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Marc-Yvan Côté, le sournois mercenaire embauché par Roche
pour développer les affaires, par la collusion et la corruption

Au moment d'écrire cette chronique, Marc-Yvan Côté n'avait pas encore admis devant la Commission Charbonneau qu'il avait fait du financement illégal au Québec.  Mais après un témoignage sommes toutes ...tourmenté, il n'y avait plus de doute possible et l'Unité permanente anticorruption du Québec (UPAC) pouvait compléter les phrases manquantes dans son calepin d'enquête et chercher les dernière preuves hors de tout doute de sa culpabilité.  JosPublic le croit sur parole, mais à l'époque J-Jacques Samson, un des éditorialistes du Journal de Québec, portant son étendard politique à droite, avait quand même jugé bon de faire le portrait de la fripouille politique qu'est Marc-Yvan Côté comme l'a si bien nommé le chroniqueur Patrick Lagacé.
                                                                                                                         - JosPublic

 

 
 

Il deviendra bientôt un témoin vedette de la commission Charbonneau.

Mais quand un ex-professeur de géographie en Gaspésie, Marc-Yvan Côté, organisateur politique réputé comme le plus efficace de la race, devenu ensuite ministre des Transports, a été embauché en 1994 comme «responsable du développement des affaires» par une firme de génie, Roche Groupe-Conseil, y avait-il quelqu’un au Québec qui s’interrogeait encore sur ce qu’il allait faire là?

Marc-Yvan Côté, élu député de Matane en 1973, s’est d’abord signalé entre 1973 et 1976 comme l’instigateur d’un noyau de députés issus des régions qui critiquaient ouvertement leur gouvernement pour ne pas être suffisamment à l’écoute des régions.   Député d’arrière-ban, c’est la façon qu’il avait trouvée de prendre de l’importance aux yeux du bureau du premier ministre, Robert Bourassa.

Côté est défait à l’élection de 1976. Il demeure toutefois dans le cercle libéral en tant que recherchiste de l’aile parlementaire du PLQ et, après l’élection de 1981, perdue par les libéraux, il travaille au cabinet du whip des députés du PLQ, Michel Pagé, lequel constitue une sorte de rat pack. M.-Y. longeait les murs en regardant le bout de ses souliers.

C’est du bureau de Pagé qu’émane à cette époque le faux scandale du supposé tournage d’un film porno à l’Assemblée nationale qui aurait impliqué Claude Charron.

Le pouvoir

Marc-Yvan Côté, qui ne s’était pas gêné pour critiquer Robert Bourassa dans le passé et pour s’afficher comme un partisan de Raymond Garneau en vue de la course au leadership de 1985 au PLQ, devient néanmoins le codirecteur de la campagne électorale de Bourassa en 1985.   C’est alors qu’a surgi le surnom du «beu de Matane».

Côté était devenu un véritable spécialiste de l’organisation électorale.   Il n’a jamais été un penseur, une personne de vision et de programme.   Je soupçonne même qu’il n’a jamais lu le programme de son parti.   Il a assis sa carrière dans les années 1980 sur son cahier à anneaux contenant les techniques d’organisation d’élections à suivre.

Le financement du PLQ était alors sous la gouverne de Tommy d’Errico, le PDG de Beaver Asphalte, avec qui Côté travaillait en étroite collaboration.

Ministre de l’asphalte

En 1985, Marc-Yvan Côté se fait élire dans la circonscription de Charlesbourg, à Québec, et Bourassa en fait son ministre de l’asphalte.   Il est nommé ministre des Transports, responsable du Développement régional et président du comité responsable de l’Aménagement et du Développement du territoire.  Un ministère on ne peut mieux taillé sur mesure pour un organisateur politique!

Après l’élection de 1989, Bourassa le nomme à la Santé, même si son étoile a commencé à pâlir.   Son plus haut fait d’armes est alors d’être allé se faire soigner aux États-Unis pour ses maux de dos.

Jouer d’influence

Robert Bourassa démissionne en 1993.   Côté suivra en 1994 et il est aussitôt embauché par Roche.

Sur le plan politique, il continue de travailler au financement du PLQ, des petits maires, et il plonge dans l’organisation du Parti libéral du Canada dans l’Est-du-Québec.   Il ne touchait pourtant pas auparavant au PLC avec une perche de trois mètres, mais il devient l’homme d’Alfonso Gagliano à Québec.

En 2005, il est banni à vie du PLC (faut le faire!) à la suite de ses agissements illégaux dans le financement électoral du PLC.

Marc-Yvan Côté a été un personnage politique sournois à l’endroit de ses rivaux, très craint au sein de son propre parti, pour qui la fin, c’est-à-dire le pouvoir et ce qu’il peut procurer, justifiait les moyens.   Roche l’a recruté pour faire ce qu’il savait le mieux faire: jouer d’influence.

 

Source: Jean-Jacques Samson, éditorialiste au Journal de Québec pour Québecor inc.

Choix de photos, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Publication : 14 avril 2014

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

Marc-Yvan Côté, dit le "beu de Matane". Spécialité: collecteur de fonds pour le Parti Libéral du Québec et du Canada

Est-ce que Marc-Yvan Côté est une fripouille?
par Patrick Lagacé

  Complicité Hamad - Côté dans le financement illégal du Parti Libéral du Québec

 
 

Notes & Références encyclopédiques:

éditorialiste au journal de Québec

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Sous la
gouverne de

Tommy D'Errico a violé le code d'éthique du Parti Libéral du Québec (PLQ) avec sa participation dans l'entreprise Devesco dont une filiale était Beaver Asphalte dont il était le PDG - Sur La Presse 28 juin 1989

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