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Pas de bilan de la participation du Québec au Forum Économique Mondial
Une rencontre qui s'étiole

Texte mis à jour le 26 mars 2011
suite à la réponse du gouvernement aux questions de
JosPublic

  Les cinq mythes de Davos Par Moíses NAIM

En photo: vue de la ville de Davos bien protégée!


JosPublic

Pourquoi parler du Forum Économique Mondial de Davos alors qu'il est terminé depuis le 30 janvier 2011 ? Parce que je m’étonne que sur les 44 articles de presse publiés au Québec, qui annonçaient en grande pompe l’événement, aucun n’ait assuré un suivi de la participation du Québec pendant et après l’événement.

Rien, à l’exception d’un court compte rendu sur le site d’Investissement Québec, disponible uniquement en anglais.

JosPublic a donc déposé deux demandes d'accès à l'information au gouvernement pour en savoir plus sur les retombés de ce renommé Forum. Il faudra cependant attendre le délai de réponse, soit une trentaine de jours, pour en mesurer l’efficience.

Il est raisonnable de se questionner sur la pertinence de la participation d’un premier ministre du Québec, surtout en perte de crédibilité, à ce Forum donc l’objectif initial s’est réalisé suite au passage à une économie mondiale.

Maintenant ce n’est qu’une foire commerciale. Est-il vraiment indispensable que le chef de l’Etat dépense de sa personne et l’argent des contribuables pour tenir par la main les entreprises vers ce genre de manifestation, alors qu’elles bénéficient déjà de réductions d’impôts, de subventions à la pelle et de compensations électorales?

Bien sûr, grâce à son titre honorifique, la personne de Jean Charest peut s’intéresser à tisser des liens personnels avec les dirigeants du Forum et les autres panelistes, ou contribuer par sa grande expérience de fourberie à certains panels, mais aux frais de l’État?

Jean Charest
Premier ministre du Québec

Récemment, David Rothkopf, un consultant, chercheur et commentateur américain, et habitué du forum disait: "Toute cette entreprise est en train de s'étioler pour plusieurs raisons, toutes liées au fait que Davos se prête mal au réseautage."

Le premier ministre n’a pas «réseauté» durant les cinq jours du Forum, il a participé en tant qu’intervenant à deux ateliers : l'un portant sur la rétention de la main-d'oeuvre et l’autre sur le développement durable. Plutôt loufoque lorsqu'on examine son bilan québécois, mais l’homme a le droit de se divertir et de se faire voir. Il a dû écourter son séjour afin d’assister aux funérailles de Mme Audrey Best, ex-épouse de Monsieur Lucien Bouchard. À cause de la distance Montréal/Suisse, soustrayons une autre journée et demie de temps de lobby; donc peu de rencontres avec des dirigeants de multinationales, tel que seriné par les médias.

Considérons que la preuve est faite : la présence du Premier ministre n'était pas obligatoire pour le bien du Québec. Qui donc a fait le travail de participer à une trentaine de tête-à-tête, programmés avant même le début du Forum? Est-ce Clément Gignac, le ministre du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation qui, comme membre officiel d’un comité du Forum a probablement grugé quelques heures sur ses rendez-vous d’affaires?  Ou est-ce que les rendez-vous ont tous été organisés et réalisés par M. Jacques Daoust d'Investissement Québec et les quelques fonctionnaires à son service? Si tel est le cas pourquoi ne pas l'avoir envoyé seul avec son équipe ?

Dans les faits, ces rencontres demandent le plus souvent des mois de préparation : qui veut-on  rencontrer? Quel secteur industriel? Présent à Davos ou pas? Une plage horaire disponible? Le motif de la rencontre? Etc.  

Bien naïf est celui ou celle qui croit un seul instant que des élus se promènent dans les corridors pour lire les cartons d'identification des participants afin d'y déceler un client potentiel.

Surtout que les médias ont rapporté la présence de plus de 2 500 décideurs et dirigeants d'entreprises à ce Forum, nombreux quoi!

Selon monsieur Daoust d'Investissement Québec, «Nous avons profité de notre présence à Davos pour rencontrer des dirigeants de compagnies qui ont des filiales au Québec.

Nous leur proposons une aide pour faire bonifier leur investissement au Québec. Nous n’avons tenu des rencontres qu'avec des représentants des industries de la biotechnologie et de la métallurgie.
»

Jacques Daoust
Investissement Québec

Ce Forum, désormais à caractère commerciale, ne s’adresse plus à nos élus.es, mais concerne les Chambres de commerce du Québec et quelques sociétés parapubliques qui pourraient très bien s’organiser et financer une délégation d’affaires à même leur propre budget de développement. Curieux qu’il faille encore soutenir ce même monde des affaires qui n'a toujours que de gros mots pour dénoncer l'État et continue de s’en prendre à ses coffres.

Si le Forum de Davos n’est plus ce qu’il était, il faut quand même continuer l’effort de chercher de nouvelles entreprises pour créer de l’emploi au Québec. Ce ne sont pas les propriétaires d’entreprises d'ici qui vont aller se chercher de la compétition,  Eux qui visent à tout prix le monopole dans leur secteur d’activité. Alors voilà pourquoi les gouvernements tentent de développer de nouveaux secteurs économiques, pour ne pas indisposer les ti-n’amis, qui vraiment contribuent peu au développement économique du Québec et à la répartition de la richesse.

La norme est plutôt de s’enrichir comme Pierre-Karl Péladeau de Quebecor, en laissant quelques miettes tomber de la table, ce qui comble bien leur suffisance de parvenus.

Parlons de l'utilité de la participation

Des questions restent en suspens, JosPublic a donc déposé une demande d'accès à l'information au Ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation du Québec le 27 février 2011

Une délégation du ministère s'est rendue au Forum Économique Mondial à Davos.

Questions:

1. Les frais d'inscription pour participer au Forum, sont classés selon les autorisations aux modes de participation de la délégation. A quelle strate la délégation du ministère s'est-elle inscrite:  Industry Associate, Strategic Partner ou autre...

2. Obtenir une copie du rapport d'activités de la délégation suite à sa participation au Forum économique de Davos

Réponse à la demande reçue le
16 mars 2011: En résumé, il faut savoir que seul le gouvernement du Québec en tant qu'État fédéré peut être membre du Forum.

Clément Gignac
Ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation

Pour un ministère c'est impossible, cependant une société d'Etat peut l'être. Donc, il y a pour le Québec une seule accréditation et c'est pour le premier ministre. Les coûts sont défrayés par le Ministère des Relations Internationales.

Si le ministre Gignac a pu participer c'est qu'il a utilisé un abonnement déjà prévu pour le président de la Société Générale de Financement. Comme cette Société d'État a été fusionnée avec Investissement Québec, l'accréditation restait disponible.

Pour lire la réponse intégrale, cliquer ici

Suite à cette réponse, il faut donc comprendre que le premier ministre du Québec et Clément Gignac ne seraient pas allés au Forum que le travail aurait quand même été fait par Investissement Québec, qui a rencontré des représentants de multinationales à l'extérieur du périmètre du Forum. C'aurait pu être à New York ou New Delhi que ce serait la même situation. Davos c'était donc seulement pour le prestige de Jean Charest et Clément Gignac et l'investissement de leurs futures carrières. 

PARLONS coûts

Il existe quatre niveaux d’inscription pour participer au Forum économique mondial. Pour les séances destinées aux masses, le forfait de base est de 52 515,30 $, auquel il faut ajouter le billet d'entrée de 18 910,95 $ [13 900 euros], pour un total de 71 426,25 $ [52 500 euros]. 


Pour assister aux réunions privées avec vos pairs, vous devez adhérer au niveau Industry Associate à 136 050,00 $ (100 000 euros),
auxquels il faut ajouter le coût du billet d'entrée, pour un total de 155 097,00  (114 000 euros).

Comme la plupart des patrons n'aiment pas se déplacer tout seuls, un collègue les accompagne. Et non, il ne suffit pas d'acheter un billet supplémentaire; vous passez alors au niveau Industry Partner, pour la modique somme de 261 216,00 $ (192 000 euros), auxquels vous ajoutez les coûts de deux billets d'entrée, pour un total de  299 310,00 $ (220 000 euros).

Bien nantis ou bien sustentés par l’État, vous désirez venir avec une suite, disons cinq personnes. Vous montez
à un autre niveau, Strategic Partner, à 523 792,50 $ (385 000 euros). Ne vous leurrez pas, ce n'est qu'une adhésion annuelle pour un droit d’invitation maximum de cinq personnes. Bien entendu, vous devez quand même payer les billets d’entrée pour les cinq, soit 617 667,00 $ (454 000 euros). Cette année, tous les Strategic Partners sont priés de convier au moins une femme pour diversifier la liste des participants.

À tous ces frais,
ajoutons les coûts de transport aérien, privé ou gouvernemental, les frais de séjour usuels, les quelques sorties, dîners, cocktail, taxis, etc. Sachez aussi qu’une Mercedes Classe S avec chauffeur réservée par le Forum coûte dans les 9 931,65 $ pour la semaine. Un hélicoptère de l'aéroport de Zurich à Davos ? Environ 9 931,65 $. Le Forum dispose toutefois d'un service de bus gratuit pour ceux qui se soucient de leur empreinte écologique, nos fervents politiciens, adeptes du développement durable, préfèrent laisser leur trace.  

Bref, toute cette fanfare médiatique pré-Forum, toutes ces dépenses aux frais de la princesse, et pas un seul communiqué de presse, ni petit rapport, voire quelques mots aux citoyens et citoyennes du Québec, lesquels se farcissent, dans l’ignorance complète, la facture extravagante d'une participation douteuse à une foire commerciale ne servant qu'a faire la promotions des carrières de Jean Charest et Clément Gignac.

L’économie d’abord? Non! La dilapidation des fonds d’abord!

 

Écrit par Moíses NAIM
Traduit par Micha Cziffra
Pour Slate France

 

Ce n'est pas un club aussi select et fermé qu'on veut nous le faire croire et le sort de la planète ne s'y joue pas. Mais entretenir ces mythes arrange autant les détracteurs que les promoteurs du Forum économique mondial.

Chaque année, des milliers de personnalités parmi les plus influentes du monde partent en Suisse à la fin janvier pour une réunion annuelle. Durant cinq jours, au programme: débats, réseautage d’affaires, petits fours raffinés et, pourquoi pas, un peu de ski aussi. Cette rencontre, baptisée le Forum économique mondial (FEM), est devenue extrêmement populaire tout en s’attirant un concert de protestations. En vérité, cette réunion n’est pas aussi sélecte ou cachottière que ses détracteurs voudraient le faire croire. Ni aussi décisive pour le monde que l’imaginent ses fans. Voici cinq mythes qui entourent l’institution singulière qu’est le FEM, aujourd’hui largement désigné par métonymie sous le nom de «Davos».

Voici les cinq mythes de Davos

1. Davos est le carrefour des ploutocrates

Ce n’est pas tout à fait vrai.

Certes, parmi les participants au Forum économique mondial, les PDG des multinationales les plus connues forment le groupe (très largement) majoritaire.

Mais au fil des années, ces chefs d’entreprise ont été rejoints par des personnalités de divers secteurs: chefs religieux, scientifiques, responsables politiques, artistes, universitaires, militants sociaux, journalistes et chefs d’ONG du monde entier. Ces nouveaux participants constituent environ la moitié des congressistes de Davos.

Vous avez autant de chances de tomber sur Umberto Eco, Bono ou Nadine Gordimer  que sur Bill Gates, George Soros ou sur la directrice générale et présidente du groupe PepsiCo, Indra Nooyi.

Davos n’a pas toujours été caractérisé par une telle diversité. Fondé en 1971 par un professeur d’économie allemand,  Klaus Schwab , ce forum s’appelait à l’origine «European Management Symposium» (Conférence européenne sur le management). Il accueillait des cadres dirigeants européens inquiets face à leurs concurrents américains. Mais avec le temps, Schwab a élargi l’éventail des intérêts abordés ainsi que des participants. Depuis 1990, les comités travaillant sur la pauvreté, le changement climatique et les conflits militaires sont aussi courants que ceux sur axés sur le business et le management.

Mais voici le secret de Davos: les séances du programme officiel (qui portent des noms pompeux, tels que «Engineering a Cooler Planet» [«Concevoir une planète plus fraîche»] et «Constructing the Ephemeral: Light in the Public Realm» [Construction de l’éphémère: la lumière dans l’espace public»]) ne sont pas les principales attractions. A Davos, tout est une question de réseau. Les conversations de couloir informelles et les pauses café, avec la crème des différents secteurs, c’est ce qui en substance continue de faire converger des gens surbookés dans cette station de sports d'hiver finalement pas tellement confortable (point de vue températures) des Alpes suisses.

2. À Davos, on y prend des décisions qui changent la face du monde

Quand des milliardaires et des politiciens se rejoignent dans un lieu retiré, encerclé de gardes armés, les théoriciens du complot donnent libre cours à leur imagination: cette petite clique, aux commandes de la planète, vient là pour protéger ses privilèges et manigance pour transformer le sort des hommes.

De leur côté, les organisateurs veulent montrer que ces réunions comptent; la mission du forum économique, on commence à bien la connaître, tant on la voit affichée sur les sacs fourre-tout et les brochures: «committed to improving the state of the world» (littéralement, «Engagés pour améliorer l’état du monde»).

Alors, que se joue-t-il à Davos? Ceux qui vantent les mérites de cette rencontre évoquent souvent les moments historiques. Pour en citer quelques un: en 1988, la Turquie et la Grèce ont signé une déclaration dans laquelle les deux pays rejettent un risque de guerre; un an plus tard, s’est tenue une réunion sans précédent entre des représentants nord-coréens et sud-coréens; toujours en 1989, le Premier ministre est-allemand Hans Modrow  et le chancelier ouest-allemand Helmut Kohl se sont entretenus sur la réunification de l’Allemagne; c’est encore à Davos, en 1992, que Nelson Mandela et le président sud-africain F.W. de Klerk sont apparus côte à côte pour la première fois dans une rencontre internationale.

Aussi enthousiasmant soit-il de formuler les hypothèses, on ne peut déterminer avec certitude quelles décisions politiques ou quels accords commerciaux décisifs ont été rendus possibles grâce à Davos… et lesquels auraient de toute façon vu le jour, indépendamment de ce forum. Après avoir assisté pendant vingt ans aux réunions de Davos, mon sentiment est que les chefs d’Etat n’y vont pas pour négocier des accords. Ils se servent plutôt de cette rencontre pour renforcer leur crédibilité internationale et impressionner leur public national – ou simplement pour passer un bon moment entre copains.

3. Davos, haut lieu du capitalisme pur et dur où la nation n’a pas sa place

Manifestation en Suisse contre le FEM

Le professeur de Harvard Samuel Huntington, aujourd’hui décédé, avait inventé en 2004 l’expression «Davos Man» («Homme de Davos») pour dénoncer les membres d’une élite internationale qui «n’ont pas vraiment besoin d’être loyaux vis-à-vis de leur pays, qui considèrent les frontières nationales comme des obstacles qui, heureusement, sont en train de disparaître et qui voient les gouvernements nationaux comme des restes du passé dont la seule fonction utile est de faciliter [leurs] activités internationales».

Huntington (qui a souvent participé au forum de Davos) décrivait là très justement une idée reçue de nombreux chefs d’entreprises – et pas seulement ceux qui vont à Davos. Mais le concept du «Davos Man» semble suranné aujourd’hui. Des cadres dirigeants indiens et chinois sont de plus en plus nombreux à se rendre à Davos ces dernières années. L’Inde et la Chine étant des pays où l’Etat joue un rôle important dans les affaires économiques, ces businessmen risquent de mal le prendre si on leur explique qu’ils doivent renoncer à leur loyauté nationale ou à leur gouvernement au profit de la suprématie capitaliste. De même, des participants sans liens avec le monde de l’entreprise interviennent lors du forum pour livrer des critiques de l’économie de marché aussi accablantes qu’ils sont doués en tant qu’orateurs. Qu’on ne s’y trompe pas, le nationalisme économique est plus vivant que jamais, même à Davos.

4. A Davos,
on prévoit la santé de l’économie mondiale

Les experts conviés à Davos n’avaient pas anticipé la chute du bloc soviétique.

Ils n’avaient pas vu venir les crises financières latino-américaine, russe et asiatique des années 90 ni l’éclatement de la bulle Internet à la fin de cette décennie-là. Ils n’avaient pas non plus prévu la Grande dépression. En d’autres termes, ces experts ne sont pas des surhommes.

Si les agences de notation financières, les banques, les gouvernements, les think tanks, les intellectuels, les agences de renseignement, l’ensemble des conjoncturistes et des autres spécialistes de l’économie ne sont pas parvenus à anticiper ces crises, pourquoi croire que les participants du Forum économique mondial (la plupart des ces experts interviennent à Davos) seraient plus à même de nous mettre en garde contre ces dangers? Et puis, l’ambiance qui y règne n’est pas le moteur d’un consensus de l’élite, elle ne fait que le refléter.

5. Davos n’a plus le même attrait depuis la crise financière et économique

Davos est devenu un trop gros événement, avec trop de célébrités. Le forum a perdu de sa superbe.

Ces critiques, qui sont monnaie courante, sont en partie à l’origine des autres rencontres pour leaders internationaux, qui fleurissent depuis un peu plus de deux décennies.

Par exemple, la Clinton Global Initiative (GGI), lancée en 2005 par l’ex-président des États-Unis Bill Clinton, serait née, dit-on, de la frustration qu’engendraient toutes ces conférences où les beaux discours se suffisaient à eux mêmes.

On attend des participants à la GGI non pas qu’ils se contentent de débattre sur des pandémies ou sur la tragédie du séisme haïtien, mais qu’ils prennent des engagements concrets pour tenter de les gérer. Les discussions de l’organisation TED , une petite conférence organisée pour la première fois en 1984, ayant pour objet de discuter de la technologie, du loisir et du design, a mobilisé un large et divers public international qui les suit en direct sur la Toile.

Le Wall Street Journal, le mensuel Atlantic Monthly et d’autres publications ont lancé des événements similaires. En outre, un collectif d’associations, de groupes politiques et d’ONG de gauche basées un peu partout sur le globe ont instauré un Forum social mondial. Organisé tous les ans au mois de janvier à Davos, il se pose clairement comme le contrepoids au forum économique.

Pourtant, en des critiques et des événements concurrents, rien n’indique de façon incontestable que Davos ait perdu son attrait originel. Comme toutes les années précédentes, en 2010, plus de 30 chefs d’Etat s’y sont rendus, ainsi que plus de 50 hauts représentants d’organisations multilatérales, chefs d’ONG parmi les plus influentes du monde, directeurs de médias, chroniqueurs de publications de renom, des centaines de chercheurs, d’experts appartenant à de prestigieux cercles de réflexion (think tanks), de nombreux lauréats du prix Nobel et autres leaders. Et, naturellement, les patrons de 1 400 plus grandes entreprises du monde.

Qu’on s’en réjouisse ou non, cette année les participants aux réunions de Davos ont été aussi nombreux qu'aux précédentes.

Les critiques ont elles aussi été aussi nombreuses que dans le passé.

 

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

Forum Économique Mondial
à Davos

Fiche: Gouvernants illégitimes

  Régime démocratique