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Philippe Couillard et ses conflits d'intérêts

Décidément la leçon donnée par la juge Charbonneau et sa Commission d'enquête n'aura pas eu l'effet escompté sur le Parti Libéral du Québec, et pourtant en 2014, il s'agit bien des mêmes personnes qui majoritairement formaient le gouvernement Charest.

Après avoir lutté pour que cette commission n'existe pas, ils procèdent à des nominations qui ralentissent la procédure de la poursuite contre les voleurs. Ils mettent en péril l'Unité permanente anti-corruption UPAC; ils installent dans des postes stratégiques des gens qui ont démontré n'avoir aucun scrupule à contribuer à des basses oeuvres économiques, et d'autres qui souffrent d'un grave déficit d'intégrité accolé à leur manque de jugement. Est-ce que pour la mouvance libérale, tout en reconnaissant certaines exceptions telles que Robert Benoit et Benoît Pelletier, la cupidité serait la seule motivation justifiant d'obtenir le pouvoir politique pour l'assouvir? Si c'est le cas, ils ne sont tout simplement pas réformables. La pire clique de gouvernants depuis le gouvernement Gouin en 1914 ( 01 ) et en voici une image partielle.                                                                                                                                  - JosPublic

Bio au Fil du temps

  Dr Philippe Couillard président du Conseil d'administration d'Amorfix

Dr Philippe Couillard,
dans de sales draps miniers

  Philippe Couillard
au secteur privé chez PCP-Medisys

L'irréformable parti politique de Philippe Couillard

  Philippe Couillard
en Arabie Saoudite

  Les dessous de la relation Philippe Couillard-Arthur Porter

Des politiciens et politiciennes cupides et immoraux

Philippe Couillard, le nouveau chef du Parti Libéral est l'ancien "faire-valoir" de Jean Charest

 
 
Commentaire de JosPublic
 

Si pour certains et certaines le bon docteur Couillard apporte du renouveau et un vent de fraîcheur dans le paysage politique, JosPublic attire leur attention sur l'histoire du politicien qui a cautionné et applaudi à tout ce que l'on reproche à John James Charest (alias Jean Charest). Lorsque le bon docteur a fait campagne pour devenir chef du Parti Libéral du Québec, il a dit vouloir remettre le parti sur la voie du libéralisme en s'inspirant de Robert Bourassa, (le père de la privatisation, déréglementation et sous-traitance de l'État). Il n'a pas osé remonter à l'époque du vrai Libéral Jean Lesage, le père de la Révolution tranquille.  Couillard est donc plus conservateur que libéral.

Il n'a pas vraiment changé l'équipe du Parti Libéral du Québec, 36 de ses candidats.tes à l'élection du 7 avril 2014 ont voté au moins 11 fois contre la tenue d'une commission d'enquête sur la corruption dans l'industrie de la Construction. Pire: dans le domaine de la santé il cautionne Gaétan Barrette, un lobbyiste président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec qui s'est enrichi en jouant sur les deux tableaux de la santé publique et privée.


Commentaire de
JosPublic

Lorsque Philippe Couillard était au pouvoir, ses quelques coups de gueule en divergence avec son chef ne portaient pas sur des orientations fondamentales mais sur des détails tels que le lieu de construction d'un nouvel hôpital francophone à Montréal.

L'homme est un fervent défenseur de la privatisation de l'État, des Partenariats Public-Privé (PPP), de la déréglementation et de l'augmentation du secteur privé en santé. Il a vraiment donné des privilèges aux cliniques de médecine privée.

Ses accointances avec le célèbre Dr Porter et les postes détenus dans les conseils d'administration de compagnies minières, ses liens avec des gens d'affaires d'Arabie Saoudite, son point de vue convergent avec les frères M. Sheldon Elman et M. Sutart M. Elman de Persistance Capital Partners (PCP) qui veulent voir privatiser le système de santé de l'état du Québec. Sa nomination par Stephen Harper au conseil de sécurité du Canada ne sont que des pistes à suivre pour découvrir les conflits d'intérêts du bon docteur.

Ces premières nominations de ministres et conseillers portent à suspicion, une nomination de conseiller au comité exécutif (conseil des ministres) dans le cas de Pietro Perrino ( 02 ) c'est culotté. Il était en charge d'une partie du programme de financement FIER et copropriétaire d'une entreprise avec des mafieux. N'est-ce pas inquiétant d'apprendre la nomination de Jacques Daoust Ministre de l'Économie, de l'Innovation et des Exportations, lorsque l'on sait qu'en tant que dirigeant d'Investissement Québec, il a été incapable d'expliquer pourquoi il a investi l'argent du gouvernement dans BCIA l'agence de sécurité
( 03 ) qui a fait faillite et dont le président est poursuivi en justice par l'UPAC et ainsi de suite? Tout cela annonce rien qui rassure. ( 04 )

Ah oui! il ne faut pas oublier qu'il nie tout conflit d'intérêt, il a peut-être manqué d'élégance dans certaine situations mais jamais au grand jamais n'a-t-il trempé dans la vulgaire collusion! Et c'est lui qui le dit.

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Philippe Couillard, Monsieur Transparence
Par Jean-Simon Gagné

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Il est vrai qu'avant de démissionner de son poste de ministre de la Santé, en 2008, M. Couillard s'était négocié en cachette un emploi lucratif dans un Fonds d'investissement... en santé.

Mais ça se déroulait à une époque où les questions éthiques préoccupaient autant nos ministres que le taux de criminalité chez les sauterelles de Papouasie ayant adopté l'usage du cure-dent parfumé à l'eucalyptus.

Alors, ça ne compte pas.

Il est vrai aussi que M. Couillard a été avare de commentaires sur ses liens d'affaires avec son «ami» Arthur Porter, accusé de fraude et de blanchiment d'argent. Mais vous savez ce qu'on dit : «Il ne faut pas juger un homme d'après ses fréquentations. Judas en avait d'excellentes», paraît-il.

Lorsque l'Unité permanente anticorruption (UPAC) a mené une perquisition à la permanence du Parti libéral, le très transparent Philippe Couillard n'a rien dit.

Durant deux longs mois.

Mais n'allez pas croire que son silence constituait une manière de gagner du temps.

Ça, non!

Car si Monsieur a évité d'en parler, y compris à ses propres députés, c'est par esprit de sacrifice. «Pour ne pas nuire aux enquêtes.»

Fiou!

On ose à peine imaginer à quel point le chef libéral a dû réprimer sa nature profonde, faite «d'un souci constant de transparence», pour reprendre ses mots.

Notre héros prétend même qu'il n'a pas voulu savoir quels documents les policiers ont emportés avec eux! Plus transparent que cela, on voit à travers.

Après tant d'épreuves, M. Couillard a fini par s'écrier, cette semaine : «Aucun compromis! Je veux la vérité!» Il fallait vraiment un coeur de pierre pour ne pas éclater en sanglots.

Snif. Vous me permettez une pause, le temps d'essuyer mon clavier couvert de larmes?

Voilà. C'est fait. On continue.

Bien sûr, tout le monde peut comprendre la déception de plusieurs députés libéraux, qui auraient préféré que le chef bien-aimé les informe de la perquisition de l'UPAC au siège du Parti. Mais il est permis de se demander si ces députés dépités ne se trompent pas d'adresse.

Car le Parti libéral du Québec, entre vous et moi, c'est pas exactement une commune hippie autogérée.

Comme m'a déjà dit un organisateur rouge, un soir d'élection partielle, «t'as plus de chance de tomber sur un concert rock à la morgue, un jour où tous les employés sont en congé, que de croiser un vrai dissident dans un conseil national du Parti Libéral du Québec».

Peu importe. Restons positifs. Car malgré tout ce qui précède, il serait injuste de dire que le Québec n'avance pas.

Il y a quelques années, le maire Gérald Tremblay ne voyait rien. Récemment, le premier ministre Jean Charest ne voyait que ce qu'il voulait bien voir. Et maintenant, Philippe Couillard ne sait même plus ce qu'il aurait dû voir.

Robert Poëti
député provincial de la circonscription de Marguerite-Bourgeoys, région de l'Île-de-Montréal

Évidemment, les ennuis des libéraux avec l'UPAC tombent pile pour le gouvernement Marois, en pleine rentrée parlementaire.

La coïncidence apparaît tellement abracadabrante, que le porte-parole libéral en matière de sécurité publique, Robert Poëti, crie déjà au complot politico-policier.

Robert Poëti, vous dites? N'est-ce pas cet ancien policier qui se précipitait sur toutes les tribunes, durant le printemps étudiant de 2012, pour chanter le professionnalisme et l'indépendance de ses frères d'armes, toutes catégories confondues?

À l'époque, M. Poëti ne s'offusquait pas trop que les policiers manipulent l'information. Mettons en prévenant les médias pour qu'ils assistent à l'arrestation de la fille du député Amir Khadir, aux petites heures du matin?

Alors, Monsieur Poëti, comment on se sent du mauvais côté de la matraque?

Plutôt que d'attendre votre réponse, je vous raconte l'histoire d'un ancien ministre, qui subissait son procès pour des affaires reliées à la corruption. Un jour, son avocat lui téléphone, tout excité. «Monsieur, la vérité a triomphé!»

L'autre n'attend pas la suite : «Portez ma cause en appel.»

 

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Source: Le Soleil/Gesca pour Power Corporation of Canada et MétéoPolitique.com

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Mise à jour : 20 juillet 2014

 

Notes & Références encyclopédiques:

01

À propos du docteur Arthur Porter - Sur MétéoPolitique

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02

 

À propos de Pietro Perrino et ses conflits d'intérêts - Sur MétéoPolitique

 

 

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03

À propos de Jacques Daoust et ses décisions dans BCIA  - Sur MétéoPolitique

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04

L'irréformable parti politique de Philippe Couillard - Sur MétéoPolitique

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