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Les Québécois acceptent les PPP
Ils hésitent toutefois à confier au secteur privé certains secteurs d'activité gouvernementaux.
C'est le cas de l'entretien et de l'exploitation des réseaux d'adduction (62 %)

Le Devoir
Édition du vendredi 13 mai 2005
Mots clés : Québec (province), ppp, partenariats public-privé

Le discours syndical fortement opposé aux partenariats public-privé (PPP) n'a vraisemblablement pas l'impact escompté dans la population. Les Québécois sont d'accord avec cette formule dans une proportion de 67 %, un appui qui ne se dément pas, même chez les travailleurs syndiqués (60 %) et ceux du secteur public ou parapublic (59 %).

Comme tend à le démontrer un sondage Léger Marketing réalisé pour l'Institut pour le partenariat public-privé, les PPP soumis à des règles de transparence et de contrôle de performance suscitent un véritable intérêt. Les répondants se montrent même pressés d'assister à la création de projets de PPP. En fait, 75 % des Québécois sont tout à fait d'accord et plutôt d'accord pour que le gouvernement agisse rapidement dans certains domaines. Là encore, les syndiqués (ou les travailleurs qui l'ont déjà été) ainsi que les fonctionnaires partagent le même empressement, bien que dans une moindre mesure, soit dans une proportion de 66 % pour les premiers et de 69 % pour les seconds.

«La population est plus objective que le milieu syndical. Les PPP ne soulèvent pas les inquiétudes que laissent planer les syndicats. [...] Les leaders syndicaux ne savent pas ou ne veulent peut-être pas savoir ce que pensent leurs membres», a commenté hier François Dépelteau, président de l'Institut pour le partenariat public-privé (IPPP).

Si les Québécois se montrent plutôt favorables aux PPP, ils hésitent toutefois à confier au secteur privé certains secteurs d'activité gouvernementaux. C'est le cas de l'entretien et de l'exploitation des réseaux d'adduction (62 %), des services correctionnels (62 %), des soins de santé (47 %) et des transports en commun (47 %).

Ce coup de sonde a été réalisé entre les 11 et 24 avril auprès de 905 répondants. La marge d'erreur maximale est de 3,3 %, 19 fois sur 20.

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