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Christine Saint-Pierre:
une ministre nommée à la diplomatie internationale du Québec qui envoie chier le monde

JosPublic allait commenter la nomination de Mme Christine St-Pierre au poste de ministre des Relations internationales et de la Francophonie, par le bon Dr Philippe Couillard. J'y voyais là une incongruité difficile à avaler. Comment pouvait-on la nommer en charge des diplomates québécois lorsqu'elle se comporte en impulsive grossière chatte de ruelle au parlement. Comme je suis moi-même assez sec dans mes réactions, je cède la parole à Monsieur Richard Le Hir, un diplomate ex-député pour le Parti Québécois, qui écrivait cette semaine «La diplomate au cabinet».

  Québec

 

 

 
 

La « diplomate » aux cabinets

S’étant disqualifiée elle-même pour le poste que Couillard vient de lui confier,
Christine St-Pierre doit démissionner

 

Texte par Richard Le Hir

Il y a des fois où, devant une situation grotesque, on reste tellement interloqué que les deux bras nous en tombent. C’est exactement la réaction que j’ai eue en apprenant la nouvelle de l’attribution du portefeuille des relations internationales à la députée libérale de L’Acadie et ancienne journaliste de Radio-Canada Christine St-Pierre, celle-là même qui, le 24 septembre 2013, avait eu la grossièreté d’envoyer ch... la première ministre Pauline Marois en plein débat à l’Assemblée Nationale. ( 01 )

Christine St-Pierre

Philippe Couillard et Christine St-Pierre

Apparemment, pas davantage Philippe Couillard que ses conseillers ne se sont souvenus de cet événement lorsqu’est venu le temps de former le Conseil des ministres.

En tout cas, c’est la grâce qu’on leur souhaite, car si tel avait été le cas et qu’ils avaient malgré tout décidé de passer outre à cet écart de conduite impardonnable pour quiconque est appelé à exercer des fonctions diplomatiques, il faudrait sérieusement s’interroger sur leur manque total de jugement et de sens de l’État.

Leur décision, en plus de forcer le rappel de ce dérapage tout aussi honteux que disgracieux de Christine St-Pierre, va exposer le Québec à la risée de toutes les chancelleries des pays qu’elle pourrait avoir à visiter dans le cadre de son mandat.

En diplomatie, une des premières choses que l’on fait, c’est se renseigner sur le curriculum des visiteurs que l’on reçoit. Un clic sur Google, et le monde entier saura que le Québec est désormais représenté par une personne vulgaire, grossière, mal engueulée, capable des pires écarts de langage aux pires moments, et dans les pires endroits où le faire.

Une bombe puante sur deux pattes !

Le premier affront est celui qui est fait à tous les Québécois. Ils méritent beaucoup mieux que d’être représentés à l’étranger par une personne au comportement aussi indigne. Le second affront est celui qui est fait aux partenaires internationaux du Québec.

Ils sont en droit d’attendre que celui-ci ait suffisamment de respect pour eux pour leur envoyer ses représentants les plus dignes, et non une personne connue pour se vautrer dans un langage de ruelle.Et je ne parle même pas du mauvais exemple pour les jeunes qui verront dans la nomination de Christine St-Pierre la confirmation qu’on peut très bien tenir les propos les plus vils et injurieux et tout de même se retrouver ministre.

Félicitations pour votre beau programme, Dr Couillard. L’éducation, ça vous tient vraiment à coeur !

En fait, si Christine St-Pierre avait pour deux sous de décence, elle offrirait elle-même sa démission au premier ministre. Comme elle nous en a éloquemment administré la preuve en septembre 2013, elle n’a pas la qualité et la classe nécessaires pour occuper les fonctions qu’il lui a confiées. Quant à la décence, ne retenez pas votre souffle.

J’en profite pour vous remettre sous la photo l’article que j’avais écrit au sujet de ce dérapage au moment où il s’est produit.

 

Tradition du Parti Libéral provincial et fédéral

 
 

Une sale manie Libérale
Christine St-Pierre insulte Pauline Marois : « Va ch....! »
Dégage, Christine ! Dégagez, les Libéraux !
mardi 24 septembre 2013

 
 
Décidément, les esprits sont échauffés à l’Assemblée Nationale ! 

Christine St-Pierre, députée Libérale de L’Acadie et ci-devant ministre de la Culture et ministre d’État à la Condition féminine dans le gouvernement Charest, n’a pu retenir ses instincts les plus bas et a lancé un tonitruant « Va ch ... » à la première ministre Pauline Marois en pleine période de questions à l’Assemblée Nationale aujourd’hui.

Édifiant pour une dame ! Son ancienne collègue à Radio-Canada, Anne-Marie Dussault, distinguée jusqu’au bout des ongles, n’en revenait juste pas, pour reprendre une expression de ma fille, et parlait de « l’Affaire St-Pierre ». ( 02 ) La honte rejaillit sur l’auguste maison et en hante désormais les couloirs. Et comme la furie a reconnu les faits sur Twitter et s’est excusée auprès de la première ministre, pas moyen de lui trouver la moindre circonstance atténuante.

Je me souviens qu’un soir d’automne il y a deux ans, alors que je ne connaissais personnellement Bernard Frappier que depuis quelques mois, j’avais jeté un coup d’oeil sur Vigile après le bulletin de nouvelles de fin de soirée pour découvrir qu’il avait sauté une coche et avait fait une manchette traitant Christine St-Pierre de « p... » pour un motif dont je ne souviens plus, mais qui devait sûrement être grave car Bernard n’était pas d’un naturel agressif.

J’avais immédiatement saisi le téléphone et appelé Bernard. «  Tu ne penses pas que tu y vas pas mal
fort ?
», lui avais-je dit. Il était démonté. Je l’avais laissé vider sa bile, et je lui avais dit : « En tout cas, ce n’est pas un langage approprié pour Vigile. Le discours public exige retenue et dignité. Si tu ne retires pas cette manchette tout de suite, je devrai te retirer ma collaboration. » Bernard m’avait alors confié qu’un de ses fils venait de lui dire la même chose, et nous nous sommes laissés là-dessus. Quelques secondes plus tard, la manchette offensante avait disparu.

Ce soir, je suis saisi d’un doute, et je vous pose la question : Bernard avait-il raison et moi tort ?

Car ils sont jolis les Libéraux ! Excusez-moi, j’aurais dû employer le féminin. Elles sont jolies les femmes Libérales ! Oui, je dis les femmes parce que Christine St-Pierre n’est pas la première.

Vous souvenez-vous de la députée libérale de Trois-Rivières, Danielle St-Amand, l’automne 2013 ? Elle aussi avait perdu les pédales à l’Assemblée Nationale et avait lancé un très grossier « Va don’ ch... » à la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, en plus de la traiter de « chrisse de folle » ( 03 ). Elle aussi avait dû s’excuser platement.   Quand je pense qu’on disait que l’arrivée des femmes en politique allait contribuer à civiliser le débat. Certainement pas des femmes libérales, en tout cas. Jamais le débat n’est-il tombé aussi bas.

Et en plus, elles sont en train de salir la cause des femmes et de donner raison aux pires des machos. Quelle honte !

Tout mouvement soucieux de la promotion des femmes devrait dénoncer ce genre de propos rapidement et vigoureusement, et se dissocier clairement de celles qui en tiennent. Compris, Julie Miville-Deschênes ?

Il faut dire que les « pauvres » sont allées à l’école de Jean Charest. Vous souvenez-vous de ce 15 juin 2005 quand Jean Charest avait traité la députée péquiste Elsie Lefebvre de « chienne ». ( 04 ) Un modèle, ça vous forme quelqu’un ça, mon ami !

J’ai fait de la politique pendant quatre ans, j’y ai vécu des moments très difficiles à l’occasion de la campagne référendaire de 1995, aussi difficiles que ceux que les Libéraux vivent en ce moment, et jamais l’idée ne m’a-t-elle effleuré même un seul instant d’insulter mes adversaires ou de proférer des grossièretés.

De mon vivant, le premier souvenir que je garde de ce genre d’incartade, c’est celui de Pierre-Elliott Trudeau invitant les « Gars de Lapalme », les grévistes d’un sous-traitant des Postes en 1970, à
« manger de la marde ».
( 05 )

Le second, c’est encore Trudeau. À l’occasion d’un débat aux Communes l’année suivante, il s’était adressé à un député de l’opposition en lui disant « Fuck off ! » Comme à l’époque les sensibilités langagières étaient beaucoup plus grandes qu’aujourd’hui, il avait prétendu avoir dit « Fuddle-duddle », avec la complicité des médias anglophones dont il était la coqueluche. ( 06 )

Tout ça pour dire qu’ils sont donc bien mal engueulés, ces Libéraux ! Car je n’ai jamais entendu que des Libéraux tenir ce genre de langage. Le mépris, c’est un genre qu’ils se donnent, ou est-ce leur naturel ? Vous êtes fiers d’eux ?

Vous vous sentez bien représentés ? Vous sentez qu’ils représentent bien le Québec

Source: Vigile. net pour un conseil d'administration nationaliste toutes tendances

Choix de photos, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Publication :25 avril 2014

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Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

 

Notes & Références encyclopédiques:

01

 

Christine St-Pierre, a envoyé ch... la première ministre Pauline Marois en plein débat à l’Assemblée Nationale - Sur Canoë, le 24 septembre 2013

 

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02

À propos de « l’Affaire St-Pierre » - Sur Ici Radio-Canada, le 24 septembre 2013

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03

 

La députée libérale Danielle St-Amand a envoyé «chier» sans détour la ministre Martine Ouellet lors d'une séance de travail privée - Sur Canoë, le 21 février 2013

 

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04

 
 
 
 
 

Affaire Elsie Lefebvre:  Le PQ exige des excuses à Jean Charest - Sur TVA Nouvelles, le 16 juin 2005
 
 
 
 

 
 
 
 
 

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05

 
 

Pierre-Elliott Trudeau, premier ministre du Canada invitant les « Gars de Lapalme », les grévistes d’un sous-traitant des Postes en 1970, à « manger de la marde » .

 
 

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06

 
 
 
 

En 1971, Pierre-Elliott Trudeau premier ministre du Canada, a fait scandale pour avoir utilisé le mot fuck-off à la Chambre des communes, en s'adressant aux députés progressistes-conservateurs John Lundrigan et Lincoln Alexander. Pierre Trudeau a toujours défendu avoir plutôt utilisé l'expression « fuddle duddle ». - Source: Ici Radio-Canada, le 31 mars 2014

 
 
 
 

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La journée même de la publication de la première page du Journal de Québec avec la mention "Chier", le chef de pupitre a changé le titre pour "paître". Ce qui n'a vraiment pas la même signification. Le seul autre mot dans le dictionnaire pour remplacer "chier" qui est un québécisme est le mot "déféquer". À moins de vouloir insinuer que la première ministre était une vache, il n'est pas plausible d'employer le mot "paître"

 

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