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Chronique : Cela me rappelle ceci...
Marois au Congo
et les députés.es cumulards bien au chaud
Catégorie: démocratie et aide international
e

Des beaux gestes! Certes, il y en a. Beaucoup méritent cependant d'être appréciés dans leur contexte. Lors du 14e Sommet de la francophonie tenu en République démocratique du Congo (RDC), la Première ministre du Québec a eu raison de profiter de l'occasion pour souligner et encourager le travail de certains congolais et congolaises qui souhaitent vivre dignement leurs rêves démocratiques dans un système attentif à leurs besoins.

Sujets abordés

La démocratie institutionnelle
ci-dessous

L'attitude démocrate au Québec

L'aide internationale

Conclusion

Texte par JosPublic
Ce texte couvre deux éléments importants du voyage de la Première ministre: la démocratie et le soutien financier au groupe d'entraide internationale dans une perspective québécoise

 
 

La démocratie  institutionnelle

 
 
«

Les démocraties en émergence doivent être soutenues par les démocraties plus avancées. À elles, ensuite, de trouver leur chemin selon leur propre conception de leur avenir et leurs valeurs

 - Pauline Marois,
Première ministre du Québec

»

Les propos de la Première ministre du Québec m'interpellent et me voilà à soupeser la notion de démocratie en émergence. Aux dires de Pauline Marois, le Québec serait une démocratie plus avancée! Je me questionne. À lire les journaux et à écouter les revendications de bon nombre de citoyens et citoyennes, je ne partage pas son impression.

Aurait-elle déjà oublié que la situation québécoise n'est pas si rose ? Aurait-elle déjà occulté qu'une personne a été tuée le soir de son élection, parce qu'une péquiste indépendantiste est devenue première ministre de cette province francophone, où des anglophones sont terrorisés par ce seul fait.

Voilà qui ressemble drôlement aux luttes ethniques du Congo.
Finalement je trouve la déclaration un peu pédante, oser se coiffer ainsi du haut-de-forme de la démocratie avancée.

Pauline Marois met de l’eau dans son vin. La Première ministre rencontre finalement son homologue congolais, et salue le président Joseph Kabila et son épouse. Une belle prestation médiatique ( 15 )

République démocratique du Congo

Que nous a-t-on appris de la structure de gouvernance démocratique du Congo (RDC)? Est-ce la structure qui est déficiente ou est-ce la mentalité des Congolais qui veulent le pouvoir qui crée le problème? Les pays voisins y sont-ils pour quelque chose? 

Posons-nous les questions pour le Québec.

Le Canada et les États-Unis influencent-ils la trame démocratique québécoise ?

Que font nos élites en quête du pouvoir ? Voient-ils à structurer une meilleure organisation démocratique et à honorer une éthique digne de cette organisation ?Respectent-ils, respectent-elles la volonté de cette partie de la population qui aspire à vivre dans un système politique démocratique ?

Si c'était le cas, tous les députés se seraient déjà excusés auprès d'Yves Michaud d'avoir voté une résolution de blâme basée sur un prétexte, et sans jamais avoir lu le dossier. ( 01 )

Durant toute la période des élections du 4 septembre 2012, chroniqueurs, journalistes, députés, associations, blogueurs, bref, nombreux ont été ceux et celles qui ont débattu pour définir un meilleur système électoral, un des éléments de la démocratie, en vue de mieux représenter l'opinion de la population. Il y a un réel blocage par les intérêts des uns et des autres. Le résultat est absurde chez les partis politiques!

En finalité, reste Québec Solidaire pour prôner un système d'élection à la proportionnelle, les autres partis se satisfont du système actuel, qui les avantage eux en tant que classe politique. Une avancée démocratique nuirait-elle à leur quête de pouvoir ?


Dans notre réalité québécoise un.e député.e doit accepter la ligne de parti imposée par un conseil des ministres, lui-même nommé par le chef.  Si ce dernier n'est pas satisfait des orientations idéologiques du ministre, il le démet. Il a donc le pouvoir absolu sur l'orientation du parti. D'ailleurs il faut assister à un congrès de parti pour voir de visu les manoeuvres afin que les positions ministérielles l'emportent sur celles des militants de circonscriptions. C'est de la dictature doucereuse.

Salle de l'Assemblée nationale du Québec

Comment une population peut-elle se retrouver dans cette incohérence?

Surtout si elle n'a pas voté pour le parti qui a emporté la majorité des voix d'un comté.

Étrangement, ce système s'apparente à la façon de diriger une armée: Jean Charest ex-premier ministre nous en a fait une brillante démonstration pendant 11 ans.  On suit la cadence en silence!

Autres éléments aussi importants à faire valoir dans une démocratie: le pouvoir du Vérificateur général qui n'a pas encore le droit de scruter toutes les sociétés d'État et la Police qui ne relève toujours pas directement de l'Assemblée nationale. Pour le moment, elle répond au ministre de la Justice, lequel peut choisir de soustraire un événement pour satisfaire ses alliés politiques ou d'affaires de l'application des lois en vigueur. En exemple, il faut se souvenir que le "tueur de péquiste" n'est pas poursuivi en vertu de la loi sur le terrorisme, mais les étudiants qui ont mis des fumigènes dans le métro de Montréal, eux le sont.
( 02 )

Au-delà des structures démocratiques, il y a la culture politique des citoyens et surtout celle de la classe politique. Je pense ici à l'attitude des députés défaits aux élections qui ont détruit tous les dossiers au bureau de comté. comme le cas du député Alain Paquet du
Parti Libéral du Québec comté de Laval-Des-Rapides. Pourtant une vision honorable de la représentation citoyenne ne réside-t-elle pas dans la considération que l'on portera à leurs écrits et leurs confidences? ( 03 )

Qui donc soutiendra le Québec

Le ministre Jean-François Lisée, ministre des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur, annonce que le Québec soutiendra le Congo dans sa démarche vers la démocratie.

Encore faudrait-il qu'avant de chausser les bottines des autres, qu'il regarde l'état des nôtres.

Jean-François Lisée

Au même moment, la Première ministre ne se gêne pas pour dire qu'elle représente le Québec avec l'appui d'à peine 1 million 393 703 personnes ayant voté pour son parti politique sur les 5 millions 919 778 personnes inscrites au registre des électeurs. Le système électoral canadien est totalement vicié à sa base même. Pour que le principe d'une "personne/un vote" puisse se vivre, il faudrait soit un mode de scrutin à deux tours comme en France, soit un système présidentiel et/ou une proportionnelle, un mode qui a beaucoup été débattu depuis quelques années, soit l'abolition des partis politiques à l'Assemblée nationale.

Pauline Marois dirige donc le Québec, comme le faisait James John Charest, de façon légale mais à mon sens tout à fait illégitime. Nous sommes une autre des provinces canadiennes en émergence pour ne pas dire en déficit démocratique. L'histoire se répète: aucune forme d'amélioration quant à la représentation électorale et aucune forme d'amélioration de la gouvernance politique ne sont en vue. Les chefs passent, la même auge démocratique demeure!

 
 

L'attitude démocrate au Québec

 
 

Assez parlé de structure, parlons maintenant d'attitude

Au cours des deux dernières années durant lesquelles les députés.es du Parti Québécois se voyaient disparaître, nombreux étaient ceux et celles qui prônaient une nouvelle façon de faire de la politique. Les Lapointe, Curzi, Beaudoin, Aussant ( 04 ) n'avaient-ils pas démissionné de leur poste de député invoquant cette dimension du travail parlementaire. Et qu'a fait Bernard Drainville ( 05 ) de sa grande consultation sur les nouvelles façons de faire de la politique?

Avez-vous vu un changement depuis l'élection? Lors de la prochaine période de questions à l'Assemblée nationale, s'applaudiront-ils après chaque question de benêt puisée dans les journaux du matin au lieu de puiser dans leur programme électoral évitant ainsi d'être ballottés par l'agenda des médias? Pendant combien de temps encore poursuivront-ils cette vieille longue tradition de politicaillerie qui ne sert finalement qu'à mobiliser leurs militants? C'est tellement dépassé que les recherchistes du gouvernement trouvent d'avance les questions que l'opposition va poser, et préparent les ministres à répondre. Tout est prévisible comme une vieille pièce de théâtre. Je les trouve ridicules.

Malgré quelques promesses imprécises, les premiers exemples d'éthique renouvelée ne permettent pas à ce jour d'exulter de joie.

Madame Chantal Landry "Mme Post it" dans le dossier de la sélection des juges du Québec et de la Commission Bastarache ( 06 )

- La nomination de deux anciennes employées de Jean Charest dont les salaires et les avantages sont injustifiables, car ces personnes n'ont jamais occupé les postes pour lesquels elles seront payées.

L'argument de Mme Marois à ce propos démontre le même laxisme que son prédécesseur: il serait de tradition de permettre à l'ex-premier ministre quelques nominations partisanes. Belle mentalité de faire payer au public la gabegie de Jean Charest.

- Nicolas Girard, député défait dans sa circonscription, est nommé à la tête de l'AMT ( 07 ) avec l'appui de Françoise David. Voilà une nomination partisane s'il en est une.

- L'accord de libre échange avec l'Europe, véritable cheval de Troie  avec sa clause scélérate qui permet à une compagnie privée de poursuivre une ville devant les tribunaux, s'il advenait qu'elle veuille favoriser une coopérative pour ses achats locaux.

La nouvelle façon démocratique de nous faire avaler cette couleuvre de traité commercial fut de réunir des groupes corporatistes pour qu'ils posent des questions au négociateur, mais sans la présence des journalistes. N'est-ce pas là la façon Stephen Harper  décriée par les journalistes depuis plusieurs années. Non seulement la population est encore exclue des débats mais ne pourra même pas s'en faire une idée à travers les médias. ( 08 )

De tels agissements démontrent bien le laxisme démocratique que se permettent les élus.es lorsqu'il s'agit de la classe d'affaires ou de la classe politique. Pour les autres, comme les adeptes de la CAQ (Coalition Avenir Québec), ils s'enorgueilliront de n'avoir aucune complaisance envers les petites gens.

Les "Goons" ou "Fiers-à-bras" idéologiques

Dans de telles circonstances démocratiques, vouloir à tout prix remporter des élections peut aller très loin. Dans certains pays comme au Congo, on casse des bras et souvent plus.

Au Québec, chaque parti politique a ses sbires c'est-à-dire des fiers-à-bras idéologiques qui, pour réaliser leurs méfaits, s'associent aux médias qui vendent du sensationnel en détruisant des réputations.

Malheureusement, le Parti Québécois ne fait pas exception et regroupe en son sein autant de politicailleux que les autres partis. Rares sont ceux et celles qui font de la politique avec un grand P : recherche, éducation, débat, mise en valeur des idées, consultation de la population et engagements éthiques. "Ça prend trop d'temps!"

Bien que dans les milieux politiques Yves-François Blanchet soit parfois surnommé le «goon» de Pauline Marois, il n'est pas celui qui a infligé les pires blessures difficilement cicatrisables parmi la gauche politique.

Comment pouvons-nous pavoiser avec nos soi-disant avancées politiques, alors que nous acceptons qu'un lieutenant du Parti Québécois, comme Gérald Larose, puisse
qualifier le chef du NPD, Jack Layton, d'«imposteur» et de «crapule», et les autres politiciens fédéralistes de «crosseurs»? Devrions-nous garder une petite gêne avant de croire que nous pouvons inspirer d'autres pays ( 09 ).

En septembre 2012, il importait de détruire la réputation du plus populaire des Solidaires, en affirmant qu'Amir Khadir était
populiste et opportuniste, et qu'il ne mérite même pas le respect. Les mots sont de Gilles Duceppe, politicien erratique lorgnant sans vergogne depuis des années le poste de chef du PQ, et présentement réduit à faire des job de bras ( 10 ).

Il fallait aussi vilipender les méchants électeurs.trices qui le 4 septembre 2012 n'auraient pas voté stratégique... c'est-à-dire pour le Parti Québécois. "Ils devraient se faire psychiatriser" d'expliquer Maka Koto. Ah Bon!

Ou encore, «ils n'ont rien compris tous ces communistes de la CLASSE». Du pur lyrisme du 20e siècle digne de la Johns-Mainville à Asbestos, signé Bernard Landry.

Je passe sous silence d'autres invectives pour imiter la charité chrétienne... 

Ci-dessous quelques fiers-à-bras idéologiques

Gérald Larose

Gilles Duceppe

Maka Kotto

Bernard Landry

 
 

L'aide internationale

 
 
«

 Face à tant d'épreuves, il faut croire qu'un monde meilleur, plus juste, est possible, que la solidarité humaine est en mesure de faire reculer la souffrance, l'injustice, la pauvreté, ne fut-ce que d'un pas

— Pauline Marois  Première ministre du Québec

»

En parlant de charité

Le geste de soutenir financièrement des groupes congolais s'avère positif, mais nourrir les groupes internationaux installés dans le pays est une autre histoire. Bien sûr, il fallait s'attendre à ce que l'aide financière soit accordée surtout à des groupes d'aides multinationaux, incontournables puisqu'ils tiennent le haut du pavé de la charité institutionnelle.

Le Québec comme la France ne s'assurent pas toujours d'analyser les frais d'administration de ces groupes internationaux, ni l'attitude de ces nouveaux colonisateurs. Ces pays les utilisent souvent comme prête-noms à des causes religieuses ou à des visées idéologiques, comme le financement canadien qui associe ses objectifs commerciaux et idéologiques de
Conservateurs-Réformistes à l'aide internationale.

Il serait trop long ici d'en faire la preuve, mais
JosPublic y reviendra. Vous trouverez ICI quelques références à la fin du texte à propos de l'oeuvre de ces mêmes groupes en Haïti.

Les propos de bonnes intentions de la Première ministre du Québec et du ministre des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur sont appuyés par une donation ridicule de 375 000 $ répartie sur 2 ans. ( 12 )
 
Pour en mesurer la valeur, comparons avec les seuls frais de transport de la ministre de la francophonie de la France, soit 177 645 $ (en argent canadien), un montant d'ailleurs crûment critiqué en France ( 13 ) .

Yamina Benguigui
ministre déléguée à la Francophonie de la France

Aurions-nous pu faire plus et mieux ? Certainement oui. Mais cela aurait exigé ce courage politique qu'aucun parti au pouvoir n'a encore démontré au Québec. La sobre gouvernance n'est pas dans la mire de la classe politique.

Par exemple, seulement pour le Québec, nous permettons que certains députés.es s'en mettent plein les poches lorsqu'ils démissionnent de leur fonction. Pire, ils peuvent nous refaire le coup plusieurs fois et à plusieurs niveaux de gouvernement.

Nous aurions pu faire appliquer les règles qui sont tablettées depuis l'année 2000. Depuis ce temps, 15
députés.es, (8 du Parti Québécois et 7 du Parti Libéral du Québec) ont bénéficié de rondelettes allocations de transition dépassant 1 300 000 $ ( 14 ). Nous aurions pu mettre à la disposition de groupes locaux africains cette somme ajoutée aux maigres 375 000 $ octroyés, de façon à créer une vraie différence pour la population de la République Démocratique du Congo.

C'est ainsi que l'aide humanitaire et la démocratie se rejoignent. Comme l'affirme Philippe Bilger:

«

 L’exemplarité défaillante des plus hauts serviteurs de l’État est le signe éclatant d’une nation en train de se déliter car on ne voit plus, alors, au nom de quoi un pays tout entier demeurerait fidèle à ses principes anciens. Le populisme n'est pas vulgaire quand il se contente de rappeler aux gouvernants l'ordinaire de la morale publique.

»
 

Comme le soulignait le fondateur du Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires (MÉDAC) Yves Michaud:

«

On aurait nourri un village entier du Congo pendant quelques mois… avec les coûts du voyage de la ministre de la francophonie de France.

Et dix villages pendant  un an, avec les  juteuses  allocations dites de transition (!) pour les députés gloutons de l’Assemblée nationale du Québec.

»
 
 

En conclusion

 
 

Finalement Cela me rappelle ceci...

J'évalue qu'en 2012, le Québec est en émergence démocratique par rapport à un modèle théorique. Pour le moment la démocratie balbutie ses premiers pas même dans les pays qui se disent de la mouvance démocratique.

Bien sûr il existe des modèles utopiques à portée de livre. Pour que le vécu porte le sceau de la pratique, ne serait-ce que partiellement, ceux et celles qui s'y engagent ont fort à faire pour convaincre les populations qui réfutent les responsabilités attenantes au titre de Citoyen. La plupart de ces populations coiffent plus volontiers le chapeau du consommateur et choisissent leurs dirigeants de la même façon qu'elles magasinent leur marque de spaghettis.

Avant de donner des leçons au Congo et de jouer les petits colonisateurs, nous aurions intérêt à réparer notre table à trois pattes qui nous sert d'assise démocratique au Québec.

Sources:
Internet:
Parti Québécois, Blogue de François Lisée, Nouvel Observateur, Inzo Congo, Radio-Canada pour la société CBC/Radio-Canada

Choix de photos, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Publication : 15 octobre 2012

Pauline Marois, Première ministre du Québec et des coopérants.tes en République démocratique du Congo

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

Un outil de démocratie en voie de devenir un outil de corruption

Analyses & Opinions à propos du Système démocratique

Fiche: Régime Démocratique

Notes & Références encyclopédiques:

01
 

Yves Michaud exige des excuses avant les élections du 4 septembre 2012 sur MétéoPolitique

 

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02
 

L'attentat du Métropolis: Pauline Marois visée. Et les vrais responsables sont... Par Richard Le Hir sur Vigile, jeudi le 6 septembre 2012

 

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03

 

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04
 

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05
 

Changeons la politique au prochain conseil national du Parti Québécois publié le 20 décembre 2011 Blogue du député Bernard Drainville

 

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06
 

Mme Post-it Chantal Landry est rétrogradée mais conservera son salaire - le 14 septembre 2012 TVA Nouvelles

 

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07

Nicolas Girard à la tête de l'AMT, le 26 septembre 2012 Radio-Canada information

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08
 

L’accord entre le Canada et l’Europe: Transparence ou propagande? Le 9 octobre 2012 par Claude Vaillancourt sur l'Aut'Journal

 

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09
 
 
 

 
 
 

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10
 
 

1. Duceppe livre une charge virulente contre Khadir. Le 4 août 2012 Radio-Canada

2.
Gilles Duceppe se livre à une charge virulente Le 3 août 2012 Journal La Presse

 
 

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11
 
 
 
 

1. - Les ONG sont des entreprises habillées en Mère Teresa et les journalistes ne les voient pas Sur MétéoPolitique

2. -
Haïti : dons, les sept endroits où votre argent est allé… ou pas!  Sur MétéoPolitique

 
 
 
 

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12
 

Francophonie : Québec veut occuper le terrain déserté par Ottawa en Afrique. Le 13 octobre 2012 sur MagZgroupe

 

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13
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Le texte ci-dessous est de Philippe Bilger. Il a été juge d’Instruction et avocat général. Il est actuellement magistrat honoraire-Conseiller spécial au cabinet D'Alverny, Demont et Associés. Son blog Justice au singulier aborde tous les sujets de l’actualité judiciaire ou non.

Du luxe inutile

Quand Yamina Benguigui, ministre déléguée à la Francophonie, se rend au Congo avec un Jet Falcon et que ce voyage nous revient à 140 000 euros (nouvelobs.com) 177 645 $ canadiens, nous avons tout à fait le droit de nous émouvoir même si elle a été défendue mollement par le gouvernement : sa porte-parole suppose en effet que sa collègue a essayé auparavant d’emprunter un vol régulier...

Je conçois que cette ministre ait trouvé quelque avantage à ce système qui d’une certaine manière nous prouve qui elle est, ce qu’elle accomplit et ce qu’elle nous coûte. Puisque j’ai volé dans un Jet Falcon, je suis. Je suis au gouvernement. De Paris à Kinshasa, avec ce tarif-là, on sera obligé de me prendre au sérieux.

Ce luxe inutile est navrant. Quand on donne des leçons — et le président de la République heureusement se tient aux règles qu’il a fixées et à la conduite qu'il s'est imposée — la moindre entorse est ciblée, la plus petite offense à la normalité est visée et, j’ose le dire, on se pose immédiatement cette question : Yamina Benguigui à la Francophonie, cela vaut-il 140 000 euros?

Depuis qu’elle est nommée, quelques traces de son action ? Pour être vulgaire, le rapport qualité-prix n’est pas indifférent aux citoyens et je doute que même l’argumentation la plus persuasive puisse sauver la mise à Yamina Benguigui. Je ne méconnais pas son aura médiatique et «sociétale» d’avant même si pour ma part, à chaque fois que je l’ai entendue, je l’ai trouvée médiocre et très artificielle. Plus soutenue par une claque mondaine que par sa valeur intrinsèque.

Mais on a voulu qu’elle soit ministre en charge d’un domaine capital : la défense de notre langue, de notre histoire, de notre culture, de notre identité. On aurait pu trouver mieux. Et moins cher.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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14

Une nouvelle espèce de parasites : Les cumulards de l'État. Sur MétéoPolitique 

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Clôture du sommet de la Francophonie - Afrique : Marois met de l’eau dans son vin

La première ministre rencontre finalement son homologue congolais et évite un affrontement avec Ottawa. Journal Le Devoir, le 15 octobre 2012

 
 
 
 
 
 
 
 

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