La population en a assez des faux démocrates qui volent les ressources de l'État, pillent les ressources naturelles du pays et tentent de s'approprier le contrôle de l'argent.

Des québécois et québécoises ont décidé de prendre les choses en mains et ils lancent un appel à l'ensemble de la population, donc à ceux et celles qui doivent réellement arbitrer la politique. Le temps de l’impuissance est terminé. Le Québec est une démocratie où nous pouvons régler nos problèmes avec nos volontés, nos talents et nos énergies. Le moment est venu de rassembler, de nous liguer contre la corruption expliquent les fondateurs et fondatrices du mouvement.

Sources: Agence QMI, La Ligue d'Action civique, Société Radio-Canada
Publication: novembre 2011

"En face du club de la corruption, il nous faut une ligue de la probité"

Choix de photos, commentaires, mise en page et références : JosPublic
Publication : 17 Novembre 2011

 
 
 

Le club de la corruption

 
 

Le rapport secret de l’UPAC, le rapport secret de l'Unité anticollusion ( 01 ) rendu public par Radio-Canada le 14 septembre 2011 et ensuite par Jacques Duchesneau lui-même, dit vrai : un club de la corruption existe au Québec. C’est une coalition occulte qui s’entend pour tirer profit financièrement ou politiquement de la collusion qui taxe le Québec. Une collusion qui s’en prend tantôt aux 8 milliards de dollars par année en contrats au niveau municipal, tantôt aux milliards de dollars par année investis dans les autres infrastructures au Québec.

Ce club est représenté dans la plupart des partis, joue au golf, invite dans des loges, vend des élections clés en main, commandite les politiciens, débauche des fonctionnaires, bafoue le sens de l’État, collecte des ristournes sur les contrats, se constitue en boîte de relations publiques ou en consortium, dépose des poursuites-baillons. Ce club coopère de près ou de loin avec le crime organisé. Il chuchote à l’oreille de l’organisateur ou du politicien : « Veux-tu la jouer pour vrai, la game? »

Il faut être blanc comme neige pour s'opposer au club; il s’assure ainsi que personne n’élèvera la voix. Pour s'en assurer d’ailleurs, ses représentants distribuent des enveloppes, effectuent des campagnes d’intimidation, organisent des rackets de protection, usent de mesures de rétorsion diverses contre les résistants, y compris en vandalisant la propriété de certains élus.

 

 

Une bataille ni gagnée, ni perdue d’avance

 

 

« La corruption a toujours existé » est l’excuse des complices, des indifférents et des faibles.

La maladie aussi a toujours existé. La réalité est que les sociétés les plus avancées (Suède, Finlande, Danemark, Norvège, Suisse) sont les moins corrompues, ( 02 ) que ce phénomène avance et recule selon les périodes et non par hasard, essentiellement en fonction des efforts de citoyens agissant au nom du Bien public.

Le Québec a vécu plusieurs de ces épisodes. Celui qui nous inspire remonte à la Ligue d’action civique des années 1950, celle des Pacifique Plante, Jean Drapeau et cie. ( 03 ) En alertant les médias, en obtenant une enquête publique et en remportant l’élection à la mairie de Montréal en 1954, la Ligue a ébranlé pour longtemps la corruption systématique de l’administration montréalaise. « Montréal ville ouverte » sortait un peu de sa grande noirceur.

Nous pensons que l’élection municipale de 2009 a été un autre moment charnière où le club de la corruption a été mis sous les projecteurs, notamment à Montréal. Il y a encore bien des villes, bien des commissions scolaires, bien des administrations publiques pour lesquelles tout est à faire.

 

 

Un pont entre les partis

 

 

La division politique, et la concurrence forcenée qui en émerge, justifie pour certains le recours à des méthodes peu avouables pour gagner à tout prix. Pensons au gouvernement fédéral et au scandale des commandites ( 04 ). Il faut donc résoudre ce problème en établissant un pont entre les partis.

Imaginons un lieu où des gens de toutes tendances pourront coopérer pour améliorer la façon de faire la politique, au lieu de continuer à observer des « règles non écrites » favorisant le club de la corruption.

Les enquêtes publiques, policières et journalistiques sont nécessaires, mais ne suffiront pas à cette tâche. En face du club de la corruption, il nous faut une ligue de la probité. Il nous faut des gens qui réfléchissent au problème, imaginent et promeuvent des solutions, mobilisent et forment de la relève politique, sortent de l’isolement les personnes qui savent, mettent en réseau celles qui résistent, interpellent ceux qui devraient agir.

 Il nous faut fonder à nouveau la Ligue d’action civique.

Les signataires proviennent de divers partis : péquistes, libéraux, bloquistes, néo-démocrates, etc. Certainement, ce pont nous empêchera d’agir avec force sur les scènes provinciale et fédérale; nous nous en accommoderons. Les villes et commissions scolaires sont aussi importantes, souvent la première expérience du politicien qui laisse une empreinte. Combien de ministres ont d’abord été maire ou président de commission scolaire?

Le groupe souhaite changer un système politique à partir de sa base. La refondation de la Ligue d’Action civique à la grandeur du Québec, ils y travaillent dès maintenant.
 
 

Brisons le silence, passons à l’action, rejoignez-nous :
La ligue d'Action Civique

 
 
 

Des gens d'expérience

 
 

L'assemblée générale s'est nommée un conseil provisoire. Il s'agit de Jean-François Roberge, Martin Drapeau, Frédéric Lapointe, Marie Depelteau-Paquette, Craig Sauvé, Fannie St-Cyr, Me Philippe-André Tessier, Tania Longpré, Me Danielle Bédard, Jean-Daniel Cossette, Jean-François Sylvestre (absent de la photo)

Ils sont soit organisateurs de campagne, conseillers indépendants ou ex-candidats et leur objectif est créer un élan populaire afin de faire des élections municipales de 2013 une sorte de référendum contre la corruption.

« Nous sommes bien placés pour savoir que la politique municipale reçoit l'appui de nombreux cartels et de milieux discutables », déclare le président de la Ligue d'action civique,
                 - Frédéric Lapointe

Le mouvement s'inspire de la Ligue d'action civique des années 50, qui avait pour objectif d'épurer la politique municipale de l'époque et qui avait propulsé Jean Drapeau à la mairie de Montréal.

Près de 60 ans plus tard, tout est à recommencer, affirme le conseiller indépendant à Sainte-Thérèse, Vincent Arseneau. « La première année de mon élection, j'ai reçu cinq cadeaux à ma porte, dit-il. J'étais terrassé. Je pensais que c'était une pratique qui datait des années 50 ou 60, mais c'était tout à fait établi. »

Il y a deux semaines, il a d'ailleurs avoué publiquement avoir reçu une offre d'élection clés en main de la part d'une firme d'ingénieurs. Il estime que le problème ne sera pas résolu tant que la façon de financer les campagnes électorales municipales restera inchangée.

La conseillère indépendante à Trois-Rivières, Sylvie Tardif, affirme pour sa part que le ministère des Affaires municipales devrait sanctionner les élus reconnus coupables de fautes d'éthique. « Souvent, le ministère constate qu'il y a des problèmes, mais ne va pas plus loin et te dit : "allez en cour" », explique-t-elle.

Ce à quoi répond le premier ministre Jean Charest : « les tribunaux sont là. On a beaucoup légiféré au cours des deux dernières années pour changer les règles de transparence d'attribution des contrats », soutient-il.

 
 

Reportage télévisé de Vincent Maisonneuve 
Société Radio-Canada

 
 

Un congrès d'incorruptibles

 
 

La Ligue d’action civique (LDAC) a lancé son premier colloque à Laval.

L’objectif avoué du regroupement est de réunir les politiciens municipaux qui souhaitent faire de la politique «propre» sous une même bannière, tout en évitant l’appellation de parti politique.

C’est un «rassemblement de citoyens soucieux de mettre fin à la corruption qui nuit à l’état de nos villes».

Plusieurs élus étaient sur place, comme Stéphane Gendron, maire d’Huntingdon, François Croteau, maire de l’arrondissement de Rosemont-Petite-Patrie qui a récemment quitté Vision Montréal au profit de Projet Montréal et Marie-Josée Tardif, conseillère municipale de Trois-Rivières.

«La Ligue a su rassembler des gens de toutes les allégeances et de partout en province. Surtout de Montréal, de la Rive-Nord et Laval, mais aussi Trois-Rivières et Longueuil», a affirmé Frédéric Lapointe, le président de l’organisation.

«Les entreprises qui sont à la source de la corruption municipale font régulièrement des colloques où de nombreux élus sont invités, a expliqué M. Lapointe. Nous souhaitons faire la même chose pour les gens qui s’opposent à ce système et qui souvent sont isolés et seuls dans leur cause. Le message que nous envoyons est que vous n’êtes pas seuls.»

La Ligue s'inspire d'un mouvement similaire qui a pris place dans les années 1950 à Montréal. Un certain Jean Drapeau, politicien méconnu à l'époque, s'y était fait connaître et avait remporté la mairie en 1954 sous la bannière de la Ligue d'action civique, qui faisait campagne contre la corruption de l'administration municipale.

Pour accéder à d'autres textes à propos de la corruption et de l'éthique cliquez ici

Notes & Références:

01

Le rapport Duchesneau: rapport de l'Unité anti-collusion du Ministère des transports du Québec

PDF 72 pages

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02

Transparency International Baromètre mondial de la corruption 2010

PDF 43 pages

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03

Qu'est ce que la Ligue d’action civique des années 1950 et qui sont Pacifique Plante et Jean Drapeau

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04

Gouvernement fédéral canadien et Parti Libéral du Canada: scandale des commandite

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