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Puise pas dans ma source
Un sondage SOM-La Presse révèle que les Québécois sont jaloux de leur eau

La Presse
Nouvelles générales, samedi 6 décembre 1997, p. A1

Catégorie : La Une; Actualités
Sujets - La Presse : Ressources naturelles
Lieu(x) géographique(s) - La Presse : Québec
Type(s) d'article : Sondage; Graphique, tableau, etc.
Taille : Moyen, 459 mots

La moitié des Québécois (49,9 %) refuseraient qu'un embouteilleur vienne puiser l'eau souterraine dans leur secteur, montre un sondage SOM-La Presse réalisé à la veille du Symposium sur la gestion de l'eau, qui s'ouvre mercredi à Montréal.

Par contre, 44 % des Québécois ne feraient pas de difficulté à la venue d'un embouteilleur d'eau près de chez eux.

Les projets d'expansion des firmes Aquaterra (embouteilleur de Labrador) et Nora (l'eau Naya) ont suscité de vives controverses dans les régions concernées au cours des derniers mois, au point de faire reculer les deux entreprises. Des résidants, particulièrement des agriculteurs, craignaient qu'un pompage intensif de la nappe phréatique ne provoque une dégradation de la qualité de l'eau, sinon une pénurie.

Le sondage SOM-La Presse, le premier réalisé sur cette question, visait à mesurer l'étendue de ce syndrome «pas dans ma source» au sein de la population québécoise (lire à ce sujet notre texte dans le cahier PLUS). Les résultats indiquent que les craintes des Québécois à l'égard des activités de embouteilleurs sont largement partagées parmi les différentes catégories socio-économiques. Cependant elles sont particulièrement fortes chez les plus âgés : 56 % des personnes de 55 à 64 ans et 63 % de celles de plus de 65 ans s'opposeraient à la venue d'un embouteilleur d'eau dans leur région.

Quand on a demandé à la population si «l'expansion de l'industrie de l'eau embouteillée comportait de grands risques, des risques modérés, ou aucun risque pour l'eau du Québec», 51 % ont parlé de risques modérés, 25 % de risques élevés. Seulement 18 % des Québécois interrogés sont convaincus que l'industrie de l'eau embouteillée ne comporte aucun risque pour la ressource. Inquiets pour leurs eaux souterraines, les Québécois sont moins chatouilleux quand il s'agit des eaux de surface. En tout cas, les projets d'exportation d'eau du Québec par navires-citernes ou en sachets, actuellement à l'étude par divers promoteurs, ne leur font pas peur. Ainsi, 60 % des personnes interrogées se disent tout à fait ou plutôt d'accord avec «l'idée générale d'exporter l'eau du Québec» ; 36 % sont contre.

Quelle que soit la catégorie socio-économique à laquelle ils appartiennent, les résidants du Québec sont en majorité d'accord avec l'exportation de l'eau, sauf les personnes âgées de 65 ans et plus, dont 49 % s'y opposent, tandis que 11 % ne savent que répondre.

Le sondage a été réalisé entre les 11 et 21 novembre derniers auprès de 995 personnes. Une enquête réalisée dans ces conditions comporte une marge d'erreur de 3,7 points de pourcentage.

Accepteriez-vous qu'un embouteilleur puise de l'eau souterraine dans votre secteur?

           %
Oui          44,2 %
Non          49,9 %
NSP / NRP     5,9 %

Êtes-vous d'accord avec l'idée générale d'exporter l'eau du Québec?
Tout à fait d'accord          22,5 % -\
Plutôt d'accord               37,5 % -/60%

Plutôt en désaccord           18,5 %-\
Tout à fait en désaccord      17,7 %-/36,2%

NSP / NRP                      3,7 %

MÉTHODOLOGIE

Ce sondage a été réalisé par SOM entre les 11 et 21 novembre 1997. Au total, 995 entrevues ont été réalisées auprès d'un échantillon représentatif de la population adulte du Québec.

La collecte des données a été réalisée à partir des centraux téléphoniques de SOM à Montréal et à Québec, et était assistée par ordinateur. Au total, jusqu'à huit appels ont pu être faits pour tenter de joindre les ménages sélectionnés.

Les données sont pondérées par expansion à la distribution commune d'âge et de sexe de la population de chacune des trois strates géographiques au dernier recensement canadien, de même que pour la distribution d'une langue maternelle au niveau de l'ensemble.

Nous estimons le taux de réponse obtenu à 60,1 %, le taux de refus à 29,1 %, et la proportion de ménages non joints à 10,8 %. Compte tenu de l'effet de plan de sondage, nous estimons la marge d'erreur maximale à un niveau de confiance de 95 % sur une proportion estimée pour l'ensemble des 995 répondants à 3,7 %

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