coupable de certains crimes mais voulait faire savoir clairement qu'il y a des choses qu'il n'avait pas faites.  «Je n'ai pas détourné, ni évité de payer des impôts ni fait toutes sortes de délits d'initié.»

Ce qui est faux, archi faux.... Ce qu'il faut retenir de lui, c'est qu'il a sciemment dupé les actionnaires, a menti sous serment aux organismes de réglementation des valeurs mobilières, et intentionnellement trompé les agents du FBI lorsqu'on l'a questionné à propos de la performance du service financier dont il avait la responsabilité. Aujourd'hui il tente de repeindre le passé en rose en faisant abstraction de certains de ses gestes dévoilés en cour.

Extrait du contre-interrogatoire lors du procès de Jeff Skilling:

Avocat: Monsieur Fastow, vos réponses me semblent très apprises par coeur?

Fastow: Avec tout le respect dû, monsieur Petrocelli, vos questions le sont aussi pour moi;

Cette réplique fit rire l'audience au tribunal et l'avocat sauta sur l'occasion

Avocat: vous pensez que c'est drôle, n'est-ce pas ?

Fastow: non, monsieur, je crois que c'est très sérieux

Avocat: non, vous pensez que juste parce que vous pouvez faire rire les gens de la salle cela aidera votre cause.... Nous parlons du fait que votre femme, à cause de votre conduite, a passé une année en prison et vous pensez que c'est drôle?

Fastow: non , monsieur, ce n'est pas drôle du tout.

Commence ici une démarche de démentellement, brique par brique du caractère de Andrew Fastow.  Exploration minière de chaque aspect minable de l'homme.  Comment il a attiré sa famille dans la fraude par le blanchiment d'argent par l'intermédiaire de comptes bancaires en leur noms; comment il aurait pu disculper son épouse mais a choisi égoïstement de ne pas le faire; comment il a volé 19 millions $US d'Enron, et a ensuite mis sur pied une fondation de bienfaisance avec le produit de son crime.  Ensuite l'avocat passe sur chacune des fraudes elles-mêmes démontrant combien Fastow a fait de profits sur chacune, un 9 millions$ ici, un 12 millions là".

 

La leçon

 
 

Lorsqu'il fait sa conférence Fastow commence par montrer une statuette qu’on lui a remise lorsqu’il a été nommé directeur financier de l’année en 2000 par le magazine CFO (pour chief financial officer).

De l’autre main, il présente la carte d’identité remise aux prisonniers des pénitenciers fédéraux.

« J’ai reçu ces choses pour avoir construit les mêmes transactions », laisse-t-il tomber.

La foule rit jaune.

« Chacune des transactions était approuvée par les comptables, les vérificateurs, les avocats et le conseil d’administration. Personne ne s’est plaint d’avoir été mal informé. »

« Les règles sont ambiguës, poursuit-il.  Ma façon de voir cette ambiguïté, c’était de conclure que ça nous donnait davantage de flexibilité pour atteindre des objectifs. […]  Une chose que je ne faisais pas quand je faisais des transactions, c’était de me pencher sur des considérations éthiques. C’est surtout à cause de mes défauts.  Mais je ne me souviens pas qu’on nous ait enseigné ça à l’université. On nous disait qu’il faut maximiser la valeur pour les actionnaires. » 

Ici il ne lui reste plus qu'à invoquer le fait que peut-être ses parents ne lui ont jamais inculqué le sens du "bien et du mal", ce qu'il ne fait pas bien sûr!

Durant sa conférence, M. Fastow a donné des exemples d'entreprises qui ont recours encore aujourd'hui aux procédés qu'Enron a popularisés.  Le seul fait de suivre les règles ne suffit pas, dit-il.  Il donne l’exemple d’une société pétrolière américaine qui a déjà donné à ses réserves une valeur de 95 $ le baril en date du 31 décembre, même si le baril venait de dégringoler à 50 $.

Il signale que la règle de la Securities and Exchange Commission permet justement d’inscrire, aux états annuels finaux, le cours du baril qui prévalait au premier jour de l’année.  Conséquence : au début de l’année suivante, l’entreprise a surpris ses actionnaires en annonçant qu’il fallait dévaluer de 60 % la valeur des réserves. 

Les véhicules financiers hors bilan créés par Fastow et son cabinet comptable, la défunte Arthur Andersen, sont très vivants et se portent bien.  Alors que Fastow explique que United Airlines fait des transactions similaires à celles qu'il a développées, Floyd Norris ( 01 ) du New York Times écrit à propos de l'utilisation de ce genre de jeu comptable dans l'industrie de l'aviation.

Au même moment le Wall Street Journal ( 02 ) dénonce les hypothèses de rendement des éléments d'actif des caisses de retraite états-uniennes qui reposent sur une fumisterie de 7.5% de rendement à long terme alors que les revenus annuels se chiffrent à 1.74%.  Un tel rendement élevé réduit le déficit comptable de la caisse de la retraite, ce qui améliore le bilan de l'entreprise.  Sa cote de crédit s'en trouve améliorée et ses frais de financement, réduits..

Comme le prédit Fastow aujourd'hui, nous pourrons tous paraître collectivement surpris lorsque ces histoires passeront à la une de l'actualité comme un "nouveau" scandale dans un proche avenir.

 
 

Le conseil d'administration

 
 

Voici les millionnaires du conseil d'administration de Enron en 2001.  Ceux et celle qui ont cautionné les gestes de Andrew Fastow sans se questionner ni sur les implications morales ni sur les intérêts de la compagnie à long terme.  À peine 5 d'entre eux ont fait de la prison mais tous se sont extrêmement enrichis.

Lorsqu'on lui demande comment le conseil d'administration de Enron a-t-il pu entériner ses stratagèmes, il répond que les membres n'ont pas considéré l'implication morale ou les intérêts de la compagnie à long terme, une attitude qui prévaut dans la plupart des conseils, dit-il.  « Le Conseil demandait et je répondais à ce que les membres d'un conseil demandent en général: est-ce permis par la loi? »

Sur les leçons à tirer de l'expérience Enron, M. Fastow a suggéré à son auditoire de se concentrer sur les principes guidant les règles et pas seulement sur les règles comme telles.  On doit aussi, selon lui, garder à l'esprit non seulement les bénéfices rattachés à une transaction, mais également son impact sur les risques auxquels fait face la société, sur le plan de sa réputation, notamment.

Pour l’ancien directeur financier du géant énergétique Enron, à peu près tout ce qu’il a fait en matière de combines comptables au début des années 2000 pourrait être répété aujourd’hui. 

« Je reconnais que les entreprises en général font un meilleur boulot qu’auparavant au chapitre de la gouvernance... ...Mais il y a un volet important qui mérite plus d’attention : celui où les entreprises peuvent se conformer aux règles tout en prenant des décisions peu judicieuses ou qui entraînent un niveau de risque élevé. » 

Selon lui, un bon conseil d’administration doit se poser une question toute simple pour savoir s’il s’apprête à prendre une décision intelligente.  Au lieu de se demander si tel ou tel geste est permis, « un administrateur doit s’imaginer qu’il s’agit d’une entreprise privée qui sera un jour remise à ses petits-enfants ». 

Andrew Fastow est catégorique. « C’est simple comme ça. Et je pense qu’une telle réflexion aurait permis de saisir 99 % de ce qui se passait chez Enron. »  Sans aborder le fait qu'ils et elles sont nommés par des gens siégeant déjà au conseil d'administration et qu'il leurs sont redevables, il a soutenu que beaucoup trop de conseils d'administration hésitaient à faire des remises en question difficiles à l'égard de la direction.

 
«

Les cadres de corporations tombent encore dans le même piège que le mien, en se concentrant sur la lettre et non pas l'esprit des règles.  En fait, la fraude est aujourd'hui dix fois pire que c'était dans l'ère d'Enron.  Les transactions aujourd'hui me font rougir et j'ai été de chef financier d'Enron
                                            - Andrew Fastow

»

Ci-dessus, l'ex-siège social de Enron

 

Recommandations

 
 

Lors d'une entrevue donnée après son discours, M. Fastow a dit qu'une façon de commencer à changer une culture bien ancrée est d'avoir soit un directeur au conseil d'administration, ou d'engager un conseiller du Conseil, dont le rôle est de remettre en question et de contester les décisions.

«Je crois qu'il serait utile pour les conseils d'administration d'inviter un point de vue antagoniste pour permettre que certains points de vues soit débattus sans que certains soient mal à les présenter eux-mêmes.»

Il se fait souvent demander par des étudiants en commerce ce qu'ils pourraient faire si jamais ils se trouvent dans un environnement comme celui d'Enron, où l'on pense que des actes fautifs sont en cours.  Il répond que c'est difficile de s'opposé ouvertement sans mettre en péril vos perspectives de carrière.

Il recommande aux gens de trouver une façon de poser des questions soulevées par la question principale qui est débattue, tel que: est-que ce geste crée une valeur à long terme? Ainsi d'autres membres du conseil doivent expliquer et justifier les incidences à long terme d'une action proposée.

À la question « Comment devrait agir le conseil d'administration avant d'autoriser une transaction? ». M. Fastow donne cette réponse: «Si vous étiez une entreprise privée et que vous aviez la volonté de mettre la société dans les mains de vos enfants, prendriez-vous cette décision? »

   
 

Une firme de courtage dans l'industrie de l'énergie, basée à Houston au Texas USA du nom de Enron fut créée en 1985 suite à la fusion de deux compagnie de fournisseurs de gaz, la Houston Natural Gas et Internorth.  Sous la gouverne du Président Directeur général Kenneth Lay, Enron devint la 7e entreprise sur la liste de Fortune Magazine (Top 500 companies USA). La compagnie employait 21 000 personnes et affichait un revenu de 11 milliards$.  Durant les années suivantes la valeur de l'action de Enron glissa dramatiquement de 90,75$ en août 2000 à 0.26 cents lors de la fermeture de la bourse le 30 novembre 2001.

En 2000-2001, les actions Enron baissent fortement dans le sillage de l'explosion de la bulle Internet. Comme ces actions servent de garantie à de nombreux montages financiers réalisés entre Enron et les banques, celles-ci demandent le remboursement de ces emprunts camouflés qui, dès lors, réapparaissent dans le bilan d'Enron.

Kenneth Lay

Le 20 août 2001, son PDG, Kenneth Lay, déclare à Business Week: «La compagnie est probablement dans sa meilleure forme, la meilleure qu'elle n'ait jamais eue.» 

Il a pourtant vendu toutes ses actions Enron depuis six mois, empochant au passage une dizaine de millions de dollars de profit net. 

Pendant ce temps il encourageait ses employés.es à en acheter davantage tout en assurant que la compagnie se redressait.

Le 9 octobre 2001, la banque d'affaires Goldman Sachs qualifie Enron de "best of the best"

Le 29 octobre 2001, le PDG d'Enron rejoint le secrétaire au Commerce Don Evans pour lui demander s'il peut influencer l'agence de cotation Moody's qui a dégradé la note de la dette à long terme de sa société. Don Evans estime qu'il ne peut intervenir.

Le , la SEC (le gendarme de la bourse américaine) ouvre une enquête.

Le ,  Suite à la décision de "Dynergy", une autre compagnie d'énergie, d'annuler l'achat planifié d'Enron pour 8.4 milliards$, Enron s'inscrit à la loi des faillites ; le cours de l'action chute à 1 dollar en quelques mois.  En un an, sa valeur boursière a été divisée par 350.  Environ 20 000 salariés sont immédiatement licenciés, tandis que des centaines de milliers de petits épargnants qui avaient confié leurs fonds de pension à Enron (environ les deux tiers des actifs boursiers de la firme étaient détenus par des fonds de pension ou des fonds de mutuelles) perdent l'essentiel de leur capital-retraite, car celui-ci était constitué principalement de parts dans l'entreprise.

Des procédures pénales sont ouvertes contre les anciens dirigeants de l'entreprise : le trésorier, Ben Glisan fut condamné à cinq ans de prison. Le directeur financier, Andrew Fastow, à dix ans (son épouse, Lea, fut elle aussi condamnée pour avoir aidé à masquer les comptes).

Le , Kenneth Lay, 64 ans, fut reconnu coupable de six chefs d'accusation, dont la fraude et le complot ; mais il décéda d'un infarctus le 6 juillet avant de commencer à purger sa peine. L'ancien numéro deux d'Enron, Jeffrey Skilling fut reconnu coupable de 19 des 28 accusations, dont fraude, complot, fausses déclarations et délit d'initié et condamné à vingt-quatre ans et quatre mois de prison le .

La Cour suprême des États-Unis a décidé jeudi 24 juin 2010 d'annuler la condamnation de Jeffrey Skilling, ancien PDG d'Enron, pour manquement à ses « obligations morales » lors de la faillite de la société en 2001 ce qui réduit sa peine de 24 ans à 14 ans d'emprisonnement.

Les anciens partenaires de l'entreprise sont également inquiétés par les poursuites judiciaires, notamment : le cabinet d'Arthur Andersen, Citigroup, JP Morgan, Merrill Lynch, Deutsche Bank, la CIBC, et la Banque Barclays. Tout ce dossier et cette saga fait partie des effets de la déréglementation de l'énergie aux États-Unis-d'Amérique.

En 2006 Andrew Festow se rend en prison en cortège avec ses avocats bouffons qui ont tout fait pour éviter la peine maximale à ce cupide menteur pathologique

Sources: Le Devoir pour SPEQ Le Devoir Inc.; La Presse pour Power Corporation du Canada; The Globe and Mail pour Thomson Reuters; Magazine Forbes pour Steve Forbes; Réseau CNBC pour NBCUniversal; Maclean's pour Rogers Communications

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références, titrage et traduction de l'anglais par : JosPublic
Publication : 27 août 2015

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notes & Références encyclopédiques:

01

 
 
 
 
 

New Accounting Proposal on Leasing Portends Big Changes par Floyd Norris, le 16 mai 2013

 
 
 
 
 

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02

 

Andy Kessler: The Pension Rate-of-Return Fantasy.   Counting on 7.5% when Treasury bonds are paying 1.74%? That's going to cost taxpayers billions. - Sur Wall Street Journal, par Andy Kessler, le 9 avril 2013

 

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03

Affaire Enron chez Arthur Andersen - Sur Wikipédia

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