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Collusion, Corruption, Boisbriand, Robert Poirier ex-maire, complot, fraude, abus de confiance, avec France Michaud de Roche ingénierie, Genius (Groupe Séguin) BPR/Triax, Construction Infrabec de Lino Zambito.
Le 15 novembre 2015 Robert Poirier est trouvé coupable par le juge Bonin.
La Cour d'Appel rejette la requête de clémence.
Robert Poirier devra purger la sentence de 18 mois de prison ferme

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Robert Poirier, ex-maire de Boisbriand et ses conflits d'intérêts

                

Robert Poirier a été maire de la municipalité de Boisbriand de novembre 1998 à juillet 2005.  Il avait quitté abruptement son poste, en juillet 2005, à la suite d’accusations de tentative d’extorsion déposées par l’homme d’affaires de Saint-Eustache Jean-Guy Mathers, au sujet d’une demande de changement de zonage pour l’agrandissement de la carrière qu’il exploite. 

Depuis son retrait de la vie politique, Robert Poirier était à l’emploi de la compagnie Infrabec, à Boisbriand, à titre de vice-président au développement. Le propriétaire d’Infrabec, Lino Zambito, a également été arrêté par l’Opération Marteau.

Le 15 septembre 2015, Robert Poirier est déclaré coupable de tous les chefs d'accusation qui pesaient contre lui, dont le fait d’avoir participé à un stratagème d’octroi et de partage de contrats publics entre les entreprises Roche, BPR Triax et Groupe Séguin, pour l'année 2005 année de sa démission comme maire.  Il avait été arrêté le mardi 26 avril 2011 par l'escouade Marteau de la SQ.  Le procès s'est déroulé depuis avril 2015 et l'ex-maire était accusé de complot, fraude et abus de confiance. Condamné à 18 mois de prison il contestait la sentence. La Cour d'appel a rejeté la requête. Il devra purger sa peine de prison.

 

Coupables

Collusion, Corruption, Boisbriand, Robert Poirier ex-maire, complot, fraude, abus de confiance, avec France Michaud de Roche ingénierie, Genius (Groupe Séguin) BPR/Triax, Construction Infrabec de Lino Zambito.
Le 15 novembre 2015 Robert Poirier est trouvé coupable par le juge Bonin
 
Collusion, Corruption, Boisbriand, Robert Poirier ex-maire, complot, fraude, abus de confiance, avec France Michaud de Roche ingénierie, Genius (Groupe Séguin) BPR/Triax, Construction Infrabec de Lino Zambito.
Le 15 novembre 2015 Robert Poirier est trouvé coupable par le juge Bonin
 

Robert Poirier au fil du temps

2018

30 octobre 2018
Corruption à Boisbriand: Robert Poirier et France Michaud déboutés en appel

 

L'ex-maire de Boisbriand, Robert Poirier, et l'ex-vice-présidente de la firme de génie Roche, France Michaud, vont prendre le chemin de la prison, après avoir été déboutés devant la Cour d'appel dans leur dossier de corruption.

En 2016, les deux accusés avaient été condamnés à 18 mois de prison ferme pour leur participation à un stratagème de partage des contrats publics en échange de financement politique à Boisbriand.

L'enquête de l'Unité permanente anticorruption avait démontré que plusieurs firmes de génie, dont Roche, avaient conclu une entente avec des représentants de la Ville, dont l'ex-maire Poirier. Les firmes se partageaient ainsi les principaux contrats octroyés par la municipalité de la banlieue nord de Montréal en échange de cadeaux de plusieurs milliers de dollars et d'importantes contributions politiques.

Robert Poirier et France Michaud avaient toutefois fait appel du verdict et de la sentence, qu'ils jugeaient trop sévère. Ils avaient pu demeurer en liberté le temps que la Cour d'appel se penche sur l'affaire. Ils alléguaient notamment que le juge de la Cour du Québec Normand Bonin avait démontré des signes de partialité lors du procès et qu'il avait accordé trop de poids à des témoins de réputation louche.

Les trois juges qui ont entendu l'appel n'ont toutefois rien trouvé à redire sur la conduite du juge de première instance et ont confirmé tant les verdicts de culpabilité que les sentences de prison imposées.

Source journal La Presse
  La décision de la Cour d'appel

 

2016

Extrait de la sentence du 19 mai 2016:

L’accusé sera sous probation pour une durée de trois ans suivant sa sortie de prison aux conditions de :

1. Ne pas troubler l’ordre public et avoir une bonne conduite;

2. Répondre aux convocations du tribunal;

3. Prévenir le Tribunal et l’agent de probation de ses changements d’adresse, de numéro de téléphone ou de nom et les aviser rapidement de ses changements d’emploi ou d’occupation;

4. Se présenter à l’agent de probation dans les 10 jours ouvrables suivant sa sortie de prison et, par la suite, selon les modalités de temps et de forme fixées par l’agent de surveillance et suivre ses conseils et directives;

5. Ne pas entrer en contact avec : Sylvie Berniquez St-Jean, - Lino Zambitto, Giuseppi Zambitto, Claude Brière, Rosaire Fontaine, France Michaud Gilles Cloutier, Éric Bélanger, Michel Lalonde;

ET avec toute autre personne ayant des antécédents judiciaires en matière de fraude, d’abus de confiance ou de corruption de fonctionnaires;

6. Demeurer actif sur le plan occupationnel, notamment en cherchant ou en occupant un emploi légitime, stable et rémunéré et s’en rapporter régulièrement à l’agent de probation;;

7. Ne pas occuper de fonctions de gouvernance municipale, provinciale ou fédérale;

8. Ne pas occuper de fonction de gestion des fonds d’autrui sans avoir déclaré à son employeur par écrit les actuelles condamnations et en donner avis à l’agent de probation;

9. Ne jamais être en possession de carte de crédit, de carte de débit, de chèque ou de pièce d'identité au nom d'une autre personne.

ORDONNE le paiement de la suramende compensatoire sur chaque chef.
 
 

7 décembre 2016
L’ex-maire de Boisbriand arrêté pour alcool au volant

L’ex-maire de Boisbriand, Robert Poirier, a été arrêté pour conduite avec les facultés affaiblies par l’alcool, trois mois après avoir été remis en liberté par la Cour d’appel en attendant que celle-ci se prononce sur sa condamnation à 18 mois de prison pour fraude.

L’homme de 57 ans a comparu par l’entremise de son avocat, au palais de justice de Saint-Jérôme, pour faire face à ces nouvelles accusations.  Sa présence n’était pas requise en cour pour cette procédure judiciaire et l’accusé continuera de bénéficier de sa liberté provisoire jusqu’à nouvel ordre.  La suite des procédures a été fixée au 27 février 2017.   

Selon nos informations, le 27 août 2016, vers minuit, Poirier a été intercepté par des patrouilleurs de la Sûreté du Québec sur l’autoroute 15, après que ces derniers eurent remarqué que son véhicule de marque Cadillac louvoyait sur la chaussée. Robert Poirier aurait échoué le test d’ivressomètre en affichant un taux d’alcoolémie de .10, alors que le seuil légal est fixé à .08.

Malgré le dépôt de ces nouvelles accusations, la Couronne n’a pas réclamé la révocation de sa remise en liberté sous caution, vraisemblablement parce qu’il ne s’agit pas d’une récidive pour fraude, ni d’un crime avec violence.  Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) n’a pas souhaité commenter le dossier.

Source - Journal de Montréal

 
 

19 mai 2016
Condamné à 18 mois de prison ferme

Robert Poirier avait été reconnu coupable de fraude, de complot pour fraude, d'abus de confiance et d'aide à l'abus de confiance.   Pour établir sa sentence, le juge Normand Bonin a pris en considération le fait que l'ex-maire avait été le maître d'oeuvre des stratagèmes et qu'il ne manifestait pas de remords.   Le juge a dit souhaiter envoyer un message clair et sans équivoque, en guise de dissuasion pour la société. 

En plus des 18 mois de prison ferme il devra se soumettre à trois ans de probation par la suite. Le tribunal lui interdit notamment d’occuper «des fonctions de gouvernance municipale, provinciale ou fédérale» et d’entrer en contact «avec toute personne ayant des antécédents judiciaires en matière de fraude, d’abus de confiance ou de corruption de fonctionnaires».  Évidemment qu'avec un dossier judiciaire trouver de l'emploi par la suite ne sera pas une sinécure. 

Lire la suite - Sur Radio-Canada

2015

15 septembre 2015
L'ex-maire de Boisbriand, Robert Poirier, reconnu coupable de fraude et d'abus de confiance

Le juge Bonin souligne que la Couronne a établi - hors de tout doute - que la Ville de Boisbriand s'était entendue avec des firmes de génie-conseil dans l'attribution de contrats.  La preuve a démontré la fabrication de fausses factures et établi que l'ancien maire Poirier avait reçu des billets pour des événements sportifs et des spectacles.

« Il s'agissait essentiellement d'une preuve d'un stratagème de corruption et de collusion pour le partage des contrats à Boisbriand », a déclaré la procureure de la Couronne Brigitte Bélair.  « Le jugement rendu aujourd'hui reconnaît que ce type de stratagème est, de fait, criminel en vertu du Code criminel. »

L'ex-maire de Boisbriand en crise de déni s'est dit surpris par le verdict de culpabilité estimant avoir respecté les lois en vigueur à l'époque des faits qui lui sont reprochés. « J'ai respecté les lois qui étaient que je pouvais inviter qui je voulais pour des contrats de gré à gré

Le procès, qui a duré quatre mois, découle d'une opération de l'UPAC menée en février 2011 contre la corruption à Boisbriand. Les faits reprochés aux individus se sont déroulés entre janvier 2000 et août 2008.  Le procès, qui devait s'amorcer en mars 2014, a connu de multiples rebondissements et s'est heurté à de nombreux obstacles avant de se mettre finalement en branle en janvier 2015.

Lire la suite - Sur Ici Radio-Canada

 
 

15 avril 2015
Preuve de collusion
au procès de Robert Poirier

Michel Lalonde ( 09 )

Le procès pour fraude et partage des contrats municipaux à Boisbriand a repris hier avec le témoignage de Michel Lalonde, ex-président de la firme d'ingénieurs-conseils Groupe Séguin (connue aujourd'hui sous le nom de Génius). Puisqu'il collabore avec la police, M. Lalonde n'est pas accusé dans cette affaire.

Au banc des accusés: l'ancienne vice-présidente de la firme de génie-conseil Roche France Michaud
( 02 ) et l'ex-maire de Boisbriand Robert Poirier. Ils sont accusés de complot, de fraude et d'abus de confiance.

Rencontre

Avant les élections de 2002, Michel Lalonde et le maire Poirier se sont rencontrés dans un restaurant, a raconté le témoin. L'ingénieur s'est alors informé des projets à venir dans la municipalité qui pourraient être réalisés par son entreprise. Il savait déjà que les firmes Roche et BPR-Triax étaient «dans les parages». Le maire Poirier a répondu que la firme pourrait travailler dans des projets de construction de bâtiments municipaux et l'a dirigé vers son défunt organisateur politique Jean-Guy Gagnon.

Après les élections, le Groupe Séguin a été invité à soumissionner à cinq contrats qui, en vérité, ne lui étaient pas destinés.

Michel Lalonde a alors téléphoné à Jean-Guy Gagnon qui a alors répondu qu'il devait prendre contact avec les firmes pour s'assurer de «respecter» leurs prix. Michel Lalonde a expliqué que France Michaud lui a donné une «consigne de prix» pour les projets qu'elle voulait remporter. Ce dernier a fait la même chose lorsqu'il a voulu s'assurer d'être le plus bas soumissionnaire afin d'obtenir le contrat du Chalet des Citoyens.

Lire la suite - Sur La Presse

 
 
 
 
 

30 avril 2015
L'ex-maire de Boisbriand témoigne à son procès

«Je n'ai jamais rien reçu en échange des contrats de la Ville», a déclaré l'homme de 55 ans.

Ce dernier a cependant admis être allé à une partie de hockey à l'invitation de Gilles Cloutier ( 07 ), de la firme Roche. Même s'il avait des billets de saison, il a aussi raconté avoir assisté à une partie des Expos dans une loge en 2002 avec M. Cloutier, car ce serait l'occasion de parler de son usine d'épuration des eaux à la ministre des Affaires municipales de l'époque, Louise Harel. «C'était l'invitée qui était mise de l'avant», a-t-il raconté.

Lors de son témoignage, Gilles Cloutier a déclaré qu'il avait fait pression sur le maire Poirier et son organisateur politique Jean-Guy Gagnon pour que Roche obtienne le contrat de plus de 1,5 million$ pour l'élaboration des plans et devis.

M. Cloutier affirme que le maire Poirier l'a référé à Jean-Guy Gagnon (aujourd'hui décédé) qui siégeait au comité de sélection chargé d'étudier les soumissions de ce projet. M. Cloutier affirme qu'il a «pris une entente de 100 000$» avec Gagnon afin que le projet soit remporté par Roche, mais que seul un versement de 25 000 $ a été réalisé.

Lire la suite - Sur La Presse

 
 

9 janvier 2015
En preuve durant le procès: "des vacances payées par la firme de génie conseil Roche"

Robert Poirier au palais de justice de Saint-Jérôme

Témoignant au premier procès découlant des frappes de l'UPAC, l'ex-vice-président au développement des affaires de la firme de génie Roche, Gilles Cloutier ( 07 ), a admis avoir payé un voyage à Puerto Vallarta, au Mexique, à l'ex-maire de Boisbriand, Robert Poirier. Ce voyage pour quatre personnes, d'une valeur de 8 000 $, lui a été remboursé par la firme Roche sur présentation d'une facture, a expliqué M. Cloutier. Robert Poirier, France Michaud, ex-vice-présidente chez Roche, et Rosaire Fontaine ( 08 ), un ex-employé de la firme BPR-Triax, font face à plusieurs chefs d'accusation de fraudes et d'abus de confiance entourant l'octroi de contrats à la Ville de Boisbriand entre 2000 et 2009.

Témoignage laborieux

Dans un témoignage un peu confus et rendu difficile par sa surdité, Gilles Cloutier, 74 ans, a raconté à nouveau avoir participé à des activités de financement politique à Boisbriand en achetant des billets qui lui étaient remboursés par sa firme de conseil. Mais le spécialiste des élections « clé-en-main » a rappelé qu'il avait manifesté sa frustration de voir un concurrent - BPR-Triax - remporter presque tous les contrats, malgré les dons qu'il faisait à l'équipe du maire Poirier au nom de la firme Roche. Il a ensuite indiqué qu'il avait reçu l'assurance du maire Robert Poirier et de Jean-Guy Gagnon, organisateur de M. Poirier, aujourd'hui décédé, que ce serait bientôt le tour de Roche.

La firme Roche devait décrocher le contrat de génie pour la réfection et d'agrandissement de l'usine d'épuration des eaux de Boisbriand. Le coût de ce projet est passé de 18 millions $ à 28 millions $ en cours d'exécution.

 Source Journal La Presse

 

2014

19 mars 2014
Robert Poirier perd son avocat

Me Pierre Paquin a demandé et obtenu du juge Normand Bonin la permission de se retirer du dossier. L'avocat de la défense a invoqué qu'il se retrouvait en situation potentielle de conflit d'intérêts, puisque le cabinet pour lequel il travaille, Dunton Rainville, a aussi des contrats pour représenter la Ville de Boisbriand.

Robert Poirier n'a pas caché son mécontentement devant le juge, s'estimant victime de «pressions faites par la mairesse» actuelle de Boisbriand, Marlène Cordato. «Je trouve ça "cheap shot" de la mairesse qui utilise la partisanerie pour mettre de la pression sur mon avocat après quelques jours de procès», a-t-il avancé en cour.

M. Poirier - qui doit lui-même défrayer les honoraires pour sa défense, sans l'aide de la Ville - a dit qu'il n'avait pas encore pris de décision quant à savoir s'il comptait se représenter seul ou s'il entendait faire appel aux services d'un autre plaideur. L'embauche d'un nouvel avocat forcerait vraisemblablement le juge à reporter le procès pendant une durée indéterminée pour laisser le temps au procureur de prendre connaissance du dossier. La Couronne n'a encore fait entendre aucun témoin puisque des questions de droit restent encore à être débattues avant l'audition de la preuve.

Lire la suite - Sur TVA Nouvelles

 

21 janvier 2014
L'ex-maire de Boisbriand devra lui aussi payer ses frais judiciaires

Trois semaines après que la Cour d’appel eut jugé que l’ex-mairesse de Boisbriand Sylvie St-Jean devait assumer ses frais judiciaires, c’est au tour de Robert Poirier, qui était maire de la ville entre 1998 et 2005, de connaître le même sort.

Dans un jugement rendu le 14 janvier, le juge de la Cour supérieure, Pierre Journet, a rejeté la demande de l’ex-élu, arrêté le 26 avril 2011 par l’escouade Marteau.  Accusé d’abus de confiance, de fraude et de complot pour commettre une fraude, Robert Poirier avait intenté, en novembre 2012, des procédures judiciaires contre la municipalité qui refusait de payer ses frais d’avocat. Parallèlement à cette histoire, l’ex-mairesse St-Jean, sur qui pèsent des accusations similaires, avait été déboutée par la Cour d’appel le 19 décembre dernier.

Selon les motifs de cette décision, la
Cour supérieure, dans un jugement de quelques paragraphes, n’a vu aucune raison «de déroger à ces principes ou d’en faire une interprétation différente» au cas de Mme St-Jean, et a pris la décision de les appliquer dans son intégralité à M. Poirier.  Joint par téléphone, Robert Poirier a déclaré ne pas comprendre le verdict, mais s’est surtout dit déçu du manque d’explications de celui-ci.  «J’aurais dû avoir un jugement plus détaillé. La seule chose qui est écrite, c’est d’aller voir le jugement de Mme St-Jean», a déploré l’ex-maire.

Plus encore, M. Poirier estime que le
jugement de Cour d’appel de Mme St-Jean
laissait entrevoir un cas dans lequel la demande serait recevable. Selon lui, c’est parce que Mme St-Jean a choisi de ne pas faire la preuve de faits spécifiques que sa requête a été rejetée. M. Poirier considère quant à lui avoir fait cette démonstration.

Dans le jugement de la Cour d’appel de Mme St-Jean, il est écrit qu’«un membre d'un conseil municipal qui est accusé d’avoir commis une fraude à l’endroit d’une municipalité, un abus de confiance et de la corruption, n’a pas le droit d’exiger de cette dernière qu’elle assume ses frais de défense à des procédures criminelles, sauf en cas de situation exceptionnelle, non démontrée ici».

Selon l’ex-maire, son témoignage, qui faisait l’objet d’un ordre de non-publication, aurait dû lui permettre de voir ses honoraires judiciaires être payés par la municipalité.  Celui qui avait démissionné dans la controverse en juillet 2005 se dit victime de l’opinion populaire.  «Au Québec, on est innocent jusqu’à preuve du contraire, mais la tendance populaire fait que c’est plutôt le contraire qui se passe. Personne ne veut payer pour un maire qui est accusé de fraude», a-t-il dit.  Ce dernier ne sait toujours pas s’il fera appel de la décision de la Cour supérieure.

Source - Droit Inc.

 
 
 

L'Ex-maire Poirier surpris que l’enquête sur Boisbriand cible aussi son époque

 
 

L'ex-maire de Boisbriand Robert Poirier, qui a dirigé la municipalité de 1998 jusqu'à 2005, est tombé des nues lorsque le journaliste de Rue Frontenac lui a appris que l'escouade Marteau a enquêté sur l'époque de son administration et identifié un de ses grands amis comme complice dans une fraude contre la Ville. «Vous me l'apprenez ( ... ) je trouve ça bizarre», s'est exclamé l'ancien élu, qui travaille aujourd'hui comme consultant.

Un vieux routier de la politique complice ?

Mais une accusation de complot et de fraude de plus de 5 000 $ à l'endroit de la Ville remonte à 2003 et 2004. L'incident aurait eu lieu à l'époque de l'administration de Robert Poirier, prédécesseur de Sylvie Saint-Jean ( 01 )

« France Michaud, je la connais, elle travaillait chez Roche. Je suis surpris, elle a toujours fait un travail professionnel à l'époque. Qu'elle aurait fraudé, c'est la première fois que j'entends ça», affirme Monsieur Poirier, qui ignorait que des gens sont accusés d'avoir fraudé la Ville sous son règne.

« Je n'avais pas de contacts privilégiés avec elle. Je côtoyais ces gens-là dans les cocktails et au tournoi de golf du maire, mais ce n'étaient pas des amis proches», dit l'ex-maire, qui précise que France Michaud ne contribuait pas à sa caisse électorale.

Celui-ci explique que c'est en 2002 que Roche et France Michaud sont arrivés dans le décor à Boisbriand, alors que l Ville avait besoin d'expertise pour la planification des travaux de la future usine d'épuration.

Roche recruté par son ami

Jean-Guy Gagnon, retraité de GM, propriétaire d'une pourvoirie et ancien conseiller municipal.

Ce dernier avait convaincu Robert Poirier de se lancer en politique à la fin des années 1990.

Il est décédé du cancer il y a environ un an. «Jean-Guy Gagnon, c'était un ami à moi. Vous me l'apprenez» (qu'il est identifié comme complice par la SQ)

Le coeur de cette enquête concerne l'usine d'épuration des eaux de Boisbriand. La ministre Nathalie Normandeau ( 06 ) a avoué avoir financé le projet en dehors du programme du ministère des Affaires municipales.

Selon Robert Poirier, Jean-Guy Gagnon connaissait probablement déjà France Michaud lorsqu,il l'a amenée dans le giron de la municipalité. «Sûrement qu'il la connaissait. Il faut comprendre qu'on peut compter sur les doigts de la main les firmes qui font de l'ingénierie municipale.»

L'ex-maire, qui déplore que tous les élus municipaux soient éclaboussés par les récents scandales, affirme toutefois que même si un volet de l'enquête cible l'époque de son règne, les enquêteurs ne l'ont jamais interrogé. «Zéro! Personne n'est venu me voir», assure-t-il.

Alors que Sylvie Saint-Jean, qui lui a succédé, est de retour chez elle en attente de son procès, il tient à rappeler qu'il n'était pas favorable à ce qu'elle le remplace lorsqu'il a démissionné volontairement, à la suite d'allégations de malversations dont il s'est toujours défendu et qui n'ont jamais été prouvées.

«Je le disais à l'époque, il faut que tu aies du monde avec un minimum d'expérience en affaires pour ne pas te faire influencer. Il faut que tu sois bien entouré, pas entouré des gens à qui tu donnes de l'ouvrage», dit-il.

 
 

Surprise! Surprise!
Robert Poirier l'ancien maire de Boisbriand arrêté par l’escouade Marteau

 
 
L’inspecteur Denis Morin, responsable des enquêtes à l’escouade Marteau de la SQ

L’escouade Marteau de la Sûreté du Québec a arrêté un deuxième ancien maire de la ville de Boisbriand, pour fraude, complot et abus de confiance. « L'enquête a permis de démontrer que, depuis plusieurs années, un système avait été mis en place afin de favoriser certaines firmes pour le partage de contrats municipaux lucratifs. Ce système visait aussi à fournir des avantages à certains anciens élus de la ville de Boisbriand en échange de décisions favorables dans l'octroi de contrats » explique la SQ dans un communiqué.

Un troisième ex-maire arrêté à Boisbriand.

La Ville de Boisbriand, dans les Laurentides, s'est encore retrouvée sur la sellette, en raison de l'arrestation de l'ancien maire Robert Poirier par l'escouade Marteau, dans le cadre du projet FiIche.
Selon les informations obtenues, il fera face à des accusations d'abus de confiance, de fraude et de complot pour commettre une fraude.

C'est la deuxième fois en quelques mois qu'un ancien maire de cette municipalité de la couronne nord est arrêté, mais le troisième en moins de 20 ans.

Robert Poirier a été maire de la municipalité de Boisbriand de novembre 1998 à juillet 2005. Il avait quitté abruptement son poste, en juillet 2005, à la suite, d'accusations de tentative d'extorsion déposées par l'homme d'affaires de Saint-Eustache Jean-Guy Mathers, ( 03 ) au sujet d'une demande de changement de zonage pour l'agrandissement de la carrière qu'il exploite.

Après la démission de Robert Poirier, son parti Solidarité Boisbriand est devenu l'Équipe Sylvie Saint-Jean avec à sa tête la conseillère municipale qui a été mairesse de Boisbriand de 2005 à 2009

Madame Saint-Jean a elle-même été arrêtée par l'escouade Marteau le 3 février, de même que l'ancien conseiller de Solidarité Boisbriand Claude Brière.
( 04 ) Sylvie Saint-Jean fait face à sept accusations, dont complot pour abus de confiance, corruption et fraude.

Claude Brière, élu de 1998 à 2005 et à l'emploi de BPR-Triax, avait assumé la direction de Solidarité Boisbriand après l'inculpation criminelle et le départ précipité de Michel Gagné, maire de 1982 à 1994.

D'après la Sûreté du Québec, l'enquête a permis de démontrer que, depuis plusieurs années, un système avait été mis en place afin de favoriser certaines firmes pour le partage de contrats municipaux lucratifs. Ce système visait aussi à fournir des avantages à certains anciens élus de la ville de Boisbriand en échange de décisions favorables dans l'octroi de contrats, affirme la SQ.

 

Source: Commission Charbonneau: Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction, Agence de presse QMI et Argent pour Québecor, Rue Frontenac pour les lockoutés du Journal de Montréal.

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Mise à jour le 20 mai 2016

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

  Des gens d'affaires
mêlés à des histoires douteuses sur le plan de l'éthique

  Politiciens et politiciennes
Ayant un sens de l'éthique en conflit avec l'intérêt de l'ensemble de la population

Employés.es de l'État
Ayant un sens de l'éthique en conflit avec l'intérêt de l'ensemble de la population

  Vers la Fiche:
Corruption et Éthique

Collusion, Corruption, Boisbriand, Robert Poirier ex-maire, complot, fraude, abus de confiance, avec France Michaud de Roche ingénierie, Genius (Groupe Séguin) BPR/Triax, Construction Infrabec de Lino Zambito.
Le 15 novembre 2015 Robert Poirier est trouvé coupable par le juge Bonin
 
 

Notes & Références encyclopédiques:

01

À propos de l'ex-mairesse Sylvie Saint-Jean - Sur MétéoPolitique

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02

 

À propos de France Michaud et de la firme d'ingénierie Roche - Sur MétéoPolitique

 
 

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03

 

L'homme d'affaires Jean-Guy Mathers de Saint-Eustache dit avoir des preuves de demande de pot-de-vin de la part du l'ex-maire Poirier - Sur TVA Nouvelles

 

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04

 

À propos de Claude Brière, ex-conseiller municipal et employé de BPR/Triax - Sur MétéoPolitique

 

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Les propriétaires d'Infrabec inc...

 

À propos d'Infrabec et de son propriétaire Lino Zambito, témoin devant la Commission Charbonneau - Sur MétéoPolitique

 
 

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06

 

À propos de la Ministre Nathalie Normandeau et du financement hors norme de l'usine d'épuration de Boisbriand

 
 

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07

 

À propos de Gilles Cloutier, "monsieur Élections clefs en main" au service des firmes d'ingénierie Roche et Dessau - Sur MétéoPolitique

 

 

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08

 

À propos de Rosaire Fontaine ingénieur de la firme BPR/Triax - Sur MétéoPolitique

 
 

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09

 

À propos de Michel Lalonde de Génius (ex-Groupe Séguin) - Sur MétéoPolitique

 

 

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