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Violette Trépanier et le financement illégal du Parti Libéral du Québec

L'UPAC débarque chez Violette Trépanier, ancienne directrice du financement du PLQ le 13 décembre 2016

Devant la Commission Charbonneau, l'ex-responsable du financement au PLQ, Violette Trépanier, est formelle : jamais elle ni son parti n'ont sollicité d'entreprises pour du financement politique.  Pourtant d’ex-solliciteurs de fonds du Parti libéral du Québec (PLQ) font actuellement face à des accusations judiciaires.

 

Violette Trépanier au fil du temps

2016

 
 

13 décembre 2016
Perquisition

 

«Visite de courtoisie» de l'UPAC chez Violette Trépanier, ancienne directrice du financement du PLQ.. @PQFSL http://www.985fm.ca/lecteur/audio/l-upac-debarque-chez-violette-trepanier-ancienne-345396.mp3 …

Source: Radio 98,5 FM Montréal

 

2014

26 juin 2014
Solliciteurs de fonds accusés au criminel

D’anciens solliciteurs de fonds du Parti libéral du Québec (PLQ) font actuellement face à des accusations judiciaires. L’ancienne responsable du financement du parti, Violette Trépanier, terminait son témoignage devant la commission Charbonneau (CEIC).

Le procureur, Me Paul Crépeau en a profité pour lui montrer une liste de solliciteurs certifiés du PLQ. Parmi eux, plusieurs ont été cités devant la CEIC et certains sont même accusés au criminel. C’est le cas notamment des entrepreneurs Paolo Catania et Lino Zambito ainsi que de France Michaud de chez Roche. ( 01 ) Me Crépeau a alors demandé au témoin si elle trouvait inquiétant le fait que plusieurs solliciteurs soient accusés ou aient été mentionnés devant la commission. «Je trouve ça troublant. Je suis extrêmement déçue», a déclaré Mme Trépanier.

Contredisant l'ensemble des témoignages des ingénieurs conseil du Québec elle osa dire:

Que le PLQ ne sollicitait jamais directement les entreprises pour obtenir du financement. À ce sujet, les avocats de la commission Charbonneau ont déposé plusieurs courriels trouvés dans l’ordinateur de Mme Trépanier qui contiennent des listes de donateurs ou d’invités à des soirées de financement du PLQ. Dans ces documents on peut y lire les noms des entreprises ou de firmes qui participaient au financement. Selon Mme Trépanier, il s’agit d’une « mauvaise perception » des courriels. Elle a affirmé que c’était des employés qui étaient sollicités et non les compagnies. 

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25 juin 2014
Financement des entreprises : Violette Trépanier parle d'un problème de perception

Devant la Commission Charbonneau, l'ex-responsable du financement au PLQ, Violette Trépanier, est formelle : jamais elle ni son parti n'ont sollicité d'entreprises pour du financement politique. Et même si plusieurs documents et courriels saisis par la SQ dans son propre ordinateur semblent indiquer le contraire, il s'agit, estime-t-elle, d'une mauvaise interprétation de leur contenu.

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Financement des entreprises :
Violette Trépanier parle d'un problème de perception

25 juin 2014

 
 

L'ex-responsable du financement au PLQ, Violette Trépanier, est formelle : jamais elle ni son parti n'ont sollicité d'entreprises pour du financement politique. Et même si plusieurs documents et courriels saisis par la SQ dans son propre ordinateur semblent indiquer le contraire, il s'agit, estime-t-elle, d'une mauvaise interprétation de leur contenu. ( 02 )

«

Je ne sollicite pas d'entreprises, je sollicite des gens qui ont des réseaux dans des entreprises (...) Ce sont toujours des chèques personnels
                                                                                                           
— Violette Trépanier

»

La commission Charbonneau a notamment présenté une liste d'invités pour un cocktail de financement du PLQ, tenu le 22 mai 2008, que son organisateur lui aurait remis afin qu'elle la transmette, croit-elle, au ministre concerné. On y lit, à côté des noms des invités, les entreprises qu'ils représentent, soit Roche, BPR, Axor, Tecsult...

« Les ministres aiment ça savoir à qui ils ont affaire », a-t-elle plaidé.

Puis, la commission a présenté un échange de courriels du 14 avril 2008 entre l'attaché politique responsable du financement pour l'ex-ministre des Aînés Marguerite Blais ( 03 ) et un homme d'affaires responsable de sa campagne de financement. Il y est question de donateurs qui se font tirer l'oreille:

Question de l'attaché : « Je viens de recevoir un appel de Violette Trépanier. Mme Blais lui aurait dit que tu aurais eu plusieurs refus, mentionnant qu'ils donnaient déjà au national. Peux-tu me transmettre des noms ? »

Réponse de l'homme d'affaires : « De mémoire : CIMA+, Colliers, SNC, BPR, Verreault ont déjà donné à d'autres et/ou au national, certains sont en attente d'un OK de la tête de leur compagnie ».

Le tout est alors relayé à Mme Trépanier afin qu'elle tente de débloquer la situation : « Bonjour Violette, voici les noms des cie tel que prévu ».

« Ça donne une mauvaise perception, mais dans les faits, ce n'est pas ça. » — Violette Trépanier

Puis, la commission a présenté un courriel de Marc Bruneau, organisateur pour le ministre Jean-Marc Fournier dans sa circonscription de Châteauguay, au sujet d'une activité de financement en mai 2008 :

« Salut Violette, suite à l'événement, voici les transferts pour le compte de Châteauguay : 2000 Deloitte, 1000 Raymond Chabot Grant Thornton, 2000 McCarthy, 2000 Fasken, 1000 Roche, 2000 SNC, 2000 Dessau »... Il s'agit là de bureaux d'avocats, de comptables et de firmes de génie.

« C'est encore toujours la mauvaise formulation... » — Violette Trépanier

La commission a enfin présenté une liste du 10 janvier 2003 intitulée Ingénieurs, constituée d'une suite de noms de firmes de génie accompagnés de montants d'argents sur deux colonnes, couvrant les années 2001 et 2002.

Violette Trépanier ne peut dire de qui viennent ces chiffres, mais admet que le document a bel et bien été produit par le parti et lui a été remis afin qu'elle détermine s'il y avait lieu de rembourser ou non certains individus qui auraient contribué au-delà de la limite permise.

Interrogé à savoir comment elle pouvait, à partir d'une liste d'entreprise, savoir de qui il s'agissait, elle a fait valoir sa grande connaissance des réseaux de solliciteurs dans le sectoriel : « Moi, c'est les gens que je vois ».

« Moi ce que je vous dis, c'est que cette fiche-là nous dit certainement à quelle hauteur les compagnies ont financé. Mme la présidente, je vous dis en tout respect que ces chiffres-là ne peuvent pas être fiables. » — Échange entre la commissaire France Charbonneau et Violette Trépanier

« Nous ne sollicitions pas des compagnies, nous sollicitons des gens dans des compagnies - des solliciteurs - qui sollicitent dans leurs réseaux », a plaidé Violette Trépanier. « Et quand je vois ces noms-là, c'est associé à un solliciteur, certainement, mais ça ne veut pas dire que ça vient totalement des employés de l'entreprise, ça peut être dans d'autres réseaux ».

Des solliciteurs à la réputation peu reluisante

Le témoignage de celle qui fut responsable du financement du PLQ de 2001 à 2013 a aussi permis de révéler que de nombreux individus à la réputation maintenant entachée par des allégations ou faisant l'objet de diverses accusations ont été solliciteurs pour le parti, dont Riadh Ben Aïssa de SNC-Lavalin ou Giuseppe Borsellino de Garnier. ( 04 )

Ainsi, Gilles Cloutier, qui a admis devant la commission avoir fait des dizaines d'élections clé en main au municipal, a eu un certificat de solliciteur, à la demande de France Michaud, ( 05 ) responsable avouée du financement sectoriel chez Roche. Il n'aurait cependant jamais fait de sollicitation, selon Mme Trépanier.

L'entrepreneur Giuseppe Borsellino de Garnier, qu'une écoute électronique a montré en grande conversation avec le défunt parrain Vito Rizzuto, avait aussi un certificat de sollicitation en 2007. Rosaire et Jean-Pierre Sauriol de Dessau en étaient aussi munis, de même que Paolo Catania et Giuseppe Borsellino de Petra. ( 06 )

La commission a aussi montré qu'en 2009, Lino Zambito d'Infrabec ( 07 ) et l'ex-vice-président construction de SNC-Lavalin, Riadh Ben Aïssa, avait un tel certificat.

Devant la commission Charbonneau, le sergent-enquêteur Jean-Frédérick Gagnon ( 08 ) avait expliqué le stratagème par lequel l'ex-PDG de SNC-Lavalin Pierre Duhaime ( 09 ) et Riadh Ben Aïssa auraient versé 22,5 millions $ en pots-de-vin à deux hauts responsables du CUSM afin de rafler le contrat de 1,34 milliard $ pour la construction en PPP du nouvel hôpital universitaire anglophone. M. Ben Aïssa était détenu en Suisse jusqu'en novembre 2014, il est maintenant en attente de son procès au Québec.

Des ministères très profitables pour le PLQ

Violette Trépanier a reconnu que les ministres libéraux titulaires des Transports ou des Affaires municipales, deux ministères qui donnent une multitude de contrats chaque année, étaient parmi ceux qui parvenaient le plus facilement à lever des fonds pour le parti.

 Violette Trépanier a expliqué devant la commission Charbonneau que de 2003 à 2007, les objectifs financiers annuels des ministres, fixés par le PLQ, oscillaient entre 60 000 $ et 80 000 $, suivant leur capacité à atteindre leurs objectifs de financement, avant de passer à 100 000 $ pour tous.

Elle a d'abord souligné que les ministres les plus habiles dans le financement étaient Raymond Bachand aux Finances, Nathalie Normandeau aux Affaires municipales ou encore Philippe Couillard à la Santé ( 10 ), avant de reconnaître que les titulaires des portefeuilles des Affaires municipales et des Transports étaient généralement populaires auprès des donateurs, qui qu'ils soient : « Effectivement, je ne peux pas nier ça ».

La commission a présenté à cet effet un courriel du député Guy Ouellette à Violette Trépanier, du 14 août 2007, dans lequel il lui demande, à la suggestion de son responsable du financement Paul Vaillancourt si, en plus des ministres Michèle Courchesne et Jacques Dupuis, il pourrait avoir à son activité de financement la ministre des Transports Julie Boulet : ( 11 )

« Mon responsable de financement m'informe que la présence de Mme Boulet, en plus des deux ministres déjà annoncés, pourrait faire doubler mon objectif de financement, principalement au sein des firmes d'ingénieurs qui seraient des plus réceptives à discuter avec Mme Boulet ».

Mme Trépanier a expliqué que l'activité n'a jamais eu lieu et que M. Ouellette n'était pas d'accord avec son responsable du financement.

« Il n'y avait aucun lien entre le financement et quelque avantage que ce soit.  » — Violette Trépanier

En fin d'avant-midi, Violette Trépanier a par ailleurs confirmé qu'elle avait déjà organisé et participé à une rencontre avec Julie Boulet à la demande de Marc Bibeau ( 12 ). Elle a cependant démenti que M. Bibeau voulait lui parler d'un appel d'offres qu'il n'aurait pas remporté, comme l'avait souligné l'ex-ministre lors de son témoignage.

La rencontre avait pour but de « la remercier du travail qu'elle faisait [...] comme conférencière » pour le PLQ « Et M. Bibeau voulait l'entretenir, lui dire en gros  :''écoute, à Montréal, il y a des grands travaux... il y a beaucoup de travaux à faire, des infrastructures et tout ça''. Elle était nouvellement élue. »

Marc Bibeau, « leader » dans le financement

Mme Trépanier a expliqué que les objectifs de financement étaient proposés par la direction générale, puis appuyés par l'exécutif du parti, avant d'être adoptés au conseil général.

Aussi, lorsque les élus étaient rencontrés en caucus par Mme Trépanier pour discuter de leurs objectifs, ces derniers en avaient déjà une certaine idée.

Elle a ajouté en avoir rencontré certains de façon individuelle avec Marc Bibeau pour leur offrir de l'aide pour atteindre leur objectif de financement, notamment grâce au réseau d'affaire de ce bénévole et ami de Jean Charest, au coeur du financement du PLQ. ( 13 )

« M. Bibeau était le meilleur leader car il avait une équipe de solliciteurs qui travaillait avec lui. » — Violette Trépanier

« M. Bibeau ne fixe pas d'objectif de financement et, à ma connaissance, il n'a jamais rencontré de député seul : il les rencontrait à ma demande, toujours avec moi », a-t-elle tenu à préciser.

Elle dit avoir donc été étonnée que M. Bibeau ait rencontré seul l'ex-député Robert Benoit, ( 14 ) comme ce dernier l'a dit devant la commission Charbonneau.

Elle a ajouté qu'à sa connaissance, d'aucune façon M. Bibeau n'a offert de trouver des emplois à des élus ou à des candidats libéraux, notamment au gouvernement.

Violette Trépanier contredit Lino Zambito

Mme Trépanier a soutenu, comme l'avait dit l'ex-chef de cabinet de la ministre Nathalie Normandeau Bruno Lortie, que le cocktail organisé en janvier 2008 par Lino Zambito était au profit du PLQ, et non de la ministre des Affaires municipales qui le présidait.

Elle a ajouté que, pour cet événement de janvier 2008, il lui a été remis 77 500 $ et non 110 000 $, comme l'a allégué Lino Zambito.

 
 

Violette Trépanier :
Bien préparée pour témoigner devant la Commission Charbonneau

23 juin 2014

 
 

Violette Trépanier, qui était chargée du financement du PLQ entre 2001 à 2013, est passée devant la Commission Charbonneau pour parler des divers financements octroyés au PLQ et plus précisément lors d’un dîner organisé chez Marc Bibeau, actionnaire de la firme Schokbeton. Elle a déclaré que M. Bibeau était un bénévole et surtout un très grand ami de Jean Charest.

Elle a ajouté qu’il amassait des fonds pour le compte du PLQ et ce grâce à son carnet d’adresses très riche en connaissances. Il avait des relations avec des hommes d’affaires, des entrepreneurs ainsi que des familles très connues au Québec d’où sa facilité de collecter les dons.

Évoquant une éventuelle quête de financement lors d’un dîner organisé chez M. Bibeau en 2003, Mme Trépanier a assuré que cette soirée n’avait en aucun cas pour but de collecter des dons grâce aux personnalités présentes lors de la soirée, mais le seul but de la soirée pour M. Bibeau était de se réunir avec ses amis pour célébrer l’élection de son ami Jean Charest. Mme Trépanier a tenu néanmoins a assuré qu’elle n’était pas au courant des manigances déployées par les firmes de génie en utilisant des prête-noms ou encore en présentant des facturations erronées. Elle a ajouté que ni elle ni le Parti n’étaient au courant de cela.

Lors de son témoignage, Mme Trépanier paraissait bien préparée pour cette confrontation avec la Commission et ne cessait de se répéter, même qu’elle a été interpellée à plusieurs reprises par la juge Charbonneau pour ses longues déclarations. Mme Trépanier retournera devant la Commission pour être de nouveau interrogée par le procureur de la couronne.

 
 

Fête chez Bibeau avec Charest: pas pour affaires

 
 

MONTRÉAL Journal Métro 20 juin 2014 – Une activité réunissant plus de 150 hommes d’affaires, hauts dirigeants des firmes de génie, le premier ministre Jean Charest, des ministres, des hauts placés du Parti libéral et responsables du financement du parti chez Marc Bibeau, de Schokbeton, ne constitue pas une activité de financement, ni même une occasion de développement des affaires.

Marc-A. Bibeau

Devant la Commission Charbonneau, Violette Trépanier, qui a été directrice du recrutement et du financement du PLQ pendant une dizaine d’années, a juré que ce «grand happening» en 2003, ce «party» chez Marc Bibeau, homme d’affaires prospère et ami personnel de Jean Charest, ne servait aucunement à remplir les coffres du parti.

«Ce n’était pas une activité de financement», a martelé Mme Trépanier.

À ce sujet:

Elle a d’abord affirmé que c’était le Parti libéral qui payait pour cette fête pour 150 à 200 personnes chez M. Bibeau, puisque «M. Bibeau était bénévole» _ il gère les Centres d’achats Beauward en plus de siéger au conseil de Schokbeton. Par la suite, elle s’est rétractée, affirmant qu’elle n’était pas sûre que le parti avait payé la note.

Interrogée par la juge France Charbonneau, qui a exprimé son scepticisme, Mme Trépanier a aussi nié que cette grande fête à la résidence personnelle de Marc Bibeau ait servi à faire du développement des affaires, à mettre en contact les hommes d’affaires, les firmes de génie et le gouvernement libéral de Jean Charest.

«Pas du tout», s’est exclamée Mme Trépanier, une ancienne ministre libérale, sous Robert Bourassa.

M. Bibeau était tout simplement «content de l’élection» en 2003 et «il voulait que tout le monde se rassemble», a justifié Mme Trépanier.

M. Bibeau, «un homme qui a un immense réseau, qui connaît tout le Québec inc. et les grandes familles du Québec», selon Mme Trépanier, a recueilli plus de 428 000 $ en un an seulement pour le PLQ, et ce, uniquement par ses contacts. Il n’a pas même eu à tenir une activité de financement pour amasser une telle somme.

Dans les livres du PLQ, il existe un compte 127 pour le financement «sectoriel et national», a précisé Mme Trépanier, et une ligne est même consacrée aux fonds qu’apporte spécifiquement M. Bibeau: la 127.51.

Le procureur de la commission, Me Paul Crépeau, a interrogé Mme Trépanier concernant d’autres rencontres, cette fois pour une dizaine d’hommes d’affaires à 10 000 $ chacun, chez Marc Bibeau. «Ce n’est pas à ma connaissance. Et dix hommes d’affaires à 10 000 $, c’est impossible», a-t-elle soutenu.

Le procureur d’expérience a mené un interrogatoire serré face à une politicienne visiblement préparée, qui lisait parfois ses notes et répétait des phrases qui paraissaient apprises par coeur, du genre «le Directeur général des élections est notre maître à penser».

Mme Trépanier s’est permis de si longs plaidoyers, parfois de plusieurs minutes, que la juge France Charbonneau lui a carrément lancé: «votre message est passé, là, est-ce qu’on peut vous poser des questions?».

Des c.v. passent par le PLQ

Mme Trépanier a aussi avoué que des personnes qui désiraient obtenir un poste d’attaché politique dans un cabinet ministériel lui envoyaient leur curriculum vitae à elle, pourtant responsable du financement du Parti libéral.

Devant l’étonnement du procureur et de la juge face à une telle pratique mêlant le parti et le gouvernement, Mme Trépanier a tenté de reculer, affirmant que ce n’était pas elle comme directrice du financement du PLQ qui était ainsi sollicitée pour obtenir des postes au gouvernement, mais elle, Violette Trépanier comme personne, et comme ancienne ministre de la Condition féminine sous Robert Bourassa.

Quant aux cabinets ministériels qui voulaient obtenir d’elle des noms d’employés potentiels, «ils me disaient ‘on veut se monter une banque de femmes’», et, alors seulement, «j’envoyais quelques noms», a-t-elle justifié.

La faute au génie


Mme Trépanier a par ailleurs jeté le blâme des stratagèmes de financement occulte des partis sur les firmes de génie.

Mme Trépanier a soutenu qu’elle ignorait tout des stratagèmes utilisés pour financer son parti. «Je suis extrêmement déçue et je suis fâchée parce qu’on nous a bernés à quelque part. Je ne peux pas croire que des professionnels - on parle du génie, là - que ces gens-là ont embarqué dans des affaires comme ça avec des stratagèmes aussi organisés.»

Me Crépeau lui a demandé ce qu’elle avait fait pour éviter que des prête-noms financent son parti, elle qui était responsable du financement.

Elle a soutenu qu’elle ignorait le phénomène des prête-noms jusqu’en 2006, date de la parution du rapport Moisan sur le recours aux prête-noms.

Me Crépeau lui a alors fait remarquer qu’avant 2006, le rapport de la Commission Gomery, en 2005, blâmait justement Marc-Yvan Côté ( 15 ) pour avoir manipulé de l’argent comptant, et qu’il s’est occupé ensuite du financement pour la ministre libérale Nathalie Normandeau. Et le Parti libéral du Québec lui avait délivré un certificat de solliciteur de fonds, même après le rapport Gomery le blâmant pour ses pratiques.

«On a fait avec les moyens que nous avions tout ce que nous pouvions», a répliqué Mme Trépanier.

Elle a aussi admis qu’à la demande même du bureau du premier ministre, tous les membres des cabinets ministériels, comme les chefs de cabinet, détenaient un certificat de solliciteur de fonds pour le Parti libéral.

«On trouvait ça important que tous les membres des cabinets, si jamais ils recevaient une contribution… qu’ils soient vraiment en règle», a justifié Mme Trépanier. Et ils détenaient un tel certificat de solliciteur de fonds pour le PLQ même si leur ministère en était un qui octroyait des subventions.

Sources: Commission Charbonneau
Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction; L' Avantage pour Transcontinental Inc; Radio-Canada pour la Société CBC/Radio-Canada

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Publication : 25 juin 2014

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Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

 

Notes & Références encyclopédiques:

01

 
 

Ils avaient des certificats pour solliciter de l'argent pour le financement du Parti Libéral du Québec: Paolo Catania et Lino Zambito ainsi que de France Michaud de chez Roche. - Sur MétéoPolitique

 
 

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02

 

Violette Trépanier nie avoir eu vent de prête-noms - Sur Radio-Canada, le 25 juin 2014

 

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03

 

À propos de Marguerite Blais ex-ministre des ainées pour le Parti Libéral du Québec - Sur MétéoPolitique

 

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04

 

À propos de Riadh Ben Aïssa de SNC-Lavalin ou Giuseppe Borsellino de Garnier - Sur MétéoPolitique

 

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05

 
 
 
 

À propos de Gilles Cloutier du Groupe Roche qui a admis devant la commission avoir fait des dizaines d'élections clé en main au municipal (SRC) - Sur MétéoPolitique

 
 
 
 

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06

 
 
 
 

À propos de Giuseppe Borsellino de Garnier, qu'une écoute électronique a montré en grande conversation avec le défunt parrain Vito Rizzuto, avait aussi un certificat de sollicitation en 2007. Rosaire et Jean-Pierre Sauriol de Dessau en étaient aussi munis, de même que Paolo Catania et Giuseppe Borsellino de Petra - Sur MétéoPolitique

 
 
 
 

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07

 
 
 
 

À propos de Lino Zambito d'Infrabec - Sur MétéoPolitique

 
 
 
 
 
 

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08

 

À propos du témoignage du sergent-enquêteur Jean-Frédérick Gagnon - Sur Radio-Canada, le 20 mai 2014

 

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09

 
 
 

À propos de l'ex-PDG de SNC-Lavalin Pierre Duhaime - Sur MétéoPolitique

 
 
 
 
 

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10

À propos de Nathalie Normandeau et de Philippe Couillard - Sur MétéoPolitique

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11

 

À propos de Michèle Courchesne, Jacques Dupuis et Julie Boulet - Sur MétéoPolitique

 

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12

 
 
 

À propos de Marc Bibeau, ex-grand argentier du Parti Libéral du Québec - Sur MétéoPolitique

 
 
 
 
 

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13

 

À propos de Jean Charest, ex-chef du Parti Libéral du Québec - Sur MétéoPolitique

 

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14

 

À propos du témoignage de l'ex-député Robert Benoit devant la Commission Charbonneau - Sur Radio-Canada, le 19 juin 2014

 

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15

 
 
 
 

À propos de Marc-Yvan Côté ex-ministre du Parti Libéral du Québec et collecteur de fonds à l'emploi du Groupe Roche - Sur MétéoPolitique

 
 
 
 
 
 

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