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Compte de dépense
Aucune poursuite pour le Centre communautaire.

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Stéphane Harbour l'ex-maire de l'arrondissement Outremont de Montréal
avoue avoir fraudé ses concitoyens et écope 6 mois de prison...«à domicile»!

Coupable,  mais pas trop punissable, déclare la cour d'appel. Février 2017

Le 26 janvier 2015, Stéphane Harbour ex-maire de l'arrondissement d’Outremont de 2005 à 2007 a finalement avoué qu'il avait fraudé.   La fin de son parcours politique a été entachée par différentes allégations de mauvaise gestion.    L’ancien politicien avait soulevé la controverse quand il eut été révélé qu’il faisait l’achat d’importantes quantités d’alcool pour son usage et celui de ses proches collaborateurs. Il y avait même un bar à l'hôtel de ville.   Finalement, Stéphane Harbour avait été contraint de démissionner après le dépôt d’un rapport accablant faisant état d’irrégularités dans les dépenses publiques.   Il a été arrêté par la Sûreté du Québec le 26 avril 2010.  Il a reçu sa sentence le 3 novembre 2015.  La cour d'appel a annulé la sentence du juge de première instance.  Mais pourquoi n'entendons-nous plus parler du scandale du Centre communautaire intergénérationnel (CCI) ?  Quelqu'un a choisi de le poursuivre sur un insignifiant compte de dépense, qui ne démontre que sa cupidité, mais le gros morceau est occulté!                                                                                                 - JosPublic

            

Coupables

 Dirigeants Mtl

Fraude, Corruption, Gestion, Collusion, Maire, Outremont, Montréal, Sûreté du Québec Stéphane Harbour, arrestation de l'ex-maire de l'arrondissement d'Outremont, Outremont, Stéphane Harbour, Fraude, Procès reporté, Sentence bidon,
 

Stéphane Harbour au fil du temps

En 1995, Stéphane HARBOUR est élu conseiller municipal d'Outremont. Lors de l'élection de 2001, il est élu président du conseil de l'arrondissement d'Outremont.

Le 11 octobre 2007, il démissionne de ses fonctions de maire de l'arrondissement d'Outremont, suite à une enquête portant sur des irrégularités administratives ayant eu cours à la mairie d'Outremont entre 2005 et 2008.

Le politicien a été président de l'Office municipal d'habitation d'Outremont, jusqu'à sa dissolution en 2002. Cette compagnie de gestion de l'habitation a vu le jour en 1989.

2017

«Le crime, grave, n'était pas motivé par l'appât du gain, ne comportait aucun élément de corruption et l'appelant n'a retiré aucun bénéfice personnel.   Comme mentionné, j'accepte que le comportement de l'appelant soit davantage le résultat d'une seule décision malavisée, reflet d'une erreur de jugement.»

Décision de la Cour d'appel

 
 

10 février 2017
Un crime grave qui ne mérite pas de sanction déclare la cour!

L'ex-maire d'arrondissement avait été condamné en novembre 2015 à purger six mois dans la collectivité.  Stéphane Harbour avait toutefois porté sa peine en appel, la jugeant trop sévère.

Les juges France Thibault, Martin Vauclair et Geneviève Marcotte lui ont donné raison dans une décision rendue le 9 février 2017 qui a transformé sa peine en une absolution inconditionnelle.  Il devra toutefois respecter une période de probation de 12 mois.

Dans la décision, le juge Vauclair estime que leur collègue de première instance a commis plusieurs erreurs dans l'appréciation des faits de cette cause.  D'abord, rien ne permet de déterminer que «l'appât du gain ait été la motivation».   Il ajoute que la preuve ne permet pas de dire hors de tout doute raisonnable que Stéphane Harbour a utilisé des subalternes pour parvenir à ses fins.

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2015

3 novembre 2015
Stéphane Harbour:
détention «à domicile» pour fraude

La juge Louise Villemure de la Cour du Québec a rejeté la possibilité d'accorder une absolution à M. Harbour car «cette mesure va à l'encontre de l'intérêt public».  Elle a expliqué que l'accent doit être mis sur la dissuasion générale afin que le message soit bien compris de tous ceux qui occupent des postes dans l'administration publique.  «La population est en droit de s'attendre à un comportement irréprochable des élus en qui elle a mis sa confiance», souligne la juge dans sa décision rendue ce matin.  Il devra demeurer à son domicile 24 heures par jour sauf pour des fins de travail, et ce, durant trois mois.  Pour les trois mois suivants, il devra respecter un couvre-feu et être présent à son domicile de 22h à 7h.

Stéphane Harbour avait qualifié de «descente aux enfers» les suites de son arrestation par la SQ, en 2010, au terme d'une enquête réclamée par le vérificateur général de la Ville de Montréal.

Il a démissionné de son poste de maire qui lui assurait un salaire annuel de 110 000 $ et sa carrière qu'il menait en parallèle dans le domaine financier est «anéantie».

Ayant remboursé les sommes illégalement perçues, il a ensuite déniché des emplois comme concierge et comme gestionnaire d'immeubles.  Il en retire maintenant un salaire annuel de 53 000 $, mais il plaidait qu'un casier judiciaire pourrait signifier un retour au chômage pour lui.  C'est ce qui lui pend au bout du nez en attendant la suite des autres dossiers.

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26 janvier 2015
Outremont: Stéphane Harbour avoue avoir fraudé ses concitoyens

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Il touchait un salaire de 110 000$ par année, mais il n'a pas pu résister à l'envie de voler 2 000$: l'ancien maire d'Outremont Stéphane Harbour l'avoue, il a fraudé ses électeurs, ses voisins et ses amis lors de son passage à la tête de l'arrondissement.

M. Harbour a discrètement plaidé coupable à quatre chefs d'accusation de fraude, fabrication et usage de faux documents. L'ex-politicien de 57 ans avait été arrêté en avril 2010 par la Sûreté du Québec, après que plusieurs médias eurent dévoilé sa gestion singulière des fonds publics.

L'ancien maire reviendra devant la cour en juin 2015 pour les plaidoiries sur la peine à imposer.

Deux anciens collaborateurs de M. Harbour à l'arrondissement, coaccusés dans cette affaire, MM. Yves Maillot et Jean-Claude Patenaude,
( 01 ) attendent toujours leur enquête préliminaire, qui débutera le 2 février 2015

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2014

26 septembre 2014
Le scandale des dépassements de coûts du Centre communautaire d'Outremont

 

Pourquoi les coûts de construction du centre communautaire d'Outremont ont-ils grimpé de 6 à 12 millions de dollars?

Pourquoi Stéphane Harbour, maire d'Outremont pendant cette période,  n'a-t-il pas à rendre des comptes à la population?

Pourquoi l'équipe Union Montréal (Gérald Tremblay
( 02 ), Stéphane Harbour, Claude B Piquette, Marie Cinq-Mars) n'a-t-elle pas à rendre des comptes à la population?

Pourquoi la firme Dessau ( 03 ) n'a-t-elle pas à rendre des comptes à la population?

Pourquoi Nathalie Normandeau ( 04 ), ministre des affaires municipales, a-t-elle étouffé le dossier alors que des plaintes citoyennes s'accumulaient sur son bureau depuis 2005?

Pourquoi Nathalie Normandeau n'a-t-elle transmis le dossier à la Sûreté du Québec qu'en 2007?

Lire la suite - Sur Outremont Autrement

 

2013

Jean-Claude Patenaude - ex-attaché politique de Stéphane Harbour et ex-directeur à l'arrondissement Outremont de la ville de Montréal

 

30 septembre 2013
Enquête préliminaire le 5 juin 2013 et
conférence préparatoire le 30 septembre 2013

 

Il faut se rappeler du cas de Jean-Claude Patenaude qui s’est fait offrir en novembre 2010 par l’administration Cinq-Mars, sans passer par le Conseil, une pension à vie, alors que ses contrats de travail ne sont pas très clairs et que son lien d’emploi avec la Ville laisse encore bien des gens sceptiques…. Cette négociation à l’insu du Conseil s’est faite alors que Jean-Claude Patenaude avait commencé à parler aux journalistes des événements internes ayant mené aux scandales publics et avait pointé du doigt certains élus.

Lire la suite - Sur le blogue de Céline Forget

2012

3 décembre 2012
Accusés de fraude, ils veulent que la Ville paie leur défense

Après avoir accepté de payer les frais juridiques de deux anciens hauts fonctionnaires en attente de procès pour fraude, la Ville de Montréal ferme le robinet et réclame les 160 000 $ qu'elle a déjà versés à leurs avocats. Les deux hommes demandent à la Cour supérieure de faire respecter les engagements de la Ville de payer leur défense.

Jean-Claude Patenaude, conseiller politique et ex-directeur adjoint de l'arrondissement d'Outremont, et Yves Mailhot, ingénieur et ex-directeur du même arrondissement, ont démissionné en 2007, alors que l'administration du maire Stéphane Harbour était la cible d'allégations de fraude et de dépenses extravagantes. Mais ce n'est qu'en avril 2010 que M. Patenaude et M. Mailhot ont été accusés de fraude, conjointement avec l'ex-maire d'Outremont. Au début, la Ville avait accepté de défrayer la défense des trois accusés. Mais elle a changé d'idée il y a quelques semaines. Et elle réclame ce qu'elle avait déjà payé.

Lire la suite - Sur La Presse

 
 

19 novembre 2012
Collusion dans les contrats?

Interrogé par la procureure de la Commission Charbonneau le 19 novembre dernier, Michel Leclerc, propriétaire de Terramex, nous a appris non seulement qu’à Outremont, une entreprise aurait été privilégiée dans l’octroi de contrats mais, de plus, que quelqu’un “de l’intérieur” prévenait les collusionnaires dès qu’un nouvel entrepreneur voulait soumissionner.

Voici la retranscription intégrale:
Q. O.K. Bien on va faire le tour des arrondissements. Est-ce que vous avez, selon votre observation du milieu, les appels que vous avez eus, il y a un partage de territoire si je comprends bien.

R. Bien c’est ce que j’ai pu comprendre à un moment donné parce que, c’est comme je vous disais tantôt, on ne pouvait plus bouger là. Tu sais, à Outremont c’était un entrepreneur, à Ville Saint-Laurent c’était un autre entrepreneur. …

Q. O.K. Et si on parle d’Outremont, Westmount, dans ces coins-là, qui étaient les heureux élus ou l’heureux élu?

R. L’heureux élu, il y en avait deux heureux élus. Outremont, c’était Canbec et puis Westmount, c’était TGA, dans les égouts là. …

R. Aussitôt que j’allais chercher les documents de soumission là, je trouvais ça un peu drôle, j’essayais d’estimer le temps que je prenais les documents et le moment que le téléphone était pour sonner.

Q. En règle générale là, c’est…

R. Des fois, c’était pas long. Je n’avais pas le temps de m’en retourner au bureau, le téléphone sonnait déjà. Ça fait qu’il y avait quelqu’un à l’intérieur sûrement qui… qui vendait la mèche. Mais, encore là, t’sais, c’était… c’était public là les soumissions là.

Q. O.K. Je comprends que la liste des soumissionnaires n’était pas nécessairement cachée, mais votre téléphone sonnait quand même de façon particulièrement rapide.

R. Assez, oui.

Transcription de témoignage de Michel Leclerc page 49- Devant la Commission Charbonneau

 
 
 
 
 

27 novembre 2012
Rencontre intéressée entre Catania et Harbour?

Paolo Catania

Interrogé par le procureur de la Commission Charbonneau, Érik Roy, policier pour la SQ et enquêteur à la Commission, nous a appris que Paolo Catania ( 05 ) a rencontré Stéphane Harbour au club privé le 357C le 27 novembre 2006.

Voici la retranscription intégrale des passages du témoignage de monsieur Roy :

Q :Parfait. Lors de vos enquêtes ici à la Commission vous avez été amené à vous intéresser au 357C et pour quelle raison?

R. Bien, écoutez, c’est sûr que je pense qu’on a eu le témoignage de monsieur Elio Pagliarulo ( 06 )qui est venu ici au préalable qui avait déjà mentionné qu’il y avait eu, entre autres, des éléments que là-bas il y a des livraisons d’argent, ces choses-là. Alors ce sont ces motifs qui nous ont portés à aller nous intéresser à ce qui se déroulait à l’intérieur du 357C.

R. Alors, le dernier événement, c’est le vingt-sept novembre deux mille six, de midi à quatorze heures, Paolo Catania. Monsieur Paolo Catania, pardon, a rencontré monsieur Stéphane Harbour, deux personnes étaient prévues pour l’événement.

Q. Monsieur Stéphane Harbour va se retrouver à l’onglet 37, son profil. Non. Parfait. Parlez de monsieur Harbour.

R. Oui. Monsieur Harbour a été maire de l’arrondissement d’Outremont de deux mille cinq (2005) à deux mille sept (2007). Alors, en quatre-vingt-quinze (95), monsieur Stéphane Harbour a été élu conseiller municipal d’Outremont. Lors de l’élection en deux mille un (2001), Stéphane Harbour est élu président du Conseil de l'arrondissement d’Outremont. On peut voir également que le onze (11) octobre deux mille sept (2007), Stéphane Harbour démissionne de ses fonctions de maire de l’arrondissement d’Outremont suite à une enquête portant sur des irrégularités ayant eu cours à la mairie d’Outremont entre deux mille cinq (2005) et deux mille huit (2008). Monsieur Stéphane Harbour a été président de l’Office municipal d’habitation d’Outremont jusqu’à la dissolution en deux mille deux (2002). Cette compagnie de gestion de l’habitation a vu le jour en quatre-vingt-neuf (89).

Transcription de témoignage de Érik Roy - page 89 Devant la Commission Charbonneau

 

2011


Céline Forget, conseillère municipale

 

27 avril 2011
Encore un report de procès

 

Après avoir été reporté le 19 janvier 2011 le pro-forma a été fixé au 27 avril 2011.  Stéphane Harbour a été conseiller à la Ville d’Outremont de 1995 à 2001 avec l’équipe de Jérome Unterberg
( 07 ) et maire de l’arrondissement Outremont avec l’équipe du maire Tremblay (dont Marie Cinq-Mars qui était conseillère et maintenant mairesse ( 08 )) de 2001 à sa démission en 2007, après de nombreuses dénonciations publiques sur les agissements douteux de son administration.  Jean-Claude Patenaude était son attaché politique et Yves Mailhot, le directeur d’arrondissement.

Tous les trois ont été arrêtés le 23 avril 2010 pour divers chefs d’accusations criminelles, dont emploi, possession ou trafic d’un document contrefait, fraude, complot et abus de confiance par un fonctionnaire public.

Stéphane Harbour, Jean-Claude Patenaude, Yves Mailhot - Sur le blogue de Céline Forget conseillère municipale

2010

 
 
 
 

26 avril 2010
Arrestation de l'ex-maire de l'arrondissement d'Outremont

L'ex-maire d'Outremont, Stéphane Harbour et deux membres de son administration ont été arrêtés par les policiers de la Sûreté du Québec. Ils devront répondre à de nombreux chefs d’accusations.

Stéphane Harbour, 51 ans, a été arrêté en même temps que l’ancien directeur adjoint de l’arrondissement Jean-Claude Patenaude, 64 ans, et l’ex-directeur de l’arrondissement, Yves Mailhot, 58 ans. Ils font face à 27 chefs d'accusation d'abus de confiance, de fraude, de fabrication de faux documents et d'usage de faux, ainsi que de complot.

Neuf chefs d’accusations sont portés contre l’ancien maire Harbour, 13 contre l’ancien directeur adjoint Patenaude, et dix contre l’ex-directeur Mailhot.  Harbour et ses deux coaccusés sont libres en attendant leur comparution au palais de justice de Montréal le 6 mai 2010.  L'enquête s'est amorcée à la suite d'une plainte d'une conseillère municipale et les faits reprochés se seraient produits entre 2005 et 2008.   Au cours de l’année 2007, Stéphane Harbour avait fait l’objet de plusieurs plaintes qui avaient mené à des vérifications administratives de la Ville de Montréal. Le maire avait donné sa démission en octobre 2007. Cette démission a été suivie par celle de l’ancien directeur de l’arrondissement, Yves Mailhot et du directeur adjoint, Jean-Claude Patenaude.

Selon le document préparé par les firmes KPMG et Fasken Martineau, l’ex-maire se serait fait rembourser des cours d’anglais et des notes de restaurant en utilisant un prête-nom.   Quant à ses anciens collaborateurs Mailhot et Patenaude, les vérificateurs comptables leur reprochaient d’avoir bénéficié de primes auxquelles ils n’avaient pas droit.

Lire la suite - Sur Radio-Canada

 

10 mai 2010
L'ex-directeur général d'Outremont passé à tabac

Soulignons que Pierre A. Chapuis était responsable de la réalisation du Centre communautaire intergénérationnel (CCI) d'Outremont. Le projet, qui comprend un gymnase et des salles de loisirs, a suscité la controverse au cours des dernières années.

La Sûreté du Québec (SQ) enquête depuis deux ans sur les dépassements de coûts liés au contrat de construction du CCI, dont la facture a atteint 11,4 millions au lieu des 6,6 millions prévus initialement.

Lire la suite - Sur La Presse

 
 

6 mai 2010
Report de procès

Arrêté le 26 avril 2010 l’ex-maire d’Outremont et 2 fonctionnaires dont Yves Mailhot un ex-directeur des travaux publics de la ville de Salaberry-de-Valleyfield, ont plaidé non coupables devant la cour. 

Représentés par leur avocat, les accusés n’étaient pas présents au Palais de justice de Montréal.  Ils font face à des accusations d’usage de faux documents, de fraude, d’abus de confiance et de complot.

Me Gilles Doré représente Yves Mailhot, celui  qui a été directeur du Service de la gestion du territoire à Valleyfield à la fin des années ’90.  Yves Mailhot, l’ex-maire d’Outremont Stéphane Harbour et Jean-Claude Patenaude devront cependant être en cour, le 9 septembre 2010 pour le début de leur procès.

Lire la suite - Sur L'Express

 

2009
Scandale du CCI: la SQ se fait attendre à Outremont

 
 

Mercredi, 29 avril 2009, Fabrice de Pierrebourg pour RueFrontenac nous apprend que la Sûreté du Québec n'a toujours pas mis les pieds à Outremont, dix-huit mois après avoir été saisie du dossier des dépassements de coûts faramineux et inexpliqués de la construction du Centre communautaire intergénérationnel (CCI). Aucun document n'a été consulté à ce jour et personne n'a été interrogé au sein de l'administration municipale.

Voilà qui est surprenant alors que depuis cette affaire du CCI et du «whiskygate» de l'ex-maire Stéphane Harbour, deux autres affaires embarrassantes pour la Ville de Montréal se sont retrouvées sur les bureaux de la Sûreté du Québec. La dernière en date est celle du fiasco de la SHDM et du projet du Faubourg Contrecœur, révélés par La Presse.

«Nous n'avons pas de nouvelles de la Sûreté du Québec. Il ne s'est rien passé encore et il ne se passe rien», résume, une pointe de surprise dans la voix, Alain Titley, chargé des communications de l'arrondissement Outremont, en entrevue à RueFrontenac.com.

Des noms bien connus

Sous le nom pompeux de «Centre communautaire intergénérationnel» se cache un projet d'agrandissement de l'aréna d'Outremont qui, au final, aura coûté le double de la somme prévue.

Un dossier controversé où l'on retrouve les noms de Dessau-Soprin, Construction Franck Catania qui avait soumissionné à un prix d'environ 2M$ de plus que celui de Dessau, et deux compagnies de Tony Accurso, Simard-Beaudry (écartée lors du deuxième appel d'offres) et Louisbourg Construction, qui a tout de même emporté le contrat pour le stationnement.

Lors de l'inauguration du projet, en décembre 2006, l'ex-maire Stéphane Harbour s'était félicité de la «rigueur» avec laquelle le projet avait été administré.

Pourtant, le CCI n'avait pas fini de révéler des surprises. Ce premier scandale au sein de l'équipe Union Montréal était surtout un premier indice que tout ne tournait pas si rond que ça dans le merveilleux monde de la construction municipale.

Une facture imprévue

Le Centre communautaire intergénérationnel d'Outremont a coûté le double de la somme prévue.

En avril 2007, premier coup de semonce: la compagnie Dessau-Soprin présente une réclamation imprévue de 2,8M$, une somme à ajouter aux 9,8M$ déjà payés à la firme de génie-conseil pour ce projet estimé au départ à 6,6M$, faut-il le rappeler.

Une grosse goutte d'eau qui avait fait déborder le vase en plus d'ébranler l'administration du maire Harbour. Assez pour que la Ville de Montréal confie à Fasken Martineau et KPMG le mandat d'étudier de près la gestion de cet arrondissement.

Leurs rapports ont été dévastateurs, montrant du doigt certaines pratiques surprenantes du maire, de son directeur d'arrondissement, Yves Mailhot, et de son attaché politique Jean-Claude Patenaude. On parle de comptes de dépenses et de primes gonflés, et d'utilisation de prête-noms. Et, cerise sur le gâteau, près de 6 000$ en alcools et whisky dépensés en six mois et consommés à la santé des contribuables dans le «Salon des élus» de la mairie d'Outremont, transformé en une sorte de bar clandestin.

Des révélations assez choquantes pour provoquer la démission de Stéphane Harbour le 12 octobre 2007.

720 000$ pour Dessau

Mais alors que le contentieux de la Ville de Montréal planchait sur la facture de Dessau-Soprin, le CCI faisait de nouveau parler de lui.

Cette fois-ci, c'était à cause de son toit, qui ne supportait pas le redoux soudain survenu au début du mois de janvier 2008. De grandes bâches ont été tendues à la hâte au plafond pour éviter que cet édifice flambant neuf se transforme en douche improvisée pour patineurs et hockeyeurs.

Le litige avec Dessau-Soprin s'est finalement conclu en décembre dernier par un règlement à l'amiable pour la somme de 720 000$, à la «grande satisfaction» de la mairesse Marie Cinq-Mars. Une «bonne nouvelle», a-t-elle affirmé à plusieurs reprises... Mais une mauvaise nouvelle pour les contribuables, qui devraient éponger la facture.

Dans un communiqué publié à cette époque, la mairesse écrit aussi ceci : «Les conclusions du rapport de KPMG ne parlent pas de malversations dans le cadre de la réalisation du CCI, mais confirment que les processus décisionnels qui auraient dû être suivis ont été contournés.»

Enquêteur introuvable

Pourtant, l'étude menée par KPMG avait révélé des pratiques plus que douteuses. Il a été démontré, par exemple, que la plupart des 29 travaux supplémentaires ou changements apportés au projet, et à l'origine de cette note de 2,8M$, avaient été décidés entre le l'ex-maire Harbour, son ex-directeur de l'arrondissement et Dessau, dans le dos du Conseil d'arrondissement.

Reste à connaître les conclusions de la Sûreté du Québec. Sauf qu'au rythme où avance l'enquête policière, il est certain qu'au moins une élection municipale se sera écoulée avant que les citoyens ne connaissent enfin la vérité et que les coupables éventuels ne soient punis.

RueFrontenac.com n'a pas pu connaître la raison de ce retard, et s'il est lié ou non à un problème d'effectifs. La relationniste de la SQ a mentionné sur un ton plutôt sec que «l'enquêteur» affecté à ce dossier «n'était pas joignable». Même pas par téléphone cellulaire! «Appelez jeudi ou envoyez votre requête par courriel, mais ce n'est pas sûr que vous aurez une réponse jeudi», a t-elle indiqué au représentant de RueFrontenac.com.

 

Sources: Radio-Canada pour la société CBC/Radio-Canada; Journal de Montréal, TVA Nouvelles pour Québecor Inc.; Rue Frontenac pour les lockoutés du Journal de Montréal; L'Express d'Outremont pour Transcontinental Inc.; La Presse pour Power Corporation Inc.

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Mise à jour : 11 février 2017

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

  Des gens d'affaires
mêlés à des histoires douteuses sur le plan de l'éthique

  Politiciens et politiciennes
Ayant un sens de l'éthique en conflit avec l'intérêt de l'ensemble de la population

Employés.es de l'État
Ayant un sens de l'éthique en conflit avec l'intérêt de l'ensemble de la population

  Vers la Fiche:
Corruption et Éthique

 

Notes & Références encyclopédiques:

01

À propos de MM. Yves Maillot et Jean-Claude Patenaude - Sur MétéoPolitique

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02

À propos de l'ex-maire de Montréal Gérald Tremblay - Sur MétéoPolitique

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03

 

À propos de la firme Dessau et le propriétaire de cette époque Tony Accurso - Sur MétéoPolitique

 

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04

 

À propos de l'ex-vice-première ministre et ministre du Parti Libéral du Québec, Nathalie Normandeau - Sur MétéoPolitique

 

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05

À propos de Paolo Catania, entrepreneur en construction - Sur MétéoPolitique

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06

À propos de Elio Pagliarulo, homme d'affaires - Sur MétéoPolitique

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07

 

À propos de Jérome Unterberg, ex-maire d'Outremont montré du doigt par un entrepreneur - Sur La Presse, le 10 novembre 2011

 

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08

 
 

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