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Conrad Black doit 5,1 millions au ministère du Revenu et se voit exclu de l'Ordre du Canada
Conrad Black, l'ex-canadien donneur de leçons.
L'honnêteté et l'honneur d'un Lord d'Angleterre: toute une éthique!

Portrait d'un des barons des affaires canadiennes. Conrad Black: l'homme qui un temps possédait les plus grands médias du Canada et qui donnait des leçons de vie dans ses éditoriaux, qui s'était battu pour que les Québécois ne puissent voir leur langue honorée au Québec, qui détroussait ses partenaires dans des montages financiers douteux, qui avait renoncé à sa citoyenneté canadienne pour recevoir l'honneur de porter son nom ennobli par la reine d'Angleterre devenant Lord Black of Crossharbour.

Il a fini de purger son temps de prison aux États-Unis, le ministère du revenu canadien le poursuit pour des impôts non payés, le conseil de l'Ordre du Canada lui retire le titre et la Haute autorité des marchés financiers le poursuit pour lui enlever le droit de transiger des actifs financiers et de siéger sur tout conseil d'administration au Canada. Évidemment l'ex-magnat des médias qui s'est trouvé un poste de chroniqueur au journal National Post pour continuer à nous faire la leçon, rejette la faute de ses turpitudes sur tout ce qui bouge...

Ah! Le malheur des riches psychopathes... quel drame! -
JosPublic

 
 

Conrad Black doit des milliers de $ au ministère du Revenu

 
 

Selon un jugement de cour, Conrad Black doit au gouvernement canadien l'impôt sur 5,1 millions$ de revenus et d'avantages datant de 2002.

La Cour canadienne de l'impôt s'est ralliée à la position de l'Agence du revenu du Canada selon laquelle l'ex-magnat des médias était un résidant du Canada durant cette période et qu'il devait par conséquent payer des impôts.

Ses avocats avaient argué qu'il était un résidant du Royaume-Uni à ce moment n'étant pas lié aux lois sur l'impôt canadiennes. Le jugement a été rendu le 14 janvier 2014.

La facture inclut 2,9 millions$ sur le revenu engrangé pour du travail accompli à l'extérieur du Canada et 1,4 million$ pour les avantages reliés à l'utilisation d'un avion au service de Hollinger International. (Se nomme maintenant Sun-Times Media Holding de Chicago, Illinois, USA)
. 

Elle comporte aussi 90 000$ en valeurs reliées à sa maison de Toronto. ( 01 )

 

Conrad Black est exclu de l'Ordre du Canada
 
 

L'ex-magnat de la presse Conrad Black, qui a purgé une peine de prison aux États-Unis, a été exclu de l'Ordre du Canada, a annoncé le gouverneur général le 31 janvier 2014.

M. Black a également été révoqué du Conseil privé de la Reine pour le Canada, sur recommandation du premier ministre Stephen Harper.

L'annonce a été faite dans un communiqué succinct du gouverneur général, David Johnston.

Un comité consultatif s'est réuni vendredi après-midi pour faire ses recommandations à M. Johnston, a affirmé la porte-parole du gouverneur général, Marie-Pierre Bélanger.

La juge en chef de la Cour suprême du Canada, Beverley McLachlin, et le greffier du Conseil privé, Wayne Wouters, faisaient notamment partie du conseil.

Cette décision signifie que M. Black ne peut plus utiliser les initiales O.C. et P.C. après son nom. Mme Bélanger a aussi indiqué qu'il devait rendre son insigne à l'Ordre. ( 02 )

«Les insignes de l'Ordre du Canada demeurent la propriété de l'Ordre en tout temps, a-t-elle expliqué. Elles sont remises en signe de confiance envers les membres de l'Ordre, comme un signe visible de leur titre et une marque d'estime. Lorsqu'un membre n'est plus dans l'Ordre, soit parce qu'il est mort ou sur décision du gouverneur général, l'insigne revient à l'Ordre

En novembre 2013, la Cour d'appel fédérale avait rejeté une demande de Conrad Black, qui voulait s'adresser personnellement au Conseil consultatif de l'Ordre du Canada chargé d'évaluer sa révocation. M. Black avait la permission de faire des demandes par écrit, a souligné Mme Bélanger.

Le conseil de 11 membres a révisé l'appartenance de M. Black à l'Ordre du Canada après ses condamnations pour fraude et entrave à la justice en 2007 aux États-Unis. Il avait obtenu la plus haute distinction canadienne en 1990.

Batailles judiciaires

Conrad Black a été impliqué dans une série de batailles judiciaires liées à ses condamnations pour fraude et entrave à la justice alors qu'il était à la tête du groupe de presse Hollinger.

M. Black a fait valoir à plusieurs reprises que les procédures judiciaires intentées contre lui aux États-Unis étaient la conséquence de poursuites injustes, en soulignant que des cours d'appel avaient par la suite renversé deux des trois condamnations pour fraude qui le visaient, avec deux autres dirigeants de Hollinger.  Il a finalement purgé une peine de 37 mois de prison en Floride, avant de revenir au Canada en mai 2012.

Il est revenu en vertu d'un permis temporaire spécial puisqu'il n'est plus Canadien, après avoir renoncé à sa citoyenneté canadienne en 2001 afin d'être nommé à la Chambre des lords britannique.

M. Black réside présentement à Toronto, où il écrit une chronique pour le National Post et coanime une émission d'affaires publiques.

JosPublic se pose deux questions: Comme il n'est plus citoyen canadien et qu'il ne rencontre pas les critères de probité pour un immigrant, pourquoi et qui l'a autorisé à vivre ici? Devra-t-il remettre le montant d'argent qui vient avec la médaille?
Est-ce que sa majesté Elizabeth II reine d'Angleterre et du Canada va lui laisser son titre de Lord ?

 

De la prison pour une honorable personne d'affaires 

 
 

Conrad Black a purgé une sentence d'un an en prison états-unienne. Il a déjà passé 29 mois derrière les barreaux.

La juge Amy St. Eve en a décidé ainsi après avoir entendu les plaidoiries des avocats de Conrad Black, qui réclamaient sa libération, et des procureurs américains, qui souhaitaient plutôt que la peine initiale de six ans et demi envers l'ex-magnat de la presse soit maintenue.

Les audiences ont eu lieu devant le même tribunal qui l'avait condamné en 2007 pour fraudes.

Conrad Black et son épouse, Barbara Amiel, à leur arrivée au Dirksen Federal Building, à Chicago USA

En octobre 2010, une cour d'appel avait annulé deux des quatre condamnations envers l'homme d'affaires canadien de 66 ans. La condamnation pour fraude et une autre pour entrave à la justice ont toutefois été maintenues.

L'homme d'affaires est libre sous caution depuis près d'un an. M. Black et ses avocats se sont entendus sur une date de retour en prison.

Les procureurs ont aussi fait valoir que Conrad Black refuse toujours de reconnaître sa responsabilité pour ses crimes.

En rendant sa décision, la juge a affirmé vouloir lancer avec cette sentence un message aux patrons des grandes corporations des États-Unis : l'argent des actionnaires doit rester aux actionnaires

D'homme d'affaires à prisonnier

Conrad Black est l'ex-PDG de l'entreprise Hollinger International, qui a déjà possédé le Chicago Sun Times, le Daily Telegraph de Londres, le Jerusalem Post et des centaines de journaux locaux aux États-Unis ainsi qu'au Canada.

Il avait notamment été reconnu coupable d'avoir détourné de son entreprise 6,1 millions de dollars.

L'homme avait renoncé à sa citoyenneté canadienne pour pouvoir recevoir le titre de Lord en Angleterre. Évidemment il avait aidé Margaret Thatcher à prendre le pouvoir.

Conrad Black prisonnier de sa résidence de
Palm Beach...en Floride

 
 

Court résumé de son histoire abracadabrante!

 
 

Nationalité : canadien qui a renoncé à sa citoyenneté
Date de naissance : 25/08/1944
Lieu de naissance : Montréal - Canada
Pays de résidence : Canada

Conrad Black, ex-magnat de la presse canadienne était, avant sa condamnation à la prison en 2007 pour détournement de fonds, à la tête d'un empire dont le chiffre d'affaires avoisinait les trois milliards de dollars. Près de 500 médias, surtout en presse écrite étaient totalement ou partiellement entre les mains du sulfureux homme d'affaires, dont le National Post, The Gazette de Montréal, le Sun-Times, le Daily Telegraph et le Jerusalem Post pour ne citer que les plus connus.

Conrad Black achète son premier journal, the Eastern Townships Advertiser en1969. En 1970, fraichement diplômé en droit de l'Université Laval à Québec, il achète avec ses partenaires David Radler et Peter White, le Sherbrooke Daily Record.

En 1973, Conrad Black décroche une maîtrise en histoire. Sa thèse portait sur le premier ministre québécois Maurice Duplessis. Publiée en 1976, elle a été saluée par les critiques. De cette expérience, Conrad Black a conservé le goût des biographies, il en a rédigé plusieurs, notamment celles de Nixon et de Roosevelt.

Au décès de son père, Conrad Black hérite avec son frère de 22,% de participation dans le holding canadien Ravelston Corp. En 1978, il en prend le contrôle en injectant 30 millions de dollars. En 1985, il lance un grand chantier de restructuration de Ravelston corp. dont le principal atout est une part de 50% détenue dans Hollinger Inc (maintenant Sun-Times Media Group).

Avec la prise de contrôle du quotidien britannique Daily Telegraph commence alors sa véritable conquête des médias. En 1989, il rachète le Jerusalem Post, en 1993, le Sun Times de Chicago, en 1996, c'est au tour de la chaîne de journaux Southam de tomber dans l'escarcelle de Black.

En 1998, le quotidien canadien anglophone National Post est lancé par celui qui était à la tête du troisième plus important groupe média du monde.

Alors que les années 90 ont été celles de la conquête du monde des médias, les années 2000 seront celles de la chute de l'empire. Les ennuis ont commencé lorsque Conrad Black a mis en vente 13 grands journaux canadiens, 126 journaux communautaires, les propriétés Internet et la moitié du National Post à CanWest Global Communications pour 3,2 milliards de dollars.

Conrad Moffat Black, Baron Black of Crossharbour

Marié à la journaliste Barbara Amiel, du London's Daily Telegraph, ils forment un couple particulièrement en vue parmi l'élite conservatrice britannique, où les Black jouissent d'une notoriété appréciable.

L'année 1999 est une année faste pour Conrad Black, qui voit son empire médiatique au sommet de sa puissance. À Londres, le gouvernement britannique s'apprête à lui conférer le titre de Lord Black of Crossharbour.

Mais le gouvernement libéral de Jean Chrétien s'oppose farouchement à cette nomination. Il invoque une résolution datant de 1919 interdisant à un citoyen canadien d'obtenir des titres ou privilèges d'un gouvernement étranger. Conrad Black contestera cette résolution devant les tribunaux, mais en vain. Il renoncera finalement à sa citoyenneté canadienne le 30 octobre 2001 afin d'accéder au titre de lord, qui lui sera décerné la même année par le gouvernement britannique.

En mai 2003, un investisseur demande à Hollinger International - contrôlée par une société de Black - d'enquêter sur des paiements effectués à Black et à certains associés. Six mois plus tard, le comité indépendant nommé par Hollinger met à jour des versements « non autorisés » de 32,2 millions de dollars US. Conrad Black démissionne de son poste de P-DG mais demeure Président du Conseil.

En 2005, un mandat d'arrêt a été émis contre Conrad Black par la Cour fédérale de Chicago. Il a été accusé de fraude pour un total de 80 millions de dollars.

Le 10 décembre 2007, il a été condamné à 78 mois de prison et une amende de 125 000 dollars pour abus de biens sociaux et entraves à la justice.

Citations

« Nous allons recruter les meilleures personnes possibles pour produire les meilleurs journaux possibles pour les diffuser selon les meilleures normes possibles. »

Bibliographie

Shades Of Black: Conrad Black-His Rise And Fall de Richard Siklo aux éditions McClelland & Stewart (2004). Langue : Anglais
Chronologie de l'Affaire Conrad Black-Hollinger  ( 03 )

 
 

Conrad Black un québécois ennemi du Québec

 
 

Pierre Dubuc
L’Aut’Journal
mardi 17 juillet 2007

Les médias racontent les grands épisodes de la carrière financière du magnat de la presse Conrad Black, mais sont beaucoup plus discrets sur ses interventions au plan politique.

Qui sait que Conrad Black est l’homme qui a mis Brian Mulroney au pouvoir ? Qu’il a été l’adversaire déclaré de Paul Desmarais ?

Petit retour sur Black, le Québec et la politique canadienne à partir d’un extrait de L’autre histoire de l’indépendance (Éditions Trois-Pistoles) de Pierre Dubuc paru en 2003.

Conrad Black au pouvoir

Le 4 septembre 1984, le Parti progressiste-conservateur de Brian Mulroney est porté au pouvoir avec l’appui de René Lévesque et du Parti québécois. Il défait le Parti libéral dirigé par John Turner, lequel avait devancé Jean Chrétien lors de la course à la chefferie décrétée pour remplacer Pierre Elliott Trudeau. La défaite de Chrétien est une rebuffade pour Paul Desmarais.

Les liens entre Desmarais et Chrétien sont bien connus. Le fils de Desmarais a épousé la fille de Jean Chrétien et l’organisateur de la campagne de Chrétien est nul autre que John Rae, vice-président de Power Corporation (et frère de Bob Rae, ex-premier ministre de l’Ontario).

La Reine Elizabeth d'Angleterre, Jean Chrétien, premier ministre du Canada et Conrad Black

La défaite est d’autant plus amère pour Desmarais que John Turner est un de ceux qui ont mené la charge contre sa tentative de prise de contrôle du Canadien Pacific. John Turner a été ministre de la Justice sous le gouvernement Trudeau, mais a quitté la politique en 1975 pour siéger aux conseils d’administration de certaines des plus importantes corporations établies au Canada.

En plus du Canadien Pacific, mentionnons MacMillan Bloedel, Seagram Co., Crédit Foncier, Holt Renfrew, Sandoz, Canadian Investment Fund Inc, et Bechtel Corporation.

John Turner est un ami intime et un des principaux conseillers juridiques du financier Conrad Black, qui a pris le contrôle de Argus Corporation après la tentative infructueuse de Paul Desmarais en 1975. La femme de Turner est une filleule du père de Conrad Black et Turner siège, aux côtés de Black, sur le conseil d’administration de Massey-Ferguson.

Black ne pouvait pas perdre

À l’élection fédérale de 1984, John Turner est le candidat de Conrad Black. Mais son adversaire, Brian Mulroney, est aussi un poulain de Black. Avant son entrée en politique, Mulroney était président de l’Iron Ore, une filiale de Hollinger Mines, propriété de Conrad Black. Il était donc un employé de Black. Mulroney siège également sur plusieurs des corporations de Black et le côtoie sur le conseil d’administration de la Banque canadienne impériale de Commerce.

Conrad
Black a ses entrées auprès de Ronald Reagan et de Margaret Thatcher. Il s’est d’ailleurs porté acquéreur du Telegraph de Londres pour soutenir les politiques de la Dame de fer.

Il est partisan de la Guerre des étoiles de Reagan et prône l’intégration économique et politique du Canada aux États-Unis. Black déclare que la frontière entre les deux pays n’est pour lui qu’un « accident géographique ».

De la monumentale biographie qu’il a consacré à Maurice Duplessis, il a tiré la leçon que le Parti progressiste-conservateur ne peut prendre le pouvoir qu’avec l’appui des nationalistes québécois et, de préférence, avec un chef originaire du Québec. En 1976, une première tentative, infructueuse, est faite en ce sens alors que Black parraine la candidature de Claude Wagner - l’ancien ministre libéral de Jean Lesage - dans la course à la chefferie qui se termine par la victoire de Joe Clark. Quelques années plus tard, Black prend une douce revanche avec Mulroney.

À l’élection de 1984, Conrad Black ne peut pas perdre. John Turner et Brian Mulroney sont deux poulains de son écurie et ils défendent essentiellement le même programme politique : privatisations, déréglementation et intégration économiques aux États-Unis. Mais une victoire des conservateurs est préférable pour Black, car John Turner aurait inévitablement dû faire face aux trudeauistes.

Un gouvernement Black

Le gouvernement Mulroney, nouvellement élu, est véritablement un gouvernement Conrad Black. Au sein du premier cabinet Mulroney, on retrouve aux postes clefs d’autres anciens employés de Conrad Black, dont Michael Wilson, le ministre des Finances, et Barbara McDougall, la ministre d’État aux Finances.

Les deux étaient des employés de la firme Dominion Securities, qui appartient à Black.

Sous l’administration de Brian Mulroney, le Canada entreprend un tournant majeur de son histoire en signant un traité de libre-échange avec les États-Unis.

La classe dominante au Canada abandonne la National Policy et ses tarifs douaniers qui avait présidé à la naissance du pays, met de côté ses velléités d’indépendance à l’égard de son voisin du sud et prône désormais l’intégration dans un bloc économique nord-américain d’abord avec les États-Unis, puis avec l’ajout du Mexique dans le cadre de l’ALENA – pour concurrencer le Marché commun européen.

Lorsque Jean Chrétien revient au pouvoir en 1993 avec la promesse de « renégocier l’entente de libre-échange », il sera soumis à de telles pressions de la part des États-Unis et de la classe d’affaires canadienne qu’il devra rapidement renoncer à sa promesse.

La solution « Black » à la question nationale québécoise

Conrad Black a aussi comme objectif de trouver une « solution » à la question québécoise et Brian Mulroney dans son célèbre discours de Sept-Îles promet de réintégrer le Québec dans « l’honneur et l’enthousiasme » au sein du Canada.  La façon dont Black envisage les relations entre les hommes d’affaires du Canada anglais et du Québec nous donne une bonne idée de ce que sera éventuellement leur transposition au plan politique et constitutionnel.

Dans une entrevue accordée à la revue L’Analyste en juillet 1984, Conrad Black explique qu’il a conçu l’idée « d’unir les secteurs privé et public et d’intégrer de plus en plus les institutions québécoises et de l’État du Québec dans l’économie de tout le pays ». C’est dans cette perspective qu’il avait lui-même vendu à Provigo ses magasins Dominion au Québec.

Il cite également en exemple la manière dont il s’est associé à la Caisse de Dépôt pour assurer le contrôle de la Noranda par Brascan. Mais Black trace les limites de l’influence qu’il concède à la Caisse. « S’il s’agit, déclare-t-il à L’Analyste, pour la Caisse de se placer en position d’exercer une certaine influence dans une compagnie, je suis d’accord ; s’il s’agit pour la Caisse d’être en position dominante dans une compagnie telle le Canadien Pacific, alors je suis entièrement contre. »

Ces restrictions s’appliquent également aux ambitions éventuelles des hommes d’affaires québécois. « Les industriels sérieux du Canada anglais reconnaissent que c’est essentiel pour la survie du système fédéral – même très renouvelé – que les Québécois francophones participent comme égaux. Michel Bélanger, Laurent Beaudoin, Jean De Grandpré et bien d’autres sont très bien reçus », déclare Black dans un premier temps avant d’enchaîner avec sa conception de « l’égalité ».

La méfiance à l’égard des hommes d’affaires québécois au Canada viendrait, affirme-t-il, « de la tentative néfaste de Paul Desmarais de se porter acquéreur de Argus Corporation ». Mais, bien entendu, la prise de contrôle de Argus Corporation par Black n’avait, elle, rien de « néfaste ». De façon très claire, Black demande aux hommes d’affaires québécois de rester à la place que Black et la communauté d’affaires canadienne-anglaise leur a assignée.

C’est un statut similaire qu’envisage pour le Québec celui qui avait applaudi à la Loi de Mesures de guerre de Trudeau en 1970 et avait quitté le Québec en claquant la porte lors de l’adoption par le gouvernement de Robert Bourassa de la loi 22 qui reconnaissant le français comme langue officielle du Québec. Ce statut que Black est prêt à consentir au Québec, c’est celui de la « société distincte » tel qu’inscrit dans l’entente du Lac Meech conclue, sous réserve de ratification ultérieure, entre les dix provinces et le gouvernement Mulroney en 1987.

Sources: Radio-Canada pour la Société CBC/Radio-Canada, Agence: La Presse canadienne, Agence Associated Press et Agence France Presse, Le Soleil/Gesca pour Power Corporation of Canada

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Mise à jour 27 février 2014

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