Retour : Plan site -  MétéoPolitique - Finance - Éthique -  Politiciens.nes - Conflits d'intérêts de Philippe Couillard

Passage du Dr. Philippe Couillard chez Amorfix, life, sciences: une honte!

En 2009, Philippe Couillard fait son entrée au conseil d’Amorfix. Un mois plus tard, Hans Peter Black, le principal actionnaire d’Amorfix, et sa firme de gestion Interinvest font l’objet d’un reportage de l’émission Enquête, de Radio-Canada, relatant les déboires d’une épargnante flouée des Bermudes. Le conseil a demandé à M. Black de s’expliquer et s’est satisfait de ses explications. Philippe Couillard devenait président de ce conseil l’année suivante. Que savait-il exactement ?

Black se décrit comme un "bon ami" de Philippe Couillard ( 01 ). Un autre? Dr Arthur-Thomas Porter ( 02 ) ce n'était pas assez? Décidément Mme Couillard mère devrait s'occuper de son fils ado surdoué qui a de mauvaises fréquentations!
- JosPublic

 
 

Le «blues du businessman»
L'histoire telle que racontée par Robert Dutrisac
Journaliste au Le Devoir

 
 

En juin 2008, Philippe Couillard quitte la politique pour faire fortune dans le secteur privé, las de se contenter de la maigre pitance ministérielle.

C’est durant cette période, jusqu’à ce qu’il annonce à l’automne 2012 qu’il briguera la chefferie libérale, qu’il s’est rapproché d’Arthur Porter. C’est aussi à cette époque que Hans Peter Black lui offre un siège au conseil d’administration d’Amorfix Life Sciences puis, en 2010, sa présidence. Ce bref passage dans le merveilleux monde des affaires n’a malheureusement pas fait de Philippe Couillard un homme riche.

Il y a des businessmen qui auraient voulu être des artistes et des médecins qui rêvent de brasser de grosses affaires. Dans ce dernier cas, c’est assez fréquent, les médecins se considérant déjà comme des entrepreneurs même si, au Québec, pour la plupart, ils ne tirent leurs revenus que d’une seule source : l’État.

Quand Philippe Couillard s’est négocié un poste dans le secteur privé alors qu’il était ministre de la Santé et des Services sociaux, c’est avec un médecin qu’il s’est entendu, le Dr Sheldon Elman, le fondateur de Persistence Capital Partners (PCP), qui exploite notamment les cliniques privées Medisys.

C’est aussi avec un médecin, le Dr Arthur-Thomas Porter, qu’il a fondé une firme de consultants qui n’a jamais été active. Et c’est aux côtés d’un autre médecin devenu financier, Hans Peter Black, qu’il a présidé le conseil d’Amorfix.

En long et en large, et à plusieurs reprises, Philippe Couillard a dû s’expliquer sur ses liens d’amitié avec le présumé fraudeur Arthur Porter. Aujourd’hui, ce sont ses relations d’affaires avec un autre présumé fraudeur, Hans Peter Black — dont il n’était pas, cette fois, l’ami —, qu’il doit expliquer. 

La malchance! 

Dans ces deux cas, Philippe Couillard n’a pas été très chanceux. Heureusement, le Dr Elman jouit d’une excellente réputation, sinon on aurait pu y déceler un pattern ou les conséquences d’un mauvais karma.

L’incursion de Philippe Couillard dans le monde des affaires a duré quatre ans. Pour l’essentiel, il a travaillé au développement de projets pour Persistence Capital Partners (PCP) à l’extérieur du Québec. On croit que la firme l’a recruté en raison de ses relations avec ses anciens homologues des autres provinces. Selon sa biographie, il a siégé à deux conseils d’administration, outre celui d’Amorfix : chez Thallion Pharmaceuticals, une petite société de biotechnologie qui fut rachetée par Bellus, l’entreprise du très connu Francesco Bellini ( 03 ), et chez la minière Canadian Royalties. Arthur Porter, qui était membre de ce conseil, lui en a ouvert les portes. Chose certaine, ce n’est pas avec les jetons de présence qu’il touchait dans des CA que Philippe Couillard comptait assurer ses vieux jours

Canadian Royalties fut vendue à une société chinoise et Investissement Québec ( 04 ) vient de lui consentir un prêt de 100 millions. Le premier ministre n’est aucunement impliqué dans ce prêt que le Conseil des ministres n’a pas eu à approuver.

Amorfix

En 2009, Philippe Couillard fait son entrée au conseil d’Amorfix. Un mois plus tard, Hans Peter Black, le principal actionnaire d’Amorfix, et sa firme de gestion de fortune Interinvest font l’objet d’un reportage de l’émission Enquête, de Radio-Canada, relatant les déboires d’une épargnante flouée des Bermudes. Le conseil a demandé à M. Black de s’expliquer et s’est satisfait de ses explications. Philippe Couillard devenait président de ce conseil l’année suivante. 

 

 

 

 

À la même époque, M. Black avait divers démêlés avec l’Autorité des marchés financiers, ce qui a entraîné, en 2011, la révocation du permis d’Interinvest. M. Couillard a fourni cette semaine une réponse à la Gérald Tremblay : il n’était pas au courant.

D’après ce qu’on peut constater, M. Black aurait vendu des titres risqués de sociétés naissantes, comme Amorfix, à des épargnants qui souhaitaient obtenir des placements plus sûrs. C’étaient de surcroît des sociétés dont le financier était actionnaire. Il n’y a toutefois aucun lien entre M. Couillard et Interinvest.

Le milieu de la finance montréalais est un petit monde. Un certain mystère entourait le financier Hans Peter Black. « On ne savait pas ce qu’il faisait », signale Michel Nadeau, cet ancien vice-président de la Caisse de dépôt et placement du Québec qui est aujourd’hui directeur général de l’Institut sur la gouvernance. « C’est un « wheeler and dealer haut de gamme. »

Manque d’expérience?

Une des premières tâches d’un président de conseil d’administration, c’est de savoir à qui il a affaire au conseil et de connaître de chacun les antécédents qui pourraient nuire à la société. Ne pas avoir procédé à une vérification diligente dans le cas de M. Black, « c’est un manque d’expérience du monde des affaires » de la part de M. Couillard, estime Michel Nadeau.

« En le nommant président du conseil, on achetait sa crédibilité », fait-il observer. Comme Hans Peter Black était l’actionnaire principal d’Amorfix, M. Couillard ne pouvait l’éjecter du conseil ; c’est lui qui aurait dû partir. Ce qu’il n’a pas fait pour un motif qu’on ne connaît pas mais qui relève sans doute de l’intérêt pécuniaire.

Son association avec PCP n’a pas permis à Philippe Couillard de faire fortune — et ses quelques actions d’Amorfix non plus —, comme le montre le rapport sur ses avoirs et ses revenus qu’il a rendu public durant la campagne électorale. « Sa carrière dans le secteur privé n’a pas donné de résultats flamboyants, constate Michel Nadeau. Il a probablement réalisé que le monde des affaires, c’est difficile. »

 
 

Une société administrée par Couillard mêlée à une fraude boursière alléguée
Et l’étau se resserre autour d’un collègue de M. Couillard au sein du conseil d’administration

 
 

Le 14 avril 2015 l'agence QMI affirme qu'Amorfix Life Sciences qui cherche à développer de nouveaux traitements et tests diagnostiques pour des maladies comme l’Alzheimer avait le Dr. Philippe Couillard comme président de son conseil d'administration. Sous sa gouverne la compagnie s'est inscrite au coeur d'une fraude boursière alléguée potentiellement par l'actionnaire majoritaire.

Dr Philippe Couillard:

2008

Départ du Parti Libéral du Québec;

2009

Il est invité par le spéculateur financier montréalais Dr Hans Peter Black a siéger au conseil d'administration d'une de ses compagnies;

2009

Il accepte de siéger au Conseil d'administration de la compagnie Amorfix Life Sciences, une société inscrite à la Bourse de Toronto;

2010 à 2012

Il est président du conseil d'administration. De plus, il y a siégé sur tous les comités de gestion (audit, finances, gouvernance et nomination, rémunération). Sa responsabilité est de surveiller les intérêts des actionnaires. Hans Black a lui aussi été membre du comité d’audit de l’entreprise aux côtés de M. Couillard et de deux autres personnes. Il était président du comité de gouvernance, de nomination et des finances d’Amorfix avec M. Couillard.

Octobre 2012

Amorfix ne vaut à peu près plus rien maintenant (4,5 cents en avril 2015) alors que son action s’est déjà négociée à 1,93 $. Lorsque M. Couillard s’est joint au conseil d’administration, le titre se vendait à 1,25 $... puis à 40 cents au moment du départ de M. Couillard en octobre 2012. ( 05 )

2013

M. Couillard a aussi reçu des options d’achat, mais il ne les a pas exercées avant leur expiration à l’automne 2013 (six mois après son élection comme chef du Parti libéral du Québec).

«Bon ami» de Couillard

Hans Black

Entre son départ du PLQ et son retour, Philippe Couillard a fréquenté certains individus aujourd’hui accusés de fraude.

Joint par l'Agence de presse QMI, Black s’est décrit comme un «bon ami» de Philippe Couillard.

Il a dit que la poursuite au New Hampshire était remplie de faussetés et que Philippe Couillard «était au courant des vrais faits».

À la question de savoir s’il était un bon ami de Hans Black, il a écrit au journaliste de l'agence QMI, qu’il l’avait connu au CA d’Amorfix et dans quelques rencontres sociales. Il n’a pas affirmé ni nié être un ami.

Dr Hans Peter Black

La société de Hans Black, Interinvest Global Asset Management, est le plus grand actionnaire d’Amorfix, avec 15,5 % des actions en circulation. Interinvest a augmenté sa participation dans Amorfix à plus de 10 % de toutes les actions de l’entreprise en août 2010, le mois même où M. Couillard est devenu président du conseil.

Novembre 2004

poursuite, Cour supérieure. Une investisseuse allemande, Dorothea Lang, poursuit Intercoinvest, une société détenue par la mère de Hans Black. Elle lui reproche d’avoir détourné 2 M$ des fonds qu’elle lui a confiés. En 2007, Intercoinvest accepte de rembourser.

Février 2006

poursuite, Cour supérieure. La succession d’un investisseur allemand, Reinhard Waibel, reproche à Hans Black et sa mère d’avoir détourné 7,3 M$ de ses fonds dans les coffres d’Intercoinvest. En 2012, l’homme d’affaires accepte de rembourser la somme, mais rate des paiements à l’automne 2013 et en juillet 2014.

Novembre 2006

Hans Black entre au conseil d’administration de la compagnie Amorfix.

Juillet 2007

 Amorfix fait son entrée à la Bourse de Toronto.

Mars 2008

procédure de l’AMF. L’Autorité des marchés financiers (AMF) intente une procédure contre Interinvest Canada, une société d’investissement de Hans Black. Elle lui reproche de ne pas avoir maintenu le fonds de roulement minimal de 35 000 $ et ne pas lui avoir déclaré ce manquement.

Juillet 2008

poursuite, Cour supérieure. Un Suisse, Rolf Herzog, intente une poursuite de 2,2 M$ US contre Interinvest pour malversation et investissements illégaux. Il tente de récupérer son argent, détourné dans une compagnie californienne, Wi2Wi, dont Hans Black préside le conseil d’administration. Les fonds ont transité par une filiale d’Interinvest aux Bermudes, après être passés par Gibraltar, un autre paradis fiscal.

Juillet 2008

article de La Presse. Le quotidien fait état de la poursuite de Rolf Herzog. La compagnie Interinvest de Hans Black a publié un communiqué de presse hier pour soutenir que l’investisseur américain à l’origine de la poursuite au New Hampshire s’était déjà présenté au poste de gouverneur de l’État et qu’il avait fait des gains importants comme client d’Interinvest.

Septembre 2008

amende de l’AMF. L’AMF impose une amende de 26 000 $ à Hans Black pour avoir omis de déclarer trois poursuites contre lui.

2009

Le spéculateur financier montréalais Dr Hans Peter Black invite Dr Philippe Couillard à siéger au conseil d'administration d'une de ses compagnies.

Juin 2009

jugement aux Bermudes. Un tribunal de ce paradis fiscal donne raison à une citoyenne kenyane, Regula Dobie, qui reproche à Hans Black d’avoir détourné ses 6 M$, toujours dans l’entreprise Wi2Wi. Hans Black porte le jugement en appel.

Novembre 2009

article de la Gazette. Le quotidien rapporte qu’une enquête criminelle est recommandée sur Hans Black aux Bermudes.

Novembre 2009

amende de l’AMF. L’AMF impose une amende de 41 000 $ à Hans Black pour ne pas avoir maintenu un fonds de roulement minimal de 35 000 $ et ne pas lui avoir déclaré ce manquement.

Novembre 2009

reportage d’Enquête à Radio-Canada. Un segment de l’émission Enquête à Radio-Canada traite des différentes fraudes reprochées à Hans Black, dont l’enquête criminelle pour fraude aux Bermudes, qui n’a cependant pas mené à des accusations. M. Couillard a admis hier avoir été informé du contenu de ce reportage.

2010 à 2012

M. Couillard était président du Conseil d'administration de Amorfix où siégeait Hans Black.

Mai 2010

poursuite, Cour supérieure. Ramzi Mahmoud Al-Harayeri, actionnaire de Wi2Wi, intente un recours en dommages de 4 M$ contre Hans Black. Il lui reproche de l’avoir empêché de liquider des actions et des options de la compagnie.

Août 2010

article de La Presse. Le quotidien fait état des efforts de Regula Dobie pour saisir une forêt appartenant à Hans Black, après l’échec de son appel aux Bermudes.

Juillet 2011

l’AMF révoque le permis. Interinvest ne peut plus vendre de produits financiers au Québec.

Août 2012

amende de l’AMF. Une amende de 35 000 $ est imposée à Interinvest pour avoir refusé de lui transmettre ses états financiers de l’année se terminant le 30 juin 2010.

20 Août 2014

 Départ de Hans Black du conseil d’administration. ( 06 )

16 avril 2015

Au sein du Conseil d'administration de l’OSM

Black est un médecin de formation diplômé de l’Université McGill bien connu dans le gratin montréalais. Encore à ce jour, il siège au conseil d’administration de l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM). La porte-parole a dit ne pas être au courant de la poursuite pour fraude déposée contre Black. Le lendemain des questions de l'Agence de presse QMI, sans tambour ni trompette, l’Orchestre symphonique de Montréal vient de retirer Hans Black de la liste des membres de son conseil d’administration. L’institution n’a pas statué sur son sort. «On est en consultations, dit la porte-parole. Dans les circonstances, on a retiré le nom en attendant.» Source JdM le 16 avril 2015

Mars 2015

accusé d’avoir détourné des dizaines de milliers de dollars des actionnaires de l’entreprise, donc sous le nez de M. Couillard.

16 mars 2015

Amorfix Board authorizes exploration of strategic alternatives (en langage ordinaire, la compagnie ne vaut plus rien et doit fermer ses portes  - Communiqué de presse d'Amorfix

8 avril 2015

Amorfix Completes Optimization of Alzheimer's Disease Diagnostic and Seeks Strategic Partner for Development and Commercialization of the Assay (L'entreprise cherche un partenaire financier) - Communiqué de presse de Amorfix

23 avril 2015

Amorfix Closed Secured Bridge Loan (prêt de transition de 40 000$ d'ici à ce que la compagnie trouve 1 million 200 $ US pour relancer la compagnie. - Communiqué de presse de Amorfix

Printemps 2015

Déménagement vers San Francisco printemps 2015 - Amorfix announces move to San Francisco - Sur Biotechnology Focus

DES AMENDES DE L’AMF DÈS 2008

 Sylvain Théberge de l’AMF

Hans Black a préféré payer une amende de 35 000 $ à l’AMF en 2012 plutôt que de divulguer les états financiers réels de sa compagnie et le niveau de son fonds de roulement.

Le porte-parole de l’AMF, Sylvain Théberge, dit que Black avait reçu des amendes de plusieurs dizaines de milliers de dollars de 2008 à 2011 en lien avec un déficit dans son fonds de roulement.

Certaines de ces amendes ont été données avant l’entrée en poste de Philippe Couillard chez Amorfix.

Depuis 2011, Black n’est plus autorisé à vendre des produits financiers au Québec parce qu’il n’a jamais voulu fournir les informations financières requises.

Hans Peter Black, un coadministrateur avec M. Couillard, aurait fait perdre frauduleusement des centaines de milliers de dollars à de petits épargnants et à une église du New Hampshire en leur vendant notamment des actions d’Amorfix en situation de conflit d’intérêts.. Une simple recherche Google avant son arrivée et pendant sa présidence aurait pourtant permis à Philippe Couillard d’apprendre que son «ami» et coadministrateur Hans Black avait déjà été condamné par l’Autorité des marchés financiers du Québec, en plus de faire l’objet de poursuites judiciaires bien médiatisées.

Selon un dossier de cour, la présence de M. Black au conseil d’Amorfix et le contrôle qu’il exerçait sur l’entreprise lui auraient rapporté des «bénéfices substantiels et de la considération».

Eric Forcier, qui a de la famille au Québec, est l’avocat du New Hampshire Bureau of Securities Regulation qui pilote la poursuite civile contre Hans Black et sa firme de gestion Interinvest.

 
 

Dr Philippe Couillard exige d'être payé en argent?

 
 

Philippe Couillard a empoché près de 100 000 $ en honoraires comme membre du conseil d’administration d’Amorfix Life Sciences.

M. Couillard a été le seul administrateur chez Amorfix qui a été rémunéré en argent durant son passage dans l’entreprise et depuis son départ du C.A. pour revenir en politique.

Les autres administrateurs ont tous été payés avec des octrois de droits d’achat sur les actions d’Amorfix, communément appelés des «options».

M. Couillard a aussi reçu des options d’achat, mais il ne les a pas exercées avant leur expiration à l’automne 2013 (six mois après son élection comme chef du Parti libéral du Québec).

En argent

La valeur des actions d’Amorfix était alors inférieure au prix auquel il aurait pu les acheter.

Une demande d’explications à ce sujet a été faite chez Amorfix. Selon Robert "Bob" Gundel, l’actuel président directeur général d’Amorfix, M. Couillard a été payé en argent parce qu’il était président du conseil.

Or, jamais le président du conseil actuel d’Amorfix ou celui qui était là avant M. Couillard n’ont reçu de paiement en argent pour leur rôle comme président du conseil.

Paiements annuels

Pour les services qu’il a rendus à Amorfix durant cette période, M. Couillard aurait reçu une rémunération de 4 500 $ en 2009-2010 et de 30 000 $ en 2010-2011, selon des circulaires d’information et documents financiers analysés par notre Bureau d’enquête.

La circulaire de 2011-2012 montre que l’ancien ministre de la Santé du Québec a empoché des honoraires de 40 000 $. Pour 2012-2013, ses honoraires ont été de 20 000 $, selon les documents qui ont été déposés à la Commission des valeurs mobilières en Ontario (CVMO).

 
 

Philippe Couillard admet avoir été alerté sur Black

 
 

Devant l'Assemblée nationale du Québec, le premier ministre Philippe Couillard jure qu’il n’avait «ni indice ni raison de penser» que Hans Peter Black avait commis des irrégularités avant de siéger avec lui au conseil d’administration d’Amorfix. Une simple recherche dans Google et au Palais de justice lui aurait pourtant permis d’apprendre beaucoup de choses sur son collègue.

Le premier ministre se défend d’avoir manqué de vigilance lorsqu’il était président du conseil d’administration d’Amorfix, une pharmaceutique mêlée à une fraude boursière alléguée.

«Les faits, c’est que la fraude n’a rien à voir avec moi ni avec Amorfix», a lancé Philippe Couillard lors d’un point de presse. «Indigné» par ces «allégations», il a convoqué d’urgence les journalistes pour défendre sa probité.

Les autorités accusent M. Black d’avoir reçu près de 40 000 $ de la société Amorfix tout en vendant des actions de l’entreprise à des petits épargnants qui étaient tenus dans l’ignorance. Lorsque la valeur des actions a chuté dramatiquement, ils ont presque tout perdu.
 
 M. Couillard se dit «indigné» par le reportage du Journal de Montréal et de Québec qu’il associe à un «effort de démolition.» M. Couillard était président du C.A. de l'entreprise durant cette période. Il a siégé à tous les comités de gestion (audit, finances, gouvernance et nomination, rémunération) d'Amorfix. «Les évènements qu’on sait aujourd’hui, on ne les savait pas en 2009. Rétrospectivement, c’est facile à dire qu’on aurait pu être plus vigilant», a expliqué le premier ministre.
 
Au matin, M. Couillard a dit qu’il ne savait rien des déboires de M. Black. «Il faut toujours être vigilant, mais il faut avoir des raisons pour déclencher ce genre de vérifications là. C’est très facile de le dire maintenant, aujourd’hui, avec les éléments qu’on connaît, mais, dans le contexte de l’époque, ce n’était pas le cas», s’est-il justifié.

La version des faits change

Le premier ministre a toutefois changé sa version des faits en chambre. Questionné à de multiples reprises par le chef péquiste Stéphane Bédard, il a reconnu que le C.A. de l’entreprise avait été alerté par un «reportage de Radio-Canada» sur les activités de M. Black.

«On a demandé à M. Black de nous expliquer la situation. Il a protesté avec force de son innocence disant que c'était des allégations sans fondement et que la chose serait réglée. Et il n'y a pas eu de suite à ça», a dit M. Couillard

Attention ici: langue de bois à l'horizon

Il a d’ailleurs nié le fait que M. Black ait reçu un salaire de 40 000 $. «M. Black n’a pas reçu de compensation d’Amorfix. Il a reçu des remboursements de dépenses d’activités liées à la promotion de la compagnie et le recrutement d’investisseurs», a ajouté M. Couillard.

 
 

Ce que les représentants des partis d'opposition en ont dit

 
 

Le caquiste François Bonnardel a dénoncé les «amitiés plus que douteuses» du premier ministre lors de sa pause politique de 2008 à 2012. Il fait un lien entre M. Black et Arthur Porter, lui aussi accusé de fraude. «Je pense qu’il voulait faire de l’argent et il a accepté tout ce qu’on lui mettait sous le nez. Ce que ça démontre, c’est qu’il a manqué de jugement.», a lancé M. Bonnardel. 

La solidaire Manon Massé a déclaré qu’«une simple recherche internet aurait permis à M. Couillard de savoir que M. Black était déjà poursuivi, qu’il était déjà en défaut de paiement. En fait, on se demande: ‘’coudonc, il fait-tu ça pour ses intérêts personnels ou il est au service du peuple’’.»

Le chef de l’opposition Stéphane Bédard a dit qu’il y avait, dès 2009, de «sérieux doutes» sur la probité de l’homme d’affaires Black. Il croit que les faits sont «troublants». «Des faits parlants disaient que M. Black était quelqu’un de peu recommandable.» Il laisse même entendre que M. Couillard et les autres membres du conseil d’administration n’ont pas agi pour protéger la valeur des actions d’Amorfix puisque M. Black était le principal bailleur de fonds.

 
 

Couillard savait-il ou ne voulait-il pas savoir?
Par Gilles Duceppe
Chroniqueur
chroniqueur
au Journal de Montréal et de Québec

 
 

Quand l’affaire Porter fut révélée, Philippe Couillard, qui s’était affiché auparavant comme son grand ami, affirma qu’il n’était pas au courant des magouilles de l’ancien directeur général du Centre universitaire de santé McGill (CUSM).

Pourtant dès 2004 la Revue médicale canadienne et le journal Le Devoir rapportaient que des rumeurs inquiétantes circulaient sur le docteur Arthur Porter au sujet de décisions très controversées qu’il avait prises alors qu’il dirigeait le Detroit Medical Center.

Gilles Duceppe
ex-chef du parti politique fédéral "Le Bloc Québécois"

Comment Philippe Couillard, qui était alors ministre de la Santé du Québec, peut-il prétendre qu’il n’était pas au courant de ces informations quand Porter fut nommé à la direction du CUSM? Couillard ne lisait-il pas Le Devoir et la Revue médicale canadienne?

Couillard dit alors que ce n’était pas lui qui nommait le directeur général du CUSM et, en cela, il a parfaitement raison. Mais en tant que ministre de la Santé n’avait-il pas le devoir de s’informer sur la personne qui accédait à un poste aussi important dans le réseau de la Santé, dont il était le ministre? Qui plus est, comment a-t-il pu s’associer à Porter dans une compagnie sans enquêter sur celui qui deviendrait son partenaire en affaire en 2010, alors qu’en tant que chef du Bloc Québécois j’avais écrit à Stephen Harper que je m’opposais à la nomination de Porter à la tête du Service canadien de renseignement de sécurité (SCRS) en 2008 pour les raisons révélées par les médias en 2004? Souvenons-nous aussi que Couillard a siégé au SCRS avec Porter.

Couillard savait-il ou ne voulait-il pas savoir?

Couillard et Canadian Royalties

Le gouvernement Couillard vient d’accorder un prêt de 100 M$ à la société minière Canadian Royalties et à sa société mère Jien Canada pour le développement d’une mine dans le Grand Nord québécois.

Or, Couillard a siégé au conseil d’administration de Canadian Royalties en compagnie d’Arthur Porter et d’Andrew Pepper, ancien vice-président marketing de Norshield Asset Management de 2002 à 2004. Norshield a cessé ses activités en 2005 et les investisseurs ont perdu la presque totalité des 472 millions $ d’investis.

Couillard savait-il alors avec qui il s’associait ou ne voulait-il pas le savoir?

Couillard et Amorfix

Couillard a été président du conseil d'administration de la compagnie Amorfix Life Sciences de 2010 à 2012. Il siégeait alors à tous les comités de gestion (audit, finances, gouvernance et rémunération). Il avait donc la responsabilité de surveiller les intérêts des actionnaires.

Hans Peter Black, médecin et financier, fut l’un de ceux qui l’avaient invité à siéger à ce conseil d’administration. Or, aujourd’hui, Black est accusé au New Hampshire d’avoir détourné des dizaines de milliers de dollars des actionnaires d’Amorfix, dont Couillard était alors le président.

Black réfute ces accusations et Couillard affirme n’avoir rien à voir avec ce prétendu détournement de fonds. Le procès n’a pas eu lieu et on ne peut donc pas affirmer que Black est coupable, pas plus que Couillard fut associé à quelque malversation que ce fut.

Toutefois, Black avait déjà été condamné par l’Autorité des marchés financiers (AMF) et faisait l’objet de plusieurs poursuites judiciaires avant que Couillard ne siège au C.A d’Amorfix et pendant qu’il en fut le président.

Couillard s’est donc associé une fois de plus avec une personne sur qui planaient de sérieux doutes.

Couillard savait-il ou ne voulait-il pas savoir?

Couillard est-il en fait la copie vivante d’un ancien maire qui n’était jamais au courant?

Sources: Agence QMI/Journal de Québec/Journal de Montréal pour Québecor Inc; Ici Radio-Canada pour la Société CBC/Radio-Canada; Biotechnology Focus; Vigil.net un site indépendant et les communiqués de presse de Amorfix Life Sciences.

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références, titrage et traduction de l'anglais par : JosPublic
Publication : 28 avril 2015

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

Bio au Fil du temps

  Dr Philippe Couillard président du Conseil d'administration d'Amorfix
Ci-haut

Dr Philippe Couillard,
dans de sales draps miniers

  Philippe Couillard
au secteur privé chez PCP-Medisys

L'irréformable parti politique de Philippe Couillard

  Philippe Couillard
en Arabie Saoudite

  Les dessous de la relation Philippe Couillard-Arthur Porter

Des politiciens et politiciennes cupides et immoraux

Philippe Couillard, le nouveau chef du Parti Libéral est l'ancien "faire-valoir" de Jean Charest

Notes & Références encyclopédiques:

01

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

«Bon ami» DE COUILLARD

Joint par l'équipe d'enquête de l'agence QMI, Black s'est décrit comme un «bon ami» de Philippe Couillard. Il a dit que la poursuite au New Hampshire était remplie de faussetés et que Philippe Couillard «était au courant des vrais faits». Philippe Couillard a dit qu'il n'était pas au courant des amendes et des poursuites contre Black quand il est entré au conseil d'Amorfix. Il a dit que les paiements de 30 000$ à 40 000$ faits à Black par Amorfix dans une compagnie que Black contrôlait étaient des «remboursements de dépenses liées à des activités de représentation de la compagnie.»

À la question de savoir s'il était un bon ami de Hans Black, il nous a écrit qu'il l'avait connu au CA d'Amorfix et dans quelques rencontres sociales. Il n'a pas affirmé ni nié être un ami.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Retour au texte

02

 

À propos de la relation du Dr Arthur-Thomas Porter avec le Dr Philippe Couillard - Sur MétéoPolitique

 

Retour au texte

03

 
 
 
 
 
 
 

Francesco Bellini et Bellus, c'est le même qui bénéficia de la privatisation d'une partie très rentable de l'Institut Armand Frappier, un laboratoire québécois qui fait partie de l'Université du Québec. Ce fut sous la bienveillante attention du chef du Parti Libéral du Québec, Claude Ryan que put s'enrichir Bellini. Le tout se joua vers 1988 quand le gouvernement refusa de soutenir le laboratoire de vaccin de l'Institut.  Voilà ce que raconte André Bouthillier conseiller aux membres des syndicats du SCFP qui luttaient contre la privatisation. - Le 27 avril 2015. Par chance il reste un texte sur Vigile.net écrit par Martin Poirier: Les success stories du capitalisme

 
 
 
 
 
 
 

Retour au texte

04

 
 
 
 

Québec prête 100 M$ à une minière au passé trouble. Investissement Québec a décidé de prêter 100 millions $ à la minière Canadian Royalties, pourtant aux prises avec de graves problèmes financiers. Canadian Royalties, qui détient une mine de nickel au Nunavik dans le Grand Nord québécois, doit encore beaucoup d’argent à des créanciers. - Sur Journal de Québec, le 15 avril 2015

 
 
 
 

Retour au texte

05

Gestionnaires d'Amorfix - Sur Internet le 27 avril 2015

Retour au texte

06

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Le co-fondateur d'Amorfix Vigen Nazarian annonce le départ du Dr Hans Black. Cependant il demeure conseiller spécial

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Retour au texte

Retour : Plan site -  MétéoPolitique - Finance - Corruption - Politiciens.nes - Philippe Couillard - Haut page