Retour au : Plan du site - Entrée de MétéoPolitique - Finance - Où va votre argent - Déshonneur - Rabobank

Il faut se lever tôt pour voir sa rémunération augmentée
de 58 % en 2011 et de 119% en 2012
Pas si on est PDG de Couche tard et se nomme Alain Bouchard

Le président et chef de la direction d'Alimentation Couche-Tard ( 01 ), Alain Bouchard, ( 02 ) a vu sa rémunération augmenter de 58%, à plus de 3,3 millions $ pour l'année 2010 et de 119 % pour l'année 2011.

Une prime qui a triplé, un fonds de retraite qui passe de 186 000$ à 3 millions $. C'est un peu beaucoup avec l'argent des actionnaires 

Sujets abordés

Rémunération

Assemblée générale annuelle du 6 septembre 2011

Assemblée générale annuelle du 5 octobre 2012

Trop peu de transparence

Il fait bon travailler chez Couche-Tard ?

Des accidents à répétition

Sources: La Presse Canadienne, Journal La Presse, Canal Argent, La Presse Affaire
Textes de base écrits par:
 André Dubuc, Michel Munger et autres textes non signés par les sources
Publications:
Entre avril et août 2011

Fusion des textes, titrage, choix des photos, mise en page et commentaires: JosPublic
Publication ici:
10 août 2011

En photo: Alain Bouchard P.D.G.

 
 
 

Rémunération

 
 

De plus l'administrateur de grand talent a reçu un boni de 1,66 million $, qui représente 161% de son salaire de base, et 519 263 $ en incitatifs à long terme.

L'ensemble des hauts dirigeants du super dépanneur ont vu leur rémunération grimper de plus de 32% à 8,55 millions de dollars pour l'exercice 2010, un an après d'importantes coupures salariales.

De leur côté les employés.es choyées par monsieur Alain Bouchard ont vu leur salaire gelé en 2010. Évidemment l'entreprise conteste les velléités de syndicalisation que peuvent entretenir les gras dur du système qui ont des jobs.

De quoi peuvent-ils et peuvent-elles se plaindre lorsqu'après quatre ans d'ancienneté sans sécurité d'emploi, sur horaire variable et sur appel, ils et elles rapportent 19 000 $ (avant impôt et déductions) par année à la maison.

Pour en revenir aux pauvres dirigeants exploités de l'entreprise sise à Laval, je parle ici des dirigeants à qui la compagnie accorde des bonis entre 50 et 100% de leur salaire de base en fonction de l'atteinte des objectifs... Comme outil de gestion utilisé par ces cadres brillants, il y a le congédiement des employés.es qui ont trop d'ancienneté et à qui on devrait normalement octroyer une augmentation de salaire. En général ils préfèrent les licencier et embaucher un nouveau au salaire minimum.

Retour aux sujets abordés

 
 

Assemblée générale annuelle du 6 septembre 2011
d'Alimentation Couche-Tard

 
 

Prévue pour le 6 septembre 2012, elle risque d’être mouvementée.

La gouvernance et la rémunération des dirigeants sont remises en cause par au moins deux organismes.

Le Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires (MEDAC), ( 03 ) veut qu’on lui explique la procédure et le calcul de la récompense sur le rendement de la direction.

Alain Bouchard en Assemblée général des actionnaires

La rémunération du PDG Alain Bouchard a grimpé de 58 % lors du dernier exercice, soit 3,35 millions $, pour de mauvaises raisons, selon Louise Champoux-Paillé, administratrice au MEDAC, qui a fait remarquer que les profits (hausse de 22 % à 370 millions $ lors du dernier exercice) sont au rendez-vous simplement en apparence.

« Si l'on regarde plus attentivement le chiffre d'affaires, la performance est attribuable en partie à la hausse des prix du carburant, sur laquelle la direction a peu d'influence. »

La marge sur le carburant a augmenté de 15,4 % à 700,6 millions $ alors que dans le même temps, celle sur les marchandises et les services a progressé de 7,1 % à 2,08 milliards $.

« La rémunération doit être structurée pour reconnaître les éléments de performance qui sont sous le contrôle des dirigeants, comme la vente de marchandises et de services, a précisé Louise Champoux-Paillé. C’est l'élément sur lequel nous nous battons. » ( 05 )

Le MEDAC a réclamé aussi un vote des actionnaires sur la politique de rémunération.

« La direction nous a répondu que les membres du comité de rémunération sont mieux placés que les actionnaires pour porter un jugement là-dessus », a regretté Mme Champoux-Paillé.

L'administratrice du MEDAC croit malgré tout que les premières consultations sur la paie se sont avérées constructives pour les sociétés cotées en Bourse.

Louise Champoux-Paillé
( 04 )

« À sept occasions, plus de 10 % des actionnaires ont voté contre une politique de rémunération, a-t-elle souligné. Par exemple, 17 % des actionnaires de Manuvie ont voté “contre”. C'est un résultat intéressant. Selon nous, c'est suffisant pour que l'entreprise rencontre les actionnaires afin de leur demander quelles sont leurs préoccupations, et qu'elle réoriente sa stratégie en conséquence. »

Retour aux sujets abordés

 

Assemblée générale annuelle du 5 octobre 2012
d'Alimentation Couche-Tard

 
 

M. Alain Bouchard, président et chef de la direction, Alimentation Couche-Tard.

La rémunération d'Alain Bouchard, fondateur et grand patron d'Alimentation Couche-Tard (ATD.B), a fait un bond de 119% à 7,2 M$ pendant la dernière année.

C'est ce que révèle la circulaire de la direction, publiée en vue de l'assemblée qui doit se tenir à Laval le 5 octobre. Le document fait le bilan de la direction pour l'exercice qui s'est terminé le 29 avril dernier.

Pendant la période, Alain Bouchard a vu son salaire de base monter de 23% à 1,25 M$. Sa prime annuelle a cependant rétréci de 20% à 1,6 M$.

Un changement important se trouve dans sa prime fondée sur le rendement à long terme. Elle a triplé à 1,6 M$.

La valeur de son régime de retraite a fortement monté, passant de 139 000 $ à l'exercice 2011 à 3 M$ pour celui de 2012.

L'ensemble de la direction a toutefois empoché une rémunération en baisse de 5% à 8,08 M$, avec un recul des primes annuelles. Les administrateurs se sont partagé une rémunération de 739 000 $ pendant l'exercice financier.

En justifiant ces chiffres, l'entreprise indique que sa rentabilité est en hausse constante. Le profit avant intérêts, impôts et amortissement est passé de 485 M$ US pour l'exercice 2008 à 839 M$ US lors de l'exercice 2012.

Son rendement en Bourse est aussi jugé intéressant : 100 $ investis sur son titre en avril 2007 ont été plus payants que les indices. Ce montant misé sur Couche-Tard valait 176,35 $ en avril 2012, avec un fort bond dans la dernière année. Comparativement, l'indice S&P/TSX essuyait une perte de 10% à 89,77 $.

En établissant sa politique, le conseil d'administration s'est fondé sur un groupe de référence qui inclut Metro, Tim Hortons et Canadian Tire au Canada. Aux États-Unis, des sociétés telles que Casey's, Dollar General et Limited Brands en font partie.

Le Médac chez Couche-Tard: des propositions mal reçues

Les actionnaires d'Alimentation Couche-Tard ont rejeté en bloc les propositions du Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires (Médac) présentées au cours de l’assemblée annuelle des actionnaires qui se tenait ce vendredi après-midi, à Laval.

Un total de cinq propositions avaient été préparées. Elles ont été présentées pendant une dizaine de minutes par Willy Gagnon, un représentant du Médac, interrompu à plusieurs reprises par les actionnaires et la direction de Couche-Tard.

Au final, l'ensemble des propositions du Médac ont mordu la pousière avec une majorité variant entre 86% et 93%.

Le Médac demandait entre autres que les actionnaires puissent voter distinctement pour chaque candidat proposé à titre d’administrateur au conseil de la société, plutôt que pour l'ensemble des administrateurs proposés. 

Une deuxième proposition du Médac demandait que la fonction du président du conseil ne soit pas occupée par le chef de la direction, comme c’est le cas dans 85% des entreprises canadiennes, selon une compilation effectuée par Spencer Stuart. Le Médac suggérait que la présidence du conseil soit occupée par un autre administrateur que l’un des quatre actionnaires principaux de l’entreprise.

Le Médac proposait aussi que le conseil adopte une règle de gouvernance stipulant que la politique de rémunération de leurs hauts dirigeants fasse l’objet d’un vote consultatif auprès des actionnaires.

Comme quatrième position, le Médac demandait que le conseil d’administration adopte des règles de gouvernance assurant aux actionnaires minoritaires qu’ils puissent avoir «un impact raisonnable sur la destinée et la saine gouvernance de l’entreprise».

Enfin, le Médac proposait que le conseil d’Alimentation Couche-Tard adopte une politique de vote majoritaire afin de s’assurer que tous les administrateurs soient élus par une majorité des actionnaires et non par une minorité comme cela est actuellement possible.

Pour chacune des ces proposition, le conseil d’administration et la direction d’Alimentation Couche-Tard recommandaient aux actionnaires de s'y opposer. Toutes l'ont finalement été.

 

Retour aux sujets abordés

 
 

Trop peu de transparence

 
 

Le cabinet de recherche Jantzi-Sustainalytics, ( 06 ) de Toronto, accuse pour sa part Couche-Tard de manquer de transparence en matière de responsabilité sociale, d'environnement et de gouvernance.

« Couche-Tard ne publie pas de rapports sur la responsabilité sociale et elle fournit peu d'informations sur ces enjeux, a déploré Heather Lang, directrice de la recherche pour l'Amérique du Nord chez Jantzi. Elle fait aussi preuve d'un manque de volonté de participer aux initiatives de recherche que nous entreprenons ».

Ce qui est plus préoccupant, a dit Mme Lang, « c'est que l'entreprise a adopté une position présumée antisyndicale. La fermeture d'un magasin fait partie d'une orientation qui semble élargie. »

D’après Heather Lang, « Alimentation Couche-Tard a un mauvais classement comparativement à ses pairs. Elle n'offre pas un bon rendement social et environnemental. Il existe des risques potentiels, notamment des relations de travail qui pourraient mener à des perturbations. Cela peut miner la performance et la réputation de l'entreprise. »

Ces préoccupations sont cruciales pour la bonne santé d'une entreprise, a assuré la directrice de recherche de Jantzi. « Nous voyons un lien important entre le rendement non financier et les finances elles-mêmes. La bonne gouvernance est intimement liée à une bonne performance sociale et environnementale.»

Heather Lang attend donc de Couche-Tard qu’elle prenne des engagements sur la place publique et investisse notamment dans l'efficacité énergétique. « La compagnie a beaucoup de chemin à faire afin de démontrer son engagement envers le développement durable », a-t-elle renchéri.

Alimentation Couche-Tard s’est défendue en indiquant qu’elle avait répondu à toutes ces critiques dans sa plus récente circulaire de direction, dans laquelle elle avait indiqué le classement des paies des dirigeants en comparaison
à des entreprises comme Rona, Jean Coutu, Metro et Canadian Tire. elle qui indique notamment qu'elle établit la paie des dirigeants en se comparant à des entreprises comme Rona, Jean Coutu, Métro et Canadian Tire.

Concernant l'environnement, Couche-Tard a assuré qu’elle pose des gestes concrets par sa participation au « Carbon Disclosure Project » ( 07 ) appuyé par le Conference Board du Canada. ( 08 )

La chaîne de dépanneurs Couche-Tard a fermé au moins 10 dépanneurs au Québec en raison de leur sous-performance au cours de son dernier exercice financier. Un seul établissement était en instance d'être syndiqué.

La direction de la société pourrait faire valoir ce fait pour sa défense dans le cadre de la poursuite intentée par les salariés en cours de syndicalisation avec la Confédération des syndicats nationaux ( 09 ) et congédiés.es à cause du vieux truc de fermeture de magasin.

Parlons du dossier de l'entreprise et de sa performance éthique quant au personnel

Cinq dépanneurs, 61 événements à risque
en date du 18 juin 2011

Plaintes déposées à la
Commission des normes du travail du Québec
en date du 28 avril 2011

La chaîne de dépanneurs Couche-Tard devra avoir répondu aux exigences de la Commission de la santé et sécurité du travail (CSST) au plus tard le 15 octobre 2011. La CSST lui a infligé des amendes entre 500$ à 1000 $ l'infraction. Une dizaine d'adresses étaient visées par les 30 avis d'infraction.

Couche-Tard

31 dossiers actifs

5 000 employés.es au Québec

Wal-Mart

26 dossiers actifs

12 000 employés.es au Québec

Retour aux sujets abordés

 
 

Il fait bon travailler chez Couche-Tard!

 
 

Avril 2011 - Un revolver appuyé sur le sternum. Robin Maranda, caissière au dépanneur désormais fermé de la rue Saint-Denis, dans le quartier La Petite-Patrie, est incapable de s'enlever l'image de sa tête. «J'ai vécu un hold-up. Si j'arrête une journée, je ne suis pas payée.» Bienvenue chez Couche-Tard (T.ATD.B), où la vie au travail n'a pas toujours la couleur d'une Sloche Paparman.

Le vol à main armée est survenu en mars dernier. Comme tous les préposés à la clientèle de Couche-Tard, la mère seule de 24 ans n'a pas droit aux congés de maladie ni aux assurances collectives. Aujourd'hui, elle est sans emploi. Le 6 avril, la chaîne a fermé son dépanneur du 6430, rue Saint-Denis pour cause de non-rentabilité. Robin et ses collègues de travail avaient déposé une requête en accréditation syndicale trois semaines plus tôt.

Couche-Tard a décliné notre demande d'entrevue

La CSN et Alimentation Couche-Tard, deux géants du monde du travail, mènent une bataille rangée dont l'enjeu est la syndicalisation des travailleurs de dépanneurs.

Il y a deux jours, la centrale syndicale a annoncé que trois autres dépanneurs de la chaîne avaient obtenu leur accréditation syndicale.

Pour la centrale syndicale, l'enjeu est d'améliorer les conditions de travail de ces employés qui font le travail de commis en épicerie, mais sans profiter des mêmes avantages.

De son côté, l'employeur tient à préserver ses marges bénéficiaires minuscules, ses gros salaires et son pouvoir de gestion.

Témoignages

Au-delà des communiqués ou des vidéos diffusés par le syndicat ou l'employeur, La Presse Affaires a voulu connaître les réelles motivations des parties dans ce qui a toutes les possibilités de se transformer en un long feuilleton.

Nous sommes allés rencontrer des travailleurs des établissements nouvellement syndiqués de la chaîne de dépanneurs: une mère seule et son enfant, une caissière de 50 ans, un père de famille trentenaire, une décrocheuse qui n'a pas 20 ans. Nous leur avons parlé dans la cuisine d'un logement à Saint-Liboire, en Montérégie, dans un Tim Hortons de la rue Masson à Montréal et dans un bureau au quartier général de la CSN.

Nous voulions savoir pourquoi ces travailleurs prennent le risque de se syndiquer. Après tout, le commerce de détail est peu propice à la syndicalisation et les gains salariaux potentiels paraissent d'emblée limités. Quels sont leurs objectifs? Un dollar, deux dollars l'heure de plus? Pourquoi travaillent-ils chez Couche-Tard s'ils y sont malheureux?

Ils ont laissé parler leur coeur, et ce n'était pas joli à entendre. Selon ces travailleurs, les «chouchous» du gérant obtiennent les meilleures plages horaires, peu importe le nombre d'années de service; quand le gérant «n'aime pas la face» de l'employé, il réduit ses heures sans explication; les accidents de travail sont systématiquement contestés par l'employeur, etc.

«On fait ça pour obtenir le respect, dit Anne Cleary, 50 ans, entre deux bouffées de cigarette. Récemment, j'ai demandé à consulter mon dossier d'employé, j'ai reçu un avis disciplinaire le lendemain pour des niaiseries.»

Depuis juillet 2007, Mme Cleary travaille comme préposée à la clientèle au dépanneur de Saint-Liboire, à 20 kilomètres à l'est de Saint-Hyacinthe le long de l'autoroute 20. Il s'agit sans doute du plus grand Couche-Tard de la province avec une trentaine d'employés. Le dépanneur compte cinq caisses enregistreuses et un comptoir de service à l'intention des camionneurs. Le relais routier compte aussi un Tim Hortons, un St-Hubert Express, des pompes à essence Irving et des pompes de diesel pour les camions. Au bout du terrain, tout près de l'autoroute 20, une remorque a été transformée en chapelle.

Mme Cleary ne compte pas que sur des prières pour améliorer son sort. Elle veut une augmentation de salaire. Elle gagne 9,95$ l'heure après quatre ans de service à temps plein. Cela fait un salaire brut de 19 900$ avant impôt. Le salaire minimum du Québec a été relevé à 9,50$ l'an dernier. Il passera à 9,65$ le 1er mai 2011.

Pourquoi rester chez Couche-Tard si la paie n'est pas bonne? «J'adore mon travail», répond la dame, avec conviction. Avant, elle tenait la caisse pour la station d'essence qui a été démolie pour faire place au Couche-Tard. Assise à ses côtés, autour de la table à cuisine de Mme Cleary, Nancy Laforce, 28 ans, tient le même discours.» « J'aime Couche-Tard », insiste-t-elle.

Elle ne regrette pas le moins du monde son emploi précédent dans une shop de plastique, située au beau milieu du village. L'usine a fermé pendant la récession. Nancy a été engagée par Couche-Tard en août 2010.

Toutefois, Nancy en a contre l'attribution arbitraire des horaires. Elle travaille de nuit deux jours sur cinq. Les trois autres journées, elle est de soir. Elle élève seule son jeune fils et voudrait être mutée de jour. «Je demande le changement. On me répond que ce n'est pas possible. Mais il y a des nouvelles qui travaillent de jour», se plaint-elle.

Retour aux sujets abordés

 
 

Des accidents à répétition

 
 

On sonne à la porte du logement. Arrive Kassandra Lanteigne, 19 ans. Elle porte les couleurs de son employeur. Elle prend quelques minutes pour raconter son accident de travail avant de filer au travail. Le 4 novembre 2009, elle faisait le ménage de soir. Elle devait déplacer des caisses de bière pour débarrasser le plancher. Elle a subi une entorse lombaire.

Elle en a eu pour quatre mois à s'en remettre. L'employeur a contesté. «Il n'accepte pas qu'on se blesse», dit-elle.

Elle s'est défendue toute seule jusqu'à la Commission des lésions professionnelles (CLP) ( 10 ), qui lui a donné raison sur toute la ligne le 24 février dernier. «J'ai trouvé ça dur de faire le processus seule», dit-elle.

Un syndicat aurait été utile.Nous avons répertorié 61 décisions de la CLP concernant Couche-Tard depuis le 1er janvier 2008. Huit cas sur dix concernent des femmes. La moitié d'entre elles souffrait d'entorse lombaire.

Couche-Tard met-elle en place des mesures de prévention ou se contente-t-elle de contester la réclamation à la CSST? Silence radio.

Luis Donis
, père de famille de 32 ans, n'a pas subi d'accident ni de hold-up depuis quatre ans au dépanneur du 2500, rue Jean-Talon Est, premier Couche-Tard syndiqué. Il y était gérant adjoint jusqu'à tout récemment. Il gagne 11,60 $ l'heure. L'arrivée d'une nouvelle coordonnatrice, la supérieure des gérants de magasins, a entraîné sa rétrogradation. « (Avec Couche-Tard), tu fais l'affaire aujourd'hui. Demain, tu ne la fais plus», résume-t-il.

On le rencontre au terme de sa journée de travail à 18h30 au Tim Hortons, à Rosemont. Il se prépare à se rendre à son second boulot, comme mécanicien dans un garage des Basses-Laurentides, où il demeure. Craignez-vous la fermeture de votre dépanneur? «Pantoute, dit-il serein. Ils ne pourront trouver aucune excuse. Ils voient que notre équipe est forte et qu'on se tient.»

La stratégie de Couche-Tard de ne pas justifier publiquement son opposition à la syndicalisation de ses employés est peut-être la bonne, convient Bernard Motulsky, ( 11 ) spécialiste des relations avec les médias.

Le patron du groupe, Alain Bouchard, a décliné les nombreuses demandes d'entrevue depuis le début du conflit qui l'oppose à la CSN.

«S'il répond, ça alimente une polémique, tandis qu'en ne répondant pas, il n'y a pas de débat, explique le titulaire de la chaire de relations publiques et communication marketing de l'UQÀM. Couche-Tard a bâti sa marque avec une stratégie de communication marketing axée sur ses produits, ses promotions et son accessibilité. Elle n'est pas une société qui semble investir beaucoup sur la gestion de son image ou de sa réputation.»

Si jamais les ventes de Couche-Tard finissaient par souffrir de sa campagne antisyndicale, M. Motulsky s'attend à ce que l'entreprise choisisse un autre terrain que les relations médias pour reconquérir sa clientèle.

Notes & Références:

01

Qu'est-ce qu'Alimentation Couche-Tard ?

Retour au texte

02

Qui est Alain Bouchard ?

Retour au texte

03

Qu'est-ce que le Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires (MEDAC) ?

Retour au texte

04

Qui est Louise Champoux-Paillé ?

Retour au texte

05

Le classement de la rémunération des dirigeants d’entreprises québécoises en 2009

PDF 1 page

Retour au texte

06

Le cabinet de recherche Jantzi-Sustainalytics ?

Retour au texte

07

Qu'est-ce que le Carbon Disclosure Project ?

Retour au texte

08

Qu'est-ce que le Conference Board du Canada ?

Retour au texte

09

Qu'est-ce que la Confédération des syndicats nationaux ?

Retour au texte

10

Qu'est-ce que la Commission des lésions professionnelles (CLP) ?

Retour au texte

11

Qui est Bernard Motulsky ?

Retour au texte