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L'ex-ministre Tony Tomassi au coeur d'un système de collusion
Pour le financement du Parti Libéral du Québec, il discutait en privé avec des gens d'affaires

Le 5 juin 2014 il est trouvé coupable de fraude envers le gouvernement

Sentence: retourner à l'État les 6 995,31 $ fraudés. Il devra également verser un remboursement de
2 550 $ au ministère des Finances et faire un don au Centre d'aide aux victimes d'actes criminels, à la fondation de l'hôpital Sacré-Coeur de Montréal - pour le pavillon Albert-Prévost qui offre des soins en santé mentale et à la Fondation Suicide-Action de Montréal. Le remboursement et les dons totalisent 11 750 $. Il doit aussi faire 240 heures de travaux communautaires. Il faut retenir afin de mieux comprendre la justice de classe au Québec, qu'il a reçu à sa démission du poste de député, une indemnité de départ de 122 000 $.

La procureure de la Couronne Nathalie Chouinard a fait valoir que le jugement respecte la jurisprudence. Imposer à un ancien ministre le maximum d'heures de travaux communautaires prévu à la loi a une
« valeur symbolique » importante, a-t-elle dit.  «Les objectifs de dissuasion et d'exemplarité sont rencontrés » avec cette peine.  « Le seul fait d'avoir un casier judiciaire, ça ruine la vie en partant », a-t-elle ajouté au cours d'un bref point de presse.

En plaidant coupable, M. Tomassi a évité un procès et les québécois ne connaîtront jamais l'étendue de sa corruption ni qui étaient ses complices dans la classe politique et la classe d'affaires. - JosPublic

En juin 2014, l'ensemble du dossier n'est pas encore traité. Sa relation avec BCIA devra être développée par l'UPAC. L'entrepreneur en construction Tony Accurso faisait du « développement des affaires » avec Tony Tomassi en novembre 2008, un mois avant qu'il ne soit ministre, a confirmé l'entrepreneur Joe Borsellino, lors de la quatrième journée de son interrogatoire à la commission Charbonneau.

Tony Tomassi
ex-Député provincial du Québec ,et ex-ministre de la Famille;
2003 à 2012;
de la circonscription de LaFontaine;
Région de l'Île-de-Montréal.

Obligé de démissionner pour avoir utilisé une carte de crédit fournie par le propriétaire de la firme de sécurité BCIA
( 01 ). et d'avoir frauder le gouvernement d'une somme de plus de 6 000$

 

 

 

 
 

Développeur d'affaires avec Tony Accurso

 
 

L'entrepreneur en construction Tony Accurso faisait du « développement des affaires » avec Tony Tomassi en novembre 2008, un mois avant qu'il ne soit ministre, a confirmé l'entrepreneur Joe Borsellino, lors de la quatrième journée de son interrogatoire à la commission Charbonneau.

Tony Accurso ( 08 )

Le patron de Construction Garnier a fait cette révélation après que la commission a présenté un extrait d'écoute électronique effectué le 16 novembre 2008 dans le cadre de "l'opération Diligence", portant sur l'infiltration du crime organisé dans l'industrie de la construction.

L'extrait du 16 novembre permet d'entendre une conversation entre M. Borsellino et l'ex-directeur général de la FTQ-Construction Jocelyn Dupuis ( 09 ).
 L'une des conversations présentées a été captée en décembre 2008 alors que Joe Borsellino est à fêter la nomination de Tony Tomassi, comme ministre de la Famille, une fête qui a duré trois jours.

À un moment de la conversation, Borsellino mentionne que le PDG de la FTQ, Michel Arseneault, a récemment appelé Tomassi. En fait, l'appel serait même provenu du téléphone de Tony Accurso, avec lequel se trouvait le chef syndical. Cette nouvelle réjouit les deux hommes.

Extrait :

>Jocelyn Dupuis (ex-directeur général FTQ-Construction) : «Va chier toé.»

>Borsellino : «Je te le jure.»

>Dupuis : «Ostie de pourri de câlice»

>Borsellino : «Mais il ne faut pas que ça sorte d'ici.»

[...]

>Dupuis : «Arsenault, on va l'avoir»

>Borsellino : «Non, on va le travailler tranquillement»

>Dupuis : «Tranquillement pas vite, mais sûrement mon chum, sûrement.»

Tony Accurso « l'a invité sur le bateau, fait son, sa routine, tsé? », confie M. Borsellino, dans l'enregistrement, à son ami Jocelyn Dupuis. Tony Tomassi était alors député de LaFontaine.

« Que voulez-vous dire quand vous dites ça? » lui a demandé le procureur Tremblay. « Il devait savoir qu'il devenait ministre, répond d'abord M. Borsellino. C'est tout ce que je peux voir. Et il l'invite sur notre bateau ».

Tony Tomassi, précise alors M. Borsellino, lui a rapporté ces propos dans un salon de cigares, après son repas avec M. Accurso. Il laisse ensuite tomber : « L'affaire du bateau, c'est peut-être moi qui l'a ajoutée ».

« Ce que je dis, c'est que Tony fait son travail de sollicitation avec Tomassi, a-t-il poursuivi.

Est-ce que ça veut dire bateau? Est-ce que ça veut dire des billets de hockey?

C'est ce que je veux dire. Vous pouvez l'interpréter comme vous voulez
 ».

« Avec tout le respect que je dois à la commission, je parle une langue qui est entre moi et M. Dupuis. Si j'ai dit bateau, j'ai dit bateau. Est-ce que ça veut dire que c'est un bateau? » — Giuseppe Borsellino

« J'aurais pu dire n'importe quoi », a encore lancé le patron de Construction Garnier. « Comme maintenant? » a rétorqué la commissaire, qui s'est montrée particulièrement incisive dans ses questions au témoin.

Il a ensuite argué que le mot « routine » faisait référence à une approche de « développement des affaires » de Tony Accurso. Cette routine commençait toujours par un dîner, a-t-il ajouté.

« Il fait sa routine. Il fait sa job. Sa job de développement des affaires. Il n'y a rien de mal à ça. » — Giuseppe Borsellino, au sujet de Tony Accurso

Joe Borsellino a reconnu plus tôt ce matin que Tony Tomassi était un bon ami à lui. Il a expliqué qu'il avait connu l'ex-ministre au début des années 2000, par l'entremise de son père. Le témoin a affirmé qu'il parlait « beaucoup moins » à son ami aujourd'hui, puisque celui-ci « est bien occupé par son travail ».

Plus tôt cette semaine, la commission avait fait entendre un autre enregistrement de Diligence, fait le 24 décembre 2008, qui a permis d'établir que l'entrepreneur a fait une « petite affaire » avec M. Tomassi la veille, soit cinq jours après sa nomination comme ministre de la Famille.

La conversation du 16 novembre fait également référence à une dette qu'Eddy Brandone ( 10 ), à l'époque trésorier de la FTQ-Construction, aurait contractée à l'endroit de Giuseppe Borsellino. Ce dernier a démenti lui avoir prêté de l'argent. La dette, dit-il, porte sur des voyages de sable ou de pierre qui ont été faits à la maison de la fille d'Eddy Brandone.

Radio-Canada a révélé à l'été 2012 qu'une filature impliquant Eddy Brandone a été interrompue après qu'il est entré en contact avec le premier ministre Jean Charest au lendemain de la diffusion du reportage de l'émission Enquête sur les dépenses excessives de Jocelyn Dupuis et sur ses liens avec la mafia.

 
 

Un club privé servant de havre de paix pour des magouilleurs
et sangsues de biens publics

 
 

27 novembre 2012: La Commission Charbonneau s'est récemment intéressée au club privé 357c, où des entrepreneurs, ingénieurs, élus et fonctionnaires municipaux ont tenu depuis 2005 de nombreuses rencontres à l'abri des regards.

Le 26 octobre 2012, cinq enquêteurs ont inspecté le chic établissement du Vieux-Montréal et mis la main sur la liste des visiteurs.

Une des salles de rencontre du club privé 357c

La Commission a commencé à énumérer les noms de ceux qui ont participé à ces rencontres, sans dévoiler la nature des discussions qui y ont été tenues. Seule la première des 10 pages de la liste des rencontres a été dévoilée, toutefois, afin de permettre au Parti libéral du Québec d'informer deux de ses membres dont les noms allaient être mentionnés à la Commission.

En début de témoignage, le procureur en chef adjoint, Me Denis Gallant, a précisé que les activités au 357c touchaient le financement des partis politiques. «Vous avez entendu depuis le début de l'automne des témoins parler des liens entre entrepreneurs en construction, firmes de génie-conseil et financement des partis politiques, et c'est en lien.»

Nos sources indiquent que les deux libéraux visés sont Line Beauchamp ( 07 ) et Tony Tomassi, qui ont participé à des rencontres séparées. Entre 2005 et 2012, Tony Tomassi aurait rencontré Paolo Catania, accusé entre autres de fraude et de complot au club privé 357c, rue de la commune à Montréal

 

 
 

Un procès pour fraude

 
 

Tony Tomassi est applaudi par ses ex-collègues libéraux sur cette photo remontant au 29 avril 2010. L'ex-ministre a été accusé de fraude et d'abus de confiance.

11 septembre 2012 - L'ex-ministre libéral Tony Tomassi, accusé de fraude et d'abus de confiance, renonce à son enquête préliminaire et aura un procès devant juge et jury.

La date du procès de l'ex-ministre, qui aura lieu au palais de justice de Québec, sera fixée le 3 décembre prochain. Tony Tomassi est accusé d'avoir utilisé une carte de crédit fournie par la firme de sécurité BCIA et son propriétaire, Luigi Coretti, afin de payer des factures d'essence.

 M. Tomassi aurait ainsi obtenu un avantage, une récompense ou un bénéfice de la part de Luigi Coretti et de l'entreprise BCIA alors que ceux-ci avaient un lien d'affaires avec le gouvernement du Québec.

On accuse aussi l'ex-ministre d'avoir tenté d'exercer de l'influence auprès du gouvernement, après avoir reçu ce bénéfice de BCIA. Le député est également inculpé d'abus de confiance. Les faits reprochés se seraient déroulés entre le 1er juillet 2006 et mai 2010.
 
 

Courte Biographie

 
 

Résumé: Politologue né en 1971 à Montréal. Études au Collège Marie-Victorin, à l'Université de Montréal-UdeM (science politique) et à l'Université du Québec à Montréal-UQÀM. Attaché politique du député de Jeanne-Mance (1989-1993) et de Bourget (1993-1994) à l'Assemblée nationale du Québec-ANQ.
 
Candidat du Parti conservateur du Canada-PCC de Saint-Léonard défait aux élections fédérales de 1993. Député du Parti libéral du Québec-PLQ de LaFontaine à l'Assemblée nationale du Québec depuis mars 2003.
Ministre délégué à la Famille dans le cabinet de Jean Charest (2008-2010).

Le chef du Parti libéral du Québec, Jean Charest, l'expulse du cabinet et du caucus libéral à la suite de révélations à l'effet qu'il aurait utilisé à titre personnel une carte de crédit appartenant à la compagnie BCIA (Bureau canadien d'investigation et d'ajustement) alors qu'il n'était que député donc avant 2008 ;

BCIA est dirigé par Luigi Coretti, un ami de Tomassi ; Tomassi avait été l'objet d'attaques de l'opposition au sujet de sa façon de gérer les places de garderies sous sa responsabilité et sur ses méthodes de financement du Parti libéral ; le dossier de Tomassi au sujet de l'utilisation de la carte de crédit de BCIA est remis à la Sûreté du Québec-SQ pour enquête ; le 26 mai 2011, sans donner de raison, la Sûreté du Québec transfère le dossier Tomassi à l'Unité permanente anticorruption-UPAC.

Des anciens employés de BCIA avaient affirmé ne pas avoir payé pour des billets pour un souper bénéfice du Parti libéral, ce qui laissait croire que BCIA les avait elle-même payés et les leur avait donné commettant ainsi une infraction à la Loi du financement des partis politiques.

Le 29 juin 2011, le directeur général des élections du Québec indique que la compagnie BCIA n'a pas donné directement, ni indirectement de l'argent ni à M. Tomassi, ni au Parti libéral en échange de billets des collecteurs de fonds. L'Unité permanente anticorruption ayant déposé son dossier chez le Directeur des poursuites criminelles et pénales, ce dernier demande aux policiers d'approfondir leur enquête.

Le 11 octobre 2011, le Directeur des poursuites criminelles et pénales accuse Tomassi de fraude et d'abus de confiance dans l'exercice de ses fonctions entre 2006 et 2010 pour avoir obtenu des avantages de la part de BCIA, une entreprise faisant des affaires avec le gouvernement.

 
 

Garderies: places par favoritisme

 
 

Il semblerait que l'ex-ministre de la famille Tony Tomassi allouait des places en garderie par favoritisme et surtout du côté du secteur privé.

Le député Nicolas Girard a rappelé à l'Assemblée nationale que les sœurs Loredana et Josephine Primiani, qui avaient siégé à l’exécutif de la circonscription du ministre, avaient obtenu en 2008 un troisième permis pour une garderie en construction. Le contrat d’excavation de l’édifice de cette nouvelle garderie avait été octroyé à Construction Garnier.

Tony Tomassi avait répliqué que les garderies privées, au contraire des CPE, peuvent accorder des contrats à qui bon leur semble.


Construction dans les garderies


Joe Borsellino, PDG et propriétaire de Garnier construction ( 02 ) et le ministre Tomassi se connaissent très bien. Les deux furent immortalisés lors de la signature du livre d’or de l’Assemblée nationale.

Tony Tomassi et
                    
Joe Borsellino

Nicolas Girard, député de la circonscription de Gouin, Région de l'Île-de-Montréal ( 03 )

Le représentant de la circonscription de Gouin, qui a pourtant cuisiné le ministre pendant plusieurs heures pour en avoir le cœur net, n’a pas eu droit à une réponse.

Chaque fois, Tony Tomassi a répété que les garderies privées assument l’entièreté des coûts de construction de leurs installations, qu’elles ont d’ailleurs le droit d’engager qui elles veulent et que le ministère de la Famille ne collige pas cette information, puisque c’est d’intérêt privé, «que ce n’est pas pertinent».

Si on se fie au registre des entreprises, on peut constater que la famille Tomassi possède trois entreprises. Le père de Tony Tomassi, Donato, est un des administrateurs de la compagnie Genko L.T. Son frère Dino dirige quant à lui Les entreprises de construction Genco inc. ( 06 )

Le Groupe Immobiliare-Genco inc. regroupe les deux frères et le père, et le principal actionnaire était le ministre de la Famille. Tony Tomassi a dû constituer une fiducie sans droit de regard lors de son entrée au Conseil des ministres. Cependant Genco a obtenu en 2006 un contrat de 200 000$ pour rénover les locaux de la garderie privée "De chenille à papillon", située sur le boulevard Viau à Montréal. À l'époque, Tony Tomassi était député de LaFontaine et adjoint parlementaire du premier ministre Jean Charest. Il a été directeur général de Genco de 1997 à 2003, jusqu'au moment de faire son entrée en politique. Selon le registre des entreprises, l'actionnaire majoritaire de l'entreprise est son père, Donato Tomassi, important organisateur.

Le propriétaire de la garderie, Mario Ranallo, a dit à TVA que le nom de Donato Tomassi lui a été suggéré par le propriétaire de l'immeuble du boulevard Viau, Vincenzo D'Alessio. M. Ranallo a versé 250$ au PLQ en 2007. Il dit ne pas connaître Tony Tomassi. L'affaire est intrigante à bien des égards. Car selon la Régie du bâtiment, le Groupe Genco n'a plus de licence depuis août 2005. L'entreprise a pourtant fait des travaux de construction l'année suivante, selon les déclarations de Mario Ranallo.

À l'Assemblée nationale, quelques heures avant le reportage de TVA, le ministre de la Famille, Tony Tomassi, a refusé de répondre à la question martelée depuis deux jours par le député péquiste Nicolas Girard. «Est-ce que, depuis 2003, le Groupe Genco ou une entreprise apparentée, appartenant à des membres de sa famille, a fait des travaux de rénovation ou de construction dans des garderies?» a demandé M. Girard sans relâche.

Tony Tomassi s'est contenté de reconnaître que Genco avait obtenu le contrat de rénovation d'un centre de la petite enfance - une garderie publique - en 2001-2002, sous un gouvernement péquiste. «Nous avons obtenu la soumission parce que nous étions les plus bas soumissionnaires, nous avons fait les travaux. Et, M. le président, ça arrête là», a-t-il dit. À la sortie de la Chambre, le ministre a fui les journalistes qui lui demandaient si, effectivement, «ça arrête là».

Cette affaire plonge le premier ministre Jean Charest dans l'embarras, lui qui a dit que les «insinuations» et les «allégations» du PQ sont «gratuites».

Tony Tomassi a la mission de «soutenir les familles», et «il le fait bien», a-t-il ajouté.

Tony Tomassi et Jean Charest

 
 

BCIA au coeur de l'affaire Tomassi

 
 

Rappelons que le président de BCIA, Luigi Coretti, est celui qui a mené au congédiement du ministre de la Famille, Tony Tomassi, en lui donnant une carte de crédit dont M. Tomassi s'est servi avant d'accéder au Cabinet Charest. Ce même Luigi Coretti, introduit par Tomassi, a aussi rencontré le ministre de la Sécurité publique, Jacques-P. Dupuis ( 04 ), pour qu'il l'aide à obtenir un permis de port d'arme que la SQ lui avait d'abord refusé.

M. Coretti a fait ces démarches il y a environ deux ans, avant que M. Tomassi, député libéral de LaFontaine, devienne ministre de la Famille. Les deux hommes sont de bons amis.

L'agence BCIA a lancé la filiale Centurion en juin 2008. La filiale fait notamment du transport de valeurs dans des camions blindés. Les agents qui y sont affectés ont tous un permis de port d'arme, comme le prévoit la réglementation.

Dans ce contexte, Luigi Coretti a demandé un permis pour lui-même à la Sûreté du Québec (SQ). La SQ a d'abord refusé, selon nos sources, au motif que Luigi Coretti était affecté à des tâches administratives et non au transport de valeurs à proprement parler. Luigi Coretti a rétorqué qu'il faisait du transport de valeurs à l'occasion et qu'il devait, pour des raisons de flexibilité, avoir un tel permis.

Au Canada, la Loi sur les armes à feu n'autorise le port d'arme à feu que pour la chasse et pour le transport de valeurs. Dans ce dernier cas, il doit s'agir de l'activité principale du demandeur, comme l'indique le formulaire CAFC 680 de la GRC.

Les personnages connues liés à ce dossier sont:

Luigi Coretti
Propriétaire de (BCIA) Bureau canadien d'investigations et d'ajustements agence de sécurité et filiales.

Yvan Delorme
Ex-chef de police de Montréal qui a octroyé des contrats à BCIA sans autorisation de la ville

Jacques-P. Dupuis
ex-ministre de la Justice du Parti Libéral du Québec, étant intervenu dans la demande de port d'arme de Luigi Coretti

Pietro Perrino
Organisateur du Parti Libéral en charge d'un programme de financement (Fier) dont il a bénéficié personnellement pour investir dans BCIA

Claude Trudel
Conseiller municipal en charge du comité de sécurité ayant autorisé BCIA

Frank Zampino
ex-président du comité exécutif de la ville de Montréal qui a bénéficié d'un service de sécurité gratuit de BCIA à sa résidence personnelle

Il est également possible, dans des circonstances très rares, qu'un citoyen ait temporairement le droit de porter une arme à feu «pour la protection de sa vie».

Incapable d'avoir son permis, Luigi Coretti a alors demandé à Tony Tomassi de l'aider à rencontrer le ministre de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, qui est responsable de la SQ.

Le ministre Dupuis a reconnu avoir eu une rencontre avec Luigi Coretti. «j'ai rencontré M. Coretti à mon bureau de circonscription, a-t-il dit. Il m'a fait part de sa demande, qui avait été refusée. Je lui ai dit que je ne pouvais pas intervenir. Il insistait pour me raconter son affaire. Je lui ai fait rencontrer mon chef de cabinet, Jocelyn Turcotte. M. Turcotte l'a rencontré. Je lui ai indiqué qu'il devait écouter ce qu'il avait à dire et ne faire aucune pression.»

À force de démarches auprès de la SQ, Luigi Coretti a finalement obtenu l'autorisation de porter une arme à feu. Le permis est temporaire et renouvelable, selon nos sources. «Quant à nous, a déclaré M. Dupuis, il n'y a eu aucune représentation (auprès de la SQ), et j'ai indiqué qu'il ne devait pas y en avoir

D'ex-employés de BCIA nous ont dit que Luigi Coretti portait régulièrement une arme à feu, pas seulement dans le contexte du transport de valeurs. Contrairement à l'agence BCIA, la filiale Transport de valeurs Centurion ne s'est pas protégée de la faillite. L'entreprise est présidée par Luigi Coretti.

L'ex-ministre libéral de la Famille, Tony Tomassi, congédié par Jean Charest, espère poursuivre sa carrière politique et compte solliciter un autre mandat dans la circonscription montréalaise de LaFontaine. Lors d'une entrevue téléphonique avec Radio-Canada, la première depuis son congédiement, M. Tomassi a indiqué qu'il avait l'intention de réintégrer le Parti libéral du Québec si les enquêtes de la Sûreté du Québec (SQ) et du Directeur général des élections (DGE) le blanchissaient.

C'était très hypocrite de sa part, puisqu'en 2014 lors de son procès pour fraude, il a plaidé coupable.

Malheureusement pour les payeurs d'impôts, il n'est pas retourné à l'Assemblée nationale et a conservé son salaire. Pire, lors de sa réelle démission, il a encaissé une somme de 122 000$ en indemnité de départ. La sentence du juge que vous trouverez au début de ce texte ne vient pas effleurer ce qu'il a raflé sans compter ce que nous ne savons pas encore publiquement et que l'UPAC risque de mettre en preuve dans d'autres procès.

Il semble bien que son rêve de retourner au cabinet du Parti Libéral du Québec s'est évanoui. Il a maintenant un dossier criminel. 

Jean Charest avait exclu Tony Tomassi du gouvernement et du caucus libéral après avoir appris que celui-ci avait utilisé une carte de crédit de l'agence BCIA pour des fins personnelles, alors qu'il était député.

M. Charest avait alors transmis ces informations « troublantes » à la SQ, qui a agi.

Une perle trouvée sur le site du Parti Libéral du Québec

<Tony Tomassi est un homme de parole, franc et honnête. Marié et père de cinq enfants, il travaille quotidiennement à l’amélioration de notre société. Ses parcours professionnel et académique en sciences politiques à l’Université de Montréal et à l’Université du Québec à Montréal lui ont permis de développer une grande compréhension des enjeux et des défis que nous devrons relever au cours des prochaines années.

Directeur général du groupe Genco entre 1997 et 2003, monsieur Tomassi a débuté son implication politique comme conseiller du député libéral de Jeanne-Mance-Viger, monsieur Michel Bissonnet, et de la députée libérale de Bourget, madame Huguette Boucher-Bacon.>

L'enquête sur ce dossier a été confiée à l'Unité permanente anticorruption (UPAC). Le Directeur des poursuites criminelles et pénales a demandé aux enquêteurs d'amasser encore plus de preuves.

«Dans ce dossier, l'enquête se poursuit toujours et il n'est pas impossible que d'autres personnes puissent faire face à la justice. Nous ne ferons cependant aucun commentaire supplémentaire afin de ne pas nuire à cette enquête, ni au processus judiciaire en cours», a déclaré par voie de communiqué le patron de l'UPAC, Robert Lafrenière. ( 05 )

Sources:  Commission Charbonneau: Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction
Agences:  Agence QMI pour Quebecor Inc., La Presse canadienne/Canadian Press Enterprises propriété de CTVglobemedia, Torstar et Power Corporation of Canada
Journaux: La Presse, Cyberpresse, le Soleil pour Power Corporation of Canada, Le Devoir pour SPEQ Le Devoir Inc. Rue Frontenac le journal des employés.es du journal de Montréal en look-out de Quebecor
Internet: Radio-Canada pour la société CBC/Radio-Canada

Bio: Tony Tomassi

Choix de photos, Fusion des textes, mise en page, références et titrage : JosPublic
Plus récente mise à jour: 5 juin 2014

 

Notes & Références encyclopédiques:

01

Qui est Luigi Coretti et qu'est-ce que BCIA ? - Sur MétéoPolitique

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02
 
 
 

Dossier de Joe Borsellino, un ami de Tony Tomassi sur MétéoPolitique

 
 
 

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03

Qui est Nicolas Girard ? - sur Assemblée nationale du Québec

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04
 
 
 

Dossier de Jacques-P. Dupuis - sur MétéoPolitique

 
 
 

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05

Qui est Robert Lafrenière ? - Sur MétéoPolitique

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06
 
 
 
 

Qui sont les propriétaires et administrateurs de:
Genko L.T.
Les entreprises de construction Genco inc.
Le Groupe Immobiliare-Genco inc.
Le Groupe Genco inc. ( 9057-8808 Québec Inc.)

 
 
 
 

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07
 
 
 

Dossier Line Beauchamp sur MétéoPolitique

 
 
 

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08

Dossier Tony Accurso sur MétéoPolitique

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09

 
 
 

Dossier de Jocelyn Dupuis sur MétéoPolitique

 
 
 

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10

 
 

Qui est Eddy Brandone ?  Un militant du Parti Libéral du Québec et un ex-membre de la FTQ-Construction. La SQ aurait interrompu une filature - Sur La Presse, le 8 août 2012

 
 

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