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Le fléau des algues bleues demeure entier. Même si l’épineux dossier des algues bleu-vert a disparu de l’écran radar depuis que Québec ne diffuse plus systématiquement la liste des cours d’eau affectés, leur nombre n’en demeure pas moins similaire d’une année à l’autre. De nouveaux cas sont d’ailleurs révélés chaque année. Mais le ministère de l’Environnement a décidé de réduire ses inspections sur le terrain.

Ci-dessus, Mme Lyne Beauchamp, ex-ministre de l'Environnement du Québec, qui en 2007 décida de cacher l'état des cours d'eau à la population pour éviter d'intervenir et de faire payer les pollueurs de l'eau

 

 

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Les données du ministère pour la période 2007-2012 consultées par Le Devoir indiquent clairement que le phénomène des algues bleu-vert, ou cyanobactéries, demeure toujours sérieux au Québec. Au cours de ces six années, 142 cours d’eau en moyenne ont été affectés par le phénomène. De ce nombre, 56 en moyenne étaient de nouveaux cas identifiés.

À la suite de ces constats, le ministère de l’Environnement a avisé bon an mal an quelque 135 municipalités de la présence d’algues bleu-vert dans leurs plans d’eau. Un total de 50 % d’entre elles ont reçu un tel avis durant trois ans ou plus entre 2007 et 2012.

Eau potable

« Au cours des dernières années, des fleurs d’eau d’algues bleu-vert ont été observées dans plusieurs plans d’eau servant de source d’approvisionnement en eau potable », souligne aussi le ministère dans le document Bilan de la gestion des épisodes de fleurs d’eau d’algues bleu-vert au Québec, de 2007 à 2012.
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Certains cours d’eau — essentiellement des lacs — peuvent être touchés une année et ne plus l’être l’année suivante. Les données de Québec indiquent toutefois que plusieurs sont affectés de façon récurrente. Les régions des Laurentides, de la Montérégie, de l’Estrie et du Saguenay–Lac-Saint-Jean sont les plus touchées de façon répétée.

Quant au nombre de cours d’eau affectés, la région des Laurentides arrive en tête, avec 104 au cours de la période 2007-2012. On retrouve ensuite Lanaudière (48), l’Outaouais (42), l’Estrie (37) et Chaudière-Appalaches (32). La plupart des cours d’eau atteints au point de nécessiter des « restrictions d’usages » se retrouvent dans les Laurentides, en Montérégie et dans Chaudière-Appalaches.

Certains cas peuvent en outre échapper aux autorités. « Le plan de gestion est basé sur les signalements, précise le ministère. Ainsi, les plans d’eau ne sont pas nécessairement signalés tous les ans, même en présence de fleurs d’eau. »

Moins d’inspections

Si les données qui couvrent la période 2007-2012 se prêtent à une comparaison, ce n’est pas le cas pour 2013. Le ministère de l’Environnement a en effet décidé l’an dernier de réduire de façon significative les visites sur le terrain.

Note de
JosPublic: Ça, c'est sous la compétence d'un autre illustre incompétent du développement durable, Yves-François Blanchet, celui qui passait son temps à rassurer les pollueurs et qui a caché l'état du Lac-Mégantic après la catastrophe ferroviaire.

Jusqu’en 2012, il visitait presque systématiquement tous les plans d’eau où un cas plausible de fleurs d’eau d’algues bleu-vert était signalé. Mais, de l’aveu même du ministère, on « note une diminution importante du nombre de plans d’eau visités » en 2013. Le nombre est ainsi passé d’une moyenne annuelle de 230 à un total de 121 visites l’an dernier. La facture pour Québec a ainsi été réduite de moitié, selon les chiffres du ministère de l’Environnement.

« Néanmoins, précise le ministère dans son bilan 2013, la proportion de plans d’eau touchés et de nouveaux cas est relativement comparable aux années précédentes. » Et « d’importantes fleurs d’eau » ont été observées dans 71 % des plans d’eau visités et touchés, et ce, au moins une fois au cours de l’année. Les mois de juin, juillet et août ont été les plus problématiques.

Patate chaude

Porte-parole de Greenpeace, Nicolas Mainville déplore la diminution du nombre de visites sur le terrain. « Même si le problème persiste, le ministère semble diminuer ses efforts pour mesurer la présence des algues bleues. Comment peut-on expliquer que même si le phénomène est toujours aussi sérieux, on diminue les effectifs ? Clairement, c’est une patate chaude pour le gouvernement, qui tarde à mettre en place des mesures concrètes qui risqueraient de déranger les villégiateurs, ou encore le lobby agricole. »

« Le scandale des cyanobactéries, en 2007 ( 02 ), a éveillé les consciences, ajoute-t-il. Plusieurs municipalités ont changé leurs mesures, notamment pour les bandes riveraines. Maintenant, l’impression, chez beaucoup de Québécois, c’est que le problème a été réglé. Mais c’est loin d’être le cas. Et ces phénomènes sont un symbole de la détérioration de la qualité de nos écosystèmes aquatiques. »

Le gouvernement du Québec ne divulgue plus systématiquement la liste des cours d’eau affectés par des cyanobactéries depuis 2008 ( 03 ). Le virage est survenu après que le sujet eut fait les manchettes pendant des semaines au cours de l’été 2007, suscitant de vives inquiétudes dans la population.

Le gouvernement a aussi rehaussé le seuil minimal pour qu’un cours d’eau soit inscrit sur la liste. Ce changement explique aussi pour l’essentiel le recul des avis de restriction d’usage.

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«Vous voulez dire qu'il existe des algues qui sont bleues ou que vous avez les bleus des algues?» Phrase fictive d'un ministre à l"'environnonnement", à l'éthique élastique qui s'est joint au Parti politique des esprits vaseux et qui ne connaît rien à l'environnement. Ce fut une nomination Juste pour Rire; voici ci-dessus votre ministre monsieur David Heurtel

Source: Le Devoir pour SPEQ Le Devoir inc.

Choix de photos, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Mise à jour le 25 juillet 2017

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Notes & Références encyclopédiques:

01

 

Bilan de la gestion des épisodes de fleurs d’eau d’algues bleu-vert au Québec, de 2007 à 2012 Bilan de 2007 à 2012

PDF, 34 pages

 

02

Algues "blues", Menace sur nos lacs par Québec Science - Sur MétéoPolitique

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03

 

Liste des municipalités et des milieux aquatiques touchés par les algues bleues (Bleu-vert ou Cyanobactéries) 2008 et avant. - Sur MétéoPolitique

 

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