Retour à : Plan du site - Entrée de MétéoPolitique - Finance - Où va votre argent - Déshonneur

L'éthique à la Banque Nationale Groupe financier
Louis Vachon donne une méchante leçon d'affaires avec l'argent des actionnaires!


Nouvelle commentée par
JosPublic

Depuis quelques années, Louis Vachon, par l'entremise du Conseil d'administration de la Banque Nationale, pleure sur le fait qu'il n'a pas une rémunération à la hauteur des autres abuseurs de statuts qui forment le 1% de la population. Après tout en 2009 il ne gagnait que 6,1 million $. Alors pour palier à sa déplorable situation de sous-payé, le conseil d'administration dont il fait partie et qui lui est fidèle, lui a alloué une augmentation de revenus de 32 % en 2011. En 2012, monsieur Vachon a fait abolir 300 postes, annoncé des dividendes aux actionnaires au dernier trimestre et avec d'autres hauts dirigeants a utilisé ses options d'achat pour empocher 4 millions de dollars. N'était-ce pas l'argent des actionnaires et des employés.es ? N'est-ce pas un cas de délit d'initié, devrait-il y avoir une enquête de la Haute autorité financière ? Évidemment à chacun sa lecture des événements qui marquent le petit monde financier québécois. Certains actionnaires étaient ben contents!

Sujets abordés

Première étape - 3 Avril 2012 - La Nationale juge Louis Vachon sous-payé

Deuxième étape -  1er Novembre 2012 - La Nationale congédie des gens compétents pour payer ses stars!

Troisième étape - 8 décembre 2012 - La Banque Nationale augmente son dividende

Quatrième étape - 10 décembre 2012 - Des dirigeants de la Nationale liquident leurs options d'achats

Qu'est-ce que la Banque Nationale ou BN ?

Louis Vachon

 
 

Première étape  - 03 avril 2012
La Banque Nationale Groupe financier
juge que Louis Vachon son PDG est sous-payé

 
 

C'est ce qu'on peut lire dans la circulaire de sollicitation de procurations de la banque en prévision de l'assemblée des actionnaires tenue le 4 avril 2012.

M. Vachon a touché la somme de 8,5 M$ pour ses services, contre 5,7 M$ un an plus tôt. ( 01 )

Dans la circulaire, le conseil détaille les raisons expliquant sa volonté de mieux payer son plus haut dirigeant. « Les membres du Conseil ont jugé qu'il ne serait pas dans l'intérêt à long terme de la Banque, eu égard notamment à sa capacité d'attirer les meilleurs candidats, de maintenir la rémunération de son plus haut dirigeant au bas de l'échelle de son groupe de référence », indique-t-on.

Patricia Curadeau-Grou

Luc Paiement

Ricardo Pascoe

Dorénavant, lorsque les résultats financiers obtenus atteindront les objectifs fixés en début d'exercice, la rémunération totale directe cible de Louis Vachon se situera à 7 millions$, précise le conseil. « Cet ajustement structurel représente une augmentation de 29 % par rapport à la rémunération totale directe cible de Louis Vachon en 2010 », signale la Nationale, qui a également bonifié la rémunération des autres membres de la haute direction.

La chef des finances, Patricia Curadeau-Grou, voit sa rémunération croître de 35 % pour atteindre 3,2 millions$, alors que Luc Paiement, premier vice-président à la direction, gestion de patrimoine, reçoit 3,3 millions$, une hausse de 15 %. M. Paiement a joué un rôle clé dans la vente de Natcan à Fiera Sceptre.

Ricardo Pascoe, premier vice-président à la direction, marchés financiers, touche de son côté 5,5 millions$, ce qui représente un gain de 10 % par rapport à 2010.

« Depuis sa nomination à titre de président et chef de la direction, la rémunération globale de M. Vachon a toujours été en deçà de la médiane du marché de référence de la Banque, même lorsque celle-ci est ajustée à la baisse pour tenir compte de la taille relative de la Banque », estime la Banque Nationale.

Intéressant de savoir que la Banque Nationale estime quelque chose. Vous y croyez vous qu'une entité virtuelle sur papier qui n'a pas de corps puisse estimer quelque chose? C'est qui la banque sinon son conseil d'administration ? Je crois plutôt que lorsque le service de la propagande de la banque utilise le titre de la chose qui parle "La Banque Nationale", c'est pour éviter de dire la vérité telle que "moi Louis Vachon je considère que je ne gagne pas assez compte tenu de mon talent et les gens que j'ai nommés au conseil d'administration m'appuient dans ma revendication". Je peux errer, mais j'aimerais bien voir les procès verbaux des réunions pour savoir qui a nommé qui au conseil d'administration, donc qui est redevable à qui? - JosPublc

 

«

Les administrateurs sont encore trop « pantouflards » pour réagir. « Nous allons nous battre pour que la rémunération des membres du conseil d’administration soit aussi ajustée. Il est temps de faire un nettoyage. 
                                  - Yves Michaud
                                                                Décembre 2012 MEDAQ

»

 

 Yves Michaud, dit le Robin des banques

Selon Yves Michaud, le fondateur du Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires:

«
Il faut maintenir, dans l'opinion publique, le débat sur les rémunérations absolument pharaoniques, excessives, himalayennes, outrageantes, indécentes — choisissez le terme que vous voulez — des dirigeants d'entreprise, qui ne sont pas au service des actionnaires, mais plutôt à leur service à eux».

«Les salaires exagérés et démentiels sont une forme de pillage de l'avoir des actionnaires, en plus de donner un fort mauvais exemple, soutient le fondateur du Mouvement d'éducation et de défense des actionnaires (MEDAC). Dans la majorité des cas, c'est de l'enrichissement sans cause.»

Une situation déplorable rendue possible grâce à la complicité des conseils d'administration, «qui servent d'estampilles à caoutchouc, qui sont complaisants et qui sont au service de la direction, alors qu'ils sont élus pour défendre les intérêts des actionnaires».

Les hauts dirigeants des grandes entreprises touchent des rémunérations «himalayennes» et il est plus que jamais temps de leur imposer des limites, Au gouvernement d'agir. ( 02 )

 
 

Deuxième étape - 1er novembre 2012
La Banque Nationale Groupe financier
congédie des gens compétents pour payer ses stars!

 
 

La Banque Nationale Groupe financier élimine 300 postes et se sépare d’une dizaine de hauts dirigeants, a appris le journal Les Affaires.

Ici, il est important de porter attention au langage développé par le service de propagande de la Banque. Le mot "congédie" sonne mal aux oreilles de la population, alors on élimine des postes, comme on élimine la vermine. Il ne faut pas que les actionnaires songent un seul instant que les personnes auraient été embauchées pour rien! On doit comprendre que la banque fait le ménage et nous devons en être fiers.

Cependant, certains esprits chagrins pourraient penser que ces postes étaient occupés par des personnes en chair et en os et que pour la majorité elles se retrouveront au chômage et si trop âgées pour le marché, elles se retrouveront sur l'aide sociale.

La banque créatrice de richesse pour son 1% et de pauvreté pour le 99% des autres doit contrôler son image. Encore là, la banque soigne ses cadres même quand elle les congédie, elle n'emploie pas le mot, "congédie", elle dit "la banque se sépare de hauts dirigeants".

Eux ne sont pas éléminés, non on les retrouvera, eux ou leurs semblables dans la coterie des financiers, bientôt, d'ici quelques mois, après les audits des comptables qui permettront au PDG de s'encenser d'avoir diminué les coûts d'exploitation.

Sauf qu'en général, après l'audit, il doit réembaucher à nouveau, car le PDG à 8 millions $ en salaire par année ne peut quand même pas travailler plus de 24 heures par jour. Il faut bien que quelqu'un sorte les vidanges!

Il faut savoir que depuis 20 ans, à chaque annonce de licenciement d'employés, les boursicoteurs investissent dans l'entreprise en se disant que l'amiral à la tête du navire sait bien se passer de marins trop coûteux.
- JosPublic

 Pat Minicucci

Richard Rousseau

Parmi les gestionnaires remerciés figurent Pat Minicucci, premier vice-président pour les activités de détail hors Québec, André Mondor, premier vice-président, Investissement et Planification de la retraite, et Richard Rousseau, premier vice-président et directeur général des services aux particuliers à la Financière Banque Nationale.

«Ils m’ont dit ça le 26 octobre, mais ils l’ont annoncé hier (31 octobre 2012), dit Pat Minicucci, joint par le journal Les Affaires. Pour moi c’est une surprise totale. Quand je suis revenu à la Banque en 2010, c’était pour la promouvoir hors Québec, augmenter sa présence… En deux ans, on a inauguré huit succursales. Alors je pensais que ça allait bien...»

Ces abolitions de postes surviennent «dans le cours normal des activités», assure le propagandiste de la Banque Nationale, Claude Breton. «On cherche à optimiser notre structure.»

Il assure que l’institution financière n’apporte pas de changements particuliers à sa stratégie. «En ce moment, on réalloue les responsabilités à l’équipe existante.» Les coupes représentent à peu près 2 % de l’effectif de l’entreprise.

Même si elle en abolit 300, la Banque a tout de même 800 emplois à offrir, souligne le porte-parole. «Mais à côté, on a 300 postes définis dont on n’a plus besoin.» Certains employés attitrés à des tâches éliminées seront donc réaffectés, mais la direction n’a pas pu spécifier combien.

Donc ce n'est pas 300 postes abolis, mais bien des titres de postes changés et on ne sait pas combien? Ah! la langue de bois qu'elle merdre!. Mais on sait que les naïfs boursicoteurs vont s'y laisser prendre, vont se mettre à acheter le titre en bourse de la banque et lorsqu'il vaudra plus, certains vont faire la passe.....- JosPublic

Gestionnaires «de niveau 3»

Le responsable de la propagande de la Banque, Claude Breton ajoute qu’aucun membre du «bureau de la présidence» n’est congédié. Cette instance regroupe les plus hauts dirigeants de la Banque Nationale, qui se rapportent directement au P.D.G. Louis Vachon.

Par contre, plusieurs gestionnaires de niveau trois partent, dont Pat Minicucci. Selon lui, le ralentissement que vivent présentement le Canada et le monde explique en grande partie ce «ménage». «Les circonstances économiques sont telles qu’il y a des enjeux plus importants, alors ils apportent une gestion serrée des dépenses, dit-il. Ils rationalisent, réorganisent à cet effet.» L’un des vice-présidents subalternes de Pat Minicucci à Toronto, Jacques Nault, (service aux entreprises et aux PME hors Québec), a lui aussi perdu son emploi.

Ah bon ! Pas congédié mais ils partent comme ça, sans raison! Je n'y crois pas, je vois plutôt qu'on se débarrasse d'un lignée dans la structure et on nous invoque les circonstances économiques mondiales comme si on était des imbéciles. Évidemment monsieur Miniccucci ne peut pas mordre aucune main qui pourrait, un jour, servir sa carrière dans ce petit monde financier. Alors c'est la langue de bois ( 03 )
- JosPublic

Pat Minicucci discute déjà avec un employeur éventuel, dit-il. «Le téléphone commence à sonner !» Avant de revenir à la Banque Nationale après 13 ans d’absence, il était premier vice-président de la Banque Scotia dans les Caraïbes, où il a développé les activités de l’institution financière.

 
 

Troisième étape - 8 décembre 2012
La Banque Nationale augmente son dividende

 

Tiens ! Tout à coup le ralentissement que vivent présentement le Canada et le monde n'a plus d'importance, la Banque Nationale a augmenté son dividende lors du dévoilement de ses résultats du quatrième trimestre. La banque québécoise a présenté un trimestre dans l’attente avec une croissance de 20 % des profits.

Le dividende trimestriel passe de 0,79 $ à 0,83 $. Il sera versé le 1er février 2013 aux actionnaires inscrits le 27 décembre 2012. Cela représente une augmentation de 5 %.

Le profit par action, pour sa part, s’établit à 1,93 $, soit exactement le montant anticipé par le consensus des analystes interrogés par Bloomberg. Les revenus augmentent de 15 % à 1,35 G$. C’est davantage que le 1,27 G$ attendu par le marché. Le bénéfice net à 351 M$ est en hausse de 15 %.

Une bonne main d'applaudissement pour le comptable.

 
 

Quatrième étape - 10 décembre 2012
Des dirigeants de la Nationale liquident leurs options d'achats

 

Louis Vachon, président et chef de la direction de l'institution financière, a exercé le 10 décembre 2012 près de 37 000 options d'achat d'action et les a revendues aussitôt. Il a ainsi encaissé un profit de 1,7 M$ lors de cette transaction. Le prix payé pour les options a été de 30,95 $ chacune alors qu'il les a revendues immédiatement sur le marché à un prix moyen de 76,85 $.

Luc Paiement, Co-président et co-chef de la direction, Financière Banque Nationale, s'est prévalu de son droit d'exercer 53 500 options lors de la journée du 12 décembre dernier. Le prix des options variant entre 34,87$ et 53,85$ alors que le cours boursier était d'environ 77$, il a pu recevoir près de 1,4M$.

C'est une transaction semblable qu'a effectuée John B. Cieslak, premier vice-président à la direction Technologie de l'information, entre le 10 et le 14 décembre 2012. En exerçant près de 33 000 options à des prix variant de 34,87 et 68,67, il a garni son compte bancaire de 800 000$...

Au total, ce sont sept dirigeants de l'institution financière qui ont exercé des options d'achat lors de la semaine du 10 décembre 2012. Bien sûr ils n'étaient au courant de rien quant aux dividendes déclarés, ils n'ont rien eu à voir avec les congédiements ou licenciements et leur patron Louis Vachon aura sûrement une autre augmentation de revenus lors de la prochaine assemblée générale!

 Est-ce cela un délit d'initié ?

La leçon de  Louis Vachon

1. Si ton salaire n'est pas assez élevé à ton goût, organise avec tes amis une campagne d'indignation
2. Congédie des gens dans l'entreprise... tu auras l'air de quelqu'un qui a du courage et qui fait diminuer les coûts d’opération
3. Annonce des hausses de dividendes aux actionnaires... ils croiront que c'est grâce à tes courageux gestes
4. Vends tes parts de l'entreprise, celles que le conseil d’administration t’a données ou vendues à bas prix, à des nouveaux actionnaires qui seront attirés par ton apparence de bon gestionnaires. Comme le nombre est limité, plus ils en achèteront, plus elles vaudront cher et plus tu t’enrichiras.  

 

Qu'est-ce que la BN, la Banque Nationale, la Banque nationale du Canada
ou Banque nationale Groupe financier ?

 
 

Banque Nationale Groupe financier qui a célébré ses 150 ans en 2009, est un groupe intégré qui propose des
services financiers complets à une clientèle de particuliers, de PME et de grandes entreprises dans son marché canadien, ainsi que des services spécialisés à l’échelle internationale. Elle offre toute la gamme des services bancaires, y compris tous les services d’une banque d’investissement à l’intention des grandes sociétés.

En 2012 elle est toujours la sixième plus grande banque au Canada et la deuxième principale institution financière au Québec, après le Mouvement Desjardins.

SECTEUR D'ACTIVITÉ
Financier

ANNÉE DE FONDATION

1859

FONDATEUR(S)
Gens d’affaires de Québec, Eugène Chinic, Isidore Thibodeau, Ulric-Joseph Tessier, Olivier Robitaille, Cirice Têtu, David Dussault et Prudent Vallée.

MARCHÉS GÉOGRAPHIQUES
Principalement Québec

NOMBRE D'EMPLOYÉS.ES
17 772

Ombudsman

Toute personne ou tout employé de la Banque peut signaler une irrégularité ou communiquer une préoccupation liée à la comptabilité, aux contrôles internes relatifs à la comptabilité ou à la vérification de la Banque directement au bureau de l’Ombudsman des clients de la façon suivante :

  • Par téléphone :
    Ligne téléphonique dédiée uniquement à l’objet de la présente politique :1-877-390-7881

     

  • Par courrier électronique :
    ombudsmanethique@bnc.ca

     

  • Par la poste :
    Ombudsman
    Banque Nationale du Canada
    C.P. 275, Montréal, Québec, H2Y 3G7
    Transit : 9152-1
     

  • Par télécopieur :
    1-888-866-3399

En préservant l’anonymat du plaignant et la confidentialité de la plainte, l’Ombudsman rassemble, sur une base anonyme et confidentielle, l’information obtenue et  transmet le dossier au Service de la Vérification interne (la « Vérification interne »), avec copie au Service de la Conformité corporative (la « Conformité »).

Advenant que l’irrégularité ou la préoccupation concerne l’Ombudsman, le signalement devra être fait directement au service de la Conformité corporative qui agira conformément aux règles établies pour l’Ombudsman. Dans cette circonstance, la plainte devra être signifiée par téléphone à la Conformité corporative au  (514) 394-8694.

Dans l’éventualité où l’objet de l’irrégularité ou de la préoccupation concerne le Service de la Conformité corporative ou de la Vérification interne, l’Ombudsman avise le CVGR qui  devra confier l’enquête à une tierce partie, aux Vérificateurs externes de la Banque par exemple, afin d’assurer l’indépendance et l’impartialité.

DATES MARQUANTES cliquez ici

Sources:
Journaux: Les Affaires pour Transcontinental Inc., Le Devoir pour SPEQ Le Devoir Inc.,
Télévision: Canal Argent et TVA Nouvelles pour Quebecor
Autres: Fédération des Chambres de commerces du Québec (le Syndicat des marchands du Québec), Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires MEDAC

Choix de photos, commentaires amusés, fusion de texte, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Publication : 8 janvier 2012

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

   Yves Michaud, le Robin des banques s'inquiète de la gloutonnerie salariale

  Selon Michel Girard, le vol financier une norme plutôt qu'un sacrilège

  Éthique: gens d'affaires

Notes & Références encyclopédiques:

01

Louis Vachon augmenté - Sur TVA Nouvelles, 3 avril 2012

Retour au texte

02
 

Rémunération des hauts dirigeants - Michaud veut un salaire maximum - Entrevue au journal Le Devoir, le 6 mai 2009

 

Retour au texte

03

Tout sur la langue de bois. Voir la Fiche sur MétéoPolitique

Retour au texte

Retour à : Plan du site - Entrée de MétéoPolitique - Finance - Où va votre argent - Déshonneur - Haut de page