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Les oligarques québécois se protègent et couvrent leurs bailleurs de fonds
80 ans avant de poser les yeux sur le rapport secret de
Jacques Duchesneau

Depuis 2003, les libéraux québécois et ensuite toute la population québécoise ont été pris au piège d'une clique de Libéraux et Conservateurs d'Ottawa qui voulait un "Capitaine Québec" qui détruirait à jamais l'élan du peuple québécois, qui avec son Québec Inc. et sa Caisse de dépôt (CDPQ), prenait de plus en plus de place au Canada.   L'application de la règle cynique "la fin justifie les moyens", que nous avions constatée suite aux enquêtes sur le déroulement du référendum de 1995 ( 01 ) et lors du scandale des commandites ( 02 ), nous donna toute la mesure de ce qu'oserait faire Maître Jean Charest

Des forces de l'ombre lui facilitèrent l'achat d'une maison à Westmount et lui permirent un salaire de 75 000$ par année pour s'emparer du vieux Parti Libéral du Québec et le détruire ( 03 ).   Il fallait en faire une patente à fric pour les carriéristes et partisans apatrides de la mondialisation tous azimuts comme on l'avait fait au Canada.  Objectif atteint.   Après les déchiqueteuses à papiers compromettants, l'effaçage des disques durs des ordinateurs, la fabrication de fausses factures, nous apprenons maintenant qu'au moins un rapport de Jacques Duchesneau est bien planqué dans le placard de l'histoire politique du Québec et protège la clique jusqu'au 9 novembre 2096...  

Avril 2016 : Jean Charest ex-chef du Parti Libéral du Québec défendant son bilan politique de 2003 à 2012

 
Jean Charest "Capitaine Québec", Commission Charbonneau, Financement illégal des partis politiques au Québec. Fédéralistes canadiens, collusion, corruption, fraude, conflits d'intérêts

Texte par Josée Legault
Chroniqueure le 13 avril 2016

Le sens de l’humour de Jean Charest est légendaire. Et, en jurant que son gouvernement était «honnête et intègre», il s’est même surpassé.   Le voilà enfin mûr pour le festival Juste pour rire.

Sous son règne, il n’y aurait eu aucun système de financement sectoriel illégal ni patronage.    Il réitère même sa «confiance» en son ex-vice-première ministre, Nathalie Normandeau, arrêtée le 17 mars 2016 pour complot, corruption et fraude.

Nier tout

Si on suit son raisonnement, il aurait donc créé la Commission Charbonneau et l’UPAC pour rien.   L’UPAC aurait arrêté Mme Normandeau et un autre ex-ministre libéral, Marc-Yvan Côté, pour rien.   L’UPAC mènerait 46 autres enquêtes pour rien.

La Commission Charbonneau aurait pondu 60 recommandations pour rien.   Même Tony Tomassi n’aurait jamais existé.   Bref, nul besoin de nettoyer les écuries puisqu’elles étaient déjà immaculées!   Fallait juste y penser...

Combat de clans

Sur une note plus sérieuse, pour Philippe Couillard, cette sortie est un coup de Jarnac.   Préoccupé par sa réputation, M. Charest défend avant tout son «clan» dont Mme Normandeau et M. Côté étaient des fidèles prisés.   Or, depuis sa démission en 2008 à la suite d’un long conflit avec M. Charest sur l’emplacement du CHUM, le docteur Couillard n’en fait plus partie.

Sachant qu’elle embarrasserait son successeur, la sortie de M. Charest est en fait une salve bien sentie. Elle vise celui-là même qui, de plus en plus, cherche à se dissocier de lui comme d’une vieille chaussette malodorante.

M. Couillard est en effet confronté aux fantômes de l’ère Charest.   Ne pas s’en dissocier l’ouvrirait à tous les soupçons.   Le faire trop désavouerait son propre parti.   D’où sa procrastination face aux recommandations de la Commission Charbonneau.

Après tout, quand M. Couillard jure que le PLQ est devenu «exemplaire» sur le plan de l’éthique, c’est donc que sous M. Charest, il était loin de l’être.

 

Texte par JosPublic
Les basses oeuvres de Jean Charest

 
 

Démolir la Caisse de dépôt et placement du Québec

 
 

Dès son arrivée au pouvoir Jean Charest fait changer le mandat de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) et fait nommer comme président du Conseil d'administration Robert Tessier, un homme provenant de Gaz Métropolitain et tributaire de la Famille Desmarais comme le mercenaire P.D.G. Henri-Paul Rousseau.   Au moment de l'éclatement de la crise du papier commercial, en 2007, la gestion du risque à la Caisse de dépôt et placement du Québec accusait un «retard par rapport aux pratiques du marché», selon la firme comptable PricewaterhouseCoopers.

Henri-Paul Rousseau - ex-Pdg de la Caisse de dépôt et placement du Québec

Au cours de son témoignage en commission parlementaire, Henri-Paul Rousseau, président démissionnaire, a longuement défendu sa gestion à la tête du «bas de laine» des Québécois de 2002 à 2008.   Il avait tort et nous avons perdu des milliards.   Aujourd'hui il s'est caché chez son employeur Power Corporation de la famille Desmarais.   La perte historique a affaibli l'organisme sous les applaudissements de l'oligarchie canadienne.   Le Parti Libéral a refusé à l'opposition l'opportunité de lancer une enquête publique sur les pertes de la Caisse.  

 
 

Démolir Hydro-Québec

 
 

Déjà Lucien Bouchard avait ouvert les portes de la haute-direction d'Hydro-Québec à une pléiade de cadres de Gaz Métropolitain.   André Caillé, André Boulanger, Robert Tessier et autres ont tenté de transformer la société d'État en productrice de gaz en achetant des parts de Gaz Métro et en se lançant dans la construction de centrales au Gaz.   S'il est vrai que la population a refusé pour dans le cas du Suroît, les hommes du gaz ont pu permettre la construction d'une centrale au gaz à Bécancour, laquelle depuis sa construction se fait payer pour ne pas produire.   Si le Québec est présentement en train de détruire l'écologie de l'Île-d'Anticosti c'est dû au ministre Claude Béchard avec Nathalie Normandeau qui, sous Jean Charest, ont dézoné une partie de l'île pour permettre l'exploration et l'exploitation des gaz de schiste et pétrole sur l'Île.

 
 

La Commission Bastarache pour gagner du temps

 
 

Ex-juge Michel Bastarache - Commissaire

Pour faire distraction Jean Charest prend au mot l'ex-ministre de la Justice sous son propre gouvernement, Marc Bellemare qui accuse le gouvernement libéral d'avoir accepté de généreuses contributions politiques visant à influencer les nominations de juges.

Jean Charest déclenche la commission Bastarache pour faire taire les critiques et encore gagner du temps.

  Résumé des événements ayant donné naissance à la Commission Bastarache.
Témoignage de Maître Marc Bellemare, commentaires et analyses de spécialistes des commissions d'enquête et des processus de nomination des juges

 
 

Rendre inefficace l'administration de la Justice devant les tribunaux
Gestion des procureurs et nomination des juges

 
 

Depuis 2003, de budget en budget le Parti Libéral du Québec réduit la capacité de l'État de poursuivre la grande criminalité, celle qui prend plus de personnel pour faire les enquêtes et monter des dossiers qui deviennent de plus en plus complexes à cause des crimes des cravatés.

En 2011, le système judiciaire s'enraye tellement que des procès contre des Hells Angels sont annulés.   Il manque tellement d'avocats au ministère de la justice que ceux qui restent font une grève.  Le temps passe et les déchiqueteuses ont le temps de cacher leurs dossiers de corruption.

En 2015, la situation se détériore, des procureurs en charge de gros dossiers démissionnent et retournent en cabinet privé.   Le gouvernement a procédé à des diminutions de budget dans le cadre de son programme d'austérité et une des conséquences sera qu'il y aura jusqu'à 50 procureurs de moins pour faire le travail de la poursuite contre les fraudeurs.  Donc, ne soyons pas surpris que le procès de l'ex-maire de Laval se tienne en 2019 et que les deux semaines nécessaires à celui de Michael Applebaum, l'ex-maire intérimaire de Montréal se tiennent en 2017.

  Le système judiciaire du Québec rendu inefficace par de sombres coupures budgétaires.

 
 

Favoriser les entrepreneurs fédéralistes

 
 

Le programme mal nommé "Réingénierie de l'État" ou par la suite "Modernisation de l'État" est en fait un programme de Privatisation de l'État vers les firmes privées.   Non seulement il transfère les travaux au secteur privé de l'économie mais imbrique les ingénieurs privés dans ses processus de décision des ministères et sociétés d'État.

La mise en place de ce programme par Jean Charest facilite la collusion et la corruption: le Ministère du Transport (MTQ) a perdu son expertise.   La fonction publique est en décroissance.   Les ingénieurs sont beaucoup moins bien payés dans le secteur public que dans l'entreprise privée.   Les jeunes diplômés préfèrent donc travailler dans les firmes de génie-conseil.   Ces dernières embauchent aussi des ingénieurs d'expérience issus du secteur public.

Extrait du Rapport Duchesneau:«Depuis une bonne dizaine d'années, le Ministère perd de sa main-d'oeuvre et même de son expertise au profit des firmes de génie-conseil, qui préparent actuellement 100% des estimations relatives aux contrats d'infrastructure routière à Montréal et 95% dans les autres régions.»   La privatisation cause des hausses de coûts: 72% de plus dans le secteur du terrassement, par exemple.   «Les ingénieurs du Ministère sont devenus davantage des gestionnaires de projet. Ils ne s'attardent plus aux détails techniques qui sont normalement de leur ressort.»

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Tenter d'éviter une enquête publique

  
 

Pendant 18 mois le Parti Libéral du Québec a résisté à la pression de la population et des groupes professionnels. Lorsqu'il accepta de faire une commission d'enquête il fit tout en son pouvoir pour mettre les bâtons dans les roues des enquêteurs.

 
 

Faire disparaître les traces de la magouille

 
 

Après la cuisante défaite électorale de Jean Charest qui a été rejeté de son propre comté, le Parti Libéral du Québec se lança dans une course à la chefferie qui permit à Jean-Marc Fournier de faire le ménage entre les deux administrations.

Mais pas assez semble-t-il puisque les perquisitions de l'UPAC ont permis des arrestations de membres du PLQ dont Nathalie Normandeau ( 04 ) et Marc-Yvan Côté. ( 05 )

En attendant les procès, s'il reste encore des procureurs de l'État et si les témoins ne sont pas tous morts d'attente... Ceux qui craignent d’être montrés du doigt dans le deuxième rapport Duchesneau, qui est toujours secret, peuvent dormir sur leurs deux oreilles.

Le journal "La Presse" a déposé une demande d’accès à l’information à Bibliothèque et Archives nationales du Québec pour obtenir le document intitulé « Le financement illégal des partis politiques, un système hypocrite où l’influence est à louer ».

Or, a répondu l’organisme public, les documents demandés sont soumis à une ordonnance de confidentialité prononcée par la Cour supérieure, et une autre ordonnance de la commission Charbonneau elle-même.   « Ce jugement et cette ordonnance de confidentialité nous empêchent de donner accès auxdits documents, et ce jusqu’au 9 novembre 2096 », peut-on lire dans la réponse.

 

 
 

Jean Charest est le «premier suspect», selon Amir Khadir

 
 

M. Khadir a affirmé lors d'un point de presse que M. Charest, qui a défendu l'intégrité de son gouvernement lundi, commandait une « machine » qui a commis des crimes.

« Le plus clair de cette période-là, c'est Jean Charest qui était à la commande de cette organisation, a-t-il dit. Alors, dire ça et le reste, ça veut dire que, s'il y a des pratiques frauduleuses, du trafic d'influence, des contrats gonflés, de la collusion, en définitive ça relève de celui qui avait les commandes de l'État. »

Selon le député de Québec solidaire, les gestes reprochés à l'ex-vice-première ministre Nathalie Normandeau, arrêtée le mois dernier par l'Unité permanente anticorruption (UPAC), relèvent également de la responsabilité de M. Charest.

« Je soupçonne qu'il a été à la commande de la machine qui a commis ces crimes, a-t-il dit. Je soupçonne que c'est lui qui décidait en dernier lieu que oui ou non on opérait comme ça. Je soupçonne donc que les choses qu'a faites Mme Normandeau et qui ont conduit l'UPAC à l'accuser en matière criminelle relèvent aussi de la responsabilité de M. Charest. »

M. Khadir a exprimé le souhait que l'UPAC poursuive son travail, même si cela nécessite l'arrestation de M. Charest.

« C'est sûr que dans la tête des gens, M. Charest est gravement accusé, c'est le premier suspect dans toutes ces affaires-là », a-t-il dit.

Alors que le premier ministre Philippe Couillard a pris ses distances, la semaine dernière, des pratiques de financement à l'époque de M. Charest, M. Khadir a estimé qu'il nuit à sa crédibilité en tentant de nier qu'il était au courant de malversations dans le financement politique du PLQ.

« S'il est la personne intelligente qu'on sait, capable de discernement, capable de savoir ce qui se passe alentour de lui, il ne pouvait pas ne pas savoir », a-t-il dit.

En concluant cette charge contre ses adversaires, M. Khadir a mis au défi M. Charest de le poursuivre en diffamation.

« Je mets au défi M. Charest, s'il pense le contraire, qu'il n'est pas suspect d'avoir collaboré, orchestré ce que ses ministres ont fait, qu'il me poursuive en justice », a-t-il dit.

 

Sources: La Presse pour Power Corporation du Canada. MétéoPolitique.com; Journal de Montréal et de Québec pour Québecor Inc.; Agence La Presse Canadienne/Canadian Press Enterprises propriété de CTVglobemedia, Torstar et Power Corporation of Ca

Choix de photos, commentaires, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Publication : 14 avril 2016

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

Notes & Références encyclopédiques:

01

 

Rapport d’enquête au sujet des activités d’Option Canada à l’occasion du référendum tenu au Québec en octobre 1995. Présenté au Directeur général des élections du Québec par Me Bernard Grenier, Commissaire-enquêteur. Le 25 mai 2007   170 pages en format PDF

Un demi-million de dépenses illégales - Sur Radio-Canada, le 29 mai 2007

 

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02

 

À propos de la Commission Gomery et du scandale des Commandites - Sur Wikipédia

La Saga du fraudeur, du lanceur d'alerte et du journaliste intègre. Lors de la Commission Gomery et le scandale des commandites par le gouvernement du Parti libéral du Canada

 

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03

 

Une maison et un salaire de 75 000$ par année pour Maître Jean Charest - Sur MétéoPolitique

 
 

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04

 

À propos de Nathalie Normandeau et l'intégrité morale lorsque l'on détient une charge publique - Sur MétéoPolitique

 
 

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05

 

Marc-Yvan Côté le "tit beu de Matane" déguisé en lobbyiste de retour dans les nouvelles - Sur MétéoPolitique

 

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