Retour à : Plan du site - Entrée de MétéoPolitique - Environnement- Fiche Eau - Éditoriaux - Noyer les cols bleus

Naissance d'une Coalition à Montréal et une au niveau provincial
Deux coalitions pour protéger l'eau de la population n'est pas de trop

Mise en contexte : "La Coalition pour un débat public sur l’eau à Montréal" et "La Coalition québécoise pour une gestion responsable de l'eau - Eau Secours!" dont il est question dans ce récit naissent en réaction aux trois évènements parallèles, soit:

 

Après que le Rassemblement des citoyens (RCM) du maire Jean Doré eu renoncé en 1994 à sa velléité de privatiser plusieurs services de la ville dont celui des infrastructures de l'eau et de sa gestion, l’éveil de la société québécoise à ce que plusieurs appellent notre dernière richesse naturelle s’est produit à la suite de rumeurs en 1995, et lorsqu'on a appris, au début de l’année 1996, que le nouveau maire de la Ville de Montréal, M. Pierre Bourque, discutait en secret, avec des représentants du monde des affaires, de la privatisation des services d'eau de Montréal. 

Au nombre des interlocuteurs du maire, on retrouvait trois multinationales françaises parmi les leaders mondiaux de l’industrie de l’eau, et des firmes d’ingénierie québécoises.

Toutes voulaient mettre la main sur le lucratif contrat d’approvisionnement en eau potable de Montréal.

Les firmes de génie québécoises voulaient en plus s’approprier le savoir-faire municipal en matière de traitement des eaux, afin de l’exporter.

 
 

Un saut dans la petite histoire d'une grande tromperie

 
 

Le plus grand des trois hommes tient le plan de la salle des bassins de décantation au bout de ses bras.

«Rien à faire de plus, dit-il. Cette usine sera notre plus belle...»

On les croirait en uniforme.  Ils sont tous vêtus de longs pardessus identiques en drap noir.  Le col de leur chemise blanche est empesé, noué d'une cravate de soie.  Les accents de la France et du Québec s'emmêlent dans les répliques et les blagues qu'ils s'échangent sous le nez de Robert depuis une heure.

«Venez voir, monsieur Robert...»

Robert Jean-Boileau se rapproche timidement de l'homme au plan.  Dans la froide humidité de l'après-midi du 13 janvier 1996, les briques blanches des murs de l'usine de traitement suintent de coulures noirâtres. 

Le groupe avait traversé l'étroite salle des pompes et s'était arrêté quelques instants devant ces énormes aspirateurs jaunes au-dessus desquels roulaient des treuils rouges.  Puis, les trois hommes en pardessus noirs avaient filé vers la salle de décantation où Robert les avait rejoints après en avoir sécurisé l'accès.

«Monsieur Robert... Vous avez déjà une promotion», dit l'un des autres, avec l'accent québécois.

Des éclats de rire se répercutent en échos vides jusqu'à l'extrémité des bassins.

Surveillant de sécurité à l'usine de traitement d'eau potable Atwater depuis une vingtaine d'années, Robert fait habituellement son quart de travail à la guérite.

Parfois aussi, et de plus en plus souvent, a-t-il remarqué, il sert de guide silencieux à des groupes d'invités spéciaux, des Français surtout, polis, engageants et aimables avec lui, comme s'ils cultivaient sa sympathie.

Son rôle est pourtant limité: ouvrir et fermer des portes avec sa carte électronique, suivre plutôt que précéder ses visiteurs et faire semblant de ne rien entendre.

Disons que Robert occupe un fonction essentielle dans la vie quotidienne de Montréal. Tous les jours, lui et ses collègues gèrent et protègent le traitement de 1 5000 000 m3 d'eau et approvisionnent la moitié de la population de l'Île.  En tout, les usines d'eau potable de Montréal ont une capacité quotidienne de 2 000 000 m3.

 

La Ville de Montréal loge sur la plus grande des îles d'un archipel formé, voilà 600 millions d'années, au cours de la fragmentation du continent américain.  Aux confluents du fleuve Saint-Laurent, de la rivière des Prairies, du lac Saint-Louis et du lac des Deux Montagnes, elle puise son eau potable en amont des rapides de Lachine et l'achemine vers deux usines de purification, les centres Atwater, situés dans l'actuel arrondissement de Verdun et l'usine de filtration Des Baillets, dans l'arrondissement LaSalle.

Le canal de l'aqueduc amène l'eau puisée, sur une distance de huit km jusqu'à l'usine Atwater, où elle sera traitée puis envoyée vers des réservoirs qui alimenteront le réseau.

D'autres usines complètent le réseau de production: Dorval, Lachine, Pierrefonds-Roxboro, Pointe-Claire et Sainte-Anne-de-Bellevue.

Canal l'Aqueduc. Amené d'eau vers les usines de production d'eau potable de la ville de Montréal

Par ailleurs, l'eau potable, purifiée en usine, est dirigée vers des réservoirs ou distribuée par 11 réseaux intégrés.  De ces réseaux huit sont publics et trois privés (Société en commandite CRL à l'Île-Bizard, Fiducie Ernest Labelle à Ville Saint-Laurent et collège MacDonald à Sainte-Anne-de-Bellevue).

Ainsi, l'eau potable destinée au mont Royal, jadis montée par des pompes depuis Lachine, est maintenant stockée dans le réservoir McTavish sur l'avenue Docteur-Penfield, juste au pied de l'Hôpital Royal Victoria.

Puisée au centre du fleuve, dans un secteur actif, l'eau potable des robinets de Montréal est l'une des plus pures de la planète. Les usines de purification en garantissent la qualité exceptionnelle.  Le circuit de l'eau potable à Montréal est remarquablement bien structuré.

Bien qu'elle soit prise au centre du fleuve et qu'elle soit déjà propre à la consommation, elle est traitée en usine pour en assure la perfection organique.  

D'abord débarrassée de ses débris à l'entrée de l'usine et salée chimiquement pour que les particules en suspension s'agglomèrent dans le processus de décantation et de floculation, elle est mise en repos dans des bassins où se séparent les résidus solides et le liquide pur.

Après clarification et filtration, étape de destruction des micro-organismes pathogènes, l'eau est désinfectée au chlore ou à l'ozone.  À chacune des étapes, des techniciens mesurent les résultats des procédés.

Finalement, l'eau est expédié par pompage depuis chacune des usines vers 14 réservoirs, dont certains au flanc du mont Royal, d'où elle s'écoule par gravité dans des conduites vers les quartiers de la ville. Configuration unique au monde, le mont Royal, le fleuve et le canal de l'aqueduc forment un ensemble de captage, de transport et de distribution de l'eau potable, organisé par la nature elle-même. 

Par ses caractéristiques technologiques, sa souplesse et ses coûts d'opération exceptionnellement bas, le système est également un cadeau de roi pour l'entreprise privée... qui n'a pas, à la fin du XXe siècle, l'idée de s'en priver.

 

«Non, ça va, dit l'homme au plan à Robert, je n'ai pas besoin des détails, Merci.»

Puis, les trois hommes en costumes sombres, chemises blanches empesées et cravates de soie, échangent des blagues.  Du genre humour hermétique pour les non-initiés.  Dans les bar, les dîners et les colloques, les "corporate inside jokes-farces des imbriqués dans des corporations" sont généralement drôles à se rouler par terre... pour les gens de la classe dite "business-d'affaires", mais plates à payer une messe pour le commun des mortels. 

Ces gens d'esprit sont de très bonne humeur: Robert à reconnu les deux délégués d'une multinationale française et l'associé principale d'une société de génie québécoise, qui viennent ensemble toucher du pied et contempler l'objet d'un pacte en progrès. 

Quelques heures plus tôt, à l'Hôtel de ville, le maire Pierre Bourque avait annoncé aux syndicats de la ville son intention de privatiser l'aqueduc.  Les visiteurs de Robert ne viennent pas de chez Bouygues.  Celle-ci et ses filiales québécoise, dont Aquatech, ne figurent plus au programme.  Ces gens-là paraissent autrement plus racés que les éclaireurs de la Bouygues.  L'annonce fait plus tôt par Bourque avait les allures définitives d'une déclaration officielle.  Ce qui expliquait peut-être leur entrain et leur blagues sur le maire.

Robert les connaît pourtant.  Il n'est pas surpris de leur présence sur les lieux de son travail quotidien.  Ce qu'il vient d'entendre lui serre la gorge.  La rumeur était floue, mais le travail de relations publiques de la compagnie Bouygues, quelques années plutôt, avait mis au parfum son syndicat, Robert était délégué du Syndicat des cols bleus de Montréal SCFP section locale 301 ( FTQ-CTC), aujourd'hui le Syndicat des cols bleus regroupés de Montréal, alors et maintenant familièrement désigné comme «le 301».

Jean Doré maire de Montréal 1990

Quand il seront partis, Robert écrira dans son calepin: Impression de fait accompli. Ça recommence.

Il sait d'intuition que, si Bouygues n'est manifestement plus de la partie, ses procédés ont fait école: ces gars en col empesé essaient encore par tous les moyens de faire copains-copains avec les cols bleus de la ville de Montréal.

Robert se souvenait d'une réunion du 301, en juillet 1994, où Pierre Bernier, représentant syndical, avait fait rapport de son voyage en France à l'invitation de la direction de la société Bouygues. (pour plus de détail sur cette période cliquer ici)

Qu'il suffise d'en dire que l'éveil des syndiquées du 301 à cette réalité, probablement provoqué par les tentatives maladroites de Bouygues de les manipuler, fut contagieux: en quelques mois, la question de la privatisation des services d'eau, sujet banal s'il en fut en d'autres circonstances, allait être l'amorce d'une mobilisation générale sur tout le contentieux de l'eau.  Tous azimuts, les camps allaient se définir par leur rapport à la gestion de la ressource.

Aussi Robert sait-il que les trois hommes qu'il guide en cette après-midi humide et froide de janvier 1996 ne sont pas venus sur les lieux en touristes.  Leurs blagues, même celles sur le maire, sont sinistres.  Leurs propos sont facilement décodables.  L'intérêt de la très grande entreprise privée pour la gestion des eaux municipales n'a rien de charitable.

Pierre Bourque vu par Chapleau en 1996

Le secteur privé a toujours recherché le profit maximum, le plus vite possible.  Règle financière de base, l'économie des coûts ne vient pas sans augmentation de prix, déficiences d'entretien, abolition d'emplois.

À Montréal, où vivent alors 200 000 assistés sociaux, où le taux de chômage s'abaisse rarement sous les 12 %, où le revenu disponible par contribuable est le plus bas du Canada, la privatisation de l'eau et sa tarification prévisible affecteraient inévitablement la qualité de vie de la majorité de la population.

Ici pour une digression sur le contexte et les postulats du maire Bourque.

Devant la volonté des élus municipaux de garder secrètes les tractations sur la privatisation de l’aqueduc, le Syndicat Canadien de la Fonction Publique au Québec (SCFP-FTQ), qui représente le Syndicat des Cols bleus et le Syndicat des fonctionnaires municipaux (SL-429), nomme un coordonnateur à la lutte contre la privatisation de l'eau à la ville de Montréal. 

Il s'agit de André Bouthillier un des conseillers du SCFP attitré au service de recherche spécialisé dans l'analyse du rôle de l'État, la privatisation, la dérèglementation et la sous-traitance.  

Le 301 avait déjà organisé des sessions de formation sur les privatisations et la sous-traitance. 

Mais ce n'était pas tout, il  fallait des études sur ce qui se passait en France et en Angleterre, principaux lieux où se déroulaient des privatisations massives, et il était nécessaire que les syndicats municipaux préparent leurs délégués.es à voir venir pour contrer la menace.

Les recherches ont été confié Léo-Paul Lauzon, docteur en science comptable et professeur à l'Université du Québec à Montréal (UQÀM). Premier gestes qui permis financièrement de créer la Chaire de recherche socio-économique de l'UQÀM.  Le coordonnateur savais par expérience que cette lutte ne se gagnerait pas uniquement avec les cols bleus, stratégiquement il fallait regrouper les 11 syndicats œuvrant à la ville, les groupes communautaires sur le territoire du grand Montréal et tisser des liens avec les partis d’opposition siégeant à l’Hôtel de Ville.

Rapidement celui-ci regroupe tous les syndicats à la ville de Montréal, affiliés ou non au SCFP

Une des premières démarches de ce groupe de syndicats fut de prendre contact avec le principal parti politique d'opposition à l'Hôtel de ville, le Rassemblement des citoyens et citoyennes de Montréal (RCM), dont le chef au conseil était André Lavallée.

Ensemble ils décidèrent de poser un premier geste public afin de voir la réaction des citoyens quant à la possibilité de lever un grand mouvement de contestation.

12 juin 1996.

Premier geste du Groupe intersyndical de Montréal en collaboration avec le Rassemblement des citoyens et citoyennes de Montréal (RCM) et la Chaire d'étude socio-économique de l'UQÀM.

Le débat ayant remporté un vif succès, autant en terme de nombre de participants qu'en terme de couverture médiatique, le regroupement jusqu'alors nommé informellement Cartel des syndicats de Montréal invite les groupes communautaires et sociaux à former une regroupement élargi. Tous conviennent que la lutte doit déborder de la lutte syndicale traditionnelle.

C'est ainsi qu'une trentaine de groupes communautaires et sociaux, le Conseil central de Montréal (CSN), le Conseil du travail du Montréal (FTQ), la CSD de Montréal, l'Alliance des professeurs de Montréal, crée la Coalition montréalaise pour un débat public sur l'eau

 

Rapidement tous conviennent d'intégrer aussi dans les rangs des citoyens et citoyennes pouvant de par leur fonction ou notoriété faire avancer la cause.

C'est alors que mesdames Hélène Pedneault, écrivaine et Louise Vandelac, sociologue se joignent à la Coalition.  Le mouvement des membres individuels est lancé.

Durant des mois, la "Coalition montréalaise pour un débat public sur l’eau à Montréal" - comme son nom l’indique - exige qu’on tienne un vaste débat public sur la gestion de l’eau et recrute des groupes membres. 

Pendant que la Coalition Montréalaise cherchait à mieux comprendre la situation montréalaise, le niveau provincial ne chômait pas.

En effet, le gouvernement avait décidé d'inviter le secteur privé à investir dans un nouveau genre d'organisation qui se nommerait les Sociétés d'Économie Mixte

Créature bizarre, incluant des investissements financiers du secteur privé et des investissements immobiliers des villes, ces sociétés pourraient devenir propriétaires d'installations de production d'eau potable et d'assainissement des eaux usées.

La Coalition montréalaise lança ses troupes contre ce premier enjeu qui pouvait court-circuiter la lutte qui s'annonçait à Montréal.  Dans le premier cas, c'était une privatisation dure, c'est-à-dire la vente des actifs de la ville.  Dans le deuxième cas, c'était un détournement de mission d'une ville. 

La Coalition montréalaise mobilisa ses membres afin de combattre ce projet de loi.  Lettres publiques, lettres aux députés, signature de pétitions (exemple: les cols bleus de Montréal devant les "bouches" du métro de Montréal pour faire signer une des pétions), tout y passa ainsi qu'une demande d'être entendue en commission parlementaire.

24 novembre 1996. Pendant ce temps, le ministère des Affaires municipales du Québec et son ministre péquiste Rémy Trudel y allaient d'affirmations contradictoires concernant la privatisation de l'eau, se prononçant en faveur de celle-ci un jour et contre le lendemain. 

Les délégués du parti Québécois ont adopté une résolution demandant à leur propre gouvernement d'empêcher la privatisation de l'eau à Montréal et dans toutes les municipalités du Québec, malgré que les ministres Serge Ménard (ministre d'État à la Métropole) et Rémy Trudel aient insisté pour faire rejeter la proposition. 

Le projet de loi sur les Sociétés d'Économie Mixte présenté en novembre 1996 par le ministre Trudel, bien qu'il excluait le partenariat dans les services de l'eau potable, des incendies et de la police, laissa tout de même la porte entrouverte pour ce qui concerne les services d'eau potable et d'eaux usées : il est spécifié dans le projet de loi qu'un éventuel projet de privatisation de l'eau pourrait se concrétiser en obtenant l'aval du Conseil des ministres.

Une société d'économie Mixte - Une définition

Une entreprise privée, spécialisée dans la gestion des eaux, prend une participation dans une société dans laquelle la Ville investit aussi (en général des biens patrimoniaux). La Société opère les usines de traitement et voit à l'entretien majeur et mineur du réseau, des conduites principales et secondaires d'aqueduc et d'égout. La Société établit la tarification et perçoit les revenus. La Société trouve les fonds nécessaires à son fonctionnement et à ses investissements et doit se rentabiliser. Le conseil d'administration est majoritairement contrôlé par les élus et la Société peut faire des profits.

Comité interservices sur la gestion des eaux municipales 24 janvier 1992
note:
Cette loi loi a toujours force de loi au moment où vous lisez ces lignes.

29 mars 1996. Michel Vézina le président du Syndicat des professionnelles et professionnels municipaux de Montréal,
dénonce les effets des Sociétés d'économie mixte

  Pour l'enrichissement de tous
ou de quelques-uns?

 

 

Pendant ce temps à Montréal

23 décembre 1996. Devant les attentes pressantes des citoyens, la Ville de Montréal a finalement accouché d’un livre vert sur l’eau.  La naissance de l’enfant fut laborieuse, maintes fois reportée tout au long de l’automne 1996.  On voulait que l’enfant soit discret: il le fut.

Une autre naissance célèbre lui vola la vedette puisqu’il fut rendu public presque en plein réveillon de Noël. Dans ce livre vert, nulle part le mot privatisation n’est employé, quand on fait le tour des différents scénarios possibles de gestion de l’eau à Montréal.  Mais tous les euphémismes possibles y sont utilisés en lieu et place: affermage, concession, gestion déléguée, partenariat, etc. 

Peu de temps après la sortie du livre vert, M. Bourque avouait même naïvement devant une caméra de télévision qu’on lui avait fortement conseillé de ne plus employer ce vilain mot de «privatisation» parce qu’il n’était pas du tout populaire auprès des citoyens, lesquels étaient à plus de 90% contre dès les premiers sondages sur la privatisation de l’eau de Montréal. 

M. Bourque n’avait rien inventé, il suivait religieusement les recommandations d’un document du Ministère des Affaires municipales, daté de février 1996, intitulé: Proposition d’un modèle québécois de privatisation des services d’eau
, où on pouvait lire cette littérature édifiante, en page 16: 

Extrait du document: L'expérience de l'Angleterre en terme de privatisation démontre que «les compagnies anglaises ont en effet eu beaucoup de difficultés à gérer la perception des gens quant à l’augmentation des tarifs. Suite à la privatisation des services d’eaux, les consommateurs ont en effet vu leurs tarifs doubler et ont perçu l’avidité du secteur privé comme ayant été la principale raison de ces augmentations. (...) 

La privatisation de services d’eaux étant un changement culturel important, la situation vécue en Angleterre nous montre qu’il faut savoir gérer de façon efficace la perception des consommateurs face à l’augmentation inévitable des tarifs.  Ce changement culturel doit s’opérer de façon harmonieuse et graduelle pour assurer le succès de l’opération. »

 

Notes & Références encyclopédiques:

celui-ci regroupe tous les syndicats à la ville de Montréal, affiliés ou non au SCFP...

 

Regroupement
des syndicats à la ville de Montréal

Syndicat des cols bleus regroupés de Montréal, Syndicat des fonctionnaires municipaux de Montréal, Syndicat des professionnelles et professionnels de Montréal, Syndicat des ingénieurs de

Montréal, Syndicat des architectes de Montréal, Syndicat des géomètres de Montréal, Syndicat des contremaîtres à la Ville de Montréal, Syndicat des chimistes de Montréal, Syndicat des pompiers, Syndicat des avocats en droit civil de la Ville de Montréal, tous sous la coordination du service de la recherche (privatisation et sous-traitance) du Syndicat Canadien de la Fonction Publique (ftq-ctc).

 

Retour au texte

Devant les attentes pressantes des citoyens...

 
 

Retour au texte

un document du Ministère des Affaires municipales...

Proposition d’un modèle québécois de privatisation des services d’eau
 PDF 1 page

 

Retour au texte

Premier geste du Groupe intersyndical de Montréal en collaboration avec...

 

La privatisation de l’eau potable dans le monde. L’expérience française: immorale mais très rentable! -  dans
L’aut’ Journal, No 155, Décembre-Janvier 1997 par Léo-Paul Lauzon, Martin Poirier, François Patenaude

 

Retour au texte

Retour à : Plan du site - MétéoPolitique - Environnement - Eau - Éditoriaux - Noyer les cols bleus - Haut de page