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Opération Médiator: l'UPAC frappe à Terrebonne, cinq arrestations dont celle de l'ex-maire

Le 15 mars 2018, l'Unité permanente anticorruption (UPAC) a mené une opération à Terrebonne en lien avec un présumé système frauduleux de partage de contrats municipaux.  L'UPAC confirme avoir procédé à l'arrestation de l'ex-maire Jean-Marc Robitaille et de quatre autres personnes, soit l'ancien chef de cabinet Daniel Bélec, l'ancien directeur général de la Ville Luc Papillon, l'entrepreneur Normand Trudel (déjà en prison pour son implication dans la corruption à la ville de Mascouche) ainsi que l'ingénieur Jean Leroux.

 
 
 

D'autres arrestations dans la foulé de la Commission Charbonneau

 
 

Ces arrestations font suite à l'enquête Médiator qui s'est penchée sur un présumé système qui visait à favoriser des firmes d'ingénierie ainsi que certains entrepreneurs, entre 2001 et 2012.

« La preuve recueillie dans cette enquête tend à démontrer qu'un élu et des fonctionnaires de Terrebonne recevaient d'importants avantages en échange, entre autres, de changements de zonage ou d'informations privilégiées dans le cadre d'appels d'offres de la Ville », indique l'UPAC par voie de communiqué.

Les individus arrêtés ont été conduits au quartier général de la Sûreté du Québec à Montréal où ils ont été interrogés. Par la suite, ils ont été relâchés avec promesse de comparaître devant le tribunal le 2 mai 2018, au palais de justice de Saint-Jérôme.

En 2017, l'UPAC a bloqué des biens appartenant à Jean-Marc Robitaille : un total de 93 887 $ en lien avec des travaux de rénovation à son chalet situé à Saint-Jean-de-Matha.

À l'été 2016, une série de perquisitions menées à Terrebonne, notamment à l'hôtel de ville, avait créé une crise politique.  Rapidement, le maire Robitaille et son entourage visité par la police avaient quitté leurs postes.

Jean-Marc ROBITAILLE VaillancourtG

Depuis 1997, il a été maire de Terrebonne pendant presque 20 ans et est âgé e 62 ans en 2018.  Pour bien placer le personnage, il faut se souvenir qu'il a avoué en 2014 avoir menti en novembre 2010 à propos d'un séjour sur le fameux bateau de Tony Accurso, on apprit plus tard que c'étaient deux voyages tous frais payés par l'entrepreneur.   Nous avons donc affaire ici à un menteur, qui en plus annonce le plus stoïquement du monde qu'il n'a pas l'intention de démissionner et qui devant le ridicule se place en congé maladie pour ne pas perdre de salaire et finit par démissionner avec une pharamineuse prime de séparation.   Plus tard il avoue avoir manqué de jugement! N'est-ce pas la deuxième qualité après la probité qui doit habiter un élu municipal?  En 2016, suite à des perquisitions, l'UPAC découvre plus de 200 contrats octroyés sans appels d'offres. En 2017, on découvre qu'il a fait rénover son chalet par un entrepreneur véreux. Depuis, l'ex-maire a eu le temps d'être réélu pour un cinquième mandat consécutif (en 2013), de partir en congé de maladie, avant de démissionner (en 2016) et de recevoir des indemnités de départ de 245 000$ payées par les contribuables.  Donc, Jean-Marc Robitaille maire de Terrebonne déshonore la fonction de magistrat d'une ville en prétendant que le mensonge est acceptable pour se protéger et même invoquer sa propre turpitude pour se disculper.  Sa démission de la mairie pour raison de santé laisse penser que c'est l'Unité anticorruption UPAC qui l'a rendu malade!                - JosPublic

Arrestation et Accusations

Début procès

Plaidoyer

Décision du tribunal

Sentence

Le 15 mars 2018, Jean-Marc Robitaille est arrêté par l'UPAC et accusé de corruption et d'abus de confiance.

       
 

Daniel BÉLEC VaillancourtG

L'ex-conseiller politique ou chef de cabinet du maire Robitaille. 63 ans en 2018, a été maire de la ville de La Plaine pendant une dizaine d’années jusqu'aux fusion municipales de 2001.   C’est cette année-là qu’il a acheté avec sa conjointe le terrain sur lequel est bâtie leur résidence actuelle.  Sa conjointe est Marie-Claude Lamarche, ex-conseillère municipale de l'équipe Robitaille.

Dans une entrevue accordée en avril 2016 au journal local La Revue, il se décrivait comme «un gars de terrain» qui préférait travailler dans l’ombre plutôt que de «tenir de grands discours»

Il était en congé de maladie à la suite des perquisitions de l'UPAC en 2016, il a finalement été congédié au début 2017, non sans toucher 1000 000$ comme indemnité de départ.

Arrestation et Accusations

Début procès

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Décision du tribunal

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Le 15 mars 2018, Daniel Bélec est arrêté par l'UPAC et accusé de corruption et d'abus de confiance.

       
 

Luc PAPILLON

Il était directeur général de la ville de Terrebonne, de 2013 à 2017.  L'agence de presse QMI a déjà publié qu'il avait obtenu le remboursement par les fonds publics de plus de 30 000$ de factures de restaurant, entre 2008 et 2010, alors qu'il était directeur général adjoint. Les noms des invités et les sujets abordés lors de ces repas n'étaient presque jamais divulgués sur les comptes de dépenses.  Son patron, le DG Denis Lévesque, s'était même fait payer des sous-vêtements avec les fonds publics. La résidence de M. Papillon a été perquisitionnée à l'été 2016.  Les élus de Terrebonne se sont prononcés sur une entente permettant au directeur général Luc Papillon, faisant l'objet d'une enquête de l'Unité permanente anticorruption (UPAC), de demeurer à l'écart de la municipalité tout en encaissant plus de 350 000 $ pour les deux prochaines années, et par la suite, son régime de retraite.

Arrestation et Accusations

Début procès

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Décision du tribunal

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Le 15 mars 2018, Luc Papillon est arrêté par l'UPAC et accusé de corruption et d'abus de confiance.

 

 

 

 

 

Normand TRUDEL VaillancourtG

Grand ami de Jean-Marc Robitaille, il a obtenu plusieurs contrats publics avec la Ville de Terrebonne, surtout pour des travaux de voirie et de déneigement. Normand Trudel, 64 ans en 2018 était propriétaire de la firme Transport et Excavation Mascouche et son associé Tony Accurso, en 2009, partenaires dans la firme de décontamination Écolosol ont été arrêtés et accusés de fraude, de complot et d'abus de confiance.   Trudel n'en est pas à ses premiers démêlés avec la justice.  Il a été arrêté en 2012 en compagnie d'une quinzaine de personnes, dont l'ex-maire de Mascouche Richard Marcotte.  Malgré son arrestation: sa firme est toujours dans les bonnes grâces de Mascouche.  L'entreprise se nomme dorénavant Axika et est dirigée par son fils.  En mars 2017, il a écopé de 15 mois de prison, mais a été libéré moins de cinq mois plus tard.  Maintenant qu'il a plaidé coupable et qu'il fait du temps de prison, sa superbe attitude devra baisser d'un cran.  Il vient d'obtenir et cette fois sans magouiller ni payer quelqu'un pour le lui donner, le titre de voleur.  La juge qui lui a administré la sentence dans le dossier de Mascouche ajoute au texte le mot.... antidémocratique.  Belle image du monde des affaires, le revoilà en 2018 remenotté par l'UPAC.

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Le 15 mars 2018, Normand Trudel est arrêté par l'UPAC et accusé de corruption et d'abus de confiance.

 

 

 

 

 

Jean LEROUX

Cet ingénieur est l'ex-président de la firme d'ingénieurs Leroux, Beaudoin, Hurens & associés (LBHA), qui a 50 municipalités parmi ses clients. Il participait régulièrement au financement des élections de Jean-Marc Robitaille.

Le 17 avril 2012 il est accusé de six chefs d'accusation, dont fraude, complot et abus de confiance dans le cadre du projet Gravier de l'UPAC, qui visait à démanteler des stratagèmes de corruption à la ville de Mascouche, la ville voisine de Terrebonne. Les accusations contre lui dans cet autre dossier on été retirées en août 2015.  

En juin 2012, selon le site internet de Leroux Beaudoin Hurens et associés, il est toujours l'un des ingénieurs membres de la direction.  Depuis la firme a changé de nom pour se nommer maintenant Beaudoin Hurens Inc..

Jean Leroux a 64 ans en 2018. 

Le 15 février 2016 la firme a plaidé coupable d'avoir contribué illégalement au financement d'un parti politique.

Arrestation et Accusations

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Le 15 mars 2018, Jean Leroux est arrêté par l'UPAC et accusé de corruption et d'abus de confiance.

 

 

 

 

 

Source: Unité permanente anticorruption (UPAC); La Presse pour Power Corporation du Canada; Le Journal de Montréal pour Québecor inc.

Choix de photos, collection de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Mise à jour le  17 mars 2018

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