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Le climat se réchauffe en éducation ?

Que se passe-t-il ?  Il y a déjà plusieurs années que la sonnette d'alarme voulait mettre fin aux sornettes partisanes.  Ce que nous vivons aujourd'hui dans le désarroi de notre société vieillissante, face à la peur du lendemain, décentre notre attention sur l'émergence d'une jeunesse ouverte au monde en pleine transformation.

 
 

Les murs craquent, les plafonds coulent, les ados désertent l'école, les profs s'épuisent, mais la vie s'obstine à vouloir se tracer un nouveau chemin dans notre système d'éducation.  Le temps n'est plus au fard ou au calfeutrage mais à une option radicalement novatrice en faveur d'une éducation de qualité.  Bien au-delà du sous-financement ou des compressions insensées dans ce secteur vital de la société, c'est le manque d'envergure et de vision qui nous appauvrit tous culturellement et socialement.  Les tablettes où sont remisés de bons projets éducatifs mériteraient d'être revisitées, dépoussiérées.  Des années d'efforts collectifs attendent l'aboutissement de leurs propositions.

 

Il faut avoir le courage de façonner notre système d'éducation d'aujourd'hui à la manière de celui qui plante un chêne et qui s'assure que les racines auront place pour toute l'extension future.  Un arbre solide, un tronc fort, nourrissant des branches qui supporteront la diversité dans toute sa beauté et son unité.

L'arbre solide aux racines profondes est un symbole de la force d'une société unifiée par un tronc commun. Pour former ce tronc commun, le ministère de l'Éducation doit offrir, dans la langue officielle du Québec, à tous les jeunes de son territoire, la meilleure éducation possible.  Nourris d'une sève commune, se parlant pour se comprendre dès le plus jeune âge, ils briseront les ghettos linguistiques, religieux ou autres dont ils ont hérité, pour vivre leur vie à eux, dans leur monde à eux.

Des éducatrices et des éducateurs au service du tronc commun devront être soigneusement choisis, traités avec le plus grand respect, tenus à des mises à jour régulières et rémunérés généreusement.  Ces personnes ont notre trésor national entre leurs mains aux premières heures du développement de l'enfant jusqu'à l'adolescence. 

Après cette période d'ancrage, l'arbre au tronc solide développera sa ramure et sera prêt pour affronter la pluie et le beau temps.  À l'instar du chêne, le jeune développera ses talents et sera prêt à servir la société qui l'a formé.  En dépit des vents dévastateurs d'idéologies réductrices, notre jeunesse affrontera la vie la tête haute et bien faite, craignant davantage l'ignorance que la maladie.

Seul le vouloir politique courageux et novateur pourra soutenir une telle option. Jacques Brel écrivait : «On meurt par manque d'imprudence!»   Aurons-nous l'audace d'un Paul Gérin-Lajoie pour relancer l'envie d'une éducation de qualité adaptée à notre siècle ?  Nous donnerons-nous cette richesse collective d'une jeunesse bien éduquée ?

Oserons-nous pareil défi, pareil investissement ?  Obtiendrons-nous un gouvernement solide comme un chêne et portant sa vision à partir de la plus haute branche ?

 

Céline Beaulieu, Louise Breton, Denise Brunelle,
Francine Fournier, Renée Ntagungira, Josée Sarrazin

 
Le chemin parcouru en éducation ne se résume pas à l'évolution du mobilier
Quelque 4 000 écoles de rang coloraient toujours le paysage québécois dans les années 1940

Source: les membres du comité exécutif du Groupe Solidarité Justice CND.

Choix de photos, collection de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Mise à jour le 24 septembre 2018

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