Retour à :  Plan du site -   MétéoPolitique - Finance - Fiche: Corruption & éthique  - Politiciens.nes - Coupables

L'ex-ministre Tony Tomassi au coeur du système de collusion libéral
Pour le financement du Parti Libéral du Québec, il discutait en privé avec des gens d'affaires

Tony Tomassi
ex-Député provincial du Québec, et ex-ministre de la Famille; 2003 à 2012;
de la circonscription de LaFontaine ; Région de l'Île-de-Montréal.
Obligé de démissionner du poste de ministre (et non du poste de député) pour avoir utilisé une carte de crédit fournie par le propriétaire de la firme de sécurité BCIA et d'avoir frauder le gouvernement d'une somme de plus de 6 000$. À son égard, il y a une enquête sur le scandale des garderies

 
 

Résumé du dossier publique de Tony Tomassi
en date du 20 novembre 2017

 
 

Dossier 1 - Allocation de permis de garderie en échange de financement politique et d'avoir favorisé sa famille dans des activités de soutien aux garderies: 

Robert Lafrenière le dirigeant de l'UPAC avait promis d'enquêter sur l'octroi des permis pour opérer une garderie privée.  En novembre 2017 il n'y a rien qui pointe au tableau.

Dossier 2 - Développement des affaires avec la firme BCIA Sécurité ( 01 ) :

En juin 2014, nous apprenons que l'UPAC enquête sur l'ensemble de la situation qui implique Tony Tomassi, Jacques-P. Dupuis, Yvan Delorme, Piétro Petrino, Jacques Daoust et autres.  L'UPAC semble avoir déposé un dossier à la Directrice des poursuites pénales et criminelles qui a décidé de retirer les accusations en invoquant
l'arrêt Jordan.

Dossier 3 - Développement des affaires avec Tony Accurso:

Lors de la Commission Charbonneau, nous apprenions que l'entrepreneur en construction Tony Accurso faisait du « développement des affaires » avec Tony Tomassi en novembre 2008, un mois avant qu'il ne soit ministre, tel que l'a confirmé l'entrepreneur Joe Borsellino, lors de la quatrième journée de son interrogatoire. Aucune nouvelle depuis

Dossier 4 - Fraude envers l'État pour avoir faussé des allocations de dépenses:

Arrêté, accusé il a plaidé coupable s'évitant un procès et protégeant ses complices.

Sentence: Il doit faire 240 heures de travaux communautaires.  Retourner à l'État les 6 995,31 $ fraudés.  Il devra également verser un remboursement de 2 550 $ au ministère des Finances et faire un don au Centre d'aide aux victimes d'actes criminels, à la fondation de l'hôpital Sacré-Coeur de Montréal - pour le pavillon Albert-Prévost qui offre des soins en santé mentale et à la Fondation Suicide-Action de Montréal.  Le remboursement et les dons totalisent 11 750 $.  

Pour mieux comprendre la justice de classe sociale au Québec, il faut savoir qu'il n'a pas siégé durant plus d'une année et qu'il a été payé quand même.  À sa démission du poste de député, il a reçu une indemnité de départ de 122 000 $ et l'assurance d'une pension à vie.  Si on déduit les amendes, il s'en sort très bien.

La procureure de la Couronne Nathalie Chouinard a fait valoir que le jugement respecte la jurisprudence. Imposer à un ancien ministre le maximum d'heures de travaux communautaires prévu à la loi a une
« valeur symbolique » importante, a-t-elle dit.   «Les objectifs de dissuasion et d'exemplarité sont atteints » avec cette peine.   « Le seul fait d'avoir un casier judiciaire, ça ruine la vie en partant », a-t-elle ajouté au cours d'un bref point de presse. 

Vraiment!  Elle croit que les truands tentent de se faire embaucher dans la fonction publique et qu'ils n'ont pas d'autres moyens de se refaire financièrement?   Elle oublie que l'homme a une généreuse pension à vie du parlement, sans oublier ses avoirs dans l'immobilier.

Dossier 5 - Sollicitation d'une prostituée

Le 17 novembre 2017, Tony Tomassi a été arrêté pour avoir sollicité une prostituée qui était en fait une agente double du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

Finalement:  en plaidant coupable dans la plus petite des causes pour fraude du gouvernement, M. Tomassi a évité un procès et l'État en retirant les poursuites dans le cas de "BCIA sécurité" évite aux membres du Parti Libéral du Québec, dont la complicité était alléguée, d'être condamnés ou exonérés.  Il y a apparence de connivence malheureusement non prouvable par les citoyens et citoyennes n'étant pas à l'intérieur des deux entités de l'État: la Directrice des poursuites pénales et criminelles (DPPC) et l'Unité permanente anticorruption du Québec (UPAC).

L'apparence est ainsi sauvée pour le Parti de la collusion et de la corruption, les Québécois et Québécoises ne connaîtront jamais l'étendue de sa corruption ni l'identité des complices d'affaires. dans la classe politique et la classe  d'affaires.                                                                         - JosPublic

 

Tony Tomassi, bio-politico-judiciaire au fil du temps

2017

 

19 novembre 2017
L'ex-ministre Tomassi arrêté dans une frappe contre la prostitution

 

L'ex-ministre québécois de la Famille Tony Tomassi a été arrêté vendredi soir pour avoir sollicité une prostituée qui était en fait une agente double du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

L'ex-ministre a été appréhendé dans le cadre d'une opération ciblée du module Moralité du SPVM - qui relève maintenant de l'escouade Éclipse - menée dans un secteur où se trouvent des motels, rue Lajeunesse, au nord de la rue Sauvé, dans le quartier Ahuntsic.

L'opération s'est échelonnée sur une partie de la soirée du 17 novembre 2017, jusqu'en début de nuit.  Six clients ont été arrêtés, dont M. Tomassi, information que n'a toutefois pas voulu confirmer le SPVM.  Les clients ont reçu des citations à comparaître le en cour municipale et font face à un chef de sollicitation de faveurs sexuelles.  Leur comparution doit avoir lieu le 1er février 2018.

Lire la suite - Sur MétéoPolitique

2014

 
 
 
 

5 juin 2014
Fraude: Tony Tomassi déclaré coupable

 

L'ex-ministre libéral Tony Tomassi est condamné à 240 heures de travaux communautaires pour avoir commis une fraude envers le gouvernement. Il doit également verser des dons à des organismes de charité.

La juge Hélène Bouillon a accepté la « suggestion commune » de peine présentée par la Couronne et les avocats de M. Tomassi.  L'ancien élu échappe à la prison, puisqu'une fraude envers le gouvernement est passible d'une peine maximale de cinq ans d'emprisonnement.

La juge a statué que la proposition de la Couronne et de la défense est « raisonnable » et respecte la jurisprudence.  Dans sa décision, elle a tenu compte entre autres de la « gravité subjective » des faits reprochés à M. Tomassi, notamment les « dommages causés à la classe politique » et
« l'altération de la confiance de la société » à l'égard des politiciens.  Par les actes qu'il a commis, M. Tomassi a  jeté « un discrédit sur tous ceux et celles qui exercent une fonction aussi essentielle et importante » que celle de député, a-t-elle ajouté.

Lire la suite - Le journal La Presse

 
 

19 mai 2014
Tony Tomassi plaidera coupable à des accusations de fraude

L'ex-ministre libéral Tony Tomassi plaidera coupable à des accusations d'abus de confiance et de fraude envers le gouvernement.  Annonce la procureure de la Couronne responsable du dossier, Me Cathy Fortin.

L'ex-député de La Fontaine, âgé de 43 ans, est accusé d'abus de confiance, entre juillet 2006 et mai 2010, et d'avoir accepté, entre juillet 2006 et décembre 2008, un avantage de la compagnie BCIA et de son propriétaire Luigi Coretti en considération d'une aide pour la conclusion d'affaires avec le gouvernement.  Il aurait utilisé la carte de crédit de cette compagnie pour faire des dépenses personnelles, soit des achats d'essence.

Au cours des années 2000, BCIA a obtenu plusieurs contrats auprès de l'État québécois, notamment un de 1,6 million $ pour des services de sécurité et de gardiennage des personnes incarcérées dans les prisons de Montréal.

Une enquête de l'Unité permanente anticorruption (UPAC) avait permis le dépôt d'accusations contre Tony Tomassi.

Source - Le Groupe Juridique

 

16 juin 2014
Tony Tomassi: chef de projet… à pied

L’ex-ministre Tony Tomassi est passé de l’Assemblée nationale aux chantiers de construction, où il œuvre désormais comme chef de projet pour une entreprise d’électricité.

C’est ce que révèle une requête déposée il y a quelques jours au palais de justice de Montréal, signée par l’ex-député libéral.

Le document permet aussi d’apprendre que Tony Tomassi n’a plus le droit de conduire un véhicule depuis vendredi, puisque son permis a été révoqué par la SAAQ pour une période de trois mois. Il aurait accumulé trop de points d’inaptitude.

Selon le Code de la sécurité routière, une personne âgée de plus de 25 ans peut avoir un maximum de 15 points d’inaptitude.

Estimant avoir besoin d’utiliser un véhicule dans le cadre de ses fonctions de chef de projet pour une entreprise d’électricité, Tony Tomassi demande donc à la SAAQ de lui fournir un permis restreint afin d’«effectue[r] quotidiennement des déplacements à Montréal et ses environs pour [se] rendre sur des chantiers», peut-on lire dans la requête.

Source - Journal de Montréal

 

2013

 

7 février 2013
Accurso en affaires avec Tomassi

 

L'entrepreneur en construction Tony Accurso faisait du « développement des affaires » avec Tony Tomassi en novembre 2008, un mois avant qu'il ne soit ministre, a confirmé l'entrepreneur Giuseppe « Joe » Borsellino, lors de la quatrième journée de son interrogatoire à la commission Charbonneau.

Le patron de Construction Garnier a fait cette révélation après que la commission a présenté un extrait d'écoute électronique effectué le 16 novembre 2008 dans le cadre de "l'opération Diligence", portant sur l'infiltration du crime organisé dans l'industrie de la construction.

L'extrait permet d'entendre une conversation entre M. Borsellino et l'ex-directeur général de la FTQ-Construction Jocelyn Dupuis. M. Borsellino y raconte avoir croisé la veille, dans un restaurant, Tony Accurso et Tony Tomassi et rapporte, dans cette conversation, des confidences que lui a faites ce dernier.  Giuseppe Borsellino a reconnu plus tôt ce matin que Tony Tomassi était un bon ami à lui. Il a expliqué qu'il avait connu l'ex-ministre au début des années 2000, par l'entremise de son père. Le témoin a affirmé qu'il parlait « beaucoup moins » à son ami aujourd'hui, puisque celui-ci « est bien occupé par son travail ».

Lire la suite - Sur MétéoPolitique

2012

27 novembre 2012
Un club privé servant de havre de paix pour des magouilleurs et
 sangsues de biens publics

La Commission Charbonneau s'est récemment intéressée au club privé 357c, où des entrepreneurs, ingénieurs, élus et fonctionnaires municipaux ont tenu depuis 2005 de nombreuses rencontres à l'abri des regards.

Le 26 octobre 2012, cinq enquêteurs ont inspecté le chic établissement du Vieux-Montréal et mis la main sur la liste des visiteurs.

Lire la suite - Sur MétéoPolitique

 
 

3 mai 2012
Le député Tony Tomassi démissionne

 

Accusé de fraude et absent de l'Assemblée nationale depuis plusieurs semaines, l'ex-ministre libéral Tony Tomassi a annoncé sa démission comme député de la circonscription de LaFontaine.  Son départ est immédiat.

M. Tomassi, qui siégeait comme député indépendant depuis son renvoi du caucus libéral, avait exprimé son souhait de demeurer en poste. Mais il s'est contenté de rares apparitions au Salon bleu de l'Assemblée nationale.  Ses absences répétées ne sont pas passées inaperçues. Jugeant l'absentéisme de M. Tomassi déraisonnable, la Coalition avenir Québec a déposé une plainte au commissaire à l'éthique et à la déontologie.  Dans les circonstances, la Ligue des contribuables du Québec a dénoncé l'indemnité qu'il recevra.  Selon les calculs de l'organisme, M. Tomassi touchera une « prime de transition » de 122 000 $.   « C'est particulièrement choquant étant donné son absentéisme depuis son expulsion du caucus libéral », s'est exclamée la directrice générale de la Ligue, Claire Joly.

  Lire la suite - Sur Société CBC/Radio-Canada

 
 
 
 
 

11 septembre 2012
L'ex-ministre libéral Tony Tomassi, accusé de fraude et d'abus de confiance

L'ex-ministre libéral Tony Tomassi, accusé de fraude et d'abus de confiance, renonce à son enquête préliminaire et aura un procès devant juge et jury.

La date du procès de l'ex-ministre, qui aura lieu au palais de justice de Québec, sera fixée le 3 décembre 2012. Tony Tomassi est accusé d'avoir utilisé une carte de crédit fournie par la firme de sécurité BCIA et son propriétaire, Luigi Coretti, afin de payer des factures d'essence.

Lire la suite - Sur MétéoPolitique

2011

 

14 novembre 2011
Mise en accusation formelle pour Tony Tomassi

 

L'ex-ministre de la Famille, Tony Tomassi, a été formellement accusé de fraude envers le gouvernement et d'abus de confiance, lundi matin au palais de justice de Québec. M. Tomassi était représenté par une avocate et n'assistait pas à cette audition.

Entre le 1er novembre 2007 et le 18 décembre 2008, Tony Tomassi aurait accepté d'une personne en relation d'affaires avec le gouvernement une récompense, un avantage ou un bénéfice, commettant ainsi un acte criminel.

Entre le 1er juillet 2006 et le 18 décembre 2008, il aurait accepté de la firme BCIA, dont le président est Luigi Coretti, un prêt, une récompense, un avantage ou un bénéfice en échange de l'influence que M. Tomassi aurait pu exercer concernant la conclusion d'une affaire avec le gouvernent.

Entre le 1er juillet 2006 et le 6 mai 2010, il aurait commis l'acte criminel d'abus de confiance relativement à la fonction qu'il occupait au sein du gouvernement.

  Lire la suite - Sur Société CBC/Radio-Canada

2010

 
 
 
 

28 avril 2010
Tomassi de plus en plus talonné

Dans l'arrondissement montréalais de Rivière-des-Prairies, une garderie privée est en pleine construction.  L'Amour des enfants - c'est son nom -, est la troisième garderie des soers Loredana et Josephine Primiani, qui ont été membres de l'exécutif libéral de la circonscription de Tony Tomassi de 2006 à 2008.  Or, le sous-contractant pour l'excavation du terrain est Construction Garnier, de Joseph Borsellino, contributeur à la caisse du Parti libéral et ami du ministre Tomassi.

Contrairement au CPE, les garderies privées ne sont pas obligées d'aller en appel d'offres, elles embauchent l'entrepreneur qu'elles veulent.  «Est-ce qu'il y a des entreprises apparentées ou appartenant à la famille Tomassi qui ont effectué des travaux de rénovation ou de construction des garderies?», a demandé le député péquiste Nicolas Girard.  Il faisait directement référence au Groupe GENCO, propriété de Donato Tomassi, le père du ministre, contributeur au Parti libéral.

«Si l'entrepreneur général choisit des sous-traitants, le ministre ou le ministère n'est aucunement informé de quoi que ce soit», s'est défendu le ministre Tomassi."   Les journalistes ont ensuite demandé directement au ministre si Genco a déjà eu des contrats pour la construction de garderies.   «J'en ai... Quand j'étais là? J'en ai aucune idée. Je penserais pas. Je le sais pas», a répondu M. Tomassi.  «Vous pouvez pas affirmer qu'il n'y en a pas eu», lui a alors demandé Robert Plouffe de TVA Nouvelles?   «Écoutez, moi, c'est pas des choses qui m'intéressent, là."

Le Vérificateur général, Renaud Lachance, a décidé de mettre son nez dans tout ça.

Source- TVA Nouvelles

 
 

13 mars 2010
Tony Tomassi :
on sourirait si ce n’était pas si triste…

On ne peut passer sous silence les paradoxes et contradictions de l’ineffable ministre Tony Tomassi, prince de la figure de style qui tombe à plat et de la rhétorique sans fondement puis de sa cerbère Isabelle Mercille qui, elle, semble avoir une opinion d’expert sur ce qui est légal ou non…

À écouter les déclarations de ces deux personnalités il est difficile de comprendre quoi que ce soit dans les actions du gouvernement libéral.

D’un côté, on dit avoir « sorti la religion (catholique) des écoles » et, de l’autre, on semble très à l’aise avec l’enseignement subventionné de la Torah et de l’Islamisme dans les garderies.

Pincez-moi quelqu’un…

Lire la suite - Sur Journal Les Affaires

 

6 mai 2010
Expulsion du caucus libéral du ministre de la Famille Tony Tomassi

Le premier ministre Jean Charest expulse du caucus libéral le député de Lafontaine et ministre de la Famille Tony Tomassi. Cette décision survient dans un contexte difficile pour le gouvernement qui a vu sa crédibilité ébranlée par une série de controverses.

Depuis quelques semaines, le ministre Tomassi est dans la mire des partis d'opposition qui relèvent plusieurs irrégularités dans l'octroi de places subventionnées dans les garderies du Québec.  Le ministre doit notamment se défendre contre des accusations de favoritisme qui auraient pu profiter à la caisse du Parti libéral du Québec (PLQ), une situation qui place le gouvernement dans l'embarras.  

Cette controverse persistante nuit à la crédibilité des libéraux qui doivent déjà composer avec d'autres dossiers litigieux - demande d'une enquête dans la construction, mise sur pied de la Commission Bastarache sur le processus de nomination des juges, enquête du Directeur général des élections sur le financement dans des comtés de ministres libéraux, etc.

Le 6 mai, le premier ministre expulse Tony Tomassi du conseil des ministres et du caucus libéral.  Il justifie cette décision en évoquant les agissements du ministre qui aurait défrayé des dépenses en utilisant une carte de crédit appartenant à une entreprise privée, l'agence de sécurité BCIA.  Celle-ci était dirigée par un ami du ministre, Luigi Coretti, un donateur au PLQ qui a reçu plusieurs contrats gouvernementaux au cours des ans.  Tomassi est remplacé dans ses fonctions par Yolande James.  Son expulsion ne semble toutefois pas mettre fin au climat de grogne qui règne et qui s'exprime par un sondage dans lequel les répondants affirment, dans une proportion écrasante, ne plus avoir beaucoup de confiance dans leurs élus.

Sources - Le Devoir - La Presse et Société CBC/Radio-Canada.

 
 

 
 

L'ex-ministre Tomassi arrêté dans une frappe contre la prostitution
19 novembre 2017

 
 

L'ex-ministre québécois de la Famille Tony Tomassi a été arrêté vendredi soir pour avoir sollicité une prostituée qui était en fait une agente double du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

L'ex-ministre a été appréhendé dans le cadre d'une opération ciblée du module Moralité du SPVM - qui relève maintenant de l'escouade Éclipse - menée dans un secteur où se trouvent des motels, rue Lajeunesse, au nord de la rue Sauvé, dans le quartier Ahuntsic.

L'opération s'est échelonnée sur une partie de la soirée du 17 novembre 2017, jusqu'en début de nuit.  Six clients ont été arrêtés, dont M. Tomassi, information que n'a toutefois pas voulu confirmer le SPVM.  Les clients ont reçu des citations à comparaître le en cour municipale et font face à un chef de sollicitation de faveurs sexuelles.  Leur comparution doit avoir lieu le 1er février 2018.

«Les suspects ont approché des agents doubles et sollicité des services sexuels.  Une entente a été conclue entre eux et les policiers de la moralité sont aussitôt intervenus pour les arrêter», explique le commandant François Harrisson-Gaudreau, de l'escouade Éclipse.

«Ce ne sont pas les travailleuses du sexe qui sont visées. Ce sont les gens qui ont des comportements dérangeants et qui font de la sollicitation.»

«Des citoyennes se font interpeller.  Nous ne sommes pas allés là par hasard.  Il y a eu des plaintes des citoyens et du poste de quartier 27.  On a fait une évaluation de la situation et jugé qu'il y avait une problématique de tranquillité publique et d'incivilité dans le secteur», a ajouté l'officier.

Les clients devraient comparaître d'ici quatre à six semaines.

Rappelons que depuis l'adoption de la loi C-36 par le gouvernement conservateur deStephen Harperen 2014, l'achat de services sexuels est interdit au Canada.  Cette loi criminalise l'obtention de services sexuels moyennant rétribution et incrimine uniquement les clients.

 

Développeur d'affaires avec Tony Accurso

 
 

L'entrepreneur en construction Tony Accurso faisait du « développement des affaires » avec Tony Tomassi en novembre 2008, un mois avant qu'il ne soit ministre, a confirmé l'entrepreneur Joe Borsellino, lors de la quatrième journée de son interrogatoire à la commission Charbonneau.

Tony Accurso ( 08 )

Le patron de Construction Garnier a fait cette révélation après que le procureur de la commission Charbonneau eu présenté un extrait d'écoute électronique effectué le 16 novembre 2008 dans le cadre de "l'opération Diligence", portant sur l'infiltration du crime organisé dans l'industrie de la construction.

L'extrait du 16 novembre permet d'entendre une conversation entre M. Borsellino et l'ex-directeur général de la FTQ-Construction Jocelyn Dupuis ( 09 ).
 L'une des conversations présentées a été captée en décembre 2008 alors que Joe Borsellino est à fêter la nomination de Tony Tomassi, comme ministre de la Famille, une fête qui a duré trois jours.

À un moment de la conversation, Borsellino mentionne que le PDG de la FTQ, Michel Arseneault, a récemment appelé Tomassi. En fait, l'appel serait même provenu du téléphone de Tony Accurso, avec lequel se trouvait le chef syndical. Cette nouvelle réjouit les deux hommes.

Extrait :

> Jocelyn Dupuis (ex-directeur général FTQ-Construction) : «Va chier toé.»

> Borsellino : «Je te le jure.»

> Dupuis : «Ostie de pourri de câlice»

> Borsellino : «Mais il ne faut pas que ça sorte d'ici.»

[...]

> Dupuis : «Arsenault, on va l'avoir»

> Borsellino : «Non, on va le travailler tranquillement»

> Dupuis : «Tranquillement pas vite, mais sûrement mon chum, sûrement.»

Tony Accurso « l'a invité sur le bateau, fait son, sa routine, tsé? », confie M. Borsellino, dans l'enregistrement, à son ami Jocelyn Dupuis. Tony Tomassi était alors député de Lafontaine.

« Que voulez-vous dire quand vous dites ça? » lui a demandé le procureur Tremblay. « Il devait savoir qu'il devenait ministre, répond d'abord M. Borsellino. C'est tout ce que je peux voir. Et il l'invite sur notre bateau ».

Tony Tomassi, précise alors M. Borsellino, lui a rapporté ces propos dans un salon de cigares, après son repas avec M. Accurso. Il laisse ensuite tomber : « L'affaire du bateau, c'est peut-être moi qui l'a ajoutée ».

« Ce que je dis, c'est que Tony fait son travail de sollicitation avec Tomassi, a-t-il poursuivi.

Est-ce que ça veut dire bateau? Est-ce que ça veut dire des billets de hockey?

C'est ce que je veux dire. Vous pouvez l'interpréter comme vous voulez
 ».

« Avec tout le respect que je dois à la commission, je parle une langue qui est entre moi et M. Dupuis. Si j'ai dit bateau, j'ai dit bateau. Est-ce que ça veut dire que c'est un bateau? » — Giuseppe Borsellino

« J'aurais pu dire n'importe quoi », a encore lancé le patron de Construction Garnier. « Comme maintenant? » a rétorqué la commissaire, qui s'est montrée particulièrement incisive dans ses questions au témoin.

Il a ensuite argué que le mot « routine » faisait référence à une approche de « développement des affaires » de Tony Accurso. Cette routine commençait toujours par un dîner, a-t-il ajouté.

« Il fait sa routine. Il fait sa job. Sa job de développement des affaires. Il n'y a rien de mal à ça. » — Giuseppe Borsellino, au sujet de Tony Accurso

Joe Borsellino a reconnu plus tôt ce matin que Tony Tomassi était un bon ami à lui. Il a expliqué qu'il avait connu l'ex-ministre au début des années 2000, par l'entremise de son père. Le témoin a affirmé qu'il parlait « beaucoup moins » à son ami aujourd'hui, puisque celui-ci « est bien occupé par son travail ».

Plus tôt cette semaine, la commission avait fait entendre un autre enregistrement de Diligence, fait le 24 décembre 2008, qui a permis d'établir que l'entrepreneur a fait une « petite affaire » avec M. Tomassi la veille, soit cinq jours après sa nomination comme ministre de la Famille.

La conversation du 16 novembre fait également référence à une dette qu'Eddy Brandone ( 10 ), à l'époque trésorier de la FTQ-Construction, aurait contractée à l'endroit de Giuseppe Borsellino. Ce dernier a démenti lui avoir prêté de l'argent. La dette, dit-il, porte sur des voyages de sable ou de pierre qui ont été faits à la maison de la fille d'Eddy Brandone.

Radio-Canada a révélé à l'été 2012 qu'une filature impliquant Eddy Brandone a été interrompue après qu'il est entré en contact avec le premier ministre Jean Charest au lendemain de la diffusion du reportage de l'émission Enquête sur les dépenses excessives de Jocelyn Dupuis et sur ses liens avec la mafia.

Pour plus de détails - Sur La Société CBC/Radio-Canada

 

Un club privé servant de havre de paix pour des magouilleurs
et sangsues de biens publics

 
 

27 novembre 2012: La Commission Charbonneau s'est récemment intéressée au club privé 357c, où des entrepreneurs, ingénieurs, élus et fonctionnaires municipaux ont tenu depuis 2005 de nombreuses rencontres à l'abri des regards.

Le 26 octobre 2012, cinq enquêteurs ont inspecté le chic établissement du Vieux-Montréal et mis la main sur la liste des visiteurs.

Une des salles de rencontre du club privé 357c

La Commission a commencé à énumérer les noms de ceux qui ont participé à ces rencontres, sans dévoiler la nature des discussions qui y ont été tenues. Seule la première des 10 pages de la liste des rencontres a été dévoilée, toutefois, afin de permettre au Parti libéral du Québec d'informer deux de ses membres dont les noms allaient être mentionnés à la Commission.

En début de témoignage, le procureur en chef adjoint, Me Denis Gallant, a précisé que les activités au 357c touchaient le financement des partis politiques. «Vous avez entendu depuis le début de l'automne des témoins parler des liens entre entrepreneurs en construction, firmes de génie-conseil et financement des partis politiques, et c'est en lien.»

Nos sources indiquent que les deux libéraux visés sont Line Beauchamp ( 07 ) et Tony Tomassi, qui ont participé à des rencontres séparées. Entre 2005 et 2012, Tony Tomassi aurait rencontré Paolo Catania, accusé entre autres de fraude et de complot au club privé 357c, rue de la commune à Montréal

 

 

Un procès pour fraude

 
 

Tony Tomassi est applaudi par ses ex-collègues libéraux sur cette photo remontant au 29 avril 2010. L'ex-ministre a été accusé de fraude et d'abus de confiance.

11 septembre 2012 - L'ex-ministre libéral Tony Tomassi, accusé de fraude et d'abus de confiance, renonce à son enquête préliminaire et aura un procès devant juge et jury.

La date du procès de l'ex-ministre, qui aura lieu au palais de justice de Québec, sera fixée le 3 décembre prochain. Tony Tomassi est accusé d'avoir utilisé une carte de crédit fournie par la firme de sécurité BCIA et son propriétaire, Luigi Coretti, afin de payer des factures d'essence.

 M. Tomassi aurait ainsi obtenu un avantage, une récompense ou un bénéfice de la part de Luigi Coretti et de l'entreprise BCIA alors que ceux-ci avaient un lien d'affaires avec le gouvernement du Québec.

On accuse aussi l'ex-ministre d'avoir tenté d'exercer de l'influence auprès du gouvernement, après avoir reçu ce bénéfice de BCIA. Le député est également inculpé d'abus de confiance. Les faits reprochés se seraient déroulés entre le 1er juillet 2006 et mai 2010.
 

Courte Biographie

 
 

  • Attaché politique auprès du PLQ (1989 à 1994)

  • Candidat du parti progressiste conservateur battu aux élections fédérales de 1993 dans Saint-Léonard-Saint-Michel

  • Élu député du PLQ dans LaFontaine en 2003, réélu en 2007 et en 2008

  • V.-p. de la Commission des transports et de l’environnement (2004-2007)

  • Adjoint parlementaire du PM Jean Charest (2007-08)

  • Ministre de la Famille (2008-2010)

  • Député indépendant (5 mai 2010-3 mai 2012) - Tony Tomassi a démissionné de son poste de député le 3 mai 2012 après avoir siégé comme député indépendant pendant des mois. Il a été blâmé par le commissaire à l'éthique de l'Assemblée nationale pour sa très longue absence du Parlement du Québec.

  • Accusé de trois chefs de fraude envers le gouvernement et d’abus de confiance (octobre 2011)
    Il plaide coupable et le 5 juin 2014 la juge rend sa sentence
    Sentence: Il doit faire 240 heures de travaux communautaires. Retourner à l'État les 6 995,31 $ fraudés.  Il devra également verser un remboursement de 2 550 $ au ministère des Finances et faire un don au Centre d'aide aux victimes d'actes criminels, à la fondation de l'hôpital Sacré-Coeur de Montréal - pour le pavillon Albert-Prévost qui offre des soins en santé mentale et à la Fondation Suicide-Action de Montréal.  Le remboursement et les dons totalisent 11 750 $.  

  • Novembre 2017 - Selon les informations tirées de son profil LinkedIn, Tony Tomassi est actuellement directeur du développement commercial au sein du groupe Immobilier Genco inc.

  • 17 novembre 2017 - Arrêté pour avoir sollicité une prostituée

Résumé: Politologue né en 1971 à Montréal. Études au Collège Marie-Victorin, à l'Université de Montréal-UdeM (science politique) et à l'Université du Québec à Montréal-UQÀM. Attaché politique du député de Jeanne-Mance (1989-1993) et de Bourget (1993-1994) à l'Assemblée nationale du Québec-ANQ.

Candidat du Parti conservateur du Canada-PCC de Saint-Léonard défait aux élections fédérales de 1993.

 Député du Parti libéral du Québec-PLQ de LaFontaine à l'Assemblée nationale du Québec depuis mars 2003.
Ministre délégué à la Famille dans le cabinet de Jean Charest (2008-2010).

Le chef du Parti libéral du Québec, Jean Charest, l'expulse du cabinet et du caucus libéral à la suite de révélations à l'effet qu'il aurait utilisé à titre personnel une carte de crédit appartenant à la compagnie BCIA (Bureau canadien d'investigation et d'ajustement) alors qu'il n'était que député donc avant 2008 ;

BCIA est dirigé par Luigi Coretti, un ami de Tomassi ; Tomassi avait été l'objet d'attaques de l'opposition au sujet de sa façon de gérer les places de garderies sous sa responsabilité et sur ses méthodes de financement du Parti libéral ; le dossier de Tomassi au sujet de l'utilisation de la carte de crédit de BCIA est remis à la Sûreté du Québec-SQ pour enquête ; le 26 mai 2011, sans donner de raison, la Sûreté du Québec transfère le dossier Tomassi à l'Unité permanente anticorruption-UPAC.

Des anciens employés de BCIA avaient affirmé ne pas avoir payé pour des billets pour un souper bénéfice du Parti libéral, ce qui laissait croire que BCIA les avait elle-même payés et les leur avait donné commettant ainsi une infraction à la Loi du financement des partis politiques.

Le 29 juin 2011, le directeur général des élections du Québec indique que la compagnie BCIA n'a pas donné directement, ni indirectement de l'argent ni à M. Tomassi, ni au Parti libéral en échange de billets des collecteurs de fonds. L'Unité permanente anticorruption ayant déposé son dossier chez le Directeur des poursuites criminelles et pénales, ce dernier demande aux policiers d'approfondir leur enquête.

Le 11 octobre 2011, le Directeur des poursuites criminelles et pénales accuse Tomassi de fraude et d'abus de confiance dans l'exercice de ses fonctions entre 2006 et 2010 pour avoir obtenu des avantages de la part de BCIA, une entreprise faisant des affaires avec le gouvernement.

 

BCIA au coeur de l'affaire Tomassi

 
 

Rappelons que le président de BCIA, Luigi Coretti, est celui qui a mené au congédiement du ministre de la Famille, Tony Tomassi, en lui donnant une carte de crédit dont M. Tomassi s'est servi avant d'accéder au Cabinet Charest. Ce même Luigi Coretti, introduit par Tomassi, a aussi rencontré le ministre de la Sécurité publique, Jacques-P. Dupuis ( 04 ), pour qu'il l'aide à obtenir un permis de port d'arme que la SQ lui avait d'abord refusé.

M. Coretti a fait ces démarches il y a environ deux ans, avant que M. Tomassi, député libéral de LaFontaine, devienne ministre de la Famille. Les deux hommes sont de bons amis.

L'agence BCIA a lancé la filiale Centurion en juin 2008. La filiale fait notamment du transport de valeurs dans des camions blindés. Les agents qui y sont affectés ont tous un permis de port d'arme, comme le prévoit la réglementation.

Dans ce contexte, Luigi Coretti a demandé un permis pour lui-même à la Sûreté du Québec (SQ). La SQ a d'abord refusé, selon nos sources, au motif que Luigi Coretti était affecté à des tâches administratives et non au transport de valeurs à proprement parler. Luigi Coretti a rétorqué qu'il faisait du transport de valeurs à l'occasion et qu'il devait, pour des raisons de flexibilité, avoir un tel permis.

Au Canada, la Loi sur les armes à feu n'autorise le port d'arme à feu que pour la chasse et pour le transport de valeurs. Dans ce dernier cas, il doit s'agir de l'activité principale du demandeur, comme l'indique le formulaire CAFC 680 de la GRC.

Il est également possible, dans des circonstances très rares, qu'un citoyen ait temporairement le droit de porter une arme à feu «pour la protection de sa vie».  Incapable d'avoir son permis, Luigi Coretti a alors demandé à Tony Tomassi de l'aider à rencontrer le ministre de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, qui est responsable de la SQ.

Les personnages connues liés à ce dossier sont:

Luigi Coretti
Propriétaire de (BCIA) Bureau canadien d'investigations et d'ajustements agence de sécurité et filiales.

Yvan Delorme
Ex-chef de police de Montréal qui a octroyé des contrats à BCIA sans autorisation de la ville

Jacques-P. Dupuis
ex-ministre de la Justice du Parti Libéral du Québec, étant intervenu dans la demande de port d'arme de Luigi Coretti

Pietro Perrino
Organisateur du Parti Libéral en charge d'un programme de financement (Fier) dont il a bénéficié personnellement pour investir dans BCIA

Claude Trudel
Conseiller municipal en charge du comité de sécurité ayant autorisé BCIA

Frank Zampino
ex-président du comité exécutif de la ville de Montréal qui a bénéficié d'un service de sécurité gratuit de BCIA à sa résidence personnelle

Le ministre Dupuis a reconnu avoir eu une rencontre avec Luigi Coretti. «j'ai rencontré M. Coretti à mon bureau de circonscription, a-t-il dit. Il m'a fait part de sa demande, qui avait été refusée. Je lui ai dit que je ne pouvais pas intervenir. Il insistait pour me raconter son affaire. Je lui ai fait rencontrer mon chef de cabinet, Jocelyn Turcotte. M. Turcotte l'a rencontré. Je lui ai indiqué qu'il devait écouter ce qu'il avait à dire et ne faire aucune pression. »

À force de démarches auprès de la SQ, Luigi Coretti a finalement obtenu l'autorisation de porter une arme à feu. Le permis est temporaire et renouvelable, selon nos sources. «Quant à nous, a déclaré M. Dupuis, il n'y a eu aucune représentation (auprès de la SQ), et j'ai indiqué qu'il ne devait pas y en avoir

D'ex-employés de BCIA nous ont dit que Luigi Coretti portait régulièrement une arme à feu, pas seulement dans le contexte du transport de valeurs. Contrairement à l'agence BCIA, la filiale Transport de valeurs Centurion ne s'est pas protégée de la faillite. L'entreprise est présidée par Luigi Coretti.

L'ex-ministre libéral de la Famille, Tony Tomassi, congédié par Jean Charest, espère poursuivre sa carrière politique et compte solliciter un autre mandat dans la circonscription montréalaise de LaFontaine.

Lors d'une entrevue téléphonique avec Radio-Canada, la première depuis son congédiement, M. Tomassi a indiqué qu'il avait l'intention de réintégrer le Parti libéral du Québec si les enquêtes de la Sûreté du Québec (SQ) et du Directeur général des élections (DGE) le blanchissaient.

C'était très hypocrite de sa part, puisqu'en 2014 lors de son procès pour fraude, il a plaidé coupable.

Malheureusement pour les payeurs d'impôts, il n'est pas retourné à l'Assemblée nationale et a conservé son salaire. Pire, lors de sa réelle démission, il a encaissé une somme de 122 000$ en indemnité de départ.

 La sentence du juge que vous trouverez au début de ce texte ne vient pas effleurer ce qu'il a raflé sans compter ce que nous ne savons pas encore publiquement et que l'UPAC risque de mettre en preuve dans d'autres procès.

Il semble bien que son rêve de retourner au cabinet du Parti Libéral du Québec s'est évanoui. Il a maintenant un dossier criminel. 

Jean Charest avait exclu Tony Tomassi du gouvernement et du caucus libéral après avoir appris que celui-ci avait utilisé une carte de crédit de l'agence BCIA pour des fins personnelles, alors qu'il était député.

M. Charest avait alors transmis ces informations « troublantes » à la SQ, qui a agi.

Une perle trouvée sur le site du Parti Libéral du Québec

<Tony Tomassi est un homme de parole, franc et honnête. Marié et père de cinq enfants, il travaille quotidiennement à l’amélioration de notre société. Ses parcours professionnel et académique en sciences politiques à l’Université de Montréal et à l’Université du Québec à Montréal lui ont permis de développer une grande compréhension des enjeux et des défis que nous devrons relever au cours des prochaines années.

Directeur général du groupe Genco entre 1997 et 2003, monsieur Tomassi a débuté son implication politique comme conseiller du député libéral de Jeanne-Mance-Viger, monsieur Michel Bissonnet, et de la députée libérale de Bourget, madame Huguette Boucher-Bacon.>

L'enquête sur ce dossier a été confiée à l'Unité permanente anticorruption (UPAC). Le Directeur des poursuites criminelles et pénales a demandé aux enquêteurs d'amasser encore plus de preuves.

«Dans ce dossier, l'enquête se poursuit toujours et il n'est pas impossible que d'autres personnes puissent faire face à la justice. Nous ne ferons cependant aucun commentaire supplémentaire afin de ne pas nuire à cette enquête, ni au processus judiciaire en cours», a déclaré par voie de communiqué le patron de l'UPAC, Robert Lafrenière. ( 05 )

Sources:  Commission Charbonneau: Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction
Agences:  Agence QMI pour Québecor Inc.; La Presse canadienne/Canadian Press Enterprises propriété de CTVglobemedia, Torstar et Power Corporation of Canada;
Journaux: La Presse, Cyberpresse, le Soleil pour Power Corporation of Canada; Le Devoir pour SPEQ Le Devoir Inc.; Rue Frontenac le journal des employés.es du journal de Montréal en lock-out de Québecor inc.;
Internet: Radio-Canada pour la société CBC/Radio-Canada

Bio: Tony Tomassi

Choix de photos, Fusion des textes, mise en page, références et titrage : JosPublic
Plus récente mise à jour: 19 janvier 2018

 

 

Notes & Références encyclopédiques:

01

Qui est Luigi Coretti et qu'est-ce que BCIA ? - Sur MétéoPolitique

Retour au texte

02
 

Dossier de Joe Borsellino, un ami de Tony Tomassi sur MétéoPolitique

 

Retour au texte

03

Qui est Nicolas Girard ? - sur Assemblée nationale du Québec

Retour au texte

04
 

Dossier de Jacques-P. Dupuis - sur MétéoPolitique

 

Retour au texte

05

Qui est Robert Lafrenière ? - Sur MétéoPolitique

Retour au texte

06
 

Qui sont les propriétaires et administrateurs de:
Genko L.T.
Les entreprises de construction Genco inc.
Le Groupe Immobiliare-Genco inc.
Le Groupe Genco inc. ( 9057-8808 Québec Inc.)

 

Retour au texte

07
 

Dossier Line Beauchamp sur MétéoPolitique

 

Retour au texte

08

Dossier Tony Accurso sur MétéoPolitique

Retour au texte

09

 

Dossier de Jocelyn Dupuis sur MétéoPolitique

 

Retour au texte

10

 

Qui est Eddy Brandone ?  Un militant du Parti Libéral du Québec et un ex-membre de la FTQ-Construction. La SQ aurait interrompu une filature - Sur La Presse, le 8 août 2012

 

Retour au texte