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André Lamontagne
Un ministre sans langue de bois qui semble vouloir brasser des affaires

   Un ministre qui savait, qui ne savait pas, enfin il pensait ne pas être au courant, mais sa formation politique était au courant depuis 2018 de la crise au CÉROM.  Pas aussitôt les pieds sortis de ce plat, il affirme que la loi de protection de l'environnement est appliquée par des ayatollahs au ministère de l'Environronnement du Québec.  Rien de très grave que d'avoir utilisé une métaphore pour expliquer une application des règlements par une fonction publique souvent décriée comme étant tatillonne, mais assez grave pour ceux dont le politiquement correct fait foi de toute chose et qui affectionne la langue de bois.  Bien sûr qu'en février 2019, ce ministre est un néophyte de la fonction de ministre, alors pour le moment l'homme dit simplement ce qu'il pense et nous verrons si sa pensée soutient le bien commun ou le profit individuel ou corporatif.  Je laisse la chance au coureur et celui-ci court... beaucoup de lièvres. 

  - JosPublic  

Note: certains disent que la Société CBC/Radio-Canada est en campagne contre la Coalition Avenir Québec, car le parti est jugé trop nationaliste dans ses revendications auprès du gouvernement canadien et trop raciste dans sa vision de l'immigration. Soyons attentifs aux interprétations fallacieuses de certains médias...

 

 

Les événements au fil du temps

2019

12 février 2019
André Lamontagne a péché par inexpérience, selon Laurent Lessard

Le ministre de l’Agriculture André Lamontagne a commis une erreur de débutant en prenant sur lui le congédiement d’un agronome du MAPAQ, selon son prédécesseur libéral Laurent Lessard, qui ne s’ennuie pas des moments parfois difficiles de la vie politique.  

«C’est l’inexpérience, lance l’ex-politicien. Ce n’est pas le ministre qui congédie les employés. Ça, c’est la règle 101 en politique, il y a deux boss dans la cabane : un des politiques publics [le ministre], l’autre de l’administration publique [le sous-ministre], quand tu respectes ça, ça va bien, tu ne fais pas [la une] des journaux.»  

 «Il l’a appris à la dure»  

Celui qui a dirigé le ministère de l’Agriculture à plus d’une reprise dans sa carrière politique croit toutefois que son successeur n’a pas à s’en faire.  Les agriculteurs, eux, ne lui en tiendront pas rigueur.  

«On me dit qu’il est disponible, qu’il est engagé, c’est ce que les producteurs demandent. Il a fait un faux pas et s’est amendé rapidement, il l’a appris à la dure», insiste Laurent Lessard, qui vient de se joindre à une firme de génie-conseil comme responsable du développement des affaires dans les domaines de la transformation alimentaire et de la transformation du bois.  

Source - Le Journal de Québec

 
 

11 février 2019
Des Ayatollahs à l’environnement ? Le coup de gueule de Roméo pour défendre le ministre Lamontagne!

À la suite du reportage de Radio-Canada qui a emprunté des propos tenus par le ministre de l’Agriculture du Québec, André Lamontagne, enregistrés par LVATV/La Vie agricole samedi dernier le 9 février 2019 au congrès de l’Union paysanne, Roméo Bouchard a lancé un commentaire sur un réseau social pour réajuster le tir.  Le ministre Lamontagne n’est pas l’ennemi de la paysannerie, bien au contraire !  Rappelons qu’il est le 1er ministre de l'Agriculture de tous les temps à être venu échanger avec l’Union paysanne !

La connerie de certains écolos et petits politiciens à propos de l'agriculture est révoltante, comme en témoignent certaines réactions au propos du ministre, comme j'en fais la démonstration dans mon commentaire ci-dessous

Il faut vraiment ne rien comprendre aux embûches auxquelles se frappent les nouveaux paysans pour voir dans les propos du ministre une volonté de diminuer les contraintes environnementales. 
Dans les faits, la réglementation environnementale en ce qui concerne les exploitations agricoles est faite sur mesure pour les méga-fermes en monocultures et monoélevages, par exemple, toute la réglementation concernant les fumiers. Autre exemple: on exige de la firme Breton, qui fait du porc biologique intensif, que les enclos où il envoie ses centaines de porcs à l'extérieur, que ses enclos aient toujours une couverture d'herbe...comme si le premier plaisir d'un cochon n'était pas de fouiller le sol. 
En plus, la bureaucratie et la paperasse, là comme ailleurs, sont inutilement et maladroitement écrasantes, non seulement pour les petits, mais aussi pour les gros. Certaines grosses fermes ont dû dépenser plusieurs centaines de milliers de dollars pour finir par obtenir leurs certificats d'autorisation.  Les gens du ministère de l'Environnement sont souvent effectivement des ayatollahs et des Ayatollahs de bureau, des rond-de-cuir. 
Karel Mayrand, qui se plait à se pavaner avec l' UPA sans se rendre compte de ce qu'il fait, a évidemment rien compris et parle à tort et à travers.  Même chose pour le petit propre à Sylvain Gaudreault et l'autre libérale frustrée qui ne pensent qu'à se donner une image écolo de pacotille.  Tout cela est aberrant et révoltant

Source - Sur Vie Agricole

 
 

8 février 2019
Le président du C.A. nie avoir demandé le congédiement du lanceur d'alerte

Dans la foulée de la controverse entourant le congédiement du lanceur d'alerte Louis Robert, le président des Producteurs de grains du Québec, Christian Overbeek propose de se retirer de la tête du Centre de recherche sur les grains (CÉROM).

Il recommandera cependant au ministère de l'Agriculture, qui assure la majorité du financement de cette société à but non lucratif, que les acteurs de l'industrie privée continuent d'occuper des postes d'administrateurs au sein du conseil d'administration.

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Influence indue au CÉROM: la Coalition Avenir Québec (CAQ) savait !

L'influence des lobbyistes au conseil d'administration du CÉROM, la Coalition Avenir Québec (CAQ) le savait.   Dès mars 2018, à la suite des révélations dans La Vie agricole concernant le manque de transparence du Centre de recherche sur les grains (CÉROM) vis-à-vis du ministère de l’Agriculture, la députée de Mirabel pour la CAQ, Sylvie D’Amours, alors critique en agriculture, réclamait une commission parlementaire pour se pencher sur l’enjeu des pesticides.  Elle estimait alors que de nombreux agriculteurs étaient dans une impasse face aux règlements et aux agronomes.

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3 février 2019
Le problème de fond: les pesticides employés par les agriculteurs et agricultrices

M. Overbeek a plusieurs fois eu des déclarations publiques qui allaient à l'encontre des résultats de recherches menées au CÉROM. Le ministre a dit avoir pris connaissance de ces prises de position. Les Producteurs de grains du Québec (PGQ) ont émis un communiqué, dimanche le 3 février 2019, dans lequel ils justifient leur présence sur le conseil d'administration du CÉROM.

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30 janvier 2019
Chasse au lanceur d'alerte

Le ministère de l'Agriculture du Québec a congédié Louis Robert, un divulgateur qui avait dénoncé l'ingérence du secteur privé dans la recherche publique sur les pesticides.  Le fonctionnaire a été congédié jeudi le 24 janvier 2019 pour avoir fourni des renseignements confidentiels à un média, tandis que deux de ses collègues sont suspendus.

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30 janvier au 1er février 2019
Levée de bouclier et
 accusations de censure

Le frère de l'agronome Louis Robert sur Twitter, le Parti Libéral du Québec, le Parti Québécois, Québec Solidaire à l'Assemblée nationale, l'Ordre des agronomes du Québec, l'éditeur de la Terre de Chez Nous, Robert Dutrisac, éditorialiste au journal Le Devoir, l'Union des producteurs agricoles (UPA) de Rouville, Roméo Bouchard cofondateur de l'Union Paysanne. l'Association des conseillers en agroenvironnement du Québec, le syndicat des professionnels et professionnelles du gouvernement du Québec n'hésitent pas à vilipender la haute direction du ministère de l'Agriculture, son sous-ministre et ministre.

Des avocats de l'État jusqu'aux ingénieurs... La Fonction publique du Québec se range derrière le fonctionnaire congédié. Dans une lettre ouverte, une coalition de syndicats regrette qu'un ministre ait autorisé personnellement son renvoi pour avoir informé les médias de l'influence des lobbys sur la recherche scientifique à propos des pesticides.

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11 février 2019
Le ministre de l'Agriculture critique les « ayatollahs » du ministère de l'Environnement

Une nouvelle déclaration d'André Lamontagne fait réagir. Au congrès de l'Union paysanne, samedi, le ministre de l'Agriculture du Québec s'est engagé à obtenir un allègement des lois et de la réglementation en matière d'environnement et de salubrité alimentaire afin d'aider les petits producteurs agricoles.

L'équipe du ministre de l'Agriculture lui avait suggéré de prendre une fin de semaine de repos, après une dizaine de jours difficiles à tenter de gérer la controverse causée par le congédiement d'un fonctionnaire lanceur d'alerte.

André Lamontagne a toutefois tenu à prendre la parole, samedi le 9 février 2019, devant un parterre de petits producteurs membres de l'Union paysanne, réunis à Québec.

Le ministre de l'Agriculture a poursuivi son discours en expliquant que la loi environnementale ne convient pas aux petits agriculteurs et qu'il veut leur faciliter la vie.  André Lamontagne a raconté en avoir fait part à son collègue à l'Environnement, Benoit Charette.

« Les premières choses que j’ai faites, c’est de lui dire : "Benoit, chez vous, qui s’occupe de l’agriculture?  Quelle compréhension il a de l’agriculture?  Il va falloir qu’on s'assoie, qu’on trouve un moyen de sensibiliser les gens chez vous."  Et je peux vous dire que, là-dedans, il y a quelques ayatollahs, on s’entend là-dessus – pour voir comment on peut accommoder. »   Le discours était filmé par le média spécialisé La Vie Agricole.

Source - La Société CBC/Radio-Canada

 
 

7 février 2019
Louis Robert n’avait rien à vendre

Patrick Lagacé, Chroniqueur

Pendant toute sa carrière au ministère de l’Agriculture, l’agronome Louis Robert a tenté de fournir de l’information objective aux agriculteurs du Québec.  On peut dire que c’était le dada de cet homme congédié fin janvier 2019 pour le péché capital d’avoir aidé un journaliste dans une enquête.

De « l’information objective » ?

Il y a beaucoup de vendeurs, en agriculture.  Une ferme est une PME qui fait affaire avec beaucoup, beaucoup, beaucoup de fournisseurs.

Ces vendeurs-là – d’équipement agricole, de fertilisants, de semences, de services-conseils et d’engrais, par exemple – donnent de l’information aux agriculteurs quand ils débarquent dans leurs fermes.  Est-ce de la bonne information ?

Peut-être.  Mais quand le gars qui vous vend un produit est celui qui vous informe sur le produit, il faut quand même valider ailleurs…

Mais où et comment ?

Suite de la chronique ici - Sur MétéoPolitique

 
 

4 février 2019
Piteux pitou !

Roméo Bouchard, cofondateur de l'Union Paysanne

Le ministre Lamontagne, conscient qu'il a provoqué une rupture de confiance entre lui, le MAPAQ et le public, avoue s'être trompé ou, à tout le moins, avoir utilisé les mauvais mots quand il a commenté le congédiement de Louis Robert.

Il suggère (car il ne peut lui commander) à la Protectrice du citoyen de faire enquête, non pas sur les raisons du congédiement, mais sur le processus administratif du congédiement.  En d'autres mots, il veut surtout être blanchi de l'accusation d'avoir "autorisé" politiquement ce congédiement.

Mais, M. Lamontagne! ce sur quoi il faut enquêter, ce n'est pas sur le processus administratif du congédiement (qui et comment on l'a congédié?), mais sur les raisons de ce congédiement et les pressions qui sont à l'origine de ce congédiement (pourquoi on l'a congédié).  C'est là que se situe le bris de confiance.

Monsieur Lamontagne, vous êtes nouveau en agriculture, vous ne semblez pas être très au courant.  Mais sachez que LE problème numéro un, dans votre ministère, c'est son asservissement total aux lobbies du syndicat unique (UPA), des grandes coopératives agricoles (Coop fédérée) et des grandes compagnies privées maîtres du secteur (Monsanto, Synagri, Shur-gain, etc.).

Tout le monde a compris que ce sont les représentants de ces lobbies, qui siègent toujours en force absolue au CÉROM, qui sont les véritables auteurs du congédiement de cet agronome qui a osé dénoncer les pressions qu'ils ont exercées pour faire taire les scientifiques ayant documenté les dommages et l'inutilité de plusieurs pesticides utilisés dans la culture des grains.

Je vous signale que la nécessité de restaurer l'autonomie et le leadership du MAPAQ sur les politiques agricoles est au coeur des recommandations du Rapport Pronovost, dans son chapitre final sur la gouvernance de l'agriculture (recommandations 46 à 49  Rapport final de la commission)

Monsieur Lamontagne, si vous voulez réparer le bris de confiance créé par ce congédiement, c'est sur cette mainmise des lobbies syndicaux, coopératifs et privés sur votre ministère qu'il faut enquêter et agir.

 
 

30 janvier au 5 février 2019
Protection des alerteurs et alertrices

Stéphane Giroux

« Chaque fois, on se retrouve dans une situation où la personne qu'on attaque, c'est le lanceur d'alerte, sans se pencher sur la raison qui pousse cette personne à dénoncer. »

« La loi est mal faite, affirme Stéphane Giroux de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ).  Elle n'a aucune force. » 

Il rappelle que le rapport de la commission Charbonneau recommandait qu'on protège les lanceurs d'alerte qui décident de parler aux journalistes pour mettre en lumière des situations inquiétantes.  Les François Legault, premier ministre, Richard Perron du Syndicat des profesionnels.les du gouvernement du Québec SPGQ et les partis d'oppositions à l'assemblée nationale semblent du même avis.

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Du 30 janvier au 4 février 2019
Cafouillage et contradictions politiques

Le ministre caquiste de l'Agriculture André Lamontagne a été étroitement mêlé au congédiement du lanceur d’alerte Louis Robert.  Dans cette affaire, le ministre a commencé par dire que le congédiement était sa décision, puis qu’il l’avait « personnellement autorisé », pour finalement écrire sur sa page Facebook qu’il avait été informé de la décision. 

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31 janvier 2019
« Une chasse à l'homme quand le lanceur d'alerte devient la cible »

Au lendemain de l'annonce du licenciement d'un lanceur d'alerte, le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) (sous la responsabilité du sous-ministre Marc Dion) révèle avoir mis en place des mesures pour améliorer la situation dans la recherche publique sur les pesticides, minée par l'ingérence du privé dans les études et par la fuite de ses chercheurs.  Les révélations auraient donc été jugées suffisamment sérieuses.

Le Ministère dit avoir fait le nécessaire à la suite des révélations contenues dans les documents transmis par son employé Louis Robert, avant son congédiement.  En 2017, le conseiller expert dans le secteur des grains avait osé dénoncer, à l'interne, l'ingérence du privé dans la recherche publique sur l'utilisation des pesticides.

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2018

 
 
 
 

5 mars 2018
CÉROM: une gestion déficiente

Des chercheurs et ex-employés du Centre de recherche sur les grains (CÉROM) dénoncent un climat de « contrôle », de pressions et d’ingérence à propos de l’épineuse question des pesticides néonicotinoïdes, a appris le journal Le Devoir.  En deux ans, la moitié des membres du personnel du centre, financé en majorité par Québec, ont d’ailleurs démissionné.

Cinq chercheurs sont au nombre des démissionnaires et une dizaine d’employés. Au total, neuf personnes ont témoigné de leur profond malaise avec certains membres du conseil d’administration, qui n’hésitent pas à faire connaître leurs positions pro-pesticides au point de s’ingérer dans les travaux de recherche.

Plusieurs ex-employés du CÉROM ont tenté d’alerter le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) dès 2013.  Refusant toute demande d’entrevue, le MAPAQ s’est dit « préoccupé par la situation » du point de vue de la gestion des ressources humaines.  Il a imposé certaines mesures conditionnelles à son financement, renouvelé pour un an seulement plutôt que deux.

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16 mars 2018
L’érosion du leadership du MAPAQ au cœur du problème

Déjà constatée en 2008 par la Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois (CAAAQ), l’érosion graduelle du leadership du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) est au cœur de la crise de confiance qui secoue présentement le monde de la recherche sur les pesticides et herbicides utilisés en agriculture estime Guy Debailleur de l’Institut Jean-Garon.

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