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Les fuites de la police politique du Québec
La saga de l'Unité permanente anti-corruption du Québec
UPAC

 

Pourquoi s'inquiéter des fuites?   Pour protéger la preuve dont les procureurs se servent lors d'un procès. Pour éviter qu'un jury soit contaminé par de l'information qui n'a pas sa place au procès.  Pour éviter d'accuser publiquement une personne innocente.

Convenons que cette dernière raison, si elle est importante pour l'intégrité du système de justice, ne l'est pas du tout pour les médias qui font leur "pain et leur beurre" avec la médisance et la calomnie, tout en se maintenant tout juste en dessous de la possibilité d'être poursuivis pour atteinte à la réputation. 

Quant aux fuites qui permettent de comprendre qu'un organisme est mal géré ou que ses gestionnaires font de la politicaillerie pour faire avancer une carrière ou pour protéger des politiciens.es amis.es, dès lors la fuite et les alerteurs (tel que Mark Norman) ou alertrices publiques deviennent des héros et un outil nécessaire à la démocratie. 

Car nous n'avons pas encore vu un gestionnaire incompétent se dénoncer lui-même.

Dans le cas présenté ici, je vous invite à ne pas oublier que la guerre aux fuites occulte le définancement par le gouvernement de tout ce qui pourrait améliorer les résultats des enquêtes. 

Même qu'il fait tout pour éviter d'avancer plus vite: lente nomination des juges (une responsabilité autant fédérale que provinciale), manque de budgets pour les salles, punition pour les procureurs.res qui oseraient parler publiquement de budgets déficients, du nombre de procureurs concernant l'augmentation des causes c'est déjà 50 de moins pour l'année 2017, modification des organigrammes pour faire fuir les meilleurs procureurs


Commentaire de
JosPublic

Évidemment lorsque les Québécois et Québécoises ont voulu une enquête publique, il aura fallu 18 mois avant que Jean Charest prenne la décision et ensuite tout le temps de la Commission Charbonneau où les déchiqueteuses et les blanchiments de mémoire d'ordinateurs ont foisonné.  Je vous rappelle que des dossiers où il y a eu admission de culpabilité devant le comité de discipline de l'Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ) n'ont pas encore été repris par l'UPAC.

  Le Barreau du Québec ne fait absolument rien, l' Ordre des urbanistes, l' Ordre des Architectes semblent attendre que le nuage sombre passe.   Du côté de l' Ordre des comptables c'est encore plus pitoyable, puisque chaque entreprise prise en défaut par Revenu Québec, la Commission Charbonneau ou l'UPAC, a bel et bien un comptable attitré.  La Fédération des chambres de commerce et la Conseil du Patronat sont parti aux toilettes... désolé rappeler plus tard pour parler à ceux qui font la morale aux pauvres!

Lorsque Lino Zambito parle de 300 dossiers en suspend, il ne nous apprend rien, si vous suivez MétéoPolitique vous le savez, qu'il n'y a aucun autre site sur internet qui permet de faire le point sur l'état des dossiers (partie publique des dossiers), car depuis le début de la Commission Charbonneau nous vous présentons un portrait de chacun et chacune qui devrait faire l'objet d'une enquête par l'UPAC et le portrait est loin d'être brillant. 

Ce qui me frappe en lisant ce dossier c'est le peu de crédibilité des arguments présentés aux juge de paix pour obtenir le droit de fouiller la vie de quelqu'un... il avait l'air nerveux... il dit avoir perdu son téléphone... il a activé deux téléphones... des affirmations dignes des grandes chasses aux sorcières ou des personnages dans les plus récents romans de Jean-Jacques Pelletier "deux balles, un sourire", où on retrouve la police de Montréal dans une situation semblable à l'histoire de l'UPAC.  J' imagine qu'ils ont mis Pelletier sur écoute!!!

En attendant qu'un gouvernement intègre remplace Robert Lafrenière l'ex-attaché politique du gouvernement libéral et Commissaire à la lutte à la corruption par une personne neutre avec une vision policière au service de la Justice et du citoyen, nous continuerons à suivre les aventures des "Dalton" de la police québécoise.                                                     - JosPublic

 

 

 

La saga de l'Unité permanente anti-corruption du Québec

 
 

Novembre 2014

 

Radio-Canada a diffusé un reportage indiquant que Jean Charest est visé par des enquêteurs tentant de déterminer si, au moment où il était chef de l’opposition, il aurait sollicité du financement illégal auprès d’entreprises.

Un ex-directeur de cabinet de M. Charest de cette époque, Ronald Poupart, y allègue que M. Charest s’est rendu, en 2002, avec Marc-A. Bibeau , solliciter les ingénieurs de la firme SNC-Lavalin.  Il n’est toutefois pas question d’une activité au Sheraton.

Dans les documents consulté, les policiers de l’UPAC évoquent un épisode de l’émission Enquête, à Radio-Canada, comme faisant partie intégrante de leur stratégie.

Rien n’indique que l’UPAC était la source des documents obtenus par Radio-Canada, mais les documents consultés montrent que l’unité policière est très bien informée des plans des journalistes.

Mars 2016

 
 

L’émission de télévision " Enquête" de la société CBC/Radio-Canada publie des courriels échangés entre l’ancien président du Conseil du trésor du Parti Libéral du Québec, Sam Hamad, et l’organisateur libéral provincial, fédéral et ex-ministre Marc-Yvan Côté.

Marc-Yvan Côté - Sam Hamad

 

22 avril 2016

 
 

Il y a plus d’un «Pierre» impliqué dans la fuite du dossier Normandeau. Il y aurait une action concertée pour faire pression sur le Parti libéral du Québec et particulièrement son ancien chef, Jean Charest

Le magazine L’actualité publie un article faisant mention d’un individu surnommé « Pierre » qui semble être au courant de la preuve amassée contre l’ancienne ministre libérale Nathalie Normandeau, arrêtée et accusée à la suite d’une enquête de l’UPAC baptisée Joug.

Nathalie Normandeau - Jean Charest

 « Pierre » dit au journaliste Louis Lacroix qu’il y a au moins 1 500 pages de déclarations sous serment, de transcriptions d’écoutes électroniques et de témoignages, qu’il a un cédérom qu’il pourrait remettre au journaliste, ce qui, toutefois, ne se fera pas.

 

26 avril 2016

 

Une enquête est alors ouverte à la section des Normes professionnelles (Affaires internes) de la Sûreté du Québec (SQ).

Les documents de cours n’en précisent pas les résultats.

19 mai 2016

 
 

Un analyste enquêteur de l’UPAC et ancien policier de la Sûreté du Québec, Richard Despaties, est rencontré par son patron parce qu’il a communiqué avec Annie Trudel, ancienne analyste de la défunte Unité anticollusion qui a dénoncé des irrégularités au ministère des Transports du Québec. 

Durant la rencontre, rapporte l’UPAC dans ses déclarations sous serment, M. Despaties dit connaître Guy Ouellette, il trouve normal d’échanger avec ce dernier et annonce qu’il a effacé ses messages textes avec le député.

 

21 juin 2016

 
 

Guy Ouellette est rencontré par un enquêteur, vraisemblablement dans le cadre de l’enquête des Normes professionnelles de la SQ.   Il dit n’avoir parlé à aucun journaliste concernant les appels du dénommé Pierre et il montre du doigt la porte-parole de l’UPAC, Anne-Frédérique Laurence, comme pouvant être à l’origine de fuites.

 

25 juillet 2016

 
 

L'enquêteur Richard Despaties est suspendu de ses fonctions, car on le soupçonne d’avoir eu des contacts avec des journalistes et d’avoir incité un dénonciateur à communiquer avec des médias. 

 

18 octobre 2016

 
 

L’Unité permanente anticorruption (UPAC) a congédié un enquêteur parce qu’il aurait, notamment, conseillé à un dénonciateur de faire une sortie médiatique.  L’UPAC a donné six motifs de renvoi à l’enquêteur Richard Despaties dans une lettre signée par le commissaire de l’UPAC, Robert Lafrenière, selon des sources de La Presse.   Un de ces motifs est d’avoir encouragé une personne à parler aux médias «concernant de présumées irrégularités qu’elle aurait constatées dans la gestion d’un ministère», apprend-on.

«C’est extrêmement inquiétant qu’une organisation comme l’UPAC, qui s’est présentée devant la commission Charbonneau pour réclamer qu’un régime de protection des lanceurs d’alerte soit mis en place, agisse ainsi. Les bras m’en tombent», a déclaré à La Presse Richard Perron, président du Syndicat de professionnels du gouvernement du Québec.

Pour plus d’information :

La Presse : UPAC: un enquêteur congédié pour avoir encouragé un dénonciateur à parler aux médias

 

4 avril 2017

 
 

L’ex-entrepreneur Lino Zambito déclare, en entrevue à la radio montréalaise 98,5 FM, qu’un enquêteur congédié lui a dit qu’il y avait 300 dossiers qui traînaient sur les « tablettes » à l’UPAC.  Or, est le seul enquêteur de l’UPAC congédié depuis la création de celle-ci. 

Note du webmestre: ceci n'est pas un scoop, ni une nouvelle. 

Déjà le 4 avril 2017 le site MétéoPolitique de JosPublic contenait plus de 300 noms de personnes qui auraient dû être ou avaient été arrêtées par l'UPAC.

Lino Zambito

Voir ci-dessous les quatre dossiers de présentation en date de février 2018

 

5 avril 2017

 
 

Lors d’une autre entrevue à la radio, Lino Zambito affirme que le commissaire de l’UPAC, Robert Lafrenière, témoignera le 4 mai suivant devant la Commission des institutions de l’Assemblée nationale.  Or, ce n’est que le 7 avril 2017, deux jours plus tard, que M. Lafrenière est informé de la date de son témoignage.

 

21 avril 2017

 
 

Deux enquêteurs de la SQ rencontrent l’ancien président de l’agence de sécurité privée BCIA Luigi Coretti pour une raison non précisée dans les déclarations sous serment.  Durant la rencontre, y lit-on, M. Coretti reçoit un appel de Lino Zambito et il invite ce dernier à venir les rejoindre.  Durant la conversation, M. Zambito dit aux deux enquêteurs qu’il a vu toute la preuve et que les policiers « en ont en masse pour accuser Jean Charest et Marc-A. Bibeau »

 

22 avril 2017

 
 

Une enquête administrative est déclenchée à l’UPAC pour tenter de connaître l’origine des fuites.

 

24 avril 2017

 
 

Les médias de Québecor publient une partie des informations sur l’ancien premier ministre Jean Charest et le collecteur de fonds Marc-A. Bibeau recueillies dans le cadre de l’enquête Mâchurer, sur le financement du Parti libéral du Québec.

 

4 mai 2017

 
 

Robert Lafrenière témoigne devant la Commission des institutions, présidée par le député Guy Ouellette, et il promet d’arrêter « le bandit » à l’origine des fuites.   Le verbatim de la réunion de la Commission des institutions de l'Assemblée nationale du Québec: à partir de 11 h 40 la première question à Robert Lafrenière commissaire de l'Unité permanente anticorruption du Québec est posée par Pascal Bérubé le député péquiste de la circonscription de Matane. Sur Journal des débat de la commission des institutions vol. 44 no 187 à propos du Ministère de la Sécurité publique.

 

11 mai 2017

 
 

L’inspecteur André Boulanger, numéro trois de l’UPAC, circule à 114 km/h sur l’autoroute 20 et est dépassé par une voiture de marque Infiniti noire qui, précisent les documents, roule « à haute vitesse, malgré la circulation dense ».  

Vingt kilomètres plus loin, rapporte l’UPAC, l’officier intercepte la voiture et se rend compte que le conducteur est Guy Ouellette « qui est très nerveux, l’évite du regard, gesticule et lui parle avec un débit très rapide », peut-on lire dans les documents judiciaires.

 

14  juin 2017

 
 

Une enquête – criminelle, cette fois – baptisée Projet A est déclenchée et menée par une équipe secrète d’enquêteurs de plusieurs organisations différentes.

Les quatre individus visés par l'enquête sur les fuites sont le député de Chomedey Guy Ouellette, Richard Despaties - les documents nous apprennent que les enquêteurs le soupçonnent d'être le fameux "Pierre", Lino Zambito et Stéphane Bonhomme, enquêteur de la Sûreté du Québec prêté à l'UPAC.   Les chefs d'accusations allégués sont: abus de confiance, entrave à la justice, vol, recel et avoir influencé ou négocié une nomination, ou en faire le commerce.

Stéphane Bonhomme

Les déclarations sous serment rapportent que Guy Ouellette, qui possède déjà au moins un téléphone cellulaire, avait activé deux appareils mobiles prépayés.

Une personne de l'entourage du député a toutefois confié au journaliste de La Presse que ces deux appareils étaient destinés aux enfants d'Annie Trudel, une proche de M. Ouellette.

 

29 juin 2017

 
 

Un juge autorise un mandat visant à obtenir tous les numéros entrants et sortants qui ont transité par les téléphones de Guy Ouellette, Lino Zambito et Richard Despaties depuis le 1er septembre 2015, jusqu’à ce jour pour le député et l’ex-entrepreneur, et jusqu’au 8 octobre 2016 pour le policier congédié.

Les enquêteurs des fuites tenteront ensuite d’établir des corrélations entre les échanges entre ces personnes et les fuites dans les médias.  Ils fouilleront également les banques de données pour déterminer si Stéphane Bonhomme et ont pu avoir accès à certains documents qui ont fait l’objet de fuites.

 

24 juillet 2017

 
 

Comme le rapportent les déclarations sous serment, l’enquêteur Stéphane Bonhomme fait une requête pour obtenir un nouveau téléphone de son employeur. 

Il affirme avoir égaré le sien, deux jours plus tôt, et que lorsqu’il s’en est aperçu et qu’il est revenu sur ses pas, une voiture avait écrasé l’appareil. 

Stéphane Bonhomme

 

26 juillet 2017

 
 

Un lieutenant de l’UPAC échange des messages textes avec Annie Trudel, analyste et agente de renseignements au sein de la défunte Unité anticollusion (UAC), de 2010 à l’automne 2011, où elle a comme patron Jacques Duchesneau.


Selon les documents, témoignent de « l’intérêt que manifeste Annie Trudel, » à travailler pour l’UPAC.

 

28 juillet 2017

 
 

Un juge autorise des mandats pour obtenir les registres d’un téléphone appartenant à Stéphane Bonhomme et d’un autre relié à Guy Ouellette.

 

2 août 2017

 
 

Des enquêteurs l'observent fumant sur le balcon de sa résidence à Brossard.
Note du Webmestre:
quelle est la pertinence de ceci ?

 

3 août 2017

 
 

Un juge signe des mandats accordant l’obtention des registres de téléphones appartenant à Guy Ouellette, Richard Despaties et Stéphane Bonhomme.

 

9 août 2017

 
 

Un juge autorise des mandats pour enregistrer les données de transmission des appels entrants et sortants (en temps réel) de quatre téléphones, trois reliés à Guy Ouellette et un à Richard Despaties.

Nous ignorons la pertinence et l’importance pour l’enquête des informations obtenues par le truchement de ces téléphones.

Selon les documents judiciaires, l’analyse des registres téléphoniques de ces deux téléphones démontre 155 contacts avec l’appareil d’un interlocuteur dont l’identité est protégée, ce qui représente 41 % de tous les liens enregistrés sur les téléphones prépayés.   Une personne de l'entourage du député a toutefois confié au journaliste de La Presse que ces deux appareils étaient destinés aux enfants d' Annie Trudel, une proche de M. Ouellette.

 

14 août 2017

 
 

Un juge autorise un mandat permettant aux enquêteurs de perquisitionner subrepticement dans la résidence de Richard Despaties, mais ce mandat ne sera pas exécuté pour « des raisons opérationnelles ».

Richard Despaties

 

15 août 2017

 
 

Un enquêteur vérifie une vidéo d’une caméra de surveillance d’une section des locaux de l’UPAC tournée le 28 juin 2017.   À 10 h 25 ce jour-là, un appel de 31 secondes a été fait du bureau d’une comptable qui était absente vers le numéro de téléphone de Richard Despaties.   L’enquêteur qui a visionné les images aperçoit Stéphane Bonhomme s’engager dans le corridor menant à ces locaux à 10 h 14 et le voit sortir à 10 h 26.

 

19 août 2017

 
 

Durant la fin de semaine du 19 août, Annie Trudel échange des textos avec un lieutenant de l’UPAC et le prévient de fuites qui, selon elle, proviennent de l’UPAC.

Guy Ouellette communique avec Martin Prud’homme, qui était alors directeur de la Sûreté du Québec SQ.   Selon les documents judiciaires, M. Ouellette l’informe qu’un policier de la SQ ne l’aime pas et que deux personnes sont mécontentes du déroulement de l’enquête de l’équipe mixte (relevant de la SQ) sur les allégations au SPVM.  

Durant l’été, Martin Prud’homme a été avisé qu’une enquête criminelle sur les fuites avait été déclenchée et que Guy Ouellette était l’un des individus visés.   Selon les déclarations sous serment, M. Prud’homme avise alors le commissaire de l’UPAC – qui est aussi son beau-père –  Robert Lafrenière.

 

23 août 2017

 
 

Revenu Québec fait partie des organisations impliquées dans le Projet A. et espionne les allées et venues de Guy Ouellette à Québec.   L’équipe qui enquêtait sur les fuites a demandé l’assistance de Revenu Québec parce qu’elle avait besoin d’une équipe de filature.

 

28 août 2017

 
 

Le no 2 de l'UPAC, l’inspecteur Boulanger décide, selon les documents, que ce sont des enquêteurs de la GRC qui rencontreront Martin Prud’homme, par souci de transparence et pour « diminuer les risques que le réseautage de Guy Ouellette » n’ait un impact sur l’enquête.   Le même jour, les enquêteurs des fuites obtiennent de leurs collègues des Normes professionnelles de la SQ des images des caméras de surveillance du Centre St-Pierre à Montréal, d’où le fameux « Pierre » aurait appelé le journaliste Louis Lacroix le 8 avril 2016.  Ces images, qui avaient été saisies durant l’enquête de 2016, ne révéleront rien.

 

29 août 2017

 
 

Annie Trudel  écrit une nouvelle fois au lieutenant de l’UPAC et lui demande s’il y a toujours une enquête sur les fuites.   Elle dénonce des fuites dans le dossier des compteurs d’eau à Montréal et montre du doigt l’UPAC.

 

Entre le 1er septembre et le 5 octobre 2017

 
 

Un juge autorise un mandat pour enregistrer les données de transmission sur le téléphone d’ Annie Trudel.

D’autres mandats sont obtenus pour les téléphones de et de Stéphane Bonhomme, y compris la conjointe de ce dernier, car les enquêteurs le soupçonnent visiblement d’utiliser l’appareil de cette dernière.

 

11 septembre 2017

 
 

Martin Prud’homme rencontre les enquêteurs de la GRC pour la première fois. Selon le rapport officiel c’est un fait connu, que, pour des raisons personnelles, Guy Ouellette et Robert Lafrenière ne s’aiment pas, mais qu’il serait surpris d’apprendre que Guy Ouellette laisse fuir des informations relatives à des enquêtes de l’UPAC.    Celui qui dirige alors la SQ se dit convaincu que Guy Ouellette est un homme honnête, qu’il n’a pas d’intérêts dans les dossiers de l’UPAC et que les fuites ont pour but de nuire à l’UPAC, non aux enquêtes.  «Il y a une grosse guerre à l’UPAC », dit-il aux policiers.  M. Prud’homme est très préoccupé par la façon dont il doit se comporter avec Guy Ouellette.  « Je ne suis pas un agent source, je ne mettrai pas de micro », dit-il aux enquêteurs.

 

17 octobre 2017

 
 

Martin Prud’homme rencontre les enquêteurs chargés de déterminer qui sont les auteurs des fuites pour la deuxième fois.   Il dit entre autres que Guy Ouellette a communiqué avec lui les 28 et 30 septembre et qu’il l’a rappelé le 1er octobre pour lui dire « qu’il serait mieux qu’ils ne se voient pas, avec l’histoire Francoeur dans les médias ».  Le président de la Fraternité des policiers de Montréal avait allégué publiquement qu’une enquête sur des élus libéraux avait été bloquée.

 

19 octobre 2017

 
 

Un juge autorise des mandats de perquisition visant les résidences de Stéphane Bonhomme à Boucherville et de à Brossard.

Il signe également un mandat général ordonnant à de remettre son cellulaire aux enquêteurs, pour que ceux-ci puissent se faire passer pour lui, communiquer avec Guy Ouellette et prétendre « qu’il possède un autre scoop » susceptible de l’intéresser.

Le même jour, l’équipe de surveillance de Revenu Québec espionne Guy Ouellette à Québec.  L’équipe qui enquêtait sur les fuites a demandé l’assistance de Revenu Québec parce qu’elle avait besoin d’une équipe de filature.

 

 

25 octobre 2017

 
 

Des perquisitions sont menées chez Stéphane Bonhomme et Richard Despaties.  Les deux hommes sont sur place et sont arrêtés – ils ne sont toujours pas accusés.

Pendant ce temps, une équipe de filature de la police de Québec observe Guy Ouellette quitter un endroit non précisé, probablement sa résidence.

À 9 h 15, le téléphone de est saisi et remis à une policière qui se fait alors passer pour Richard Despaties. Elle amorce un échange de messages avec le téléphone utilisé normalement par Guy Ouellette. L’échange s’échelonne sur quatre heures. Les extraits conservés dans les mandats – il y en a sur six pages – sont pour le moment complètement caviardés.

À 12 h 56, un enquêteur dépose un sac de plastique blanc derrière une borne de recharge pour voitures électriques, dans le stationnement d’un Tim Hortons de Laurier-Station, sur la Rive-Sud de Québec. Le sac contient un sac en papier brun à l’intérieur duquel se trouvent des feuilles de papier blanches.

À 13 h 59, selon les documents, Guy Ouellette arrive au Tim Hortons, prend le sac de plastique et le met dans sa voiture. C’est à ce moment, alors que la portière de son véhicule est toujours ouverte, qu’il est arrêté par les enquêteurs. 

Il prend son téléphone, mais les enquêteurs le somment de le déposer. Guy Ouellette est arrêté sans mandat, mais pas accusé. Le téléphone est saisi et mis dans une enveloppe qui est aussitôt scellée. Ce téléphone, en particulier, et les autres appareils saisis seront au centre d’un débat sur l’immunité parlementaire.

Stéphane Bonhomme

Richard Despaties

Guy Ouellette

 

31 octobre 2017                 Outrage à l'Assemblée nationale du Québec

 
 

Le président de l'Assemblée nationale, Jacques Chagnon, a sommé l'UPAC de porter des accusations contre Guy Ouellette, ou de lui présenter des excuses.  En fin de journée lors d'une conférence de presse le Commissaire à la lutte à la corruption Robert Lafrenière ne s'est pas excusé, mais en a rajouté.   C'est un outrage au parlementarisme québécois.  Que fera maintenant le président de l'Assemblée nationale du Québec ?

«Aujourd'hui, un député a perdu une charge importante et sa réputation a été entachée, a déclaré M. Chagnon dans un discours solennel au Salon bleu.  Je pense que nous devons exiger que la clarté sur cette situation soit établie de façon urgente.»

«Qu'on accuse ou qu'on s'excuse, a-t-il ajouté. Sinon, cette assemblée devra prendre les moyens pour défendre les fondements mêmes de son existence, soit la liberté, la justice et la démocratie.»

«Il m'est intolérable que la police ait arrêté un parlementaire sans qu'aucune accusation n'ait été portée contre lui une semaine plus tard, a déclaré Jacques Chagnon.  Un parlementaire doit jouir de sa pleine liberté pour faire son travail, quel que soit le sujet qui le préoccupe et dont il fait le suivi, y compris le travail policier.»

Dans son discours, M. Chagnon indique qu’il craint les risques « de dérive totalitaire » si les corps policiers ne sont plus redevables au Parlement.  Il est allé jusqu’à dire qu’il n’y a qu’une seule victime pour le moment  le député Ouellette, arrêté le 25 octobre 2017, mais qui n’est accusé de rien.

La question qu’il soulève est grave puisque M. Ouellette, avant d’être arrêté, était président de la commission des institutions, dont le rôle est de superviser les corps policiers.

« S’ils ont pris la décision d’appâter un parlementaire, le président de la commission, qui était justement en train d’étudier leur situation, ça soulève des questions assez intéressantes et importantes en termes d’éthique et de fonctionnement pour l’organisation policière », a-t-il indiqué en fin de journée.

C’est aussi la notion de privilège des députés qu’il compte défendre devant les tribunaux pour empêcher l’UPAC d’utiliser le contenu du téléphone et de l’ordinateur de M. Ouellette, saisis par les policiers.

Rien appris

Quant au point de presse de l’UPAC tenue en fin de journée, Jacques Chagnon y accorde peu d’importance.

«Avez-vous appris quelque chose ?  Moi je n'ai rien appris.» Il qualifie de « malsaine » l’absence de volonté du commissaire Robert Lafrenière de se presser pour déposer des accusations ou blanchir M. Ouellette.

« Ça ne peut pas durer longtemps. Je suggère à l’UPAC de sortir ses accusations s’ils ont des choses à dire. Je ne parlerai pas en termes d’heure, mais ça ne peut pas être long », a-t-il indiqué.

Il doute même de la parole des dirigeants de l’UPAC, qui affirment avoir eu toutes les autorisations d’un juge de la Cour du Québec pour procéder à cette opération.

« Je ne suis pas certain de ça », a-t-il laissé tomber.

Le patron de l’UPAC, Robert Lafrenière (au centre), a commenté l’arrestation du député Guy Ouellette entouré du directeur des opérations de l’UPAC, André Boulanger (à gauche), et de Marcel Forget, commissaire associé aux vérifications de l’intégrité des entreprises.

Source - Journal de Québec et La Presse

 

1er février 2018

 
 

Le climat de travail malsain qui règne à l’Unité permanente anticorruption (UPAC) explique les fuites de renseignements policiers aux médias, ont fait valoir jeudi un policier et un enquêteur civil qui nient être à l’origine de ces fuites même s’ils sont considérés comme les principaux suspects.

Les employés de l’UPAC Stéphane Bonhomme et Richard Despaties — suspendu dans le premier cas, congédié dans l’autre — ont été visés par des perquisitions le 25 octobre 2017, en même temps que le député libéral Guy Ouellette.   Ils sont dans la boîte des témoins à la demande des avocats de Nathalie Normandeau, Marc-Yvan Côté et quatre coaccusés, qui réclament un arrêt des procédures en raison de fuites de preuves qui les priveraient d’un procès juste et équitable.

«L’ambiance est pourrite (sic).»

Richard Despaties avait un message à lancer au juge André Perreault en ce jeudi matin. Il a dénoncé des «concours pipés», des postes comblés par les amis du commissaire Robert Lafrenière.   Il a rapporté le dépôt de nombreuses plaintes de harcèlement psychologique, des partys de Noël de moins en moins populaires au fil des ans, des départs massifs de secrétaires et d’enquêteurs dès lors qu’ils peuvent réintégrer le poste qu’ils occupaient dans un autre corps de police.

M. Despaties n’a pas hésité à dire que Robert Lafrenière «ment» quand il assure que ça va bien à l’interne. Lui-même considère être victime d’une vendetta du nouveau numéro deux de l’UPAC, Michel Pelletier.  

Avant lui, Stéphane Bonhomme a aussi assimilé à la «frustration au niveau du plancher» les fuites dans les enquêtes Fiche, Joug, Lierre et Mâchurer. Talonné par la Couronne, il a dû reconnaître qu’il avait des griefs contre un de ses supérieurs pour manque d’assiduité.  Il a également fait circuler une caricature de YGreck représentant le commissaire Lafrenière en tortue disant  «Ça… s’en… vient!».  Il a avoué trouver «rigolo» de voir le grand patron ainsi représenté.

 

Les deux hommes ont convenu que les renseignements policiers n’étaient pas faits pour être partagés.  Ils ont toutefois constaté «comme tout le monde» qu’il y avait des fuites et que ça ne pouvait venir que de l’intérieur.

M. Bonhomme a donné comme exemple le fait que des journalistes se trouvaient sur les lieux des perquisitions en même temps que les policiers.  M. Despaties a constaté cela lui-même le 25 octobre quand les journalistes ont filmé sa maison en cours de perquisition.  «Ça fuite de partout», a-t-il conclu ce jour-là.

L’ex-policier devenu enquêteur civil se base également sur la publication de fiches signalétiques et de déclarations pour arriver à cette conclusion.  «Ça peut pas venir de Monsieur Tout le monde», a-t-il indiqué.

Les deux employés de l’UPAC ont assuré qu’ils n’avaient pas mis la main sur de la preuve informatique ou papier pour la redistribuer et qu’ils n’étaient pas le fameux «Pierre» qui a offert la preuve de la cause Normandeau-Côté au journaliste Louis Lacroix, pigiste pour L’actualité.

M. Bonhomme a aussi nié que des documents et un disque dur de l’UPAC avaient été retrouvés à sa demeure, même si tant la défense que la Couronne avaient des questions très précises à ce sujet. - Ci-dessus des extraits du Journal Le Soleil, 1er février 2018

Témoignage de Mathieu Venne:

L’enquêteur Mathieu Venne de l’Unité permanente anticorruption (UPAC), qui dirigeait l’enquête Joug sur la firme Roche et Marc-Yvan Côté.

M. Venne a raconté que les courriels dévoilés dans les reportages de l’émission Enquête sur Sam Hamad, M. Côté et l’entreprise Premier Tech se trouvaient tous à une exception près dans un CD qu’il avait transmis à un collègue.

Tout en niant avoir lui-même transmis son contenu aux médias, M. Venne a souligné à quel point les fuites médiatiques l’avaient choqué.   Il a aussi raconté qu’il n’était« pas prêt » lorsque la décision a été prise d’arrêter Mme Normandeau et les autres en 2016.  « Il nous restait des compléments d’enquête », a-t-il dit.  Il a enfin soutenu que les accusés subissaient à ses yeux un « procès public » injuste.  Lorsqu’on lui a demandé de dire s’il les qualifierait de « victimes », il a rétorqué qu’on pouvait « traduire ça de cette façon-là ».

Plus tôt, M. Zambito s’était, lui aussi, porté à la défense des accusés, en particulier de l’ex-ministre Nathalie Normandeau.   « Je refuse que l’on condamne deux, trois personnes pour faire un show et montrer que l’ouvrage se fait quand les responsables de tout ça ne sont pas amenés devant la justice. »   Sans pouvoir le prouver, il a avancé que Mme Normandeau avait servi de « bouc émissaire » pour assurer le maintien en poste du patron de l’Unité permanente anticorruption (UPAC), Robert Lafrenière.

Et d’ajouter que le député Guy Ouellette lui avait confié qu’avant l’arrestation de Mme Normandeau, le procureur Denis Gallant était sur « la short list » du ministre Martin Coiteux pour remplacer M. Lafrenière.   Après cela, « l’entourage de M. Couillard a imposé Lafrenière », a dit M. Zambito.

Le sujet a alors rebondi à l’Assemblée nationale, où le ministre Coiteux a dit qu’un comité lui avait en effet soumis« trois candidatures valables » à l’époque et que le gouvernement « avait fait son choix »

Il n’a toutefois pas confirmé que M. Gallant faisait partie des candidats.
 

Guy Ouellette et Annie Trudel

Témoin à son tour dans la même cause, le député de Chomedey, Guy Ouellette a juré qu’il n’a jamais eu en sa possession des preuves ou des renseignements liés à des enquêtes de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) qu’il aurait transmis à des journalistes. 

Sources:  Commission Charbonneau: Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction; Journal de Montréal et de Québec pour Québecor Inc. Cyberpresse et La Presse pour Power Corporation of Canada; Le Devoir pour SPEQ Le Devoir inc.

Choix de photos, collection de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Mise à jour le 17 février 2018

Pour savoir ce qui traîne sur les tablettes de l'UPAC consulter les dossiers de MétéoPolitique ci-dessous

  Des gens d'affaires
mêlés à des histoires douteuses sur le plan de l'éthique

  Politiciens et politiciennes
Ayant un sens de l'éthique en conflit avec l'intérêt de l'ensemble de la population

Employés.es de l'État
Ayant un sens de l'éthique en conflit avec l'intérêt de l'ensemble de la population

  Gens d'affaires, politiciens, politiciennes et fonctionnaires coupables et condamnés pour diverses formes de fraudes

 

Notes & Références encyclopédiques:

 

Pour éviter qu'un jury soit contaminé...

 

Le procès de Tony Accurso pour fraude à Laval avorte - Sur MétéoPolitique, le 17 novembre 2017

 

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dès lors la fuite et les alerteurs, tel que...

 
 

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punition pour les procureur.res qui oseraient parler...

 

3 octobre 2017 - Une procureure suspendue après avoir dénoncé un «manque de ressources : Suspendue pour 10 jours, la procureure Dagenais réclame 50 000 $ au DPCP

 

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une des conséquences sera qu'il y aura jusqu'à 50 procureurs de moins pour faire le travail de la poursuite contre les fraudeurs...

 

Le système judiciaire du Québec rendu inefficace par de sombres coupures budgétaires. - Des politiciens et politiciennes ripoux protègent leurs bailleurs de fonds. - Sur MétéoPolitique, le 27 octobre 2015

 

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lorsque les Québécois et Québécoises ont voulu une enquête publique sur la corruption....

 

Il aura fallu 18 mois avant que Jean Charest prenne la décision - Histoire de corruption et de collusion: le legs de Jean Charest appuyé par des députés.es sans scrupules et sans éthique - Sur MétéoPolitique. Mise à jour le 24 novembre 2015

 

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En attendant qu'un gouvernement intègre remplace Robert Lafrenière...

 

Extrait d'une analyse de Steve E. Fortin: Blogueur, journaliste pigiste et enseignant, le 13 février 2018 - Sur le Journal de Québec.

UPAC : le grand ménage avant toute chose!

...Fin octobre 2017, dans le cadre d’une conférence de presse où l’état-major de l’UPAC veut expliquer le contexte de l’arrestation du député Ouellette, non seulement le commissaire Robert Lafrenière ne convainc personne avec son explication de piège et d’appât, mais le directeur des opérations de l’UPAC André Boulanger, pressé de questions sur le climat de travail qui règne au sein du corps de police anticorruption, avance que « le climat est très bon. [...] je peux vous confirmer que présentement, ça va très bien au niveau du plancher. »  Il n’en est rien.  

Nous savons depuis que le diable est aux vaches à l’UPAC et que le plancher... il n’est pas content le plancher. Tellement pas content que « le 25 novembre 2017, le Syndicat de la fonction publique du Québec, qui représente des employés du service de la vérification, qualifie de lamentable le climat de travail à l’UPAC ».  

Assis de l’autre côté de Robert Lafrenière lors de ladite conférence de presse, le numéro 2 de l’UPAC, Marcel Forget. Lui dont on a cru qu’il avait « démissionné » le 1er décembre 2017 à la suite des révélations du Bureau d’enquête de Québecor selon lesquelles Forget


(de gauche à droite) André Boulanger - Robert Lafrenière - Marcel Forget

« aurait fait la promotion d’actions d’une entreprise controversée alors qu’il travaillait à la SQ ».  Marcel Forget dont le rôle était de vérifier l’intégrité des entreprises, notamment...  Aujourd’hui, Marcel Forget clame qu’on « l’a démissionné », qu’on l’a poussé vers la sortie et le tout s’envenime alors que l’ex numéro 2 de l’UPAC poursuit Québec pour 2 millions de dollars...    On a déjà vu des « planchers » plus gais.

Et ce n’est pas gai depuis longtemps. Doit-on rappeler ce texte coup de poing de Fabrice de Pierrebourg et André Noël en novembre 2011.  Un texte qui traitait de « l’ampleur des dysfonctionnements et des sources de tension qui touchent l'UPAC: l'absence de communication entre les unités, des enquêtes de l'escouade Marteau qui seraient «orientées» de manière à être limitées au monde municipal ».    

Sept ans plus tard , l’UPAC n’a toujours pas trop égratigné le provincial justement... 

... Dès la création de l’UPAC, en mars 2011, le député Stéphane Bergeron avait déjà mis en doute l’indépendance du commissaire : « Est-ce qu’on a toute l’indépendance requise pour agir, maintenant que, qui plus est, le grand patron de cette unité est lui-même un ancien sous-ministre du ministre de la Sécurité publique? La question se pose. »   Ici pour lire toute la chronique

 

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pour que ceux-ci puissent se faire passer pour lui...

 

Le député Guy Ouellette aurait été piégé - Sur MétéoPolitique, le 4 février 2018

 
 

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Rien n’indique que l’UPAC était la source des documents obtenus par Radio-Canada

 
 

L’UPAC utilise aussi les fuites dans les médias

Les policiers voulaient profiter de la diffusion d’informations à Radio-Canada pour faire avancer une enquête - Sur Le Journal de Montréal, le 30 octobre 2017

 

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