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Crise au Centre de recherche sur les grains CÉROM
Conséquence de la privatisation des activités du ministère de l'Agriculture

Louis Robert victime d'un déficit d'éthique au Ministère de l'agriculture et des pêcheries du Québec. Voici les principaux événements survenus depuis que la population du Québec a appris, par l'action heureuse de divulgateurs, qu'une activité privatisée par le gouvernement du Québec était devenue un nid de conflits d'intérêts où une quinzaine d'employés.es, chercheurs et autres ont démissionné. La privatisation des activités a été très bien analysée par l'institut Jean Garon.  Le lanceur d'alerte Louis Robert a gagné son pari et reçu les excuses du premier ministre du Québec.

 

Les événements au fil du temps

2019

14 juin 2019
Le premier ministre Legault présente
ses excuses à Louis Robert

« Je veux au nom de l’État québécois m’excuser auprès de Louis Robert, a-t-il déclaré.  On va avoir des discussions avec lui pour trouver les moyens comment on peut le réintégrer et/ou le compenser. »

Le ministre de l’Agriculture, André Lamontagne, n’avait pas voulu s’excuser la veille dans la foulée d’un rapport accablant de la protectrice du citoyen même s’il avait ouvertement mis en doute l’intégrité de M. Robert. Il s’est ravisé lors de la période des questions vendredi matin le 14 juin 2019.

« J’offre mes excuses à M. Robert », a-t-il affirmé tout en soulignant que les faits analysés dans le rapport de la vérificatrice générale sont survenus alors que les libéraux étaient encore au pouvoir.

Le sous-ministre du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), Marc Dion, a remis sa démission jeudi. Celle-ci a été acceptée vendredi le 14 juin 2019 par le conseil des ministres. Ce dernier n'avait pas respecter la loi sur la protection des alerteurs ou divulgueurs.

« Le plus scandaleux, c’est que Mme Masse qui a fait congédier l'agronome n’a pas été sanctionnée pour ses graves manquements et qu’elle a même été promue sous-ministre adjointe », a dénoncé la présidente du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ), Line Lamarre, dans un communiqué de presse.

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1 avril 2019
Après les pesticides, le divulgateur
Louis Robert dénonce la
 surutilisation d'engrais

 Mangez plus de légumes qu'ils disaient, c'est meilleur pour la santé...
oui, mais! ajoute
JosPublic
 
c'est plein de pesticides et d'engrais chimiques. Plus les agriculteurs utilisent de l'engrais, plus ils ont un retour élevé sur les intrants de production. Profits cachés.  Vive le bio!

Le lanceur d'alerte congédié par le ministère de l'Agriculture affirme que les conflits d'intérêts ne se limitent pas au domaine des pesticides. Lors d'une première entrevue, accordée à Radio-Canada, l'agronome Louis Robert dénonce l'influence du privé dans les recommandations d'engrais faites aux agronomes et aux agriculteurs, les plus élevées en Amérique du Nord

Pesticides, engrais, « ce sont deux problématiques jumelles, a expliqué l'agronome Louis Robert à l'occasion d'une entrevue au micro de l'émission Gravel le matin.  Sur le plan de l'impact économique et sur le plan de la santé humaine, les deux se comparent très bien. »

Le fonctionnaire congédié par le gouvernement du Québec pour avoir dénoncé l'influence des lobbys en agriculture met en garde contre « la surutilisation d'engrais » dans la province et regrette que « la situation perdure depuis très longtemps » sans que personne n'en parle.

Les quantités d'engrais à épandre qui sont recommandées par le Québec sont trois fois plus élevées qu'en Ontario, et jusqu'à six fois plus élevées que dans des États américains.

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5 mars 2019
Un grief contre le ministre
de l'Agriculture pour diffamation

Richard Perron le président du SPGQ

 «À ma connaissance, c'est la première fois qu'un ministre est poursuivi en grief pour diffamation par un de ses employés et même devant les tribunaux civils», a affirmé le président du SPGQ, Richard Perron, en entrevue téléphonique. Il a rappelé que l'arbitre qui se penchera sur le grief a les mêmes pouvoirs qu'un juge.

M. Robert reproche précisément au ministre d'avoir affirmé qu'il y avait d'autres raisons pour son limogeage que ce qui était indiqué dans la lettre de congédiement. André Lamontagne avait laissé entendre que son «intuition» lui suggérait qu'il y avait autre chose dans le dossier de M. Robert.  «Il ne se basait sur aucun fait, c'est de la diffamation pure, a déclaré M. Perron. Il a creusé son trou.»

«La conduite de l'employeur et du gouvernement dans la gestion médiatique de mon congédiement constitue un abus de droit et porte atteinte à ma dignité, à mon honneur et à ma réputation, peut-on lire dans le grief. Je réclame des dommages et intérêts pour diffamation et atteinte à ma réputation.»

Le SPGQ vise en fait à ce que l'employeur ne tienne pas «la ligne dure» et constate qu'il a intérêt à régler le grief avant d'aller plus loin, pour éviter que le ministre soit appelé personnellement à témoigner.  L'objectif est de réintégrer le plus rapidement possible M. Robert dans sa fonction, qu'il obtienne des excuses, et qu'il soit pleinement indemnisé.  Par ailleurs, la pétition en faveur de la réintégration de M. Robert a tout récemment franchi le cap des 50 000 signatures.

Source -
 
Groupe Capitales médias pour Martin Cauchon

 
 

28 février 2019
Le lanceur d’alerte Louis Robert
dépose un recours pour
« congédiement illégal et abusif »

Le fonctionnaire congédié par le ministère de l'Agriculture conteste officiellement son licenciement et exige sa réintégration

Le gouvernement de la CAQ n'en a pas fini avec le dossier Louis Robert. En plus de l'enquête en cours par la Protectrice du citoyen, un arbitre doit maintenant se pencher sur deux griefs déposés par l'agronome et le Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec ( SPGQ).

Le premier grief, déposé au cours des derniers jours, conteste le congédiement, jugé « sans motif raisonnable », prononcé le 24 janvier 2019. La décision est qualifiée d'« illégale, contraire à la convention collective et abusive ».   Louis Robert exige également le retrait de toute trace de ce congédiement dans son dossier d'employé, ainsi que le remboursement du salaire perdu et les intérêts.

Un deuxième grief conteste la durée de sa mise à pied, à partir du 12 septembre 2018, le temps d'une enquête sur les fuites dans les médias. Louis Robert avait été suspendu avec salaire durant 134 jours, alors que la convention collective des professionnels du gouvernement prévoit une suspension maximale de 30 jours.

Poursuite pour diffamation?  Enfin, sans aller de l'avant pour le moment, le syndicat se garde la possibilité de poursuivre au civil le ministre de l'Agriculture et le premier ministre pour atteinte à la réputation de Louis Robert.  André Lamontagne et François Legault avaient déclaré que ce congédiement n'était ni une mesure de représailles, ni en lien avec la fuite d'informations aux médias.

Or, la lettre de congédiement expose bel et bien les motifs de « manque de loyauté [...] en transmettant un document confidentiel au journaliste » et d'avoir « contrevenu à l'obligation de discrétion et à la politique de relations avec les médias ».

Richard Perron, président du Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec.  Selon le SPGQ, le traitement des griefs pourrait prendre au moins un an.  Il estime qu'une cause en diffamation ne sera « pas difficile à gagner », sur la base des propos tenus par le ministre de l'Agriculture, André Lamontagne, après le congédiement.  « Il y a eu atteinte à la réputation que rien ne justifiait et le ministre [Lamontagne] a même avoué qu'il s'était fié à son intuition, a déclaré M. Perron, qui est avocat de formation. Ce n'est pas fort, se fier à son intuition pour avancer de telles choses publiquement à propos de quelqu'un qui vient d'être congédié. »

 Responsable de toute cette affaire, le ministère de l'Agriculture du Québec n'a pas souhaité faire de commentaire.

Source - La Société CBC/Radio-Canada

 
 

8 février 2019
Le président du C.A. nie avoir demandé le congédiement du lanceur d'alerte

Dans la foulée de la controverse entourant le congédiement du lanceur d'alerte Louis Robert, le président des Producteurs de grains du Québec, Christian Overbeek propose de se retirer de la tête du Centre de recherche sur les grains (CÉROM).

Il recommandera cependant au ministère de l'Agriculture, qui assure la majorité du financement de cette société à but non lucratif, que les acteurs de l'industrie privée continuent d'occuper des postes d'administrateurs au sein du conseil d'administration.

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Influence indue au CÉROM: la Coalition Avenir Québec (CAQ) savait !

L'influence des lobbyistes au conseil d'administration du CÉROM, la Coalition Avenir Québec (CAQ) le savait.   Dès mars 2018, à la suite des révélations dans La Vie agricole concernant le manque de transparence du Centre de recherche sur les grains (CÉROM) vis-à-vis du ministère de l’Agriculture, la députée de Mirabel pour la CAQ, Sylvie D’Amours, alors critique en agriculture, réclamait une commission parlementaire pour se pencher sur l’enjeu des pesticides.  Elle estimait alors que de nombreux agriculteurs étaient dans une impasse face aux règlements et aux agronomes.

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3 février 2019
Le problème de fond: les pesticides employés par les agriculteurs et agricultrices

M. Overbeek a plusieurs fois eu des déclarations publiques qui allaient à l'encontre des résultats de recherches menées au CÉROM. Le ministre a dit avoir pris connaissance de ces prises de position. Les Producteurs de grains du Québec (PGQ) ont émis un communiqué, dimanche le 3 février 2019, dans lequel ils justifient leur présence sur le conseil d'administration du CÉROM.

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30 janvier 2019
Chasse au lanceur d'alerte

Le ministère de l'Agriculture du Québec a congédié Louis Robert, un divulgateur qui avait dénoncé l'ingérence du secteur privé dans la recherche publique sur les pesticides.  Le fonctionnaire a été congédié jeudi le 24 janvier 2019 pour avoir fourni des renseignements confidentiels à un média, tandis que deux de ses collègues sont suspendus.

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30 janvier au 1er février 2019
Levée de bouclier et
 accusations de censure

Le frère de l'agronome Louis Robert sur Twitter, le Parti Libéral du Québec, le Parti Québécois, Québec Solidaire à l'Assemblée nationale, l'Ordre des agronomes du Québec, l'éditeur de la Terre de Chez Nous, Robert Dutrisac, éditorialiste au journal Le Devoir, l'Union des producteurs agricoles (UPA) de Rouville, Roméo Bouchard cofondateur de l'Union Paysanne. l'Association des conseillers en agroenvironnement du Québec, le syndicat des professionnels et professionnelles du gouvernement du Québec n'hésitent pas à vilipender la haute direction du ministère de l'Agriculture, son sous-ministre et ministre.

Des avocats de l'État jusqu'aux ingénieurs... La Fonction publique du Québec se range derrière le fonctionnaire congédié. Dans une lettre ouverte, une coalition de syndicats regrette qu'un ministre ait autorisé personnellement son renvoi pour avoir informé les médias de l'influence des lobbys sur la recherche scientifique à propos des pesticides.

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14 juin 2019
Blâme sévère contre le
Ministère de l'Agriculture du Québec

Le gouvernement Legault redonnera son poste au lanceur d’alerte Louis Robert, congédié en janvier, mais le ministre André Lamontagne n’a pas voulu lui présenter ses excuses jeudi après la publication d’un rapport accablant de la protectrice du citoyen.

Mme Marie Rinfret conclut que le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) a commis une violation de confidentialité majeure en dévoilant à plusieurs reprises l’identité de l’agronome, allant même jusqu’à fournir le nom de M. Robert au ministère chargé d’enquêter sur une fuite dans les médias.

« Ce qu’on a constaté, c’est une série de manquements qui ont perdu de vue l’objectif ultime de la loi qui est la protection du lanceur d’alerte », a signalé Marie Rinfret en conférence de presse.

« Nous savons bien que, si les gens n’ont pas confiance dans le mécanisme de traitement des divulgations, ils choisiront de garder le silence en dépit de l’importance de leur divulgation pour l’intérêt public », a-t-elle ajouté en soulignant la gravité de la situation. 

Le lanceur d’alerte Louis Robert a confirmé qu’il compte réintégrer ses anciennes fonctions, malgré le préjudice qu’il a subi.  Il attend toutefois de connaître les conditions qui lui seront proposées par le gouvernement.  « Oui, ç’a été difficile par moments, ça, c’est clair, a-t-il confié. Mais quand t’es absorbé dans ton travail, tu oublies ça à un moment donné. »

Lire la suite - Source: Le Devoir

 
 

29 mars 2019
Le divulgateur Louis Robert
brise son silence et se présente à la présidence de l'Ordre des agronomes

Pour la première fois depuis son congédiement du ministère de l'Agriculture, le lanceur d'alerte (divulgateur) Louis Robert est sorti de son mutisme, vendredi le 29 mars 2019, avec une proposition qui risque de chambouler le monde agricole.  Les agronomes qui vendent des pesticides ne devraient pas être les mêmes qui autorisent les producteurs agricoles à en faire l'usage.

Louis Robert, qui a annoncé qu'il brigue la tête de son ordre professionnel, fera de la notion de conflit d'intérêts le thème central de sa campagne.

L'ancien fonctionnaire, qui jouit d'un appui populaire considérable, risque cependant de se heurter à une certaine résistance de la part de ses collègues, issus majoritairement du secteur privé.

« Cette impasse-là des conflits d'intérêts nuit à tout le monde.  À l'image de l'agronome, aussi », a-t-il expliqué  lors d'une mêlée de presse impromptue à Montréal, en marge du Symposium sur les sols vivants où il donnait une conférence.

« J'espère que les agronomes vont rester dans l'actualité, mais pour des nouvelles positives et que les gens éventuellement vont dire:   ah ! Heureusement qu'ils sont là.  J'aimerais vraiment qu'on soit à la défense de l'intérêt public », a-t-il ajouté.

Il y a environ 3 000 agronomes au Québec. Seulement 15% occupent des postes au sein des diverses fonctions publiques.  Les autres sont notamment à l'emploi d'entreprises privées, de coopératives, d'institutions financières, de groupes de producteurs ou d'Organismes à but non lucratif ( OBNL).

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01 mars 2019
Agriculteurs et agronomes en combat: même poison, même profit

Les relations sont tendues entre l'Ordre des agronomes du Québec et l'Union des producteurs agricoles (UPA) : l'ordre professionnel accuse même les agriculteurs de ne pas respecter toutes les règles.

Les deux organisations croisent le fer, dans la foulée de l'affaire Louis Robert, cet agronome congédié par le ministère de l'Agriculture du Québec pour avoir voulu alerter l'opinion publique sur l'influence de l'industrie des pesticides.  Cette affaire a lancé un vaste débat social sur l'usage des pesticides au Québec, qui pourrait aboutir à une commission parlementaire.

Dans une longue lettre ouverte parue jeudi le 28 février 2019, le président de l'Ordre, Michel Duval, reproche aux agriculteurs d'épandre des pesticides en bordure des cours d'eau et des fossés, malgré la réglementation et les études contraires.  Au moindre ruissellement les pesticides aboutiraient ainsi dans le cours d'eau à proximité. (référence ici au texte de JosPublic)

« L'ignorance et le manque de formation (des agriculteurs) ne peuvent être utilisés comme excuse pour une mauvaise gestion de l'utilisation des pesticides », écrit-il, en rappelant qu'il existe pourtant un grand nombre de journées de formation et de dépliants destinés aux agriculteurs.

Il accuse l'UPA d'être « en partie complice » du désengagement de l'État québécois dans le conseil aux producteurs agricoles, qui s'est traduit par une diminution de 33 % du nombre d'agronomes à l'emploi du ministère de l'Agriculture, de 2010 à 2018.

De son côté, l'UPA « s'explique mal » la sortie de M. Duval, selon un communiqué diffusé vendredi le 1er mars 2019. Le président de l'Ordre « blâme maladroitement » les agriculteurs et l'UPA, de l'avis du président de l'UPA, Marcel Groleau.

 
 

28 février 2019
Le vote sur les pesticides reporté

André Lamontagne
Ministre de l'Agriculture et des pêcheries

Les caquistes blâment les libéraux pour le report d'éventuelles consultations sur les pesticides, dans la foulée de l'affaire Louis Robert, cet agronome congédié par le ministère de l'Agriculture pour avoir dénoncé l'influence indue de l'industrie des pesticides sur la recherche.

L'opposition libérale « dénature complètement » l'objectif de la commission en voulant discuter aussi du lanceur d'alerte Louis Robert, a accusé un porte-parole du gouvernement, Marc-André Gosselin, attaché politique, dans un entretien téléphonique.   « Ça n'a pas de bon sens de tout mélanger, les libéraux obstruent le déroulement des travaux », a-t-il poursuivi.

Le député péquiste Sylvain Roy, à l'origine du mandat d'initiative demandé, voulait que la commission examine « les impacts sur la santé publique et l'environnement de l'utilisation de produits chimiques tels que les pesticides dans les secteurs de l'agriculture et de l'alimentation ».

Les caquistes voulaient quant à eux que la commission se penche aussi sur « les pratiques de remplacement innovantes disponibles », ainsi que sur le « respect de la réciprocité et de la compétitivité du secteur agroalimentaire québécois ».

Le vote a été reporté dans deux semaines, lors de la reprise des travaux parlementaires, après la relâche.  Plus tôt en matinée, des élus caquistes avaient refusé d'entendre à la commission des institutions Louis Robert.  Majoritaires, les caquistes ont voté contre une proposition qui était appuyée par l'opposition.  La proposition de mandat d'initiative sur la question émanait du député indépendant Guy Ouellette.

Le président du Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ),  Richard Perron, a également condamné le refus du gouvernement caquiste.

Louis Robert a déposé deux griefs par le biais de son syndicat, un pour contester son congédiement et demander sa réintégration avec pleine compensation, et un autre pour demander réparation en raison d'une suspension qui dépassait 30 jours.

M. Robert pourrait aussi déposer sous peu une poursuite au civil pour diffamation, mais le syndicat souhaite « que le gouvernement réfléchisse et change d'avis » rapidement, avant de se rendre aux tribunaux, a laissé entendre M. Perron.

 
 

7 février 2019
Louis Robert n’avait rien à vendre

Patrick Lagacé, Chroniqueur

Pendant toute sa carrière au ministère de l’Agriculture, l’agronome Louis Robert a tenté de fournir de l’information objective aux agriculteurs du Québec.  On peut dire que c’était le dada de cet homme congédié fin janvier 2019 pour le péché capital d’avoir aidé un journaliste dans une enquête.

De « l’information objective » ?

Il y a beaucoup de vendeurs, en agriculture.  Une ferme est une PME qui fait affaire avec beaucoup, beaucoup, beaucoup de fournisseurs.

Ces vendeurs-là – d’équipement agricole, de fertilisants, de semences, de services-conseils et d’engrais, par exemple – donnent de l’information aux agriculteurs quand ils débarquent dans leurs fermes.  Est-ce de la bonne information ?

Peut-être.  Mais quand le gars qui vous vend un produit est celui qui vous informe sur le produit, il faut quand même valider ailleurs…

Mais où et comment ?

Suite de la chronique ici - Sur MétéoPolitique

 
 

30 janvier au 5 février 2019
Protection des alerteurs et alertrices

Stéphane Giroux

« Chaque fois, on se retrouve dans une situation où la personne qu'on attaque, c'est le lanceur d'alerte, sans se pencher sur la raison qui pousse cette personne à dénoncer. »

« La loi est mal faite, affirme Stéphane Giroux de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ).  Elle n'a aucune force. » 

Il rappelle que le rapport de la commission Charbonneau recommandait qu'on protège les lanceurs d'alerte qui décident de parler aux journalistes pour mettre en lumière des situations inquiétantes.  Les François Legault, premier ministre, Richard Perron du Syndicat des profesionnels.les du gouvernement du Québec SPGQ et les partis d'oppositions à l'assemblée nationale semblent du même avis.

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Du 30 janvier au 4 février 2019
Cafouillage et contradictions politiques

Le ministre caquiste de l'Agriculture André Lamontagne a été étroitement mêlé au congédiement du lanceur d’alerte Louis Robert.  Dans cette affaire, le ministre a commencé par dire que le congédiement était sa décision, puis qu’il l’avait « personnellement autorisé », pour finalement écrire sur sa page Facebook qu’il avait été informé de la décision. 

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31 janvier 2019
« Une chasse à l'homme quand le lanceur d'alerte devient la cible »

Au lendemain de l'annonce du licenciement d'un lanceur d'alerte, le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) (sous la responsabilité du sous-ministre Marc Dion) révèle avoir mis en place des mesures pour améliorer la situation dans la recherche publique sur les pesticides, minée par l'ingérence du privé dans les études et par la fuite de ses chercheurs.  Les révélations auraient donc été jugées suffisamment sérieuses.

Le Ministère dit avoir fait le nécessaire à la suite des révélations contenues dans les documents transmis par son employé Louis Robert, avant son congédiement.  En 2017, le conseiller expert dans le secteur des grains avait osé dénoncer, à l'interne, l'ingérence du privé dans la recherche publique sur l'utilisation des pesticides.

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2018

 
 
 
 

5 mars 2018
CÉROM: une gestion déficiente

Des chercheurs et ex-employés du Centre de recherche sur les grains (CÉROM) dénoncent un climat de « contrôle », de pressions et d’ingérence à propos de l’épineuse question des pesticides néonicotinoïdes, a appris le journal Le Devoir.  En deux ans, la moitié des membres du personnel du centre, financé en majorité par Québec, ont d’ailleurs démissionné.

Cinq chercheurs sont au nombre des démissionnaires et une dizaine d’employés. Au total, neuf personnes ont témoigné de leur profond malaise avec certains membres du conseil d’administration, qui n’hésitent pas à faire connaître leurs positions pro-pesticides au point de s’ingérer dans les travaux de recherche.

Plusieurs ex-employés du CÉROM ont tenté d’alerter le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) dès 2013.  Refusant toute demande d’entrevue, le MAPAQ s’est dit « préoccupé par la situation » du point de vue de la gestion des ressources humaines.  Il a imposé certaines mesures conditionnelles à son financement, renouvelé pour un an seulement plutôt que deux.

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16 mars 2018
L’érosion du leadership du MAPAQ au cœur du problème

Déjà constatée en 2008 par la Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois (CAAAQ), l’érosion graduelle du leadership du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) est au cœur de la crise de confiance qui secoue présentement le monde de la recherche sur les pesticides et herbicides utilisés en agriculture estime Guy Debailleur de l’Institut Jean-Garon.

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À ce sujet voir l'excellent texte de Varoufakis...

 

Yánis Varoufákis

Économiste et homme politique

Les personnes imbriquées et les exclues du pouvoir politique et économique

Quand une crise de grande ampleur frappe, il est tentant d'en attribuer la responsabilité à une conspiration de puissants.

Immédiatement nous viennent à l'esprit des images de salles de réunion enfumées remplies d'hommes (éventuellement de femmes) rusés, complotant pour en tirer profit aux dépens du bien commun et des faibles.  Mais ces images sont des illusions. 

Pendant et après mon mandat de ministre de Finances de la Grèce, les gens me demandaient: ! « Qu'est-ce que le Fonds monétaire International (FMI) attendait de la Grèce ? », «Les personnes qui étaient contre l'allégement de la dette avaient-elles une sorte d'agenda secret ? »« Étaient-elles à la solde de grands groupes ayant intérêt à pilonner les infrastructures de la Grèce - ses aéroports, ses stations balnéaires, ses compagnies de téléphone et ainsi de suite ? »  Ah, si seulement les choses étaient aussi simples.....

 

Retour au texte

 

s

Commentaire éditorial
de
JosPublic

Crise au Centre de recherche sur les grains CÉROM
S'être mal exprimé « dans le feu de l'action »

Le cafouillage nous a appris que sur le fond, le ministre de l'Agriculture André Lamontagne cautionne le geste de faire perdre l'emploi à une personne qui dénonce une situation pour le bien public même lorsque la hiérarchie de la fonction publique se fait complice de ce qu'il dénonce.  

Ne nous laissons pas attendrir par le revirement du ministre qui patauge dans les excuses boiteuses.  Spontanément, il a agi selon sa conscience et il ne cautionne pas les alerteurs.  C'est dans la spontanéité que l'on se dévoile.  Nous savons donc qu'il est capable de s'approprier un rôle qu'il n'a pas et de suivre bêtement les conseils manipulateurs de ses agents de communication.



(mis à jour le 9 février 2019)

François Legault n'a pas été plus fort dans les circonstances.  Lorsqu'il dit "qu'il n'est pas achetable", je crois qu'il se croit.  Il ne se rend peut-être pas compte qu'il est déjà vendu ou inféodé, que toutes ses fibres positives et celles de son ministre sont tendues vers l'entreprise privée.  Son histoire (cliquez ici) démontre bien sa volonté de toujours diminuer la taille de la fonction publique, donc de la gestion du bien commun au profit du secteur privé de l'économie.  Cela fait de lui un "imbriqué" dans le monde des affaires, dont la principale valeur est le profit, la famille pour partager le profit, la police et l'armée pour défendre le profit contre ceux qui voudraient se l'approprier.  À ce sujet, lire l'excellent texte sur Les imbriqués par Yanis Varoufakis, ex-ministre de la Grèce.

Comparé au Dr Couillard et à Jean Charest, ces légers psychopathes qui ont sévi sur le Québec trop longtemps, M. Legault se différencie par sa vision nationaliste du Québec et par le fait qu'il a bien compris qu'un minimum de partage de la richesse est nécessaire pour atteindre l'objectif d'indépendance du Québec qui l'a motivé toute sa vie d'adulte.

La seule qualité que je lui reconnais, ainsi qu'à son ministre de l'Agriculture c'est d'être capables de rétropédaler lorsque leur vélo n'a plus de frein avant. 

C'est un bon point sur la forme. 

Pour le fond, il faut s'attendre à ce que des gens d'affaires élus.es au gouvernement n'aient pas un penchant naturel très développé pour la fonction publique et la protection du bien public (par exemple: Alexandre Moreau, l’un des nouveaux conseillers politiques du ministre de l’Agriculture, André Lamontagne, a ouvertement critiqué la gestion de l’offre lorsqu’il travaillait pour l’Institut économique de Montréal (IEDM), allant même jusqu’à proposer son abolition).

Voilà une position encore plus anti bien public que ne l'aurait soutenu Jean Charest lui-même. (source La Terre de Chez Nous, 10 janvier 2019)

Quant au fond du problème, il est occulté par les médias et la majorité des députés qui sont d'obédience conservatrice et protecteurs du secteur privé de l'économie. 

Même Québec Solidaire ne dit mot de cette érosion du leadership du MAPAQ qui est au coeur du problème.  Le Parti Libéral du Québec avec les ministres de l'Agriculture Laurent Lessard et Pierre Paradis a privatisé plusieurs activités au sein du ministère, voilà donc la source de tout ce brouhaha.

Après s'être époumoné sur la loi des divulgateurs, il faudra bien parler et corriger cette privatisation qui a eu lieu en douce.  En effet le CÉROM devrait être une responsabilité développée et gérée par le Ministère de l'Agriculture et les participants actuels reconnus comme des partenaires à consulter.  

Maintenant, nous attendons le rapport de la Protectrice du citoyen.

 

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Publication : 30 mars 2019

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