Moteur de recherche en page d'accueil de MétéoPolitique

 

Sujets abordés

Sur cette page

L'égérie éthique de la Gaspésie en conflits d'intérêts

Arrestation et accusations par l'Unité permanente anticorruption du Québec (UPAC)

Témoignage devant la Commission Charbonneau le 18 juin 2014

Perquisitions au Parti Libéral du Québec 2013

Collecte de fonds pour le Parti Libéral du Québec

Génie et construction organisent des soirées de financement

Notes & Références encyclopédiques

Pages au dossier

Nathalie Normandeau: bio-politico-judiciaire au fil du temps

Collusion avec Nathalie Normandeau: dites-le avec des fleurs

Les amours de la ministre

Une démission de la Vice-première ministre Nathalie Normandeau

Lettres publiques à Mme Normandeau par le chroniqueur Patrick Lagacé

Les ripoux par Michel David, chroniqueur  

 

Retour à : Plan du site -  MétéoPolitique - Finance - Fiche: corruption & éthique - Politiciens.nes

Nathalie Normandeau l'égérie éthique de la Gaspésie en conflits d'intérêts

17 mars 2016: L'UPAC arrête sept personnes :  Nathalie Normandeau  ex-vice-première ministre du Parti Libéral du Québec,  Marc-Yvan Côté, ex-ministre du Parti Libéral du Québec,  France Michaud,  ingénieure ex-vice-présidente de Groupe Roche ingénierie conseil, Bruno Lortie ex-attaché politique de Nathalie Normandeau,  Mario Martel ex-président du Groupe Roche, François Roussy ex-maire de Gaspé et Ernest Murray ex-attaché politique de Pauline Marois du Parti Québécois

L'ex-vice-première-ministre et ex-animatrice à la radio poubelle au FM93 de Québec,
Nathalie Normandeau au palais de justice de Québec

Finalement la réalité aura rattrapé la bonne petite fille de la circonscription électorale de Bonaventure.   Niez, niez conseillent toujours les agents de propagande qui camouflent leur profession sous le nom de conseillers en communication ou attachés de presse ou, tout nouveau, les communicants.   C'é ti pas beau ça!   Et bien malgré tous leurs expérimentés conseils, la ministre a été mise aux arrêts le 17 mars 2016 et devra comparaître à son procès.   Sans présumer de sa culpabilité, il faut bien se dire qu'il doit y avoir quelque chose de grave pour qu'une police politique comme celle du Québec ose arrêter une ex-vice-première ministre et qu'un juge à la lecture des accusations accepte une arrestation et un procès.

Après son témoignage devant la Commission Charbonneau, le 18 juin 2014, l’ex-ministre Nathalie Normandeau avait dit qu’elle était en colère contre les magouilleurs, mais durant son témoignage elle a dû avouer qu'elle n'a rien fait pour les contrer.   Grâce à son expertise en "langue de bois" ( 13 ), l'ex-ministre a pu transformer des dons illégaux au Parti Libéral du Québec par des compagnies privées, en subventions aux villes dévitalisées.    Du grand burlesque.

Elle se donne le beau rôle en tentant de nous faire oublier qu'elle tenait le sac des magouilleurs comme tous les ministres à l'époque du gouvernement de Jean Charest.   Financement de parti politique illégal, subventions discrétionnaires, acceptation de cadeaux, contrat illégal à l'Ancienne-Lorette et emploi d'un donateur au Parti Libéral du Québec, finalement voilà ce que goûte la politique à l'éthique élastique.
 
La preuve est faite que sous le gouvernement au Parti Libéral du Québec de Jean Charest, le cabinet de la ministre Nathalie Normandeau était au coeur d'une vaste conspiration criminelle permettant à de grandes entreprises de construction et d'ingénierie comme Roche et ses partenaires, de s'acheter les faveurs du gouvernement en inondant le Parti libéral de contributions illégales, croit l'Unité permanente anticorruption (UPAC).   Nous entendrons parler d'elle en d'autres occasions lorsque l'UPAC présentera le dossier de l'ex-chef de police de Montréal, sa conquête amoureuse ou avec un partenaire de moto, l'ex-ministre Dupuis, dans l'affaire BCIA.   Finalement, Nathalie Normandeau offre un cadeau aux Québécois et Québécoises:
«Je ne reviendrai pas en politique» dit-elle!    Ce qui attire ma compassion pour l'égérie de la Gaspésie, c'est qu'à l'avenir elle devra payer ses billets pour voir Céline Dion et Madona.  Et voilà ti-pas qu'en juillet 2016 j'apprends que des cacailles font une levée de fonds pour payer ses avocats...pire la famille Lévesque propriétaire de la radio ....embauche la Nathalie.   Peut-être fera-t-elle une émission de radio où elle donnera des conseils sur le comportement éthique des politiciennes.... Il ne manque jamais de place au diner de cons!                                                                              - JosPublic

>

 

6 septembre 2011 - Nathalie Normandeau se retire de la vie politique

18 juin 2014 - Témoignage à la commission Charbonneau

5 janvier 2015 - Première émission au FM93

24 novembre 2015 - Son nom apparaît 175 fois dans le rapport Charbonneau

3 décembre 2015 - Son émission est numéro un, selon un sondage Numeris

17 mars 2016 - Arrestation par l’UPAC

5 avril 2016 - Congédiement du FM93

20 avril 2016 - On annonce qu’elle plaidera non coupable.

9 mai 2016 - Dépôt d’une requête contre Cogeco

22 juin 2016 - Son ancien employeur Cogeco n’aura pas à verser son salaire de 165 000 $ par année avec le FM93, valide jusqu’en 2019. Son congédiement sera débattu sur le fond.

4 août 2016 - La station BLVD 102,1 confirme son embauche pour l’automne.

22 août 2016 - Conférence de presse concernant la programmation de l’émission animée par Nathalie Normandeau

29 août 2016 -  Une audience est prévue pour la suite des procédures criminelles

7 mai 2017 - Le procureur de la Couronne renonce à une enquête préliminaire

 

 
 
 

Arrestation et accusations par l'Unité permanente anticorruption du Québec (UPAC)
17 mars 2016

 
 

Ex-députée provinciale de la circonscription de Bonaventure, Vice-première ministre et ministre des Ressources naturelles lors de sa démission le 6 septembre 2011.  

Animatrice à la radio après un court séjour dans un bureau d'avocats qui conseillent leurs clients sur le Plan Nord du Gouvernement Libéral et justement de la ministre des Ressources naturelles.   Un parangon d'éthique cette femme!

4 octobre 2012 - un témoin à la commission Charbonneau l'implique dans le financement illégal des partis politiques.

16 avril 2014 - Une requête de perquisition rendue publique démontre un stratagème de collusion et corruption pour financement politique autour du cabinet de l'ex-ministre.

18 juin 2014 - L'ex-vice-première ministre témoigne devant la Commission Charbonneau et transforme des dons de compagnies privées pour le financement du Parti Libéral du Québec en subventions aux villes dévitalisées. Du grand burlesque.

Les chefs d'accusation du groupe d'accusés.es du 17 mars 2016
sont:

Complot, art. 465 en lien avec 119, 121, 122 et 380
Entrepreneur qui souscrit à une caisse électorale, art 121 (2) a)

Entre le 1er janvier 2000 et le 31 décembre 2012

Corruption de fonctionnaires, art. 119 (1) a)
Fraudes envers le gouvernement, art. 121 (1) a) (i) (iii)) et 121 (1) d) (i)
Abus de confiance, art. 122
Avoir frustré le public d’une somme dépassant 5 000 $, 380 (1) a)

Entre le 1er janvier 2005 et le 31 décembre 2012

Les complices co-accusés du 17 mars 2016
Marc-Yvan Côté,    Bruno Lortie,   France Michaud,   Nathalie Normandeau

 

Témoignage à la Commission Charbonneau
Le mur et les valises par Antoine Robitaille
le 18 juin 2014

 
 

 

Pour interpréter le témoignage tant attendu de Nathalie Normandeau devant la commission Charbonneau le 18 juin 2014, il n’y a pas 10 hypothèses possibles. Deux suffisent : soit elle fut une ministre libérale naïve jusqu’à l’inconscience, soit elle a opté, dans son témoignage du 18 juin 2014, pour une technique fréquente chez certains élus lorsque leur conduite est remise en question : transformer l’entourage en bouc émissaire pour se disculper. Nous penchons vers la seconde.

Rapidement, l’ancienne Vice-première ministre a établi sa ligne de défense. Bruno Lortie a été son chef de cabinet pendant huit ans. Elle lui a « toujours fait confiance ». Mais en suivant les travaux de la commission, elle a « appris des choses ». Un doute a surgi : « Je me pose des questions et j’espère qu’il n’a pas trahi ma confiance. J’espère. » 

Habile. Pour Mme Normandeau, son chef de cabinet était l’équivalent de ses bras « droit… et gauche ». Elle et lui étaient inséparables, mais elle n’a rien vu, rien entendu des pratiques de favoritisme de M. Lortie. Contradictoire. Elle était au fait que M. Lortie était très proche de M. Marc-Yvan Côté, mais pas qu’ils avaient une relation quasi filiale, plaide-t-elle. La nuance est mince.

Mme Normandeau semblait tomber des nues. Les « magouilles » de financement des firmes de génie ? Une découverte récente, qui la « révolte ». De 2009 à 2011 pourtant, d’innombrables faits lui ont été présentés par les oppositions, les médias, etc. Le 2 décembre 2010, par exemple, interrogée sur de possibles liens entre l’obtention d’un contrat d’Hydro-Québec par des firmes de génie-conseil généreuses avec le PLQ (Axor, BPR, S.M. et Dessau), elle eut cette réponse : « Ces firmes-là contribuent à peu près à tous les partis politiques au Québec. » Les firmes contribuent ? Vraiment ? Elle s’était tout de suite corrigée. Avec le sourire : «Les individus contribuent, on s’entend»

Bruno Lortie  ( 09 )

Marc-Yvan Côté ( 10 )

Que dire du « mur » éthique sur lequel l’ex-ministre a insisté hier ? Où était-il lorsqu’elle a accepté les faveurs d’entrepreneurs ?… lorsqu’elle laissait son M. Lortie piloter son financement politique ?… lorsqu’elle favorisait, grâce à son pouvoir discrétionnaire, les mêmes firmes de génie ? Le seul mur qu’on l’a vraiment vue défendre, à l’époque, c’est celui qui se dressait devant le vérificateur général (Renaud Lachance !) l’empêchant d’entrer à Hydro-Québec.

Plusieurs diront que l’ex-ministre « s’en est bien sortie ». On se bornera, comme trop souvent, à l’analyse communicationnelle : qu’elle était bien préparée ! En effet. On imagine même très bien Mme Normandeau dire (comme un intervenant l’a twitté) : « En tant qu’ancienne ministre du Tourisme, je suis habituée de prendre les gens pour des valises. »

Pour JosPublic: "Nous avons assisté à ce qu'il y a de pire dans la mise en image de soi-même organisée par les communicants ou agents de presse. Madame Normandeau était dans le cabinet Charest depuis 2003, elle a tout vu, elle s'est levée à l'Assemblée nationale pour applaudir Tony Tomassi ( 11 ) qui magouillait dans les garderies, elle s'est levée pour applaudir David Whissel, ( 12 ) elle a tout cautionné, aussi elle a permis aux déchiqueteuses de documents compromettants de se faire aller pendant qu'elle et son chef refusaient, pendant 18 mois, de tenir l'enquête devant laquelle elle ose venir répandre sa langue de bois et sa langue fourchue. Que le diable l'emporte. »

Commentaire de
JosPublic

 

 

Perquisitions au Parti Libéral du Québec
en juillet 2013 - dévoilement en 2014

 
 

Selon les éléments recueillis par les policiers, l'enquête « tend à démontrer qu'une intervention de nature politique s'est produite dans l'octroi de la subvention pour la réfection de l'usine d'épuration des eaux de Boisbriand ».

C'est ce que révèlent des documents de cour rendus publics le 16 avril 2014.

Il s'agit ici de déclarations assermentées d'enquêteurs de l'Escouade Marteau, le bras armé de l'UPAC, rédigées pour obtenir des mandats de perquisition à la permanence du PLQ en juillet 2013.

Elles étaient jusqu'ici frappées d'un interdit de publication, mais un juge a autorisé leur dévoilement à la suite de démarches initiées par plusieurs médias québécois.

Elles ne contiennent que des allégations, qui n'ont pas été testées en cour. Personne n'est accusé dans ce dossier pour l'instant.

Les documents révèlent que beaucoup de gens sont passés à table. Un grand nombre d'entrepreneurs, ingénieurs, politiciens, fonctionnaires et membres du personnel politique libéral ont fait des déclarations aux policiers, parfois brèves, parfois très longues. Ensemble, ils ont révélé les dessous du stratagème allégué.

Deux enquêtes

Dans le cade d'une enquête baptisée Lierre, les enquêteurs se concentrent surtout sur l'octroi d'une subvention de 11 M$ par le Ministère des Affaires municipales à la municipalité de Boisbriand, afin que les firmes Roche et Infrabec y construisent une nouvelle usine de filtration des eaux.

Mais dans le cadre d'une enquête parallèle baptisée Joug, les policiers lèvent aussi le voile sur le fonctionnement du système de financement politique utilisé par Roche et d'autres firmes de génie-conseil.

Les documents obtenus aujourd'hui révèlent notamment que selon la police  :

- La ministre Nathalie Normandeau et au moins un autre décideur politique ont enfreint les règles d'octroi de subventions dans le dossier de l'usine de Boisbriand.

- L'octroi de la subvention de 11 M$, que les fonctionnaires avaient jugé inadmissible, est «le résultat d'un financement politique soutenu depuis 2005 et d'un exercice d'influence politique par différents intervenants auprès de la ministre Nathalie Normandeau et du Parti libéral du Québec».

- La subvention du Ministère des Affaires municipales était conditionnelle au fait que la Ville de Boisbriand utilise la technologie proposée par la firme Roche, pas celle du concurrent BPR.

- Un fonctionnaire est allé au bureau de Roche et de Boisbriand pour arranger la subvention à la demande du cabinet de Nathalie Normandeau, ce qui est contraire aux pratiques normales.

- Les objectifs de financement imposés aux ministres par le Parti libéral auraient forcé le recours aux dons de la part d'entreprises, ce qui est interdit par la loi.

- Des gens au PLQ auraient tenu une double comptabilité puisque les rapports déposés au Directeur général des élections ne correspondent qu'à une fraction des sommes vraiment amassées.

- Outre le financement politique organisé dans les 125 circonscriptions, la permanence du PLQ avait imaginé un « 127e comté » virtuel où elle comptabilisait l'argent collecté auprès des entreprises de certains secteurs d'activités.

- Une ancienne adjointe administrative du MAMROT a déclaré à la police que tous les employés autour d'elle devaient verser 200 $ par année au PLQ.

- Des preuves relatives à une lucrative activité de financement de Nathalie Normandeau sont mystérieusement disparues du restaurant Louis-Hébert de Québec.

- L'entrepreneur Lino Zambito a payé des billets de cocktails de financement libéraux pour les maires et mairesses de Boisbriand (Sylvie St-Jean), St-Joseph-du-Lac (Alain Guindon) Rosemère (Hélène Daneault) et Sainte-Anne-des-PLaines (Catherine Collin).

- Nathalie Normandeau et un représentant de son cabinet ont profité de ces activités de financement pour remettre aux maires et mairesses des enveloppes confirmant l'octroi de subventions dans leurs municipalités respectives.

- L'ancien chef de cabinet de Nathalie Normandeau a déclaré que la ministre savait que les entreprises s'occupaient de son financement politique.

- Un employé du développement des affaires chez Roche a expliqué que sa firme versait des dons au PLQ à travers Violette Trépanier et au PQ à travers Ginette Boivin. Toutes deux étaient responsables du financement dans leur parti respectif.

- Les dons politiques faisaient partie du modèle d'affaires de Roche et ses dirigeants s'arrangeaient pour détruire les preuves incriminantes à ce sujet, car ils savaient la manoeuvre illégale.

Les documents judiciaires obtenus le 16 avril 2014 lèvent le voile sur l'identité de neuf des 11 personnes qui intéressent l'UPAC.

Il s'agit de:
  • Nathalie Normandeau:Vice-première ministre et ministre des Affaires municipales de 2005 à 2011. Elle a quitté la vie politique en septembre 2011.

  • Violette Trépanier: Député libérale de 1982 à 1994. Elle a été directrice du financement au PLQ de 2001 à décembre 2012.

  • Robert Parent:
    Militant du PLQ pendant plus de 20 ans. Il a occupé le poste de directeur général du parti de 2003 à octobre 2008.

  • Marc Bibeau:
    Administrateur de Schokbeton et de la Financière Power corporation. Il était le grand argentier libéral, bénévole, sous Jean Charest. ( 01 )

  • Marc-Yvan Côté:
    Député libéral de 1983 à 1994. Il était vice-président au développement des affaires chez Roche de 1994 à 2005, et il est resté dans le giron de la firme comme consultant. ( 02 )

  • France Michaud:
    Vice-présidente chez Roche. Elle a été condamné à 18 mois de prison et de 3 ans de probation pour fraude dans le dossier de l'usine de traitement des eaux de Boisbriand. ( 03 ) En juillet 2016 le dossier est en appel devant la cour Supérieure

  • Lino Zambito:
    Ex-patron d'Infrabec et témoin vedette de la commission Charbonneau. Il est aussi accusé de fraude dans le dossier de Boisbriand. ( 04 )

  • Christian Côté:
    Ex propriétaire d'Enviram et Plania, une firme rachetée par Dessau.
    ( 05 )

  • Sylvie Berniquez Saint-Jean:
    Mairesse de Boisbriand de 2005 à 2009. Elle a reconnu sa culpabilité à des accusations de fraude, complot et abus de confiance.
     ( 06 )

Certaines de ces informations avaient déjà été mises à jour par l'émission Enquête de Radio-Canada, mais la police a amassé beaucoup de preuve additionnelle dans son enquête.

Malgré de nombreux avis défavorables des fonctionnaires du ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire (MAMROT), entre 2000 et 2006, l'ancienne ministre Nathalie Normandeau aurait donné son accord le 13 février 2007 pour attribuer une subvention de plus de 11 millions de dollars à la municipalité de Boisbriand qui comptait sur ce projet pour le développement du Faubourg Boisbriand.

Perquisition au siège social du Parti Libéral du Québec

Dans la dénonciation ayant servi à obtenir un mandat de perquisition à la permanence du PLQ le 9 juillet 2013, l'enquêteur responsable écrit que « l'octroi de cette subvention par le Ministère des Affaires Municipales des Régions et de l'Occupation du territoire (MAMROT) est le résultat d'un financement politique soutenu depuis 2005 et d'un exercice d'influence politique par différents intervenants auprès de la ministre Nathalie Normandeau et du PLQ ».

Le document, qui comporte plus de 30 pages, fait état des nombreuses activités de financement tenues au bénéfice de Nathalie Normandeau dans le but de tisser des liens avec la ministre et son entourage. Le document résume aussi les déclarations de plusieurs anciens fonctionnaires du MAMROT ayant relevé un certain nombre d'irrégularités dans le traitement de ce dossier.

Un ancien sous-ministre et deux de ses adjoints ont déclaré qu'ils trouvaient « anormal et surprenant » le changement de position du ministère dans l'octroi de la subvention de plus de 11 millions de dollars à la ville de Boisbriand.

Cocktails et soupers de financement

La firme de génie-conseil Roche, qui avait obtenu le contrat d'élaboration des plans et devis de l'usine de traitement des eaux à Boisbriand, multipliait ses participations à des cocktails de financement et n'hésitait pas à solliciter ses employés afin que ceux-ci fassent des dons au parti, qui leur étaient ensuite remboursés par l'entreprise.

Marc-Yvan Côté

Lino Zambito

Alain Guindon ex-maire de Saint-Joseph-du-lac dans la région des Laurentides

David Whissell

Violette Trépanier

Marc Bibeau

Cette pratique contrevient à la loi sur le financement des partis qui interdit aux entreprises de verser des contributions politiques.

Roche comptait d'ailleurs Marc-Yvan Côté parmi ses dirigeants. L'ancien ministre libéral agissait comme vice-président au développement des affaires pour l'entreprise de génie et utilisait ses nombreux contacts afin de recueillir du financement en échange de lucratifs contrats pour la firme.

L'usine d'épuration des eaux de Boisbriand est « l'un des mandats importants exécutés par la firme de génie Roche », peut-on lire dans le document.

L'entrepreneur en construction Lino Zambito, président d'Infrabec, participait lui aussi activement aux cocktails de financement pour la ministre Normandeau.

Juste avant son passage à la commission Charbonneau, Lino Zambito a reçu la visite d'enquêteurs de l'UPAC, à qui il a fait une déclaration.

L'enquête actuelle, baptisée LIERRE, est en grande partie le résultat de la collaboration de l'ex-vice-président d'Infrabec avec l'UPAC. Cette enquête a cependant été déclenchée à la suite de la diffusion, en avril 2012, d'un reportage de l'émission Enquête sur la firme Roche et son implication dans le financement du PLQ.

À l'automne 2007, Lino Zambito a participé à un souper au restaurant Louis-Hébert de Québec pour lequel il a versé 2 000 $, en plus de payer la contribution de ses deux invités, Alain Guindon (maire de Saint-Joseph-du-Lac) et Peter Kouri (employé de son entreprise Infrabec). M. Zambito, qui venait d'obtenir le contrat de l'usine de Boisbriand, avait été sollicité par France Michaud de la firme Roche. Dans sa déclaration aux policiers, il indique « qu'il se sentait mal placé pour refuser la demande de France Michaud ».

La firme Roche devait générer un certain montant d'argent pour cette activité de financement et il souhaitait aider l'entreprise en plus de soigner ses relations avec la firme responsable de la surveillance des travaux.

Lors de cette activité, Lino Zambito a rencontré Marc-Yvan Côté, David Whissell (alors ministre du Travail dans le gouvernement), Nathalie Normandeau et Violette Trépanier, alors responsable du financement du PLQ.

À cette occasion, Lino Zambito propose d'organiser lui-même un événement au cours duquel il promet d'amasser 100 000 $.

Peu de temps après, Lino Zambito rencontre Violette Trépanier et Marc Bibeau, propriétaire de la compagnie Schokbeton et considéré comme l'argentier du Parti libéral sous le règne de Jean Charest. Marc Bibeau est un des sujets d'intérêt de l'UPAC dans toute cette enquête sur le financement illégal du PLQ. Ses entreprises ont été visitées par l'UPAC à l'automne 2013.

Lino Zambito déclare aux policiers que la rencontre pour fixer les modalités du souper de financement pour Nathalie Normandeau s'est tenue dans les bureaux de Marc Bibeau à Saint-Eustache et que « celui-ci lui a rappelé les règles et les limites du financement politique ».

M. Zambito ajoute que l'activité qui a eu lieu au restaurant L'Unique à Laval a permis d'amasser 105 000 $. Les états financiers du PLQ de 2008 font état d'une seule activité en janvier 2008 à Laval et le montant qui est comptabilisé est de 77 500 $.

Extrait du témoignage de Lino Zambito à la commission Charbonneau, le 4 octobre 2012 :
Question de la commission : « Et les chèques, le total des chèques ramassés lors de cette activité-là, vous dites que vous avez été les porter directement à Mme Trépanier sur la rue Waverly à Montréal. C’est exact? »

Réponse de M. Zambito : « Oui, je suis allé les porter à Mme Trépanier au bureau [...] Je suis allé porter des chèques au Parti libéral du Québec. [...] Moi, je peux vous dire, j’ai remis 90 000 $. »

En réaction au témoignage de Lino Zambito, Nathalie Normandeau avait affirmé, dans un communiqué publié le 10 octobre 2012, qu’elle avait toujours exercé ses fonctions de députée et de ministre avec honnêteté et intégrité.

Après trente minutes de rencontre avec les enquêteur de l'UPAC, il a dévoilé qu'il savait que c'était à propos du financement électoral. Il a cependant tenu à déclarer qu'il tenait à ce que toute personne ayant agi de façon illégale réponde de ses actes.

 

Collecte de fonds pour le Parti Libéral du Québec
Est-elle impliquée ou non avec les prête-noms?

 
 

Le 8 octobre 2013, le Directeur général des élections du Québec dépose huit constats d'infraction dans une affaire de prête-noms. Le financement illégal a été fait dans le cadre d'une activité tenue en octobre 2008 au bénéfice du Parti libéral du Québec et plus spécifiquement lors d'un discours de Mme Nathalie Normandeau. Celle-ci s'est indignée d'être nommée puisque, dit-elle, elle n'était que conférencière à l'événement.

Le Directeur général des élections a diffusé un second communiqué, précisant qu'il n'a jamais «prétendu que le produit de cette activité avait servi au bénéfice personnel de Mme Normandeau».

Du même souffle, cependant, il ajoute que «les fonds recueillis lors du cocktail de financement étaient destinés à l'instance du Parti libéral du Québec de la circonscription de Bonaventure, circonscription qui était représentée en 2008 par Mme Normandeau».

Ici pour consulter le communiqué de presse du DGE
Le DGE maintient sa version des faits et Mme Normandeau est satisfaite de la mise au point!!!

 

La firme Roche et Lino Zambito organisent une soirée de financement
 pour Nathalie Normandeau

 
 

Partenaire privilégiée du Plan Nord, la firme d’experts-comptables Raymond Chabot Grant Thornton compte parmi ses dirigeants plusieurs donateurs du Parti libéral du Québec.

Depuis que les libéraux de Jean Charest sont au pouvoir, les associés de la firme où travaille maintenant l’ex-ministre Nathalie Normandeau ont versé un demi-million de dollars à la caisse du PLQ.

ROCHE

De son côté, la firme Roche, qui a obtenu le contrat des plans de l'usine de traitement de l'eau de Boisbriand, et M. Zambito ont organisé cinq soirées de financement pour l'ex-ministre des Affaires municipales, Nathalie Normandeau, recueillant des centaines de milliers de dollars pour le Parti libéral. ( 08 )

«

 C'est arrivé parfois que j'ai fait passer des projets, alors que ça ne "fittait" pas dans la petite case, là. Comme ministre, on essaie de faire preuve de la plus grande souplesse et créativité possible. J'assume totalement ce que j'ai fait

                                                       - Nathalie Normandeau

 »

Selon des documents, qui font partie de la preuve que la police a recueillie dans le dossier Boisbriand et que Radio-Canada a obtenus, l'ex-ministre des Affaires municipales a accordé, contre l'avis de ses fonctionnaires, une subvention de 11 millions de dollars pour l'usine de Boisbriand.

À la suite des questions de Radio-Canada, l'ancienne ministre a admis qu'elle avait accepté des billets pour des spectacles de Céline Dion et Madonna offerts par Lino Zambito.

« Je veux réitérer fortement le fait que, un, je n'avais pas de liens spéciaux avec M. Zambito et, deuxièmement, ça n'a influencé en aucun temps mon travail de ministre », se défend-elle.

Raymond Chabot Grant Thornton

La firme d’experts-comptables compte quelque 230 associés. Cent quatre-vingt-seize d’entre eux ont donné l’équivalent de 520 000 $ au PLQ depuis 2003, selon des données colligées par Le Journal. Durant cette période, ces mêmes associés ont participé à hauteur de 130 000 $ à la caisse du Parti québécois et à 30 000 $ à feu l’ADQ.

Les têtes dirigeantes de l’entreprise sont particulièrement généreuses. Les 21 membres du conseil de direction ont versé à eux seuls un peu plus de 67 000 $ à la caisse électorale libérale depuis 2003.

Joint par Le Journal, le porte-parole de l’entreprise a soutenu qu’aucune pression n’est faite par la firme sur ses associés pour qu’ils contribuent aux caisses électorales.

« Habituellement, toutes les contributions politiques, c’est de nature personnelle. Je ne pense pas que la corporation a quoi que ce soit à voir là-dedans », a fait valoir Francis Letendre.

Il n’y a pas non plus de directive envoyée aux employés pour les dissuader de participer financièrement aux partis politiques, a-t-il affirmé. « On ne prive pas les gens de faire des contributions individuelles, comme dans toute autre entreprise. »

Le Plan Nord

Nouvel employeur de l’ex-ministre libérale Nathalie Normandeau, Raymond Chabot Grant Thornton s’affiche de plus en plus comme une entreprise ayant une relation privilégiée avec le Plan Nord, considéré comme le legs politique de Jean Charest. La compagnie offre notamment ses services aux compagnies qui exploitent des ressources et aux sociétés minières.

Le passage de l’ancienne ministre des Ressources naturelles et responsable du Plan Nord au sein de la firme d’experts-comptables à titre de vice-présidente au développement des affaires a semé la controverse en janvier 2012.

Les partis d’opposition ont reproché à Mme Normandeau de violer le code d’éthique des élus de l’Assemblée nationale, qui interdit à un ex-ministre de « tirer d’avantages indus de ses fonctions antérieures ».

Conférence

Les 4 et 5 avril 2012, le président du conseil de direction de la firme d’experts-comptables, Emilio Imbriglio, contributeur régulier du PLQ — 7 920 $ depuis 2003 — a coprésidé la Conférence sur le développement des projets d’infrastructure du Plan Nord.

M. Imbriglio a aussi donné une allocution lors du Salon du Plan Nord, qui eut lieu les 20 et 21 avril, à Montréal, en présence du premier ministre Jean Charest.

Sources: Commission Charbonneau: Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction, Journal de Québec, Journal de Montréal et Canoë pour Quebecor Inc.  La Presse/Gesca pour Power Corporation of Canada, Ici Radio-Canada pour la Société CBC/Radio-Canada, Le Devoir pour SPEQ Le Devoir Inc. Agence La Presse canadienne,

Fusion des textes, choix des photo, titrage, et mise en page : JosPublic Pub
Plus récente mise à jour le 18 août 2016

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

Collusion avec Nathalie Normandeau: dites-le avec des fleurs

  Les politiciens et politiciennes, catégorie "Les ripoux"

Démission de la Vice-première ministre   Les amours de la Ministre

  Employés.es de l'État
Ayant un sens de l'éthique en conflit avec l'intérêt de l'ensemble de la population

  Politiciens et politiciennes
Ayant un sens de l'éthique en conflit avec l'intérêt de l'ensemble de la population

Des gens d'affaires
mêlés à des histoires douteuses sur le plan de l'éthique

  Vers la Fiche:
Corruption et Éthique

Notes & Références encyclopédiques:

01

 

À propos de Marc-A. Bibeau, chargé du financement du Parti Libéral du Québec sous Jean-Charest - Sur MétéoPolitique

 

Retour au texte

02

 

À propos de Marc-Yvan Côté, ex-député du Parti Libéral du Québec, vice-président chez Groupe Roche Conseil et collecteur de fonds - Sur MétéoPolitique

 

Retour au texte

03

 

À propos de France Michaud, vice-présidente chez Groupe Roche - Sur MétéoPolitique

 

Retour au texte

04

Qui sont la firme Roche et Lino Zambito ?

Retour au texte

05

 

À propos de Christian Côté, Ex-propriétaire d'Enviram et Plania - Sur MétéoPolitique

 

Retour au texte

06

 

À propos de Sylvie Berniquez Saint-Jean: Mairesse de Boisbriand de 2005 à 2009. - Sur MétéoPolitique

 

Retour au texte

07

 

À propos de Jacques-P. Dupuis ex-ministre du Parti Libéral du Québec - Sur MétéoPolitique

 
 

Retour au texte

08

Qui est Lino Zambito ?

Retour au texte

09
 

À propos de Bruno Lortie, attaché politique de l'ex-ministre Nathalie Normandeau - Sur MétéoPolitique

 

Retour au texte

10
 

À propos de Marc-Yvan Côté, ex-vice-président chez Roche ingénierie Conseil et ex-financier du Parti Libéral du Canada et député pour le Parti Libéral du Québec - Sur MétéoPolitique

 

Retour au texte

11

 

À propos de Tony Tomassi, ex-député et ministre du Parti Libéral du Québec - Sur MétéoPolitique

 

Retour au texte

12

 

À propos de David Whissel, ex-député et ministre du Parti Libéral du Québec - Sur MétéoPolitique

 

Retour au texte

13

 

La langue de bois: moyen d'expression de politiciens ou politiciennes voulant échapper aux conséquences du franc parler.

 
 

Retour au texte

14

 

À propos du Plan Nord du Québec - Sur MétéoPolitique

 
 

Retour au texte

Nathalie Normandeau, Yvan Delorme, Chef de police, Vice-première ministre, BCIA, Jacques-P. Dupuis