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Les amours de l'ex-ministre du Parti Libéral du Québec, Nathalie Normandeau

Dans la quarantaine Nathalie Normandeau réalise qu’il y a une vie en dehors de la politique.   Après une première relation publique avec un membre influent de l'Action Démocratique du Québec (aujourd'hui: la Coalition Avenir Québec), la députée de Bonaventure est en relation avec un personnage plus ténébreux sur le plan de l'éthique.   Cette dernière aventure l'aura-t-elle menée à démissionner de ses postes de Vice-première ministre et ministre pour le Parti Libéral du Québec ?

Sa vie amoureuse l’a souvent placée dans des situations gênantes. Ses abus dans l’utilisation des avions du gouvernement pour des allers-retours en Gaspésie afin de régler des affaires personnelles, ont d’abord fait les manchettes.

Puis son amour impossible pour le député de l’ADQ, François Bonnardel
( 01 ), a été largement caricaturé jusqu’à leur rupture, douloureuse pour Mme Normandeau, disaient des proches.

Maintenant, c’est la relation qu’elle entretient avec l’ex-chef du service de police de Montréal, Yvan Delorme ( 02 ) dont les raisons de la récente démission demeurent nébuleuses, qui alimente le papotage de la Grande Allée, à Québec.

Nathalie Normandeau n’avait aucune velléité de succéder à Jean Charest.

Sur le plan politique, elle a donc fait le tour du jardin qu’elle pouvait rêver de faire en début de carrière.

Elle ne passera certainement pas à l’histoire pour son bilan législatif, mais elle s’est révélée une femme politique de grand talent, efficace, appréciée des clientèles qu’elle a eu à desservir, notamment des maires, lorsqu’elle fut ministre des Affaires municipales, et extrêmement loyale.

Elle a maintenant faim de plus de liberté et de plus de stabilité dans sa vie personnelle, pour mordre à deux dans la vie. C’est légitime. Mais elle aurait tout de même pu attendre la fin de son mandat.

 

Le PQ veut des explications

Nathalie Normandeau
et Yvan Delorme

En Février 2011, au terme du congrès national du Parti québécois (PQ) la chef Pauline Marois a demandé des explications aux libéraux au sujet de la présumée relation amoureuse entre la ministre des ressources naturelles du Québec, Nathalie Normandeau, et Yvan Delorme: «C'est très délicat, mais actuellement, il y a vraiment de sérieuses raisons de s'inquiéter de ce qui se passe. [...] S'il y a vraiment des liens personnels qui risquent d'avoir une influence sur les décisions que pourraient prendre des membres du gouvernement ou des représentants de l'État au niveau judiciaire, ça devient d'intérêt public. Le gouvernement doit éclaircir la situation», a dit Mme Marois.

 

Le coeur a ses raisons!

 
 

En avril 2011, la Vice-première ministre Nathalie Normandeau  a confirmé qu’elle entretenait une relation amoureuse avec l’ancien chef de police de Montréal, Yvan Delorme, dont les liens présumés avec un homme d’affaires controversé suscitent depuis quelques jours des questions de l’opposition.

Mme Normandeau a cependant refusé de commenter plus amplement cette situation, expliquant que sa relation avec M. Delorme relève de sa vie privée.

Les partis d’opposition à l'Assemblée nationale du Québec accentuent la pression sur le gouvernement pour qu’il fasse toute la lumière sur les liens présumés entre l’ex-chef de police de Montréal, Yvan Delorme, la firme de sécurité privée BCIA ( 03 ) et des membres ou ex-membres du gouvernement.

En point de presse, en marge de l’étude des crédits du ministère de la Sécurité publique, le porte-parole en ce domaine de l’opposition péquiste, Stéphane Bergeron ( 04 ), et celle de l’Action démocratique, Sylvie Roy ( 05 ), ont tous deux exprimé leur vive inquiétude relativement aux allégations et faits qui circulent au sujet de M. Delorme.

«Il y a un certain nombre d’éléments dans cette affaire qui sont hautement nébuleux et qui nécessitent de la part du gouvernement des précisions», a plaidé M. Bergeron, avant de demander des comptes directement au ministre de la Sécurité publique, Robert Dutil ( 06 ).

L’opposition s’interroge notamment sur le fait que l’ex-ministre de la Sécurité publique, Jacques Dupuis
( 07 ), un ami de M. Delorme, a commandé une enquête sur ce dernier à la Gendarmerie royale du Canada (GRC) ( 08 ), à l’automne 2009, au moment de renouveler son mandat à la tête du corps de police de Montréal, poste qu’il a quitté peu après dans des circonstances nébuleuses, prétextant un départ à la retraite à 47 ans.

Lors d’entrevues, M. Dupuis a dit que la vérification qu’il a lui-même demandée à la GRC avait trait à de présumés liens entre M. Delorme et la communauté italienne de Montréal, sans vouloir donner plus de détails.

«Tout ce qui touche la mafia italienne», pour ce qui est du renseignement, relève de la GRC, a confirmé le directeur général de la Sûreté du Québec (SQ), Richard Deschênes, présent à l’étude des crédits.

Quant à lui, le ministre Dutil a refusé de s’adresser aux médias. Durant l’étude des crédits, il a cependant donné une version différente de M. Dupuis, en disant que la vérification relative à M. Delorme avait été demandée à la SQ, qui avait pris l’initiative de référer le dossier à la GRC, pour obtenir des informations plus approfondies.

Robert Lafrenière, ( 09 ),
Le premier patron de l'UPAC

M. Dutil n’a pas précisé de quel type d’informations il s’agissait. Il a ajouté qu’il ne s’agissait pas d’une enquête comme telle, mais d’une vérification d’allégations et de rumeurs.  Après vérification, en mars 2010, le directeur général de la SQ a dit avoir informé le sous-ministre de la Sécurité publique, Robert Lafrenière aujourd’hui à la tête de l’Unité permanente anticorruption (UPAC), que rien ne justifiait de s’opposer au renouvellement de mandat de M. Delorme.

Le 31 mars 2011, ce dernier était confirmé dans ses fonctions.

Pendant ce temps, la ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau, a mis un terme aux rumeurs qui la visaient dans ce dossier, en révélant qu’elle entretenait une relation amoureuse avec M. Delorme depuis le début de l’année.

«Le premier ministre a à nous dire si cela pose quelque problème que ce soit», selon M. Bergeron.

La chronologie des faits laisse croire à l’opposition péquiste que M. Delorme a quelque chose à cacher sur les raisons de son départ du service de police.

Dans un communiqué rendu public dimanche, M. Delorme a dit qu’il avait pris sa décision de quitter le service «quelques mois avant» l’annonce officielle du 5 mai 2010.

Or, son mandat avait été renouvelé à peine un mois plus tôt pour cinq ans supplémentaires. Il ne dit pas dans son communiqué pourquoi, en ce cas, il avait cherché un renouvellement de son mandat puisque de toute façon il avait décidé de partir.

Il n’a jamais non plus justifié son départ précipité, invoquant des raisons personnelles.

L’opposition fait un rapprochement entre la date de son départ et l’annonce un peu plus tôt de la faillite de l’agence de sécurité privée BCIA, une entreprise largement subventionnée qui surveillait le quartier général de la police de Montréal, à la demande de M. Delorme. Ce dernier connaissait le patron de l’agence, Luigi Coretti (10 ).

En 2008, M. Coretti était allé voir l’ex-ministre Dupuis, dans l’intention qu’il intercède auprès de la SQ pour lui obtenir un permis de port d’arme à feu. L’intervention politique du bureau de M. Dupuis a effectivement eu lieu et la SQ a finalement octroyé le permis à M. Coretti, alors qu’elle le lui avait refusé à deux reprises précédemment.

En mai 2010, l’ex-ministre de la Famille, Tony Tomassi ( 11 ) avait été chassé du conseil des ministres par le premier ministre Jean Charest parce qu’il avait utilisé une carte de crédit de BCIA fournie par M. Coretti, un de ses amis. M. Tomassi, qui est toujours député, ne s’est jamais expliqué sur cette histoire.

«C’est le festival de la confusion», a déploré de son côté Mme Roy, jugeant qu’il y avait «trop de faits troublants» pour fermer les yeux sur toute l’affaire.

Elle trouve notamment «bizarre» que la GRC ait enquêté sur M. Delorme, et elle lui demande donc de s’expliquer sur ce point.

Elle demande aussi au patron de l’UPAC et ex-sous-ministre de la Sécurité publique, Robert Lafrenière, de quitter ses fonctions.

Sources: Commission Charbonneau: Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction, Journal de Québec, Journal de Montréal et Canoë pour Quebecor Inc.  La Presse/Gesca pour Power Corporation of Canada, Ici Radio-Canada pour la Société CBC/Radio-Canada, Le Devoir pour SPEQ Le Devoir Inc. Agence La Presse canadienne,

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Mise à jour 16 avril 2014

6 septembre 2011 - Nathalie Normandeau se retire de la vie politique

18 juin 2014 - Témoignage à la commission Charbonneau

5 janvier 2015 - Première émission de radio au FM93

24 novembre 2015 - Son nom apparaît 175 fois dans le rapport final de la Commission Charbonneau

3 décembre 2015 - Son émission de radio est numéro un, selon un sondage Numeris

17 mars 2016 - Arrestation par l’UPAC

5 avril 2016 - Congédiement du FM93

20 avril 2016 - On annonce qu’elle plaidera non coupable.

9 mai 2016 - Dépôt d’une requête contre Cogeco pour faire honorer son contrat

22 juin 2016 - Son ancien employeur Cogeco n’aura pas à verser son salaire de 165 000 $ par année avec le FM93, valide jusqu’en 2019. Son congédiement sera débattu sur le fond.

5 juillet 2016
Nathalie Normandeau veut un procès devant juge et jury

4 août 2016 - La station BLVD 102,1 confirme son embauche pour l’automne.

22 août 2016 - Conférence de presse concernant la programmation de l’émission animée par Nathalie Normandeau

29 août 2016 -  Une audience est prévue pour la suite des procédures criminelles

6 septembre 2016
Elle accuse l'Unité permanente anti-corruption: «L'UPAC m'a déclaré la guerre»

7 mai 2017 - Le procureur de la Couronne renonce à une enquête préliminaire

5 juillet 2017
Changement de stratégie Normandeau ne veut plus de procès devant jury. Les avocats de la poursuite refusent.

 

Notes & Références encyclopédiques:

01

 

Qui est François Bonnardel ?

 

Fin d'un amour périlleux - Sur le site Canoë, le 1er août 2010

 

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02
 

Qui est Yvan Delorme ? - Sur Mémoire du Québec
 

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03

BCIA - résumé des événements

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04

Qui est Stéphane Bergeron ?

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05

Qui est Sylvie Roy ?

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06

Qui est Robert Dutil ?

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07
 

À propos de Jacques Dupuis ex-ministre du Parti Libéral du Québec - Sur MétéoPolitique

 
 

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08

Qu'est-ce que la Gendarmerie royale du Canada (GRC) ?

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09

Qui est Robert Lafrenière ?

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10

 

À propos de Luigi Coretti, ex-président de BCIA - Sur MétéoPolitique

 

 

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11

 

À propos de Tony Tomassi Ex-ministre du Parti Libéral du Québec - Sur MétéoPolitique

 
 

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