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Monique Jérôme-Forget: courtière du bien public vers le privé

Une réputation acquise du fait d'un engagement politique à faire fi du bien public au profit de la classe d'affaires québécoise. Créant ainsi une spoliation du bien public. Il y a aussi une volonté politique de ne pas exercer toutes les responsabilités liées à son poste de Présidente du Conseil du Trésor du Québec dans le cas entre autres de la Société immobilière du Québec  (SIQ) En général, ce qui lui est reproché c'est son dogmatisme dans l'application de sa vision du rôle de l'État dans une économie mixte.  L'aventure déficitaire sur le plan financier et éthique des Partenariats public-privé a été même décriée par le vérificateur général de la province.   En 2016, elle persiste et signe.

 

 

Monique Jérôme Forget, biopolitique au fil du temps

2016

 
 
 
 

22 novembre 2016
SIQ: «Je n'ai jamais été informée de cette étude!» dit Jérôme-Forget

Même si elle était favorable à la vente des immeubles de la Société immobilière du Québec (SIQ), Monique Jérôme-Forget raconte qu'elle avait abandonné l'idée en apprenant qu'une analyse interne de l'organisme déconseillait cette avenue.    Elle soutient par ailleurs ne pas avoir été informée d'une étude menée par son propre ministère qui en venait à la même conclusion.   Elle a révélé que c'est le président de la SIQ, Marc-André Fortier, qui a relancé l'idée de la vente des immeubles et qui a choisi les édifices à liquider.

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18 novembre 2016
À quand des poursuites? 

L'ex-ministre de la Justice Marc Bellemare n'est pas étonné de la fraude alléguée à la Société Immobilière du Québec (SIQ) et croit que «beaucoup» d'autres cas semblables restent à découvrir.  L'avocat s'explique mal qu'aucune accusation n'ait été déposée dans le dossier de la SIQ par le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).  «Le DPCP, il fait quoi? demande-t-il. Ça leur prend quoi pour agir? Je comprends que ce sont des crimes économiques, mais à un moment donné, on a une justice au Québec, est-ce qu'elle fonctionne? Est-ce que le DPCP fait son travail? Est-ce qu'ils ne sont pas trop frileux?» 

Les noms sont très familiers aux oreilles de l'avocat de Québec. Franco Fava et Charles Rondeau, deux collecteurs libéraux au coeur de la fraude alléguée à la Société immobilière du Québec (SIQ), avaient aussi des rôles principaux dans la commission Bastarache sur la nomination des juges.

«Savoir que ces collecteurs ont joué un rôle significatif dans d'autres secteurs, ça ne m'a pas surpris du tout», a commenté M. Bellemare.    «Je suis convaincu qu'il y a beaucoup d'autres situations qui ont pu se produire dans d'autres secteurs de l'activité gouvernementale : aux Transports, à la Santé, les écoles, l'éducation... On peut imaginer le pire.»«Moi, je trouve que M. Couillard a été très imprudent en acceptant dans son équipe politique une quantité importante d'anciens élus de l'ère Jean Charest, a affirmé M. Bellemare.

  Source - Le Journal Le Soleil 

 
 

4 novembre 2016
Cri du coeur pour une enquête sur la Société immobilière du Québec

Jean Vézina est soufflé par les allégations de fraude à la Société immobilière du Québec (SIQ) qu'il a dirigée dans les années 90.  Après y avoir fait le ménage, il demande aujourd'hui une  « enquête en profondeur » pour faire la lumière sur toute cette affaire.   « Ça sent la fraude, c'est sûr! Ça sent plus que la fraude, ça sent la pourriture d'un bout à l'autre », dit M. Vézina, indigné, lorsque nous l'avons rencontré à sa résidence de Québec à l'automne 2016, pour lui présenter un rapport juricomptable commandé par la société d'État sur la vente d'immeubles. 

M. Vézina réclame une enquête sur cette société d'État, nommée Société québécoise des infrastructures (SQI) depuis 2013.

 «Ça soulève des hypothèses tellement élevées qu'il faut une enquête en profondeur.»
                                         
 - Jean Vézina

Il est bien placé pour réclamer une enquête, puisqu'il a dirigé la SIQ de 1995 à 2002.   Il y a mené une grande réforme qui a été unanimement saluée.  Les journaux de l'époque ont fait l'éloge de sa gestion.   M. Vézina se souvient bien de l'état de la SIQ à son arrivée en 1995.  « Ça coûtait trop cher. Ils ne respectaient ni les échéanciers ni les budgets. Ça ne marchait pas », se rappelle-t-il.   «On avait huit fois et quelques la grandeur du [complexe] G.  C'est ça que les Québécois payaient pour des espaces vides.» Après son arrivée à la SIQ, ses conclusions sont sans équivoque.   « On s'est fait voler, c'est clair. [...] Moi, je suis obligé de dire : patronage. Je ne suis pas naïf non plus. Patronage! »

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4 novembre 2016
Fraude alléguée à la SIQ: le C. A.,
un bouc émissaire?

Au cours d'une brève conversation téléphonique avec Le Soleil, la notaire Claire Beaulieu, dont le bureau est situé à Québec, a indiqué qu'à titre e membre du C. A. de la SIQ (maintenant la Société québécoise des infrastructures), où elle a agi à titre bénévole et «en toute bonne foi» pendant 10 ans, elle n'avait jamais eu vent de quoi que ce soit de répréhensible.

«Je me demande si on ne cherche pas à faire porter l'odieux à ceux qui étaient alors en poste» pour la fraude alléguée dans le reportage d'Enquête, impliquant William Bartlett, Franco Fava et Charles Rondeau, des proches du Parti libéral.

Dans son entrevue à Radio-Canada, l'ex-ministre libérale Jérôme-Forget avait déclaré que le conseil d'administration de la SIQ de l'époque était «une gang de pas bons». À cet égard, Me Beaulieu pose la question : «Si nous étions tous des "pas bons", pourquoi alors ne pas avoir fait quelque chose? Pourquoi ne pas nous avoir changés?»

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Juillet 2016
La SIQ, « c'est une gang de pas bons là-dedans » - Monique Jérôme-Forget

Monique Jérôme Forget ex-présidente du conseil du trésor du Québec sous le premier ministre Jean Charest

« Sincèrement, ça ne m'intéressait pas. Peut-être que ça aurait dû m'intéresser. Moi, Monique Jérôme Forget, la SIQ ne m'intéressait pas », a avoué l'ex-ministre libérale rencontrée par les journalistes de Radio-Canada dans sa demeure de Montréal à l'été 2016.

Bien qu'au moment de l'entrevue elle n'ait pas été au courant des détails de l'enquête de l'Unité permanente anticorruption (UPAC) sur de graves allégations de fraude, elle nous a dit avoir collaboré avec les policiers pour les aider dans leurs recherches sur la Société immobilière.  Cette société d'État était sous sa responsabilité. Mme Jérôme-Forget a été présidente du Conseil du trésor de 2003 à 2008 et ministre des Finances de 2007 à 2009 dans le gouvernement de Jean Charest.

C'est durant cette période que des collecteurs de fonds du Parti libéral du Québec (PLQ) et l'ex-pdg de la SIQ se seraient partagé d'importantes sommes d'argent en marge de transactions immobilières effectuées par le gouvernement.  Fait troublant, tous les membres du conseil d'administration de la SIQ nommés avec l'arrivée du pdg Marc-André Fortier, en 2003, avaient un lien avec le PLQ (bénévoles, donateurs) ou avec les collecteurs de fonds Charles Rondeau ou Franco Fava.

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29 novembre 2016
Le conseil exécutif du gouvernement Charest impliqué dans le scandale de la SIQ

Le gouvernement Charest est intervenu pour empêcher la Société immobilière du Québec (SIQ) de reprendre les immeubles qu'elle venait de vendre à George Gantcheff en 2008 alors que ce dernier était en défaut de paiement.  L'État s'est privé de gains potentiels de plusieurs dizaines de millions de dollars selon eux.  C'est la vente de ces immeubles qui aurait par la suite permis à d'ex-collecteurs de fonds du Parti libéral d'encaisser des commissions de deux millions de dollars.  Ces commissions seraient liées à la prolongation de baux par le gouvernement.  Un rapport de la firme Accuracy démontre qu'il y aurait eu rencontre au début de 2009 entre George Gantcheff, la ministre responsable de l'époque, Monique Jérôme Forget, des représentants du Conseil exécutif - le ministère du premier ministre, Jean Charest à l'époque - pour discuter des actions à prendre. Ici il y a une zone d'ombre.  Le rapport précise que cette rencontre est prévue mais il ne confirme pas qu'elle a bel et bien eu lieu.  Et la ministre responsable au début de 2009, qui n'est pas identifiée dans le rapport, serait plutôt Dominique Vien (Services gouvernementaux).

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21 novembre 2016
Scandale à la SIQ: Jérôme-Forget a ignoré les avis de son ministère

Place Québec

Le gouvernement libéral de Jean Charest a donné le feu vert à la liquidation de trois immeubles de la Société immobilière du Québec (SIQ), en 2007, malgré une volumineuse étude défavorable effectuée à la demande du ministère des Finances un an plus tôt.    Livré en avril 2006 au coût de 270 000 $, le rapport concluait que la vente de l'ensemble des immeubles de la SIQ hausserait de 39 millions $ par année le frais de location pour loger la fonction publique.  Le journal Le Soleil a également appris qu'une analyse interne effectuée au sein même de la SIQ, deux ans plus tôt, avait statué que le projet de vente, poussé par Monique Jérôme-Forget, comporterait des coûts supplémentaires importants pour les finances publiques du Québec.

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17 novembre 2016
Monique Jérôme-Forget obligée d'embaucher les futurs fraudeurs?

Le Parti Libéral du Québec refuse de tenir une commission parlementaire sur le scandale de la SIQ.   «Monique Jérôme-Forget dit qu’elle a eu des pressions pour nommer ces dirigeants (de la SIQ) », a-t-elle rappelé en mêlée de presse.   «Il faut qu’on sache, au niveau politique, ce qui s’est passé. Monique Jérôme-Forget, Gérard Bibeau et Marc-André Fortier doivent venir répondre», réclame la députée Maltais.  Elle soutient que la commission parlementaire n’entrerait pas en compétition avec l’enquête de l’UPAC, qui se concentre sur les collecteurs de fonds libéraux, et celle de la vérificatrice générale, qui analysera les contrats de la SIQ.

De son côté, le député de Québec solidaire Amir Khadir croit que Philippe Couillard, le ministre Jean-Marc Fournier et une poignée «de ministres à 100 000 $ du gouvernement Charest» sont derrière cette décision.  M. Khadir propose aux partis d’opposition de bloquer les nominations qui requièrent les deux tiers de vote de l’Assemblée nationale en guise de protestation.

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6 novembre 2016
Une belle grosse crosse

Monique Jérôme-Forget, qui était la ministre responsable de la SIQ, se foutait totalement de ce qui se tramait dans les murs de la société d’État.

Vous avez entendu ses propos? Hallucinant.

«Sincèrement, ça ne m’intéressait pas. Peut-être que ça aurait dû m’intéresser. Moi, Monique Jérôme-Forget, la SIQ ne m’intéressait pas...

Peut-être que je ne devrais pas dire ça, mais aller au conseil d’administration de la SIQ, ce n’est pas prestigieux. Ça n’a pas d’envergure. Aller m’intéresser aux édifices du gouvernement. Voyons. Zéro intérêt.  Les gens qui siégeaient sur le CA de la SIQ étaient une gang de pas bons. Les gens qui sont bons, qui connaissent la construction, la location, ne veulent pas aller à Québec à la SIQ.»

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3 novembre 2016
Pillage de la Société Immobilière du Québec par des "bag man" du Parti Libéral du Québec dont Franco Fava

Radio-Canada a appris que Marc-André Fortier, pdg de la Société immobilière du Québec (SIQ) de 2003 à 2008, et les collecteurs de fonds libéraux William Bartlett, Franco Fava et Charles Rondeau se seraient partagé près de 2 millions de dollars dans le cadre de prolongation de baux.

En 2004, après certaines transactions le gestionnaire de l’immeuble aurait donné l’ordre de virer 1,25 million de dollars d’une banque du Liechtenstein à un compte en Suisse. La majorité de cette somme aurait ensuite pris le chemin de quatre comptes aux Bahamas. 

En 2006, cette fois le gestionnaire aurait versé 2,1 millions de dollars à un consultant en immobilier. L'argent aurait ensuite transité de Montréal vers une banque en Belgique et dans plusieurs autres comptes en Suisse. Au bout de la chaîne, 902 000 $ auraient été déposés dans un compte de William Bartlett, qui en plus d’être un collecteur de fonds du PLQ est un ancien vice-président de la SIQ.  Il aurait transféré la moitié de cette somme dans une banque des Bahamas. De là, trois traites bancaires auraient été émises aux noms de Marc-André Fortier (170 000 $), de Charles Rondeau (100 000 $) et de Franco Fava (100 000 $).

Mais pourquoi Franco Fava et Charles Rondeau auraient-ils reçu de l’argent dans la foulée de toutes ces transactions?  Pour comprendre qui sont ces importants collecteurs de fonds pour le PLQ, il faut remonter à la commission Bastarache sur la nomination des juges, moment où ils se sont fait connaître du grand public.

L'histoire ne s’arrêterait pas ici. D’autres transactions soulèvent des questions.

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2005

Durant 2005
Jérôme-Forget la "peddler"

 

Lors d'un témoignage en cour durant un procès à propos des comptes de dépenses, Fortier déclare que dès 2005, avant même que l’intention de vendre des édifices de la SIQ soit officielle, ils était invité par des politiciens à rencontrer confidentiellement plus d’une dizaine de représentants du milieu des affaires, intéressés à acquérir ces immeubles.  « Mme [Jérôme] Forget se promenait sur le marché et disait : “On va vendre des bâtisses !” On a été sollicités énormément », se souvient l’ex-PDG.

« Il y a eu beaucoup d’interventions politiques dans ce dossier-là, des gens m’ont été référés, des gens que, même si je n’étais pas intéressé à les rencontrer, j’ai dû rencontrer », de déclarer M. Fortier.  Certains de ces hommes d’affaires ont finalement fait partie des acquéreurs, a-t-il indiqué.  Place Québec avait ainsi été achetée par un consortium dans lequel on retrouvait le Fonds de Solidarité et une compagnie de Tony Accurso. L’édifice a été revendu par la suite.

Source - La Presse

 

La photo est intéressante car récemment le bon Dr Couillard se détachait des décisions du gouvernement Charest et de toutes les allégations de collusion et corruption.  Pourtant il était bien là assis à la gauche de Mme Jérôme-Forget et il n'a jamais rien dit car il était d'accord comme tous ses acolytes à l'effet de vendre les immeubles de l'État québécois.  C'était la politique du Parti Libéral du Québec
En 2016 la Dame à la sacoche confirme que la vente avait été annoncée dans le budget 2007.

 
 
 

Scandale à la SIQ: Jérôme-Forget a ignoré les avis de son ministère

 
 

L'étude du ministère des Finances, dont Le Soleil a obtenu copie, avait été commandée à la firme d'évaluateurs Roy-Sanche-Gold et associés, de Montréal, par la direction des politiques et de l'organisation financière du Ministère.

Elle touchait l'ensemble des propriétés de la SIQ au Québec, dont 43 immeubles de bureaux et entrepôts, situés principalement à Québec et Montréal, qui ont été visités par les experts. 

À l'origine, la ministre Jérôme-Forget visait la liquidation totale des propriétés, immeubles, entrepôts et terrains de la SIQ, mais cette vente n'a finalement porté que sur trois édifices.

Pourtant, avaient conclu les experts, la vente à elle seule de ces trois immeubles, mentionnés dans l'émission Enquête de Radio-Canada, soit le 500, René-Lévesque à Montréal, l'édifice Place Québec et le J.-A.-Tardif dans la capitale, entraînerait des coûts excédentaires de 2,9 millions $ par année pour loger les fonctionnaires du gouvernement. 

Ces hausses s'expliquaient principalement par le coût des loyers, par l'augmentation des taxes foncières résultant de la révision de l'évaluation municipale après vente, et par des frais annuels nouveaux de 300 000 $ par année pour les assurances. 

Parce que dans un scénario de vente, rappelaient les experts, «les frais d'assurance sont assumés par le locataire alors qu'ils sont présentement inexistants».

Le gouvernement Charest et la ministre Jérôme-Forget n'ont pu ignorer l'existence de cette étude. 

Elle a été présentée lors d'une rencontre extraordinaire regroupant des représentants du ministère des Finances, de la SIQ et du ministère des Services gouvernementaux.

Il a été impossible de vérifier si le conseil d'administration de la SIQ a été informé des conclusions de cette étude. 

La notaire Claire Beaulieu, de Québec, qui siégeait au conseil à l'époque, a dit au Soleil ne pas se souvenir de la présentation d'un tel document. 

Mais tout comme sa collègue Claire Boulanger, qui a témoigné à l'émission Enquête, elle se souvient que la proposition de vendre les immeubles leur a été présentée dans des circonstances inhabituelles, autour d'un lunch à Montréal. 

L'un des participants à cette rencontre était le courtier immobilier Michel Duclos, de Québec, qui a touché 620 000 $ en frais de courtage pour la vente des trois édifices.  Joint au téléphone, M. Duclos a expliqué avoir obtenu ce mandat dans le cadre d'un appel d'offres public.  Sans grande surprise, il a contribué à la caisse électorale du PLQ en 2007 et 2008. 

«Je ne dirais pas que c'était cavalier, mais il fallait que ça se fasse vite», a raconté Mme Beaulieu au Soleil en parlant de la rencontre de Montréal.  Devant une telle pression, les membres du conseil ont demandé plus d'informations et une réunion spéciale sur le sujet.

Une autre étude

Une chose est certaine, le conseil d'administration de l'époque n'a pu ignorer l'existence de l'autre étude défavorable au projet de vente. 

Effectuée à l'interne par la vice-présidence à l'administration et aux finances, l'analyse avait conclu que le gouvernement serait perdant dans un scénario de vente du 500, René-Lévesque à Montréal et du J.-A.-Tardif à Québec. 

Par contre, il statuait qu'il pourrait être avantageux, sur un horizon de 25 ans, de vendre Place Québec, compte tenu notamment de la vocation commerciale d'une partie de cet immeuble, et des coûts prévus pour la réfection du stationnement. 

Cette recommandation pour Place Québec s'approche incidemment des conclusions de l'étude du ministère des Finances, sauf que cette dernière tenait compte des frais excédentaires pour l'assurance en cas de vente, totalisant 91 000 $ par année. 

Malgré deux études défavorables à la liquidation des immeubles, la ministre Monique Jérôme Forget en a annoncé la vente dans son budget 2007-2008, des transactions qui font maintenant l'objet d'une enquête de l'UPAC et de la Vérificatrice générale du Québec.

Pourquoi un tel acharnement?

Monique Jérôme-Forget faisait de la vente des propriétés de la SIQ une véritable religion. 

En entrevue à l'émission Enquête, elle a déclaré que ce n'était pas la mission du gouvernement d'être propriétaire d'édifices, et qu'en rétrospective, elle n'était pas allée assez loin dans ce dossier. 

Le problème, c'est qu'on ignore toujours pourquoi elle a vendu ces immeubles, alors que les études de son propre ministère estimaient que de telles transactions seraient au désavantage financier du gouvernement.

Sur quelles bases a-t-elle pris ces décisions?  Sur quelles analyses financières s'est-elle appuyée?  On ne le sait pas. 

Au ministère des Finances, on signale aujourd'hui avoir touché 265 millions $ pour les trois immeubles, soit 22 millions $ de plus que la valeur marchande estimée en 2007 par l'étude commandée à Roy, Sanche, Gold et associés. 

 L'acheteur du 500, René-Lévesque à Montréal et du J.-A.-Tardif à Québec, George Gantcheff, a publié un communiqué de presse faisant valoir que le gouvernement a fait un profit avec sa vente, si on compare le prix obtenu au montant payé lors de l'achat de ces édifices en 2000.

C'est vrai, mais c'est une façon de maquiller la réalité qui ne tient pas compte des coûts accrus que Québec doit maintenant payer pour loger ses fonctionnaires.

Renaud Lachance
Le torpilleur de la Commission Charbonneau

L'autre grande question entourant ce dossier est l'attitude du vérificateur général (VG) du temps, Renaud Lachance.  Il n'a pas étudié ces transactions de 265 millions $ dans ses rapports de 2008 ou 2009, après avoir constaté des abus considérables dans les allocations de dépenses du président de la SIQ à l'époque, Marc-André Fortier. 

En fait, son rapport de 2008 spécifie justement qu'on avait décidé de ne pas étudier ces transactions.  M. Lachance craignait-il d'indisposer la ministre Jérôme-Forget?               Retour au texte

Jamais
 

SIQ: «Je n'ai jamais été informée de cette étude!» dit Jérôme-Forget

 
 

«J'avais pris la décision de ne plus vendre, suite à l'étude interne. Je me suis dit que si eux ne voulaient pas le faire, je ne pouvais pas faire ça comme ministre.  Mais quand Marc-André Fortier est arrivé avec trois édifices, j'ai cru qu'il offrait quelque chose de bon.»

Mme Jérôme-Forget explique qu'à l'origine, elle n'avait qu'un seul édifice dans sa mire.  «Au départ, ça ne devait être que Place Québec.  Et là, il a rajouté deux autres édifices.  C'est lui qui a identifié les édifices. Il disait qu'il avait un bon prix et que ça allait être bon.  Et moi, sincèrement, je me fiais beaucoup aux fonctionnaires parce que je suis une ancienne fonctionnaire.»

Pas vu l'autre étude

Mme Jérôme-Forget jure par ailleurs qu'elle n'a jamais vu l'autre étude, commandée par le ministère des Finances, dont les conclusions étaient défavorables à la liquidation des propriétés de la SIQ.  Cette étude, effectuée au coût de 270 000 $ par une firme d'évaluateurs agréés de Montréal, avait établi à près de 3 millions $ de plus par année, les frais de location excédentaires pour le gouvernement, dans un scénario de vente des trois immeubles visés par l'émission Enquête de Radio-Canada.

«Je suis renversée de savoir que le ministère des Finances a fait une étude, je n'ai jamais été informée de cette étude. Je suis très étonnée qu'on ne me l'ait pas souligné, parce que la vente a été annoncée dans le budget.»

L'ancienne ministre est persuadée qu'il ne s'agit pas d'un oubli de sa part. Après l'entrevue au Soleil, elle a vérifié auprès de son sous-ministre du temps, Jean Houde. «Il m'a dit qu'il n'avait non seulement pas lu une telle étude, mais qu'il n'en a jamais demandé une, a-t-elle fait savoir par courriel. Il pense que ça viendrait du Trésor, ce dont je doute, car on ne m'en a jamais parlé.»

(En fait, l'étude a bel et bien été commandée par les Finances, et elle a été présentée à Jacques Caron, le directeur des politiques et de l'organisation financière du Ministère).

La version des faits de l'ex-ministre soulève des questions de taille. Comment les fonctionnaires auraient-ils pu oublier une étude aussi importante lors de la préparation du budget de 2007-2008 qui annonçait la décision de vendre les immeubles? La Vérificatrice générale du Québec pourra élucider cette affaire.

Quant à Monique Jérôme-Forget, elle ne regrette pas sa décision. «Ce qui me trouble, c'est qu'il y a des gens qui ont fait de l'argent avec ça. Pour la corruption, j'étais intraitable. On peut dire que j'ai manqué de jugement, mais je n'ai pas subi de pression pour faire plaisir à quelqu'un.»

L'ancienne ministre n'a pas d'éloges pour les gens concernés par l'enquête de l'UPAC sur ces transactions. «Franco Fava, c'était mon ennemi juré. Alors je n'aurais pas voulu l'aider. Je le haïssais à mort ce gars-là. Je l'ai toujours détesté. Il était au conseil de la CSST et je ne l'ai jamais aimé, ce gars-là.»

Elle n'est pas plus élogieuse à l'endroit de Marc-André Fortier, l'ancien président de la SIQ qui a piloté la vente des immeubles. «Je ne l'aimais pas parce que je trouvais qu'il n'avait pas de manières. Jean-François Lisée a dit qu'il était louche. Il n'a jamais été louche pour moi. Il n'était pas brillant, mais il n'était pas louche.»

Pourquoi l'avoir nommé à la présidence de la SIQ? Elle explique qu'il avait bien géré la Société Parc-Auto du Québec (SPAQ). Pourtant, l'homme n'avait-il pas fait l'objet de critiques dans les médias pour ses allocations de dépenses à la SPAQ? Elle répond qu'elle ne le savait pas, mais qu'elle n'a pas lésiné lorsqu'on l'a informée des mêmes critiques à la SIQ. «Quand Renaud Lachance m'a téléphoné pour me parler des comptes de dépenses de M. Fortier à 10h le matin, Fortier était dans mon bureau à 11h et à 11h10, il était à la porte.»    Retour au texte

 

 
 

Le conseil exécutif du gouvernement Charest impliqué dans le scandale de la SIQ

 
 

Le gouvernement Charest est intervenu pour empêcher la Société immobilière du Québec (SIQ) de reprendre les immeubles qu'elle venait de vendre à George Gantcheff en 2008 alors que ce dernier était en défaut de paiement, accusent le Parti québécois et la Coalition avenir Québec.  L'État s'est privé de gains potentiels de plusieurs dizaines de millions de dollars selon eux.

C'est la vente de ces immeubles qui aurait par la suite permis à d'ex-collecteurs de fonds du Parti libéral d'encaisser des commissions de deux millions de dollars.  Ces commissions seraient liées à la prolongation de baux par le gouvernement.

Les chefs péquiste Jean-François Lisée et caquiste François Legault ont tour à tour tenu un point de presse pour dévoiler le même rapport confidentiel de la firme Accuracy.  Ce rapport demandé par la SIQ date du 1er octobre 2013 et est signé par Guylaine Leclerc, devenue depuis vérificatrice générale du Québec.  Il traite des transactions immobilières survenues en 2008 concernant trois édifices de la SIQ au coeur d'une controverse depuis le début du mois : le 500 René Lévesque Ouest à Montréal, l'Édifice J-A Tardif et Place Québec dans la capitale.

Pour les deux premiers édifices, le prix de vente a été inférieur à la valeur marchande, confirme le rapport. L'acquéreur, George Gantcheff, n'arrivait toutefois pas à payer la totalité des 220 millions de dollars dans les délais prescrits, peut-on lire.

« Nous comprenons de l'opinion légale obtenue par la SIQ que cette dernière aurait pu reprendre les immeubles, car les acquéreurs étaient en défaut.  D'un point de vue purement financier, récupérer ces immeubles aurait été une bonne décision », affirme le rapport.   La SIQ aurait pu conserver les 53 millions déjà payés et revendre les immeubles au prix du marché, plus élevé que le prix de vente convenu. L'opération aurait rapporté un total de 100 millions, selon le PQ.

Or l'opposition accuse le gouvernement d'avoir fait fi de l'avis juridique en faveur de la reprise des immeubles.   Selon le PQ et la CAQ, le rapport démontre qu'il y a eu rencontre au début de 2009 entre M. Gantcheff, la ministre responsable de l'époque, Monique-Jérôme-Forget, des représentants du Conseil exécutif - le ministère du premier ministre, Jean Charest à l'époque - pour discuter des actions à prendre.

Or le rapport précise que cette rencontre est prévue mais il ne confirme pas qu'elle a bel et bien eu lieu.  Et la ministre responsable au début de 2009, qui n'est pas identifiée dans le rapport, serait plutôt Dominique Vien (Services gouvernementaux).  

Il n'en demeure pas moins qu'une reprise des immeubles est finalement écartée.   Grâce à des délais supplémentaires, l'acquéreur parvient à trouver les millions nécessaires pour effacer l'ardoise progressivement, jusqu'en novembre 2009.

Pour Jean-François Lisée, le gouvernement de l'époque a voulu « couvrir » George Gantcheff et empêcher la reprise des immeubles.    « L'annulation de cette transaction, qui a été possible à plusieurs moments, aurait conduit à l'absence d'une commission de sept millions à un solliciteur libéral (William Bartlett, conseiller de l'acquéreur). Y a-t-il lien de cause à effet entre les deux ? » a-t-il demandé.

Pour François Legault, si la SIQ n'a pas repris les immeubles, « c'est pour protéger le Parti libéral, protéger les collecteurs de fonds libéraux. C'est la seule raison. Parce qu'en affaires, il n'y avait aucune raison qu'on ne saisisse pas les immeubles puis le dépôt de 53 millions ».

Lors de la période des questions, le premier ministre Philippe Couillard a rappelé que l'UPAC et la vérificatrice générale font enquête sur les transactions immobilières à la SIQ. Ils donneront « une vision complète » de cette affaire, a-t-il affirmé.   Accusé par M. Legault d'avoir « caché » le rapport de la firme Accuracy, il a répliqué que le gouvernement a voulu respecter « l'intégrité des travaux policiers » et que ce document avait été déposé sous le gouvernement Marois.                                    Retour au texte

 
 

La vente d'édifices: Un ordre du gouvernement

 
 

« D'où vient cette décision politique? », demande Mme Maltais qui souligne que la vente des trois immeubles de la SIQ a été inscrite dans le premier budget déposé par l'ancienne ministre des Finances du Québec, Monique Jérôme-Forget.  « C'est la seule fois où j'ai vu une vente d'immeuble écrite dans un budget. Et c'était dès l'arrivée du gouvernement à l'époque. C'était un ordre du gouvernement libéral dans un budget de vendre ces immeubles ».

Agnès Maltais députée de la circonscription de Taschereau - Région de Québec

Cette dernière souligne qu'à l'époque le Parti Québécois (PQ) avait posé de nombreuses questions.  « L'une d'entre elles est pourquoi les règles ont été outrepassées, les immeubles ont été vendus en bas de la valeur marchande, il n'y a pas eu d'appels d'offres?  D'après le reportage que l'on a vu, les Québécois se seraient fait flouer de 47 millions de dollars ».

Quelqu'un a dû signer une dérogation pour outrepasser les règles, selon elle. « La grande question est : qui a signé une telle dérogation? »

 

 

6 novembre 2016
Une belle grosse crosse
Chroniqueur: Richard Martineau

 
 

Depuis le temps qu’on se fait baiser, on est devenu habitué aux crosses.

Mais celle dévoilée par l’émission Enquête cette semaine est dans une catégorie à part.

CATÉGORIE A

On ne parle plus d’un mononcle bedonnant qui va aux bécosses pour cacher une liasse de billets dans son bas.

Ni d’un échange d’enveloppe brune dans un resto italien.

Non, monsieur.  Mais d’une crosse avec un grand C.  La plus importante fraude dans une société d’État au Québec et peut-être même au Canada.

Des transactions immobilières douteuses, des prolongements de baux suspects, des ons de dollars qui transigent dans des comptes en Suisse, en Belgique et aux Bahamas, des solliciteurs de fonds du Parti libéral qui s’en seraient mis plein les poches...

Une arnaque de catégorie A, préparée avec soin par des professionnels.

De quoi faire pâlir d’envie les gars d’Ocean’s Eleven.

 

« ÇA NE M’INTÉRESSAIT PAS... »

 

Et tout ça s’est passé au nez et à la barbe de nos politiciens et de nos hauts fonctionnaires.

Il faut dire que personne ne semblait s’intéresser à ce qui se passait à la Société immobilière du Québec. Ses dirigeants étaient laissés à eux-mêmes et pouvaient piger dans le plat de bonbons tant qu’ils le voulaient, sans rendre de comptes à qui que ce soit.

Même Monique Jérôme-Forget, qui était la ministre responsable de la SIQ, se foutait totalement de ce qui se tramait dans les murs de la société d’État.

Vous avez entendu ses propos? Hallucinant.

«Sincèrement, ça ne m’intéressait pas. Peut-être que ça aurait dû m’intéresser. Moi, Monique Jérôme-Forget, la SIQ ne m’intéressait pas...

«Peut-être que je ne devrais pas dire ça, mais aller au conseil d’administration de la SIQ, ce n’est pas prestigieux. Ça n’a pas d’envergure. Aller m’intéresser aux édifices du gouvernement. Voyons. Zéro intérêt.  Les gens qui siégeaient sur le CA de la SIQ étaient une gang de pas bons. Les gens qui sont bons, qui connaissent la construction, la location, ne veulent pas aller à Québec à la SIQ.»

Résultat: le bar de la SIQ était ouvert, et tout le monde se servait, pendant que la ministre responsable s’intéressait à des dossiers plus «dignes» de sa fonction.

Ben coudonc.

Avec des ministres responsables comme ça, on est en business!

Voici la définition du mot «responsable» dans le dictionnaire Larousse: «Qui doit rendre compte devant une autorité de ses actes ou de ceux dont il a la charge.»

«Ça ne m’intéressait pas» n’est pas une excuse.

Ni «Je le savais pas» ou «Ce n’était pas assez prestigieux pour que je daigne m’y intéresser».

T’es ministre responsable ou bedon tu l’es pas.

UN ORGANISATEUR DE COUILLARD

Et qui paie pour ce cambriolage «propre»?

Bien, nous, voyons.

Parmi ceux qui auraient profité de ces malversations, il y a William Bartlett, ex-organisateur de Philippe Couillard.

«Il ne faut pas faire de tentatives de culpabilité par association», s’est défendu le premier ministre.

Effectivement. Tout comme il ne faut pas rendre monsieur Couillard responsable des actes posés par le Dr Arthur Porter.

Mais peut-on lui suggérer de mieux choisir ses amis et collaborateurs?   Retour au texte

 

Source: Journal Le Soleil pour Capitales médias et Martin Cauchon; Journal de Québec/Montréal pour Québecor inc..

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Publication : 25 novembre 2016

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