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À la veille de l'élection provinciale de l'automne 2018,
la catastrophe de l'eau polluée refait surface à ville de Mercier
 

Le gouvernement Couillard a ramené dans l'actualité une catastrophe environnementale sans précédent au pays en annonçant la construction d'une nouvelle usine afin de traiter les contaminants présents aux lagunes de Mercier, sur la Rive-Sud de Montréal.   Devant une salle communautaire bondée de citoyens exaspérés, deux ministres ont promis plus de transparence au sujet des milliers de litres d'huiles et solvants industriels enfouis dans leurs terres durant les années 60.

 

 

Il faudra cependant attendre au moins deux ans avant le début des travaux, le temps que le gouvernement prenne les rênes pour caractériser les sols, entreprendre des travaux scientifiques, puis lancer des appels d'offres.  Au total, 400 000 mètres3 de sable et de gravier, et 750 000 m3 de roc fracturé ont été contaminés.

Interrogés, plusieurs citoyens ont parlé d'une « honte » environnementale.  Certains estiment que le gouvernement aurait dû suivre les recommandations du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE), remontant à 1994, d'excaver pour extraire une partie des contaminants.

La mairesse de Mercier, Lise Michaud, a rétorqué que d'autres études ont démontré que l'opération serait trop risquée.  Une propriétaire résidentielle, Suzanne Viel, s'explique mal une expertise sous sa maison qui a démontré que le sol est à moitié contaminé.  « Pourquoi la moitié ?  Il y a plusieurs questions sans réponse dans Mercier », déplore-t-elle.

À l'heure actuelle, il n'existe pas sur le marché une technologie pour éliminer complètement les contaminants, a-t-on précisé au gouvernement.  La prochaine usine sera donc une version améliorée de l'actuelle - mise à niveau en 2012 et reprise par le gouvernement cette année-là - en maximisant les opérations de confinement des contaminants.

LES CONTAMINANTS INTERCEPTÉS

Avant d'en dévoiler les détails, des experts du ministère de l'Environnement ont assuré les médias que les derniers tests continuent de révéler la présence de contaminants en deçà de ce qui pourrait être nuisible pour la santé (95 % des contaminants sont interceptés, affirme-t-on).  Et la contamination ne progresse plus, assure-t-on.

« C'est l'un des sites les plus contaminés au Canada.  Aujourd'hui, on annonce la meilleure solution avec les connaissances scientifiques actuelles.   Mais ce n'est pas une solution définitive », a dit Pierre Moreau, ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles.  « Comme on est capable de marcher et de mâcher de la gomme en même temps, on va aussi faire de la recherche scientifique », a poursuivi M. Moreau, qui est aussi député de Châteauguay.

La première étape du projet se déclinera en 2018, avec la réalisation de travaux préparatoires. Afin d'y arriver, le gouvernement compte sur la collaboration de l'Institut national de la recherche scientifique (INRS). En 2019, du forage, des essais de perméabilité des dépôts et du roc ainsi que de l'échantillonnage seront effectués. Selon les échéanciers présentés, la construction sera mise en branle entre 2020 et 2025.

POURSUITE JUDICIAIRE

À la fin du point de presse, le ministre Moreau a assuré à La Presse que les poursuites judiciaires contre le géant américain propriétaire de l'ancien incinérateur à déchets, Clean Harbours, ne sont pas terminées.  La saga devant les tribunaux remonte à 2007.

« Il y a eu un processus de mise en demeure. Les négociations, qui avaient commencé en 2014, ont achoppé il y a environ un mois.  Le processus judiciaire se poursuit », a-t-il soutenu.

 

Source: Journal La Presse pour Power Corporation Canada

Choix de photos, collection de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Mise à jour le 19 mars 2018

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

 Rejet d’eaux polluées: rien d’historique pour les lagunes de Mercier

  Documentation

  L'histoire selon le Bureau d'audience public sur l'environnement BAPE

Notes & Références encyclopédiques:

les recommandations du Bureau d'audiences publies sur l'environnement...

 

En conformité avec son mandat, la commission fournit son avis sur l’efficacité, la pertinence, les conséquences et I ‘acceptabilité des propositions d’intervention dans le dossier de la contamination de Mercier. La commission conclut a la nécessité de réviser la stratégie privilégiée par le ministère de l’Environnement et de la Faune, de façon à y inclure les mesures souhaitées par la population.

 

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