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Crise financière : Goldman Sachs demande “pardon”

 Le Figaro - France
Publié le 18 novembre 2009



 

En photo le président de Goldman Sachs Lloyd Blankfein

La banque américaine a présenté ses excuses pour avoir participé au déclenchement de la crise et a annoncé, avec Warren Buffett, un plan de 500 millions de dollars sur cinq ans pour aider 10.000 PME américaines.

«Nous avons certainement participé à des choses qui n'étaient pas correctes et nous le regrettons. On demande pardon». C'est ce qu'a affirmé le patron de Goldman Sachs (GS), Lloyd Blankfein, qui a tenté d'éteindre la polémique après sa récente interview au quotidien londonien Sunday Times, dans laquelle il disait que les banques avaient «un rôle social» et que la sienne, en particulier, travaillait «au service de Dieu». Des propos qu'il «n'aurait pas dû» dire, à-t-il plus tard avoué.

Les excuses de la banque d'affaires arrivent à un moment où celle-ci est soumise à une pluie de critiques. Goldman Sachs a en effet été au cours des 9 premiers mois de l'année la banque la plus profitable du Nyse et a déjà provisionné 16,7 milliards de dollars pour récompenser ses traders et ses cadres. Soit environ plus de 500.000 dollars de prime par salarié. Des sommes jugées astronomiques par les Américains, mais que Blankfein défend par le fait de ne pas vouloir perdre ses «talents à cause d'une modification des méthodes de rémunération».

Du coup, essayant de se rapprocher de ses principes humanitaires et du «rôle social» qu'il défend, Blankfein a indiqué que sa banque allait débloquer 500 millions de dollars pour venir en aide à 10 000 petites entreprises américaines. Une initiative menée en collaboration avec le milliardaire Warren Buffett, qui co-dirigera le panel chargé de superviser l'entière opération. Dans la pratique, Goldman Sachs mettra à disposition tous les ans 100 millions de dollars, soit environ ce qu'il gagne au cours d'une journée de bon trading ! Le Financial Times précise qu'au cours du troisième trimestre, la banque d'affaires a enregistré 36 jours au cours de laquelle ses traders ont gagné quotidiennement plus de 100 millions de dollars...

Impudence financière
Les banquiers de Wall Street en appellent au Christ pour défendre leurs intérêts

Agence de presse Bloomberg,
Huffington Post et
Business Week
Publié le 5 novembre 2009

Le Chef exécutif de la banque Barclay, John Vanley, se tenait debout derrière le "pupitre de bois" au Trafalgar Square de Londres, dans l'église de St. Martin-in-the-Fields et affirmait à son auditoire assis devant les prie-dieu de l'église que "les profits ne sont pas sataniques"

A 53 ans, le chef de la deuxième plus grande banque d'Angleterre,
affirmait que les banques sont la colonne vertébrale de l'économie. Récompenser les banquiers de haute performance n'entre pas en conflit avec les valeurs chrétiennes, dit-il. Varley  qui a  reçu 1. 77 millions US et aucun bonus pour l'an 2008

Le talent est très mobile, dit le
catholique Varley, si nous manquons à notre devoir de le récompenser et si nous sommes contraints à ne pas payer le taux offert par la compétition, alors nous allons perdre ces talents vers d'autres employeurs.

Est-ce que la christianisme et l'activité bancaire sont compatibles? Oui, répondit-il, lors d'une entrevue après son discours dans l'église de 283 ans.

Est-ce que le
christianisme et une juste récompense sont compatibles? Oui dit Varley, qui a fait comme Brian Griffiths conseiller chez Goldman Sachs International et comme Ken Costa président de Lazard International lesquels, comme d'autres banquiers londoniens se sont présentés dans des églises de Londres depuis quelques semaines et ont invoqué le christianisme pour défendre un système bancaire qui, selon les critiques, a créé de la richesse et des iniquités en Grande-Bretagne.

Le 20 octobre 2009, Griffith de chez Goldman déclare que "
l'injonction de Jésus d'aimer les autres comme nous-mêmes serait un endossement à défendre son intérêt personnel" avec une voix qui faisait écho sur les murs en mosaïque dorée de la cathédrale St-Paul, dont le dôme de 365 pieds  domine le district financier City à Londres. "Nous devons tolérer les iniquités en tant que moyen pour offrir une plus grande prospérité et de plus grandes opportunités pour tous.!"