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Stephen Harper veut un chien de garde boursier unique

Forum économique mondial
Harper veut un chien de garde boursier unique

Société Radio-Canada
Publié le 29 janvier 2010

 

De passage au Forum économique mondial qui se tient à Davos, en Suisse, le premier ministre Stephen Harper a déploré l'absence d'une autorité des marchés financiers unique au Canada.

Selon lui, certaines « lacunes » subsistent dans le système de régulation, dont l'absence d'une seule autorité des marchés financiers à l'échelle nationale. « La plupart des provinces y travaillent », a-t-il ajouté.

Rappelons que le gouvernement a annoncé son intention de s'adresser à la Cour suprême pour lui demander un avis sur la constitutionnalité de son projet de loi à ce sujet, prévu au printemps 2010. Le Québec et l'Alberta s'opposent à une telle commission, tout comme le Manitoba.

Le premier ministre du Québec, Jean Charest, assiste aussi au forum de Davos. Aucune rencontre n'est prévue avec M. Harper.

Contre une réglementation « excessive »

Malgré cela, le premier ministre canadien a vanté le bilan du pays dans la crise financière et son système d'encadrement du secteur.

Il a toutefois lancé un appel en faveur d'un renforcement de la réglementation du secteur financier. Mais, a-t-il prévenu, celle-ci ne doit pas être excessive.

"Le Canada n'optera pas pour une réglementation excessive, arbitraire ou punitive du secteur financier" — Stephen Harper

Il se refuse à une « microgestion d'une industrie trop complexe », souhaitant plutôt encourager « la transparence sur les marchés », « une culture de prudence » et « lier le risque, la performance et les récompenses ».

Le premier ministre prône aussi une « meilleure coordination entre les organismes de réglementation ».

Mercredi, son homologue français Nicolas Sarkozy a prôné (1) une « réforme du système monétaire international » pour contrer les dérives du capitalisme foncier.

Maintenir la relance

Autre thème de son discours: la reprise. Selon lui, celle-ci est « très large, mais peu profonde ».

"Il est beaucoup trop tôt pour abandonner les programmes de relance"
                                                             
— Stephen Harper

Il assure toutefois qu'il « n'est plus trop tôt pour commencer à planifier la prochaine phase, pour commencer à réfléchir à des stratégies de sortie ». Au passage, il note que le Canada a le plus faible taux d'endettement du G7.

Le prochain budget fédéral indiquera les moyens que compte prendre son gouvernement pour combler les déficits et revenir à l'équilibre budgétaire, a-t-il ajouté.

Un nouveau rôle pour le G8

Enfin, le premier ministre tente d'insuffler un nouveau rôle au G8, alors que le G20 « se polarise sur l'économie »: « la sécurité et le bien-être des populations ». Il a évoqué le terrorisme, les pirates, la propagation des armes nucléaires ou, dans un autre registre, les changements climatiques.

À l'image de sa lettre ouverte, notamment publiée jeudi dans le quotidien français Le Figaro, il a réclamé une meilleure intervention de la communauté internationale au niveau de l'aide au développement.

Nous ne devrions pas attendre une catastrophe naturelle pour porter attention aux moins fortunés. Les peuples vivant dans la pauvreté ont été les plus durement éprouvés par le ralentissement économique mondial.
                                                                              
— Stephen Harper

Après avoir soutenu qu'il avait doublé son aide à l'Afrique, M. Harper a ajouté qu'il était « tragique » que la communauté internationale ait « si peu agi ».

Il entend se concentrer sur « la santé maternelle et infantile dans les régions les plus pauvres du globe ». Et d'ajouter: « Souvent, les clés de la vie sont aussi simples que de l'eau potable ».

(1)

Davos: Sarkozy dénonce la "dénaturation" du capitalisme

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